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« — Qui a gagné la guerre Kane ?
— Moi.
— Tu n’as rien gagné, Kane. Tu as
survécu, c’est tout.
— Ça revient au même.
— Mais il doit y avoir autre chose
que la survie, dans la victoire.
Kane lui désigna les cadavres
dans les charniers.
— Pose leur la question, à présent.
Pose-la-moi dans cent ans. »
La saga de Kane par Karl Edward Wagner (qu’on va abréger en K.E.W) est un cycle de Sword & Sorcery publié entre 1975 et 1989, composé de trois romans, seize nouvelles et même deux poèmes ! Il y est question de l’errance du personnage biblique de Caïn ici renommé Kane (à cause de l’orthographe américaine) qui est maudit par Dieu pour le meurtre de son frère Abel. Kane est condamné par les cieux à être haï des hommes pour l’éternité car porteur de la « marque de Kane », toute personne qui croise le regard de ses yeux se retrouve glacé d’effroi par la malfaisance de l’homme qui les porte. Car oui, le personnage principal n’est pas un héros, même pas un anti-héros, il est bel est bien un méchant, il faut dire qu’avoir inventé le meurtre et la violence ça n’aide pas trop dans le C.V niveau capital sympathie. Kane dans son concept fondamental se trouve à la croisée de trois genres de littérature populaire que sont : la Sword & Sorcery, le roman Pulp et enfin le roman gothique. Par conséquent Kane devient une sorte de croisement improbable entre Conan, Fu- Manchu et Dracula. Car il se trouve qu’il exerce aussi bien dans la force brute que dans les plans machiavéliques, même s’il reste tiraillé par la mélancolie que lui inflige sa condition d’être maudit et immortel. Jamais Kane ne cesse de tenter de conquérir le monde, immanquablement il finit par échouer, mais toujours il survit et revient pour tenter sa chance à nouveau.
Cependant, si Kane n’est pas un enfant de cœur il a néanmoins la fâcheuse habitude de se retrouver confronté à des gens bien pires que lui. Car si Kane fait le mal, ce n’est pas par plaisir (en général) mais surtout pas nécessité. En effet dans le monde décrit par K.E.W il n’y a pas de héros, même pas de personnes réellement gentilles en fait. Kane évolue dans un monde où les individus se divisent en deux catégories : les victimes et les bourreaux, et notre protagoniste ne compte pas se laisser victimiser. C’est ce que K.E.W appelle « La lutte du mal contre le pire ».
Au fur et à mesure les histoires s’enchainent et l’avancée de Kane dans l’histoire humaine avec. On commence avec Kane qui devient archimage dans la première ville de Carsutyale, et on finit avec Kane qui tente de bâtir un empire de la coke dans le Londres des années Thatcher.
Je recommande de commencer par le premier roman « Pierre de Sang » car c’est dans cet opus que l’auteur introduit proprement le personnage de Kane et son concept global, et pour le reste je pense qu’il faut essayer de lire les histoires dans l’ordre « chronologique » même si l’auteur ne les a pas écrites de cette façon. Si la saga de Kane est avant tout une œuvre de Fantasy, K.E.W à cependant su explorer des genres fictionnels différents avec ses nombreuses nouvelles que ce soit : l’horreur cosmique (La muse obscure), le Slasher (l’ombre de l’ange de la mort), le récit de guerre (la croisade des ténèbres) et même le récit érotique (je ne donnerai pas de nom je vous laisse découvrir par vous-même).
Cette saga aussi brillante soit- elle restera cependant à jamais inachevée. Son créateur était profondément alcoolique et ce mal finira par le terrasser en 1994 à cause d’une cirrhose du foie. Karl Edward Wagner laissera derrière lui une œuvre à l’image de sa vie, celle de l’errance d’un homme seul et tourmenté qui se sera battu toute sa vie contre la laideur de son existence.
Faites gaffes, parce que j'ai le bras long.
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J'ai lu Kane cette année et quelle claque ! Avec Conan, c'est sans aucun doute le meilleur personnage de sword & sorcery de tous les temps. Il n'y a rien ou presque à jeter chez Wagner. Encore que les nouvelles "finales" m'ont pas mal décontenancés...
Je pense que je n'oublierai jamais des nouvelles comme Le Dernier chant de Valdèse, Le Nid du corbeau ou Réflexions pour l'hiver de mon âme.
Boomer trentenaire misanthrope, intolérant et aSsocial [Smash the A.I.].
Michel Robert .. L'Ange du Chaos (L'Agent des Ombres 1, Pocket)
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C'est une façon sympa de faire découvrir une oeuvre pour inciter à la lire, merci ^^
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Aujourd'hui j'ai terminé "Legion from the Shadows" par Karl Edward Wagner (plus connu comme étant l'auteur de Kane), il s'agit d'un pastiche pour un personnage créée à la base par Robert E Howard (l'auteur de Conan), le picte Bran Mak Morn. Je précise que je n'ai pas encore lu les nouvelles originales de Bran Mak Morn, même si cela ne saurait tarder.
Bon je vais faire simple et concis, c'est nul, archi nul. Pourquoi c'est nul ? parce que ce livre réussit l'exploit de n'avoir aucune qualité et que des défauts. La prose est nulle, parce qu'elle est purement utilitaire sans aucune esthétique. Les personnages sont nuls, parce qu'ils sont complétement clichés et inintéressants. Les scènes d'action sont nulle, parce qu'on se fait chier. L'intrigue est nulle, parce qu'elle est cousue de fils blancs, de Deus Ex Machina et de pseudo révélations complétement nazes. Nul, nul, nul à chier.
Je tombe vraiment des nues, parce que c'est un livre qui avait tout pour me plaire : Karl Edward Wagner à engendré ma saga de Fantasy préférée, et le synopsis était particulièrement alléchant : puisqu'il y est question de la legio IX Hispana qui aurait pactisé avec des forces infernales. Naïvement je me suis dit qu'un tel auteur, avec un tel sujet ne pouvait pas faire un mauvais livre, quelle déception …
Comment à t'il pu écrire une merde pareille ? Lui qui pourtant à fait un si bon pastiche de Conan (La route des rois) ?
Faites gaffes, parce que j'ai le bras long.
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Comment à t'il pu écrire une merde pareille ? Lui qui pourtant à fait un si bon pastiche de Conan (La route des rois) ?
Pour ma part j'ai deux hypothèses :
- soit cette fois il a raté son coup, le pastiche étant à mes yeux la meilleure façon d'écrire de la %¤#§¤ (pas la peine de demander à une IA de briser le code
)
- soit la traduction est totalement nulle (que l'intrigue soit nulle, pourquoi pas si le pastiche vise à moquer l'oeuvre originale, mais par expérience je trouve que la lecture de certaines oeuvres en dépend : par exemple je trouve celle de Conan %¤#§µ*@¤ en français mais géniale en américain)
Et par ailleurs je bats ma coulpe car je n'ai pas encore commencé à lire Kane, et pourtant ton compte rendu initial décrit tout ce qui me plaît (le grimdark en fantasy) 
Pour me faire pardonner il y a néanmoins un pasticheur que j'adore en BD, Roger Brunel : il a fait -- entre autres productions -- des variantes "coquines" de BD très célèbres et c'est bluffant. Je n'ai lu à l'époque que les deux premiers tomes (début des années 80) 
Point n'ai/n'est besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer.
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Pour me faire pardonner il y a néanmoins un pasticheur que j'adore en BD, Roger Brunel : il a fait -- entre autres productions -- des variantes "coquines" de BD très célèbres et c'est bluffant. Je n'ai lu à l'époque que les deux premiers tomes (début des années 80)
Moi je les possède tous. C'est vrai que Brunel était doué, en texte et en dessin !!!
A noter qu'il y avait une série concurrente suite au succès de celle de Bunuel : Parodie, par les vrais auteurs. L'ombre du coutelas de Rahan m'avait bien fais rire. Je les ai aussi bien sur 
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