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La trilogie de Jacques NEIRYNCK : « UN PAPE SUISSE » existe également sous un petit emboîtage cartonné aux éditions Pocket, datant de 2006.

Trilogie se composant de :
« LE MANUSCRIT DU SAINT SEPULCRE », édition Originale aux éditions du Cerf en 1994 et présent tirage de 2006. Broché in-12°
« LA REVELATION DE L’ANGE », édition Originale chez Desclée de Brouwer, en 1999 et présent tirage de 2006. Broché in-12°
« LA PROPHETIE DU VATICAN », édition Originale aux Presses de la Renaissance en 2003 et présent tirage de 2006. Broché in-12°

Amis de la “Fantasy” je viens de tomber sur une auteur dont je n’avais jamais entendu parler auparavant : ANNE-SARA, dont je vous présente trois de ces livres dans une production assez abondante (voir le dernier scan provenant de son livre le plus récent)

« LA REINE DES ELFES – Ambre et la planète Orange », Ajna de Scorto, éditions, 2005. Broché grand in-12° de 88 pages. Couverture et illustrations hors-texte de Yann BRIEN-LEBARILLEC. 11 euros (pour 2005 ce n’est pas vraiment un cadeau) .Imprimé au Poiré-sur-Vie, en Vendée.
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« LE MONDE SECRET DES ELFES – Ambre et la planète Noire », Ajna de SCorto, éditions, 2007. Broché grand in-12° de 256 pages. Couverture et illustrations de Marion PLEURDEAU. 15,90 euros. Toujours imprimé en Vendée.
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« LA SAGESSE DE L’ANCIEN – Ambre et la planète Grise », Ajna de SCorto, éditions, 2010. Broché grand in-12° de 276 pages. Couverture et illustrations de Marion PLEURDEAU. Même lieu d’édition.
Je ne les ais pas lu (je suis sur le dernier Connie Willis – une merveille) et ne les lirait probablement jamais, mais c’est de la S. F. et de la fantasy. Le tirage ne doit pas être énorme et l’éditeur m’est totalement inconnu.

« CONTES DES MILLE ET UNE NUITS » 4 contes : « LE PRINCE ET LES LIONS », « ALADIN ou LA LAMPE MERVEILLEUSE », « LE DERVICHE ET LE CHAMELIER » et « LE VASE D’OLIVE ou LE JUGEMENT DE BAGDAD ». Avec les voix de Maria MAUBAN, Michel GALABRU, Louis ARBESSIER, Fernand LEDOUX, etc. Disque- livre 33 tours HPS 201 ES 320 991. Production sonore Hachette. Illustration de pochette et du livret de Chantal de THY. Adaptation de Jacques CHARLES et illustration sonore de Georges HACQUARD.
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« FAMOUS GHOST STORIES », racontées (en anglais) par Wade DENNING, auteur également de quelques-uns de ces textes. Effets sonores originaux. Disque datant de 1975 sur Pickwick SPC 5146. Contient:1. The Headless Horseman - Washington Irving. 2. The Ghost Ship - Wade Denning. 3. The Tell-Tale Heart - Edgar Allan Poe. 4. The railroad signal man - Charles Dickens. 5. Hitch hiker - Oscar Brand. 6. A visit to Transylvania - Wade Denning. 7. The Bloody Tower - Frank Daniel. 8. Haunted gold mine - Wade Denning. 9. The Specter - Guy de Maupassant. 10. Miser's Gold - Oscar Brand.
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“INVASION LOS ANGELES” (They live). Film américain de John CARPENTER Réalisé en 1988, avec Roddy PIPER, Keith DAVID, Meg FOSTER, Peter JASON, etc. Musique de Alan HOWARTH et John CARPENTER. 33 tours US sur Enigma Records 73367-1. 10 airs (les deux premières illustrations). CD US sur AHI Records AHICD 002. 29 airs. (Les trois dernières illustrations)
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« THE KINDRED – MUTATION GENETIQUE » (titre vidéo, film inédit en salles) (The Kindred). Film de Stephen CARPENTER et Jeffery OBROW, datant de 1987. Avec David Allen BROOKS, Rod STEIGER, Amada PAYS, Talia BALSAM, Kim HUNTER, etc. Musique de David NEWMAN sur 33 tours US Varese Sarabande STV 81308. 19 airs.
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« DUMBO » (Dumbo), une production Walt DISNEY réalisée en 1941 par Samuel ARMSTRONG et Norman FERGUSON. Musique de Franck CHURCHILL et Oliver WALLACE. Paroles de la version française de André RIGAUD. 45 tours EP Vista VS 616 F. Disque datant de 1970.

Numéro 186. Jean ROSMER. LA ROSE D’OR. Comprenant 3 récits : « LA ROSE D’OR », « LES ŒUFS DE PÂQUES DU DAUPHIN » et « L’ENFANCE DE DUGUAY-TROUIN ». Jaquette illustré par Charles HALLO et illustrations hors-texte de Maurice BERTY. A signaler que l’illustration de la couverture de la jaquette est la même que « LES CONTES DE L’EPEE » de Henry de BRISAY. Voir post 73. (Cette illustration doit être à la collection pour tous de chez Mame, ce qu’est la jaquette « au poste de police » de la collection du Masque).
Cartonnage éditeur in-12° de 306 pages. 1926.
« ABRAHAM LINCOLN : CHASSSEUR DE VAMPIRES » (Abraham Lincoln : vampire hunter). Film américain de Timur BEKMARBETOV, réalisé en 2012. Avec Benjamin WALKER, Dominic COOPER, Mary-Elizabeth WINSTEAD. Musique de Henry JACKMAN.
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“PHENOMENAL ET LE TRESOR DE TOUTANKHAMON”, titre vidéo, film inédit en salles (Fenomenal e il tresoro du Tutankamen), autres titres vidéo « Action Man » et « La Momie ». Gros nanard transalpin de Ruggero DEODATO datant de 1968. Musique de Bruno NICOLAI.
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« KING KONG » (King Kong), film américain de Peter JACKSON datant de 2005. Musique de James NEWTON-HOWARD. Un remake surenchérissant largement l’original, mais seulement dans les effets spéciaux.
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« LAST MAN OF EARTH », film de Ubaldo RAGONA et Sidney SALKOW, datant de 1964. Il s’agit de la première mouture cinématographique du roman de Richard MATHESON “Je Suis une Légende”. Musique de Bert SHEFTER et Paul SAWTEL. Le cd présenté est très légèrement non officiel.
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« LA MACHINE », film fantastique français de François DUPEYRON avec Gérard DEPARDIEU, Nathalie BAYE et Didier BOURDON. Musique de Michel PORTAL. Le tout en 1994.
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« LE SOUS SOL DE LA PEUR » (People under the stairs), film américain de Wes CRAVEN datant de 1991. Musique de Graeme REVELL. Claustrophobes s’abstenir.
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« DINOSAURE » (Dinosaur), production Disney réalisée par Eric LEIGHTON et Ralph SONTAG en l’an 2000. Musique de James NEWTON-HOWARD. Film d’animation.
Article de Adolphe BRISSON, paru dans le numéro 336 du 1er décembre 1889 des Annales Politiques et Littéraires.
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Livres et Revues.
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URANIE, chez Marpon et Flammarion, par Camille FLAMMARION .
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Je viens de lire « Uranie ». J’ai les yeux pleins d’étincelles et de rayons. Il me semble que des millions d’étoiles gravitent autour de moi, je suis tout étourdi de cette promenade à travers l’espace, et je puis vous dire le mépris que m’inspire ce grain de poussière, cet amas de boue, ce misérable atome qu’on nomme la Terre….
Je vais suivre M. Flammarion dans son voyage, -autant, du moins, que mes faibles ailes me le permettront.
M. Flammarion nous conte l’aventure mystérieuse d’un de ses amis, Georges Spero, jeune savant fauché dans sa fleur, et mort comme vous allez voir, dans des circonstances déplorables. – Ce Georges Spero était hanté par l’inquiétude de l’existence future, par le problème de la vie et de la mort. Il s’occupait d’astronomie, et la nuit, juché sur la plus haute tour de l’observatoire, il contemplait l’infini ; il se demandait, en voyant luire ces étoiles, ces soleils, ces planètes, si chacune d’elles ne renfermait pas une humanité, semblable ou supérieure à l’humanité terrestre ; il se demandait aussi, si son âme, une fois dégagée de l’enveloppe mortelle, n’émigrait pas vers ces patries inconnues. Irait-elle se fixer dans Mars, ou dans Saturne, ou dans Vénus, ou, plus loin encore, dans une de ces terres mystérieuses et presque invisibles, qui compose le flot harmonieux de la Voie Lactée ?
Georges Spero se creusait la tête pour élucider ce fatal problème ; il marchait tout éveillé dans son rêve. La Terre existait à peine à ses yeux, il méprisait l’ambition, dédaignait la gloire, ignorait l’amour. Ah ! si le hasard avait mis sur sa route une habitante de Vénus ou de Saturne, peut-être, l’eût-il adorée ; mais une créature terrestre, fi donc ! Cela compte t-il dans l’univers sidéral ? Georges Spéro avait tort de railler l’amour ; l’amour se vengea.
Un jour, notre savant rencontra en Norvège une jeune fille. Il la trouve suave ; de son côté, elle le trouve charmant. Ils causent. La jeune fille s’intéresse aux choses de l’astronomie. O bonheur ! Georges Spéro se lance dans de nuageuses dissertations ; on l’écoute, on le comprend, on l’encourage. Spéro revient le lendemain ; l’entretien se poursuit, pendant deux jours, pendant huit jours. Spéro, follement épris, demande la main de la belle ; on la lui accorde. Il passe avec elle des soirées exquises à observer les lunes de Jupiter et les anneaux de Saturne. Quelques jours avant la célébration du mariage, Georges Spéro achète un aérostat, et, désirant examiner de plus près les merveilles du firmament, il grimpe dans la nacelle, prend avec lui sa fiancée, et l’enlève au nez de son futur beau-père ébahi…. Ce procédé est d’une rare indélicatesse. L’audacieux jeune homme en est puni. Le ballon crève dans les airs. Les deux amoureux sont précipités dans l’espace et viennent s’anéantir sur le sol…
Voilà, me direz-vous, une affreuse histoire. Rassurez-vous ! Elle est couronnée par un épilogue plus heureux.
Spéro et sa fiancée ne sont pas aussi morts qu’ils en ont l’air. Leurs corps est détruit, mais leur âme est immortelle ; elle quitte cette Terre, elle émigre vers la planète Mars. C’est là que nous retrouvons les deux héros. –M. Flammarion nous conte avec un imperturbable sérieux que le spectre de son ami Spéro lui est apparu, un soir, dans le jardin de l’observatoire.
Il a arraché à ce spectre des confidences sur ce qui se passe à la surface de Mars. Il a commencé par l’interroger sur les habitants, Spéro ne s’est pas fait prier pour lui répondre :
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Le sexe féminin règne en souverain, par une supériorité incontestable sur le sexe masculin. Les organismes sont légers et délicats, la densité des corps est très faible, la pesanteur plus faible encore ; à la surface de ce monde la force matérielle ne joue qu’un rôle secondaire dans la nature ; la finesse des sensations décide de tout. Il y a là un grand nombre d’espèces animales et plusieurs races humaines. Dans toutes ces espèces et dans toutes ces races, le sexe féminin est plus fort (la force consistant dans la supériorité des sensations)
Voilà quoi est flatteur pour le sexe faible, M. Flammarion est le plus galant des hommes. Autre supériorité : les Martiens ne mangent pas. Ils se nourrissent comme les fleurs ; ils vivent de « l’air du temps » pour employer une expression dont les Terriens se servent avec ironie.
Le genre de vie est tout différent de la vie terrestre, d’abord parce qu’on vit autant dans les airs et sur les plantes aériennes qu’à la surface du sol, ensuite parce qu’on ne mange pas, l’atmosphère étant nutritive. Les passions n’y sont point les mêmes. Le meurtre y est inconnu. L’humanité étant sans besoins matériels, n’y a jamais vécu, même aux âges primitifs, dans la barbarie de la rapine et de la guerre. Les idées et les sentiments sont d’un ordre tout intellectuel.
Les Martiens ne parlent pas. Immense avantage ! Ils lisent directement dans leur pensée réciproque. A peine une idée vous vient-elle, que votre voisin la déchiffre clairement. Les Martiens ne connaissent ni l’hypocrisie, ni la fausseté. Ils ne connaissent pas non plus la politesse, qui est la forme la plus douce du mensonge. Enfin, ils possèdent des instruments astronomiques d’une prodigieuse puissance, devant lesquels l’auteur s’extasie.
Ils ont inventé, entre autres, une sorte d’appareil téléphotographique dans lequel un rouleau d’étoffe reçoit perpétuellement, en se déroulant, l’image de notre monde et la fixe inaltérablement. Un immense musée, consacré spécialement aux planètes du système solaire, conserve dans l’ordre chronologique toutes ces images photographiques fixées pour toujours. On y retrouve toute l’histoire de la Terre ; la France du temps de Charlemagne, la Grèce du temps d’Alexandre, l’Egypte du temps de Ramsès. Des microscopes permettent d’y reconnaître même les détails historiques, tels que Paris pendant la Révolution française, Rome sous le pontificat des Borgia, la flotte espagnole de Christophe Colomb arrivant en Amérique , les Francs de Clovis prenant possession des Gaules, l’armée de Jules César arrêtée dans sa conquête de l’Angleterre par la marée qui emporta ses vaisseaux, les troupes du roi David, fondateur des armées permanentes, ainsi que la plupart des scènes historiques, reconnaissables à certains caractères spéciaux.
De tout ceci, il résulte que les habitants de Mars sont mille fois supérieurs aux habitants de la Terre. Cette découverte est humiliante, les Martiens nous dépassent de cent coudées, au point de vue de l’intelligence, de la sincérité, de la sobriété, de l’industrie. Il n’y a qu’un point que M. Flammarion ait laissé dans l’ombre. Il s’agit des arts et des lettres. Les Martiens comptent-ils des poètes, des dramaturges, des peintres, des sculpteurs ? Ont-ils des théâtres où l’on joue des opéras, des académies où l’on propose de doctes harangues, ont-ils des journaux quotidiens, connaissent-ils les douceurs du reportage et de l’interview ? M. Flammarion reste muet sur ce chapitre très important. Dois-je en conclure que M. Flammarion méprise les arts, dédaigne les lettres ? Ce serait de sa part de l’ingratitude car –je vous le dis entre-nous- je ne mets pas en doute la science de M. Flammarion, mais je crois bien que c’est aux lettres qu’il doit la meilleure part de sa renommée.
Il s’entend à merveille à exposer d’une façon claire des questions ardues. C’est un privilège qu’il partage avec notre excellent collaborateur M. de Parville. Il sait rendre saisissante, à l’aide de comparaisons familières, certaines vérités astronomiques qui confondent la raison. Il parle à l’imagination du lecteur, il rend la science aimable, en la frottant de littérature. Ne faites pas fi de ce talent ; il n’appartient pas à tout le monde ; je sais de très grands savants qui seraient incapables de s’imposer aux foules. M. Flammarion les captive, les charme, les passionne. –Son roman « Uranie » contient, dans cet ordre d’idées, des pages qui sont des merveilles de clarté. Je ne résiste pas au plaisir d’en citer une. L’auteur exprime cette idée connue que l’infiniment grand est semblable à l’infiniment petit, et que l’entendement humain est impuissant à pénétrer l’un comme à saisir l’autre.
Voici une forte solive de fer, de celles qu’on emploie si généralement aujourd’hui dans les constructions. Elle est posée dans le vide, à dix mètres de hauteur, sur deux murs, sur lesquels s’appuient ses deux extrémités. Elle est « solide » certes ; en son milieu on a posé un poids de mille, deux mille, dix mille kilogrammes, et ce poids énorme, elle ne le sent même pas ; c’est à peine si l’on peut constater par le niveau une imperceptible flexion. Pourtant, cette solive est composée de molécules qui ne se touchent pas, qui sont en vibration perpétuelle, qui s’écartent les unes des autres sous l’influence de la chaleur, qui se resserrent sous l’influence du froid. Dites-moi, s’il vous plaît, ce qui constitue la solidité de cette barre de fer ? Ses atomes matériels ? Assurément non, puisqu’ils ne se touchent pas. Cette solidité réside dans l’attraction moléculaire, c’est-à-dire dans une force immatérielle.
Nous sommes en ce moment dans une maison. Tous ces murs, ces planchers, ces tapis, ces meuble, cette cheminée de marbre sont composés de molécules qui ne se touchent pas davantage. Et toutes ces molécules constitutives des corps sont en mouvement de circulation les unes autour des autres.
Notre corps est dans le même cas. Il est formé par une circulation perpétuelle de molécules ; c’est une flamme incessamment consumée et renouvelée ; c’est un fleuve au bord duquel on vient s’asseoir en croyant revoir toujours la même eau, mais où le cours perpétuel des choses ramène une eau toujours nouvelle.
Chaque globule de notre sang est un monde (et nous en avons 5 millions par millimètre cube). Successivement, sans arrêt ni trêve, dans nos artères, dans nos veines, dans notre chair, dans notre cerveau, tout circule, tout marche, tout se précipite dans un tourbillon proportionnellement aussi rapide que celui des corps célestes. Molécule par molécule, notre cerveau, notre crâne, nos yeux, nos nerfs, notre chair toute entière, se renouvellent sans arrêt et si rapidement qu’en quelques mois notre corps est entièrement reconstitué.
Par des considérations fondées sur les attractions moléculaires, on a calculé que, dans une minuscule gouttelette d’eau projetée à l’aide de la pointe d’une épingle, gouttelette invisible à l’œil nu, mesurant un millième de millimètre cube, il y a plus de vingt cinq millions de molécules.
Dans une tête d’épingle, il y a pas moins de huit sextillions d’atomes, soit hui mille milliards de milliards et ces atomes sont séparés les uns des autres par des distances considérablement plus grandes que leurs dimensions, ces dimensions étant d’ailleurs invisibles, même au plus puissant microscope. Si l’on voulait compter le nombre de ces atomes contenus dans une tête d’épingle, et en détachant par la pensée un milliard par seconde, il faudrait continuer cette opération pendant deux cent cinquante-trois mille ans, pour achever l’énumération.
Dans une goutte d’eau, dans une tête d’épingle, il y a incomparablement plus d’atomes que d’étoiles que dans le ciel connu des astronomes armés de leurs plus puissants télescopes.
Quel est le principe qui meut ces atomes, qui les gouverne ? C’est un principe actif, c’est une « force », c’est une « âme », qui demeure identique au milieu de ce flot toujours changeant. C’est elle qui groupe, qui retient associé les innombrables molécules qui composent l’harmonie du corps vivant. –Et M. Flammarion, s’appuyant sur ces vérités, en conclut nettement que l’âme est immortelle, ou, en d’autres termes, que la force psychique survit à la destruction du corps.
Je n’aborderai pas la discussion de ces faits, ils sont en dehors de ma compétence. Si j’ai cité la page qu’on vient de lire, c’est qu’elle peut passer pour un modèle de lucidité. M. Flammarion est un de nos plus habiles « vulgarisateurs » (un vilain mot qui a pris droit de cité dans notre langue). IL sait beaucoup, il a beaucoup lu, et travaillé par lui-même. Mais quelle imagination, quel feu, quel ruissellement d’adjectifs, que de points d’exclamation, que de cris d’enthousiasme ! Lorsque M. Flammarion entreprend une description, il charge sa palette de toutes les couleurs du prisme. Lisez le portrait qu’il trace de son héroïne, de la douce fiancée de Georges Spéro.
« Sa blonde chevelure « nimbe » son front d’une « auréole » vaporeuse ;… ses yeux bleus bordés de longs cils noirs semble un « reflet de l’azur des cieux » ; ses bras laissent deviner une chair d’une blancheur « lactée », etc.
CE front nimbé d’une auréole, ces yeux où se reflètent l’azur des cieux, jusqu’à ces chairs qui sont lactées : cela sent-il sont homme qui passe sa vie à regarder les étoiles ?
Je ne sais comment écrivent les astronomes de Mars, mais M. Flammarion est le plus lyrique des astronomes terrestres.
Adolphe BRISSON

« FRANKENSTEIN : MYTHE ET PHILOSOPHIE » de Jean-Jacques LECERCLE.
Presses Universitaires de France, 1988, «collection « Philosophies ». Broché in-12° de 126 pages.
Le Mythe de Frankenstein
La contradiction narrative : les origines philosophiques du mythe
La contradiction historique : Frankenstein et la conjoncture
La contradiction subjective : Frankenstein et le « fantasme »
La persistance du mythe : Frankenstein à l’écran
Bibliographie

“PRINCE DI CANDRIANO – FESTIVAL OF THE GNOMES”, orchestre sous la direction de Les BAXTER. 25 cm US sur Capitol Records H 2906. Face 1 : Festival of Gnomes. 1. Night Fall. 2 Dance of the Gnomes. 3 Entrance of the fairies. 4. Final and Deaybreak. Face 2: Valse Vienese – Santa Maria del fiore- La Polonesa- Tarentella. Vinyl datant de 1953.
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« 2001 : A SPACE ODYSSEY », theme music from the film & T. V’s Apollo Moonshot Programmes. 45 tours français Emi Columbia. Face 1: “Ainsi parlait Zarathustra”, par le Philarmonia Orchestra sous la direction de Lorin MAAZEL et face 2 : « Le Beau Danube Bleu » par The Halle Orchestra sous la direction de Sir John BARBIROLLI. Rien de bien nouveau musicalement parlant dans notre système solaire.
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« PREMIER PANORAMA DE MUSIQUE CONCRETE », compilation datant de 1964, enregistrée dans les studios de la R. T. F., par Pierre HENRY, Pierre SCHAEFFER et Philippe ARTHUYS. 33 tours Ducretet Thompson DUC 8 LDG 1498. « BIDULE EN UT », « MUSIQUE SANS TITRE », « ETUDE AUX CHEMINS DE FER » et autres morceaux « concrets » composent cette compilation des années 60 ou le synthétiseur n’existait pas encore et tout le bouleau était « fait main ».
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« PRIVILEGE » (Privilege), film de Peter (la Bombe) WATKINS réalisé en 1967 et vite retiré des cinémas. Scénario de Norman BOGNER et Johnny SPEIGHT. Film interprété par le chanteur Paul JONES, Jean SHRIMPTON, Mark LONDON, William JOB, etc. Musique de Mike LEANDER. Disque français 33 tours sur Vogue CINT 40039 (très rare). Existe en 33 tours US, nettement plus courant mais avec le même contenu. Manipulation par la musique à des fins politiques et religieuses, est-ce vraiment conjectural ? L’on préfèrera du même réalisateur les deux politiques fictions « LA BOMBE » et « PUNISHMENT PARK » et le film-documentaire TV historique sur la bataille de Culloden qui malgré le fait qu’il est été réalisé pour la TV britannique est extrêmement réaliste et violent.

Jean-Louis BOUQUET. « MONDES NOIRS », Textes établis, recueillis pour la première fois, préfacés et suivis d’une bibliographie par Francis LACASSIN. Union Générale d’éditions, 1980, Collection « Les Maîtres de l’étrange et de la peur….. ». Broché in-8° de 238 pages. Couverture illustrée par Frank SERAC. Collection dirigée par Francis LACASSIN et Christian BOURGOIS.
Ouvrage se composant de :
Préface par Francis Lacassin.
« LA RECLUSE DE CIMIEZ »
« LAURINE OU LA CLE D’ARGENT »
« NAAMÂ OU LA DIVE INCESTUEUSE »
« ANNIE GRAND NEZ »
« L’OBSESSION DE MADAME VALETTE »
« PRODIGE AU VIEUX PAYS » 1. L’étrange madame Enfant. 2. La belle à la toque verte.
« LA PREUVE »
« LA CITE D’OMBRE »
« LE SOLEIL NOIR D’ERMENONVILLE »
Annexes :
« RENDEZ-VOUS AVEC LE DEMON » (Pièce Radiophonique)
« AU FOND DE TOUT THEME FANTASTIQUE PERCE LE DEMON » (Entretien avec Francis LACASSIN.
« LIMINAIRE POUR « LE VISAGE DE FEU »
Bibliographie, par Francis LACASSIN

A rajouter à la Base à l’actif de Yolène DILAS-ROCHERIEUX : « L’UTOPIE OU LA MEMOIRE DU FUTUR , de Thomas More à Lénine, le rêve éternel d’une autre société ».
Robert Laffont, 2000, broché in-8° de 412 pages, couverture illustrée. Ouvrage se composant de trois parties :
« L’UTOPIE EN POLITIQUE », « VOYAGE EN UTOPIE » et « UTOPIE ET COMMUNISME »

Peter DICKINSON, né en 1927, est déjà dans la base pour « LA VILLE D’OR », mais l’on peu y rajouter : « LE MONSTRE DU LOCH », 1972, Robert Laffont, collection « Plein Vents », broché in-8° de 252 pages sous couverture illustrée et repliée.
L’histoire commence par un gros canular avec un faux monstre mais finit conjecturalement parlant par quelques biens réels Nessie.
L’édition Originale Anglaise est parue un an plus tôt sous le titre de « EMMA TUPPER'S DIARY », et a eue de nombreuses rééditions.

D’autres cd’s plutôt variés :

« LES CREATURES DE LA NUIT » (Titre vidéo) (Subspecies), film presque Z de Ted NICOLAOU datant de 1991. Musique d’un groupe signant Aman Folk Orchestra. A noter la présence au générique de Angus SCRIMM vedette de la série « PHANSTASM ».
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« FRUIT » par The ASTEROID GALAXY TOUR (et non le contraire), premier album de ce groupe pressé en 2009.
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« CONTES de Pierre GRIPARI », lus par l’auteur : « GOULU ET SON ÂME », « LE VOYAGE DE SAINT DEODAT », « LE RENARD ET SA QUEUE » et « POUIC ET LA MERLETTE ». Dessin de Claude LAPOINTE.
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« DEMONIA », compilation musicale des films de Dario ARGENTO, ou l’on retrouve : « ZOMBI », « DEMON », « SUSPIRIA », TENEBRES » et toutes les autres musique liées aux films du maitre italien.
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« LOST HIGHWAY » (Lost Highway), film américain de David LYNCH réalisé en 1997. Musique de Angelo BADALAMENTI et divers rock. Manque la reprise de “SIREN” par Elisabeth FRASER (de COCTEAU TWINS)
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« UN MONSTRE A PARIS », film d’animation de Bibo BERGERON, réalisé en 2011. Musique de Mathieu CHEDID, plus à l’aise dans la musique que dans la chansonnette.
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« GOTHIKA » (Gothika), film américain réalisé par Mathieu KASSOVITZ en 2003. Musique de John OTTMAN.
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« DC 75 – The Music of DC Comics for the 75th Anniversary Collection”, tout est dans le titre. Musique de Kevin KINER, Christopher STONE, John GART, et toute une pléiade de compositeurs.
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« LE SECRET DE MOONACRE » (The secret of Moonacre), film américain réalisé en 2008 par Gabor CSUPO. Musique très agréable de Christian HENSON.

Peter USTINOV. 1921 – 2004. Acteur, réalisateur, scénariste et plein d’autres choses de théâtre et de cinéma, a tourné dans quelques conjectures cinématographiques et télévisuelles :
Une adaptation pour la télévision américaine de : « PEER GYNT » en 1954, réalisée par Royston MORLEY.
« LE FANTÔME DE BARBE-NOIRE », de Robert STEVENSON EN 1968
« L’ÂGE DE CRISTAL », de Michaël ANDERSON en 1976
Une adaptation télé du « VOLEUR DE BAGDAD », de Clive DONNER en 1978
Une adaptation télé de « ALICE AU PAYS DES MERVEILLES », de Nick WILLING, en 1999.

Mais vu ce topic c’est plutôt son roman conjectural qui nous intéresse : « LE VIEIL HOMME ET M. SMITH », (The old man and Mr. Smith), ouvrage écrit en 1990 et traduit chez Belfond en 1993. Broché in-8° de 332 pages avec une couverture illustrée.

Il devient de plus en plus difficile de trouver de nouveaux titres avec jaquettes et surtout la question la plus importante est : tous les titres ont-ils des jaquettes ? Autant c’est toujours un peu les mêmes que l’on trouve avec leur parement d’origine autant certains titres sont totalement introuvables, surtout les titres conjecturaux (voir le topic « Mame et conjectures »)
N° 284. Baronne de BOÜARD. A L’ORIENT NAISSAIT L’AURORE. Jaquette et illustrations hors-texte de LECOULTRE. Cartonnage éditeur in-12° de 304 pages. 1935.
Il s’agit d’un petit roman antique, l’auteur avait du lire « Fabiola, ou l’église des Catacombes », avant de pondre son péplum.

Dracula à toutes les sauces vinylesques et en 45 tours. Jean-Claude MASSOULIER : « FRANKENSTEIN ET DRACULA », 45 t. EP Philips. Gerry BRIBOSIA : « DRACULA DISCO », 45 t. Vogue hors commerce. Christiane GILLI « MON P’TIT DRACULA », 45 t. Ellis. Bruno MARTINO « DRACULA CHA CHA », 45t. EP La Voix de son Maître. Bob AZZAM « DRACULA CHA CHA CHA », déjà vu quelque part dans ce topic.
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« LA DANSE MACABRE » de Camille SAINT-SAENS, une version traditionnelle conduite par Jean MARTINON sur 45 tours Decca, orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire. Et une version plus « moderne » par le groupe « Pop » des années 70 : « EKSEPTION », ce groupe Hollandais avait déjà peu de temps auparavant légèrement égratigné la Cinquième deBEETHOVEN.
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« THE THREE WISHES », 45 tours américain pour les enfants de 1978 (et les autres), d’après un texte de 1968 de M. JEAN CRAIG. Raconté par Lewis ARQUETTE, Hamid Hamilton CAMP et Alice PLAYTEN. Musique de Lewis ROSS. Ce 33 tours Scholastic Records devait accompagner un livre ou une revue.
Depuis 5 ans, à Nantes, Place de La Bourse, derrière la Place du Commerce, se déroule une grande braderie aux livres. Toute la place sera envahie par des bouquins de toutes sortes (et beaucoup de S. F.) et à petits prix. Cette année l’heureux événement aura lieu le mardi 11 septembre à partir de midi.
Cette manifestation est parallèle avec « le Mardi du Livre », qui hebdomadairement se déroule sur la même place
Article de Adolphe BRISSON paru dans le numéro 377 du 14 septembre 1890 des Annales Politiques et Littéraires
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Livres et revues : « A BRÛLER, conte astral, par Jules LERMINA
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J’ai reçu ce matin deux petites brochures, portant des titres étranges. L’une, vêtue d’une couverture écarlate, est intitulée : « L’ELIXIR DE VIE, conte magique » ; l’autre est plus bizarre encore ; sur sa première page est gravé un fleurons cabalistique, avec cette devise : Post laborem scientiam. Au-dessus ces simples mots : A brûler, conte astral. Ces deux contes ont pour auteur Jules Lermina.
Je n’ai pas à vous présenter cet écrivain, vous connaissez son talent, vous avez lu sa prose ici-même. C’est un nouvelliste plein d’imagination, un narrateur ingénieux, qui excelle à grouper les péripéties et à tenir en suspens l’attention du public. Mais Jules Lermina est autre chose qu’un littérateur. Il y a deux hommes en lui : le romancier, et le mage….
Depuis nombre d’années, Lermina se consacre aux sciences occultes, il cultive le spiritisme, il vit en commerce assidu avec les esprits, il sait comment on les évoque, comment on les interroge, ce qu’ils vous répondent, il a percé le mystère de la vie et de la mort, et je ne jurerais point qu’il n’ait pas retrouvé, en feuilletant de vieux grimoire, le secret de la pierre philosophale. Comme tous les « sorciers » qui croient être en possession de la vérité, M. Lermina brûle du désir de faire des prosélytes et de former des élèves. Il se heurte malheureusement à de grands obstacles. La plupart de ses contemporains le regardent de travers, où lui rient au nez, ou se tiennent en tout cas sur une réserve prudente. Les uns, les ignorants et les simples, craignent de s’aventurer sur un terrain dangereux. Les autres, les savants et les forts, haussent les épaules avec mépris. M. Lermina ne se tient pas pour battu ; il poursuit obstinément son chemin, il continue de répandre ses idées, et, afin de les rendre plus attrayantes, il fait pour elles ce que Jules Verne a accompli pour la géographie et l’histoire naturelle, il les présente sous la forme du roman. C’est ainsi que, chaque année, M. Lermina donne l’essor à plusieurs volumes, qui ressemblent, par l’aspect extérieur, à des œuvres d’imagination, et qui sont, en réalité, des livres de doctrine et de propagande.
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M. Lermina croit, à l’exemple des mages de l’Inde, que tout homme renferme en lui une force spéciale, une force psychique, qui est le principe même de la vie. Or, sous l’influence d’une résolution ferme et soutenue, après une période d’entraînement et d’efforts, l’homme peut arriver à se dédoubler, à projeter hors de lui cette substance psychique, et à exercer par elle une action directe et irrésistible sur ses semblables. – Lorsque le médecin magnétise à distance une maladie hystérique, que, sans prononcer un mot, par la seule tension de sa volonté, il lui suggère certaines pensées, lui fait accomplir certains actes, il réalise le phénomène décrit par Lermina. Il se « dédouble » pour une minute, il fait jaillir hors de lui ce fluide impondérable, ce fluide psychique, qui soumet à sa puissance les volontés étrangères. Or, ce qu’accomplissent nos savants, n’est rien, prétend M. Lermina, à côté de ce qu’exécutent les fakirs de l’Inde. Ceux-ci vivent dans des conditions particulières ; ils passent leur existence dans la solitude, l’esprit constamment tendu vers le même objet. N’absorbant de nourriture que juste ce qu’il en faut pour maintenir le jeu régulier de leurs organes, ils finissent par n’avoir plus qu’une âme et des nerfs, et ils arrivent non seulement à isoler de leur corps leur force psychique, mais à la rendre visible, à l’envoyer au loin, à lui faire accomplir des actes réels…. Ces vérités – ou ces hypothèses (comme il vous plaira) étant admises, voici sous quelle forme les présente notre auteur.
Il met en scène un héros imaginaire, qui retrace ses impressions et narre ses aventures. C’est le fils d’un tailleur, brave homme très calme et très pondéré, et d’une femme excellente, mais extrêmement impressionnable et nerveuse. Cette femme est morte très jeune, sans maladie apparente, d’une lente consomption. Et le fils a hérité, dans une large mesure, du tempérament de sa mère. IL est inquiet, passionné, mobile, toujours agité ; il sent en lui une force intérieure, dont il est le maître, qu’il peut retenir ou épancher à son gré, et qui, à certains moments, lui fait faire des prodiges. Un jour, il est attaqué sur le boulevard par un malfaiteur, sorte de colosse, qui l’empoigne à bras le corps. Il se sent perdu, , il concentre sa volonté dans un effort surhumain, et le colosse recule et lâche prise. Une autre fois, le héros de Lermina se trouve assis au banc du collège. Il brigue le premier prix de version latine au concours général. On lui donne un texte de Tacite à traduire. Il le comprend à merveille, sauf un membre de phrase qui demeure obscur. Cependant, le temps presse, l’heure va sonner, il reste cinq minutes à l’élève pour résoudre la difficulté.
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« Je compris, dit-il, que, sans être complétée, ma version n’était bonne qu’à être jetée au panier. Il y eut en moi comme un choc électrique ; puis instantanément, je ne me sentis plus vivre que par un point, l’attention profonde –aiguë plutôt- qui se portait sur la phrase de Tacite. En même temps –j’en eus la conscience complète- une attention de tout mon être concentra ma force vitale sur l’énigme, et les mots translatés jaillirent sous ma plume, sans que je me rendisse compte de leur correction. Je remis ma copie sans la relire.
Quand je me levai, j’étais étourdi et eux quelque peine à marcher droit. J’étais même si pâle que mes camarades me raillèrent, à cause du « trac » qu’ils me supposaient.
Quelques minutes après, sortant de la sale Gerson, l’air avidement respiré me rendait mon équilibre. Je me rappelai les mots latins, la traduction. C’était la perfection même. »
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Vous voyez que ce jeune homme a des dispositions étonnantes pour le magnétisme. Pour peu que l’occasion s’en présente, il deviendra un médium distingué. C’est, en effet , ce qui arrive. Il fait la connaissance d’un savant, George Charvet, qui vit avec sa sœur Sita, à l’écart du monde, et qui creuse avec elle les sciences occultes. Notre héros tombe éperdument amoureux de Sita, dont le charme étrange, dont le profit Assyrien, dont l’œil énigmatique le subjugue. Mais Sita reste insensible à cette tendresse, son esprit vole plus haut et plus loin ; il plane au-dessus des passions humaines, et n’entretient de commerce qu’avec les mages et les fakirs d’Orient. Elle communique avec eux à travers l’espace, sans avoir besoin de recourir au télégraphe, à la vapeur, à ces grossiers moyens de locomotion qu’emploient les hommes vulgaires. Quelquefois, Sita est occupée à lire ou à déchiffrer un livre sanscrit ; soudain elle entend un bruit de clochette, plus léger qu’un battement d’aile ; cela signifie qu’un prêtre habitant les provinces de l’Asie, désire la consulter. Elle prête l’oreille, elle entend des voix, elle répond, et les deux affiliés causent ainsi familièrement, à mille lieues de distance.
L’amoureux de Sita est très jaloux de ces familiarités ; mais sa fureur est au comble quand il apprend que la belle va s’éloigner, quitter l’Europe, aller s’ensevelir dans un temple asiatique, et se consacrer au culte de Brahma. En vain, cherche t-il à la suivre, à la rejoindre, à la retrouver ; elle disparaît comme un éclair, sans laisser de traces. Il jute alors de se venger, de découvrir sa retraite. Que faut-il pour cela ? Qu’il devienne aussi puissant que les fakirs de l’Inde, qu’il arrive, comme eux, à se dédoubler, à faire jaillir de son corps, par un suprême effort de volonté, son âme, son « être astral », comme ils disent, et a envoyer cette âme à la recherche de celle qu’il a perdue. IL se met courageusement à l’œuvre ; pendant des années, il s’applique à développer sa force psychique, il vit au milieu de Paris comme les Brahmines dans l’Indoustan, mangeant à peine, ne buvant plus, passant ses jours et ses nuits dans un état voisin de l’extase, accumulant les expériences. Quelles sont ces expériences ? Il va nous les décrire par le menu :
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« J’étais parvenu, sans trop de peine, à réaliser de nouveau l’effet qui déjà une fois s’était produit, sans l’aide de ma volonté, la matérialisation vague, hors de moi, de mon fluide vital. Mais justement lorsque je voulais enfoncer ce « vague », lui donner une existence plus concrète, il arrivait ou bien que l’effort cérébral de raisonnement auquel je me livrais amenât au contraire une évaporation de la forme obtenue ou bien que je fusse pris d’un engourdissement pendant lequel l’œuvre s’opérait qans que j’en eusse conscience.
Je constatais ce dernier point, au moyen d’un appareil photographique que je disposais ainsi. J’opérais dans l’obscurité pour n’avoir pas même la distraction de la lumière. Etendu sur un canapé, je provoquais la sortie du fluide vital. Alors par un mouvement d’horlogerie, l’appareil photographique se mettait en marche déroulait régulièrement une feuille de papier sensibilisé.
Un autre mécanisme allumait de dix secondes en dix secondes un fil de magnésium. Lorsque la syncope survenait, l’appareil agissait toujours, pendant un temps déterminé, après le quel un déclic faisait partir une nouvelle sonnerie qui me rappelait à la réalité.
J’ai les épreuves, là, sous mes yeux. Je les joindrai à ce manuscrit. Ou elles seront brûlées avec lui, ou je les retrouverai… si je reviens.
Sur ces épreuves – qui ne mentent pas – je puis suivre la marche de l’opération.
C’est d’abords, à la place du cœur, un jet de vapeur grisâtre, si ténu qu’il est presque invisible, puis un léger serpentin qui monte d’abord, tourne ensuite sur lui-même, s’enlace, s’alourdit et peu à peu retombe en une ligne qui semble un brin de laine blanchâtre. Puis, la source vitale coulant toujours, le fil grossit, s’épanouit en quelque sorte, s’élargit en se dilatant d’abord comme pour remplir un moule et bientôt s’épaissit de plus en plus – très relativement s’entend, et sans arriver à l’opacité - et bientôt cette vapeur prend une forme, la mienne.
C’est à ce moment que pendant six mois je me fis éveiller par la sonnette. J’avais employé ce long délai à retarder de plus en plus l’instant de la syncope, ce que je n’avis pu obtenir que par fractions de temps infinitésimales. Mais au bout de cette période, j’étais parvenu à rester éveillé jusqu’à la parfaite production de ma forme extérieure. De plus, je n’avais plus à craindre d’éparpillement de ma volonté, elle se concentrait bien tout entière dans la matérialisation obtenue.
Ce fut alors que je me préoccupai de perfectionner cette forme, et lui ayant donné l’existence, de lui donner la force. Il fallait d’abord qu’elle pût se mouvoir, alors que matériellement je restais immobile.
Par un acte cérébral, je créais un geste, distinctement évolué dans une image bien claire, et ma forme accomplissait ce geste, avec hésitation d’abord, mais bientôt avec une précision parfaite. Ainsi peu à peu je l’amenai à étendre les bras, à mouvoir les jambes, à s’agiter, à s’éloigner, à se rapprocher de moi.
Souvent encore j’étais interrompu par la syncope, mais la sentant venir, je faisais agir l’appareil photographique, et j’acquérais la preuve que, quand même, ma force m’avait obéi.
Il me fallut ensuite lui donner prise sur les objets matériels qui m’entouraient, c’est-à-dire faire d’elle un esclave actif et soumis. Mais les progrès, par moi réalisés, étaient tels que cette tentative ne me coûta pas grande fatigue. Le procédé était toujours le même : je créai dans mon cerveau le quadruple mouvement de s’approcher de ma bibliothèque, puis d’étendre le bras vers un livre, de le saisir et de me le rapporter. Si je m’engourdissais avant que l’acte fut totalement accompli, je retrouvais à mon réveil le livre auprès de moi »
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Quand il se croit suffisamment préparé, notre homme affronte la suprême tentative ; il va chasser, isoler son âme de sa dépouille mortelle et l’envoyer, par un effort surhumain, au fond de l’Asie, auprès de la cruelle Sita. Il se couche sur un lit, il tend toutes les énergies de sa volonté vers le but où il aspire, mais il a trop présumé de ses forces. Le lien qui unit entre eux son âme et son corps, au lieu de se relâcher, se brise, et le malheureux s’endort pour ne plus se réveiller…..
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Telle est cette étrange histoire. Elle éveilleras chez vous un sourire, vous la traiterez de conte fantastique ou de conte bleu ; j’ai envie, comme vous, de ne pas la prendre au sérieux, et cependant, vous l’avouerai-je, elle m’a troublé. L’auteur est de si bonne foi, il paraît si convaincant ! Et il n’est pas le seul de son espèce. Cette petite église des Mages-Littérateurs grossit chaque jour et recrute de nouveaux adeptes. Elle compte parmi ses fidèles des écrivains distingués, Joséphin PELADAN, Gilbert-Augustin THIERRY, Victorien SARDOU, des savants impeccables, le docteur LÜYS, et le docteur CROOKES… CE sont là des noms sérieux et dignes d’estime. D’autre part, la raison se refuse à épouser leurs croyances. Quand on nous décrit les surprenants phénomènes réalisés par les médiums, le mot de « charlatans » nous monte aux lèvres. Et cependant, avons-nous bien le droit de le prononcer ? Si un physiciens avait prédit, il y a deux cents ans, au roi Louis XIV, qu’un jour viendrait où l’on pourrait, en parlant de Paris, être entendu à Marseille, et transmettre en une minute, à tous les bouts de la France, les ordres du roi, on l’eût pendu, sans doute, ou brûlé, ou tout au moins enfermé à la Bastille. Sommes nous sûrs que dans deux siècles, les merveilles qui choquent Notre sens commun, ne seront pas devenues banales, et qu’à cette époque, le magnétisme, l’hypnotisme, la suggestion n’apparaitront pas à nos petits fils comme des phénomènes très naturels et très simples ? La sagesse nous défend de rien affirmer. Je crois, pour ma part, que, dans cette voie, l’avenir nous ménage de singulières révélations….
Adolphe BRISSON.
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La sagesse ne me défend absolument pas d’affirmer que Mages et autre médiums ne sont, à toutes époques, que des escrocs et des fumistes, que l’âme (pour ceux qui en possèdent une) n’est qu’une notion philosophique et non physique. Isma.
Une nouvelle petite fournée de CD's pour ce début septembre.
« LE SECRET DE TERABITHIA » (Bridge of Terabithia). Film américain de Gabor CSUPO réalisé en 2007. Scénario de Jeff STOCKWELL et David PATERSON. Musique de Aaron ZIGMAN.
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« LE ROI ARTHUR » (King Arthur) , film de Antoine FUQUA réalisé en 2007 sur un scénario original de David FANZONI. Musique bourrine de Hans ZIMMER.
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« JEAN-PHILIPPE », film français écrit et réalisé en 2006 par Laurent TUEL et co-écrit par Christophe TURPIN. Musique de André MANOUKIAN. Je ne suis pas fan ni de Fabrice LUCCHINI ni de Johnny HALLYDAY mais je dois reconnaître que ce film fût une bonne surprise : dans un univers parallèle Jean-Philippe SMET ne devient pas Johnny HALLYDAY, et ce qu’il s’en suit.
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« JURASSIC PARK » (Jurassic Park), film américain de Steven SPIELBERG réalisé en 1993 d’après le roman homonyme de Michaël CRICHTON. Si le film est très moyen scénaristiquement parlant, la musique de John WILLIAMS reste une de ces meilleures.
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« Dr. WHO », série TV britannique. 5ème saison de la période « moderne ». Musique de Murray GOLD. Ce troisième Docteur de la période « moderne » est en dessous des deux premiers. Les scénaristes s’essoufflent et l’épisode avec Churchill frôle parfois le ridicule. Le compositeur, par contre, fait preuve d’une grande imagination musicale et tient bien son sujet, pour preuve ce double cd bourré de trouvailles et de thèmes assez riches et variés.

La base recense ce livre de Pierre PELOT chez Milan , dans la collection « Zanzibar », numéro 26 et datant de 1988.
Il faudra y rajouter l’édition originale datant de 1973, dans la collection Spirale de l’éditeur G. P. Cartonnage in-12° de 190 pages, illustrées par Jacques PECNARD.
(Je n’ai pas trouvé d’entrée G. P. Spirale dans ce forum)

« FONDATION » de Isaac ASIMOV. (FOUNDATION, the psychohistorian’s). Le classique de la science fiction américaine lu par William (Star Trek) SHATNER. Disque 33 tours US sur Caedmon TC 1508 et datant de 1976. William SHATNER ne lit que quelques chapitres du livre de Isaac ASIMOV, la totalité prendrait au minimum cinq 33 tours complets.
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« ORFEU NEGRO » (Black Orpheus). Film français réalisé en 1959 par Marcel CAMUS. Avec Marpessa DAWN et Breno MELLO. Musique traditionnelle plus des airs de Antonio-Carlo JOBIM et Luiz BONFA. Nombreux pressages en tous formats et sur tous supports. Les deux disques présentés sont : le 25 cm 33 tours français original Philips Médium B 76 470 R et le 33 tours américain sur Fontana BRF 57520. Le film nous conte le mythe de Orphée et d’Eurydice transposé de manière moderne pendant le carnaval de Rio.
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« THE INCREDIBLE JOURNEY OF APOLLO 8 », 33 tours US, fold-out datant de 1968 et produit publicitaire de la marque Teflon. Premier voyage autour de la Lune avec des êtres humains à bord. Frank BORMAN, James LOVELL et William ANDERS en composaient l’équipage dont la mission se déroula parfaitement du 21 au 27 décembre 1968. Ce fut également le vol inaugural de la fusée Saturn V.
Trois 45 tours français très anciens, tournant, en 33 tours, autour des films de Walt Disney. Disques avec albums spiralés et premiers plats cartonnés très dur. « Les Albums du petit Ménestrel »

« PETER PAN », raconté par François PERRIER, avec Michel DUMUR, Régine CHANTAL. Adaptation française de Jacques LEGRIS. Arrangement musical de Yves DARRIET. Illustrations non signées. 1954
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« PINOCCHIO », raconté par François PERRIER, avec Pierre LARQUEY, Stéphane GOLMANN, Jacques HILLING, Ariane MURATORE et Jean ADES. Adaptation française de Jacques LEGRIS et arrangement musical de Yves DARRIER. Illustrations de Monique DROUIN. 1954
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« CENDRILLON », raconté par François PERRIER, avec Francette VERNILLAT. Adaptation française de JACQUES LEGRIS et arrangement musical de Yves DARRIET. 1955. Ces trois disques (sans grand intérêt, il faut bien l’avouer) doivent être de toute rareté et la reliure métallique spiralée abime énormément les pages.

« BAD TASTE » (Bad taste). Film trash et rigolo Néo-Zélandais écrit et réalisé par Peter JACKSON en 1987. Avec Terry POTTER, Craig SMITH, Pete O’HERNE, etc. Musique de Michelle SCULLION sur 33 tours « picture disc », allemand QDK Media EFA LP 002 et sur cd de même nationalité QDK Media CD 002. Film décapant un peu plus que « Le Seigneur des anneaux », du même réalisateur.
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« FAUST » de Charles GOUNOD. Opéra en 5 actes (version de concert). Livret de Jules BARBIER et Michel CARRE. Orchestre philharmonique Néerlandais sous la direction de Walter GOEHR. Avec Uta GRAF (Marguerite), Leo LARSEN (Faust), Paolo GORIN (Méphistophélès), etc. Double 33 tours 25 cm fold-out, Guilde Internationale du Disque MMS 127. L’histoire d’un contrat avec un entretien d’embauche très sommaire.
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« HORROR KID » (The children of the corn), film américain de Fritz KIERSCH datant de 1984, d’après un roman de Stephen KING : « Les enfants du Maïs ». Film avec Peter HORTON, Linda HAMILTON, R. G. ARMSTRONG, John FRANKLIN. Musique de Jonathan ELIAS SUR 33 tours US Varèse Sarabande STV 81 203 et sur CD US Varèse Sarabande CD Club 0909 1101, au même contenu. L’on notera la traduction française du titre original.

N° 14. René BAZIN. L’ENSEIGNE DE VAISSEAU PAUL HENRY. Jaquette illustrée par Roger BRODERS et illustrations photographiques. Cartonnage éditeur in-12° de 322 pages. 1932.
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N° 134. W. HAUFF. CONTES MERVEILEUX. Jaquette et illustrations hors-texte anonymes. Cartonnage éditeur in-12° de 290 pages. Sans date (1924 pour la B. N. F.) Deux contes dans ce volume : « LA CARAVANE » et « LE CHEIK », sorte de récit des « Mille et une nuits » moderne. Ce titre aurait aussi bien sa place dans le topic « Collection pour tous et conjectures »
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N° 26. Pierre MAËL. LA LANDE AUX LOUPS. Jaquette illustré par Albert URIET et illustrations hors-texte de Ed. CARRIER. Cartonnage éditeur in-12° de 272 pages. 1939. Roman historique se déroulant au XVIIème siècle.
Quelques cd’s en vrac :

« MINORITY REPORT » (Minority Report), film réalisé par Steven SPIELBERG en 2002, d’après un texte de Philip K.DICK. Musique de John WILLIAMS.
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« MATRIX » (Matrix), film américain des frères WACHOWSKI, écrit et réalisé en 1999. Musique de Don DAVIS et divers rock.
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« LA CONQUÊTE DE LA PLANETE DES SINGES – LA BATAILLE DE LA PLANETE DES SINGES » (The conquest of the planet of apes – The battle of the planet of apes). 2 gros navets américains filmés par Jack Lee THOMPSON en 1972 et 1973. Musique de Tom SCOTT et Leonard ROSENMAN.
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« HARRY POTTER ET LA CHAMBRE DES SECRETS » (Harry Potter and the chamber of secrets). Réalisé par Chris COLUMBUS en 2002. Musique de John WILLIAMS.
De quelques cartes postales du XXème siècle.
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Série « AN 2000 », le régiment aérophile, carte des années 1920 – 1930 (ou peut-être plus tôt)
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Chats humanisés, pas de véritables soucoupes volantes en vue, mais c’est l’intention qui compte. Cartes des années 50, voir 60.
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Belle fusée, signé A. BALANCHE et datant de la fin des années 50.
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Carte moderne dont la provenance est totalement inconnue, un petit indice tout de même, le petit chien est un Scottish terrier.
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Le Baccalauréat de l’An 3000, vu des années 50, ou peut-être même 60.
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Madame Gulliver, illustrée en 1972 par Jean LAGARRIGUE, n’a pas froid aux yeux.
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Deux cartes signées de VERNET, une pour les anniversaires et une autre pour les fêtes. Soucoupes volantes datant de la fin des années 50.

« DRACULA TANGO » par ATTILIO et son orchestre de tango. 33 tours français à la couverture subversive signée de Bernard MONIE et datée de 1974. 33 tours Vogue SLD 861. S’agit-t’il d’une version française d’un 33 tours italien ou espagnol ? En tout cas voici le programme : Face 1 : DRACULA TANGO, TANGO 007, TANGO DE LA GUILLOTINE, ATTILIO TANGO, TANGO DE LA CIRCULATION, QUEL MAZZOLIN DI FIORI. Face 2 : TANGO DEI BARBUDOS, TANGO DES FANTOMES, TANGO SEDUCENTE, TANGO DE LA MAFFIA, RUSTICANELLA, TARENTELLA DEL SOLE. Il y en a pour tous les goûts.
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« LA BELLE AU BOIS DORMANT » encore une version différente du conte de PERRAULT. Chansons, dialogues et réalisation de Maurice PON et Pierre DORSAY, effets sonores spéciaux de P. M. GARJU. Histoire narrée par Pierre CHEVREUSE, avec les voix de Caroline PERRAULT (ça ne s’invente pas), Maurice ARLAND, Germain LECOINTE, etc. Disque 45 tours Mirliton 465 M. La pochette de couverture est illustrée par OKLEY.
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« NIGHT IN A GRAVEYARD » 33 tours fabriqué en Italie en 1988 sur la marque Haunted House Music HH ST 10 31 BB. Vinyl de bruitages et d’effets spéciaux (pas très originaux). Face 1 : NIGHT IN A GRAVEYARD, Face 2 : SCARY EFFECTS. Le disque ne dure qu’une douzaine de minutes sur chaque face.
VOYAGE DANS VENUS de Michel JEANNEQUIN.
Editions du Scorpion, 1959, « Collection Alternance ». Broché in-8° de 192 pages.
L’auteur reste un total inconnu. Le roman est daté en fin de texte de 1944 et le texte semble bien avoir été écrit même dans l’avant-guerre (le style et les relations de notre héros avec sa fiancée le laisse supposer).
Sorti en 59, à compte d’auteur chez un éditeur mouroir, ce livre n’avait aucune chance d’être connu, par contre s’il était sorti avant ou juste à la fin de la guerre ce texte n’aurait rien eu à envier à du Barjavel, Spitz ou Groc, naïveté et absence totale de culture astronautique exceptées.
Trois amis, le narrateur, journaliste au « Journal de Demain », un musicien et chanteur international, très fortuné, finançant et participant au projet et un savant concepteur d’un engin spatial pour le moins révolutionnaire, décident d’entreprendre un petit raid sur la planète Vénus (Mars a été abandonnée car jugée trop glaciale). :
« Logat nous expliqua le principe de la machine :
J’ai découvert, nous dit-il, que les ondes extrêmement petites, que j’ai appelées « ondes micros » communiquaient aux métaux qui en étaient le siège une force d’attraction considérable.
Les six plateaux que vous voyez à l’extérieure de la sphère contiennent en leur centre une plaque métallique à base de glucinium et d’argent qui est soumise aux ondes microns et dont l’attraction peut provoquer le mouvement de la sphère.
Mais cette attraction est uniforme de part et d’autre de la galette métallique ; pour qu’elle ait lieu dans une direction et non dans l’autre, je constitue une sorte d’écran, à l’aide d’une onde dirigée de longueur encore plus courte, une « onde ultramicron », qui arrête la force d’attraction provoquée par les ondes microns……… »
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Après un faux-départ amusant et un contretemps de quinze jours ils s’élancent à al conquête de l’astre des nuits. Après un voyage de trois semaines l’arrivée sur Vénus est des plus rudes et fini en chute libre dans une forêt très dense, la machine n’est évidemment pas intacte à l’arrivée et notre principal héros tombe dans les pommes.
A son réveil il se trouve en présence d’êtres pour les moins curieux :
« - Le plus grand des êtres qui étaient devant moi se retourna vivement et se rapprocha de moi ; Je pus alors distinguer plus commodément son aspect. Je ne saurais le comparer qu’à une espèce de monstrueux insectes, qui me fit penser de prime abord à une énorme abeille, malgré bien des dissemblances que j’aperçus bien vite.
Sous un front immense, deux grands yeux occupaient presque toute la face. Au-dessus deux antennes étaient constamment en mouvement. La tête surmontait un thorax très court d’où sortaient six membres quatre bras et deux jambes. Les deux bras supérieurs, très agiles mais plus grêles que les autres, servaient, comme je m’en rendis compte par la suite, aux travaux exigeant surtout de l’adresse, tandis que les deux inférieurs étaient plus spécialisés pour les travaux de force. Par derrière saillait un très fort abdomen.
Mais ce qui était le plus remarquable dans cet être étaient, sur le dos, deux petites élytres dont la vibration émettait une sorte de chant à variations très rapide, s’étendant sur environ trois octaves et à tonalité presque humaine….. »
Ces êtres étranges soignent nos aventuriers qui se rendent vite compte qu’ils ne sont pas prisonniers. Leur premier souci reste de réparer leur astronef et de rentrer sur Terre. Ce qui se fera après moult aventures. Ils croiseront des créatures surprenantes et originales (la planète Vénus à une faune très variée), l’auteur ayant une imagination débordante.
Ce livre est à classer dans le niveau des cent premiers Fleuve-Noir Anticipation à 80%, rajouter 10% de Alice au pays des Merveilles et 10% de La Planète des Singes, de Pierre Boulle, pour le côté aventure en terre inconnue et pour le final.

DU BOIS DONT ON FAIT LES PIPES. San-Antonio 111. Novembre 1982.
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Félicie, la mère de San-Antonio, suite à une émission de télévision bouleversante, ou la mère d’un enfant disparu enjoint désespérément le meurtrier de dire ou se trouve la dépouille de son enfant, meurtrier qui nie avoir tué son fils, ne le connaissant même pas, demande à son commissaire de fils si il peut rouvrir une enquête.
S. A. se fait donc passer pour un détenu et accède à la cellule du meurtrier d’enfants, meurtrier qui ne se cache pas de l’être, mais qui affirme n’y être pour rien dans la disparition précitée. Une fois le détenu en confiance il lui propose de s’évader, une fois dehors S. A. recueille chez lui le susdit tueur d’enfant, qui en profite pour s’enfuir avec Toinet le fils adoptif de Félicie et S. A.
Aucune conjecture dans ce polar bien classique mais une tonne de « bricoles » à traîner à gauche et à droite.
Page 11 : « On aurait aussi bien pu demeurer absent, à tout jamais, dans les intersidérations cosmiques. La Terre, planète morte. De la caillasse supra-saharienne….. »
Page 26 : « L’autre me visionne avec davantage d’intérêt que si j’étais Armstrong marchant pour la première fois sur la Lune (en anglais : on the moon). D’ailleurs les Terriens s’en sont torchés qu’on aille sur la Lune ; c’est pas leurs oignons. Ils préfèrent la coupe du monde de foot… »
Page 60 : une allusion à Superman.
Page 62 : « On devrait pouvoir mettre ceux qu’on aime en hibernation afin de les dégivrer quand on a besoin d’eux. »
Des allusions à Sherlock Holmes pages 70, 98, 178 et210
Page 70 : « -Le bruit que j’fais alluvion, c’t’un jeu forain à propos duquel ça consiste à tirer au pistolet électronautique sur une fusée cosmétique…. »
Page 89 : « Je me demande si ces cons d’Anglais vont se décider à creuser le tunnel sous la Manche ; tu y crois toi ? Non, hein ?..... » (écrit en 1982)
Page 110 : « Je l’interromps. Ou plutôt Mme Pinaud l’interrompt. Elle entre comme le fantôme d’Hamlet qui aurait raté le métro et qui se pointerait à la bourre sur la réplique. »
Page 111 : « Une dernière fusée et je reviens à ce brave rayon Laser… » (il s’agit ici de postillons et non de S. F.)
Page 136 et 182: Une allusion à Frankenstein.
Page 203 : Une allusion à James Bond
Page 212 : Une allusion à Faust.
Page 213 : Une allusion à Fantomas

Trouvé ce matin sur un vide-grenier de Saint-Brévin les Pins cette petite merveille de Maurice LIMAT : « LA VILLA AUX SQUELETTES », Ferenczi, 1937, « Collection Police » n° 200. Volume fasciculaire petit in-12° de 64 pages.
Il s’agit d’une histoire de Teddy Verano, son détective maison, qui résout une énigme dû à un héritier qui fait mourir de peur ses victimes, à l’aide d’un faux squelette. Il n’y a aucun élément fantastique dans cet opuscule, mais la couverture est « marrante »
Je ne suis en aucun cas un grand connaisseur de musique classique, j'en case en ce topic de temps en temps. Le plus grand domaine qui a été à peine effleuré c'est la musique expérimentale et électronique, dont j'ai peu de disques ou cd's dans mes rayons. Sinon tout domaine confondu il y a encore de la matière première sous la main pour l'année qui vient, plus tous ceux que je me procurerais entre temps.
Pour Wagner je ne suis pas pressé, les Walkyries me gonflant légèrement et je suis plutôt tendance cassoulet que choucroute.

« TEEN WOLF » (Teen wolf), film américain de Rob DANIEL, réalisé en 1985 sur un scenario original de Jeph LOEB et Matthew WEISMAN. Film avec Michaêl J. FOX, James HAMPTON, Susan URSITI, Terry LEVINE. Musique de Miles GOODMAN sur vinyl 33 tours US Southen Cross SCRS 10010. La seconde (et la plus jolie) illustration provient d’un vinyl33 tours ne comprenant que les chansons (originales ?) du film. Une histoire de loup-garou pour ados.
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« DRACULA » de Bram STOKER. David Mac CALLUM et Carole SHELLEY (petite fille de Mary W. ?), lisent quatre scènes du plus célèbre roman de vampires. Disque vinyl 33 tours US sur Caedmon TC 1468, datant de 1972. Même pas peur ! Disque uniquement pour les mordus.
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« SPOOKY HALLOWEEN », the Wonderland Singers ans Accompaniment. 33 tours US datant de 1974 sur Wonderland Records LP 293 et se composant d’horrifiques airs: Face 1:A-1 There is a haunted house in town A-2 Around the block and up the street A-3 Ghoul days, ghoul days A-4 We are the witches three A-5 Bats in the belfry A-6 As the witched go flying along A-7 A Halloween song A-8 The pumpkin man A-9 Halloween is all around. face 2: B-1 I've been working on my costume B-2 It's A good old Halloween B-3 Halloween friends B-4 The pumpkin on the vine B-5 Have a happy Halloween B-6 Twinkle, twinkle, candlelight B-7 Trick or treat.

Deux petites rééditions récentes chez Music Box, en cd de deux vinyls devenus peu fréquent à trouver « MAMA DRACULA » de Boris SZULZINGER, film réalisé en 1980 et présenté au post 70 de ce topic avec la musique de son générique, qui comme tout le film est signée de Roy BUDD.

Et la musique du film de Jean-Louis BERTUCELLI : « L’IMPRECATEUR », réalisé en 1977 dont la musique est signée de Richard Rodney BENNETT, couplé avec la musique de « INTERDIT AU MOINS DE 13 ANS » du même réalisateur, mais non conjectural, et signée de Gabriel YARED. (A signaler que c'est le premier pressage de cette musique)
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« THE AMAZING SPIDER MAN » (The amazing Spider Man) , blockbuster sans âme signé de Marc WEBB et réalisé en 2011 sur une musique de James HORNER
« Petit » article de Adolphe BRISSON datant du 8 avril 1888 et paru dans le numéro 250 des « ANNALES POLITIQUES ET LITTERAIRES » et se rapportant à « LA RACE FUTURE » de Edward BULWER, Lord LYTTON.
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LIVRES ET REVUE.
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« LA RACE FUTURE ».
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Est-ce un roman que nous avons sous les yeux? Est-ce une vision de la société future ? Qui peut le dire ? Fiction ou réalité, ce livre est fort curieux, il mérite le vif succès qui l’a accueilli en Angleterre, et qui pourrait bien le suivre chez nous.
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I.
Peut-être avez-vous lu un récit de Jules VERNE intitulé : « Au centre de la Terre ». Jules Verne y raconte l’aventure d’un savant qui, descendu dans le cratère d’un volcan éteint, y découvre une fissure, suit cette voie qui s’ouvre devant lui, et pénètre ainsi au centre du globe. Il y rencontre des monstres horribles, une végétation inconnue et une mer intérieure, peuplée d’animaux antédiluviens ; il y court des dangers terribles, et finit, après mille péripéties, par être rendu à la lumière du jour.
Le héros de Lord Lytton accomplit à peu près le même voyage. Il s’enfonce dans un puits de mine. Un éboulement se produit, et lui ouvre une route vers des régions inconnues. L’audacieux s’y engage, attiré par une lueur qui brille dans le lointain. Il arrive, non pas dans une contrée déserte et peuplée de monstres, comme le voyageur de Jules Verne, mais dans un pays délicieux, couvert de monuments magnifiques, habité par une race savante, merveilleusement policée, de mœurs douces et hospitalières. Il est reçu avec cordialité, il étudie les usages de ce peuple extraordinairement civilisé, qui ne vit que pour la science et par la science, qui ne connaît aucun de nos fléaux, ni la guerre, ni la politique, ni la lutte des classes, ni l’ambition, qui jouit enfin , au sein de l’abondance, de la plus parfaite félicité.
Cette peinture idéale est simplement une allégorie. Dans la pensée de Lord Lytton, la race humaine est indéfiniment perfectible. Il croit qu’elle s’éloigne chaque jour de la barbarie et que, dans quelques siècles, par la marche du progrès, par le développement des sciences, elle arrivera au bonheur suprême. Le peuple qu’il décrit dans son livre, et qu’il place au centre du globe, est l’image de ce que sera notre société dans quelque mille ans, lorsqu’elle aura acquis son complet développement. La ville idéale qu’il nous montre se nommera un jour Paris, Londres ou New-York, la race qu’il appelle du nom de « Vrill-Ya », ce sera la race française, ou la race américaine, ou plutôt la race anglaise, -car Lord Lytton est anglais et manifeste, comme en général ses compatriotes, un vif amour-propre national.
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II.
Admettons sa fiction ingénieuse, supposons que notre Europe, si cruellement déchirée, hélas ! arrive à cet idéal de repos et de bonheur, et examinons les mœurs de ce peuple « Vrill-Ya », que Lord Lytton nous donne comme une séduisante image de l’avenir.
Pénétrons avec lui, ou plutôt avec son héros, dans les entrailles du globe ; laissons-nous tomber dans l’immense grotte qui sert de patrie au peuple Vrill-Ya, et jetons les regards autour de nous. Parcourons cette plage, où étincelle un sable d’or. Un bâtiment d’une construction sévère se dresse à nos yeux, un être animé en franchit le seuil, c’est un spécimen du peuple inconnu :
Etait-ce bien un être humain ? Debout sur la grande route, il regarda autour de lui, me vit et s’approcha. Il vint à quelques mètres de moi ; sa vue, sa présence, me remplirent d’une terreur et d’un respect indescriptible, et me clouèrent au sol. Son principal vêtement me parut consister en deux grandes ailes, croisées sur la poitrine et tombant jusqu’aux genoux ; le reste de son costume se composait d’une tunique et d’un pantalon d’une étoffe fibreuse. Il portait sur la tête une sorte de tiare, parée de pierres précieuses, et tenait à la main droite une mince baguette d’un métal brillant, comme de l’acier poli.
Cet homme fait un signe ; l’Européen est saisi, garrotté, emporté dans le palais ; de nouvelles surprises l’y attendent. Ce palais luxueusement meublé est une merveille de mécanique ; tout ce qu’il contient semble mû par une force inconnue ; les domestiques sont remplacés par des automates ; les objets nécessaires à la vie apparaissent, disparaissent sur un geste de la main. L’étranger croit sa dernière heure venue. On ne lui fait aucun mal. On le plonge dans un sommeil magnétique. Quand il se réveille, il peut converser avec ses hôtes. Pendant son sommeil, on lui a suggéré la parfaite connaissance de leur langue. Il leur conte son histoire ; il leur décrit les peuples qui habitent sur la Terre ; il leur vante leur civilisation. Ses auditeurs sourient. Pauvre civilisation comparée à celle dont ils jouissent ! Et ils l’initient complaisamment aux merveilles qui l’entourent. L’Européen est stupéfait. Au point de vue du luxe matériel de la vie, les Vrill-Ya les plus pauvres éclipsent les Rothschild et les Vanderbilt de notre vieux monde. Leurs palais sont incomparables. Chaque appartement est un chef-d’œuvre de bon goût et de confort. Partout des oiseaux, partout des fleurs.
On avait appris à tous ces oiseaux à chanter des airs réguliers, et ils dépassaient de beaucoup nos bouvreuils savants, qui ne peuvent guère aller au-delà de deux morceaux et ne peuvent pas, je crois, chanter en partie. On aurait pu se croire à l’Opéra quand on écoutait les concerts de cette volière. C’étaient des duos, des trios, des quatuors et des chœurs, tous notés et arrangés comme dans nos morceaux de musique. Si je voulais faire taire les oiseaux, je n’avais qu’à tirer un rideau sur la volière, et leur chant cessait dès qu’ils se trouvaient dans l’obscurité. Une autre ouverture servait de fenêtre, sans vitre, mais si l’on touchait un ressort, un volet s’élevait du plancher ; il était formé d’une substance moins transparente que le verre, assez cependant pour laisser passer le regard. A cette fenêtre était attaché un balcon, ou plutôt un jardin suspendu, où se trouvaient des plantes gracieuses et des fleurs brillantes.
Enfin, tous les citoyens et toutes les citoyennes possèdent en eux un fluide spécial, qu’ils nomment le Vril, et dont la puissance est infinie. Quel est ce fluide ? On ne sait, mais on sait du moins quelle est sa vertu. Grâce à lui les Vrill-Ya, peuvent se communiquer leurs pensées, sans parler, à des distances immenses. Emmagasiné à haute pression, ce fluide agit comme la foudre, et détruit tout ce qu’il touche. Emmagasiné à pression plus faible, ses effets sont bienfaisant : il magnétise, il endort, il guérit, il ouvre la mémoire et facilite les travaux de l’esprit. Chaque individu à donc en lui une puissance effroyable dont il peut instantanément se servir. Et comme s’il l’employait contre ses semblables, les représailles seraient terribles, il ne s’en sert que contre les animaux féroces qui menacent son repos. La guerre, la lutte à main armée n’existent plus chez ce peuple bienheureux.
Mais la politique surtout fut transformée par la découverte de la terrible puissance du Vril et de ses moyens de l’employer. Dès que les effets se firent mieux connus et plus habilement mis en œuvre, toute guerre cessa entre les peuples qui avaient découvert le Vril, car ils avaient porté l’art de la destruction à un degré de perfection qui annulait toute supériorité de nombre, de discipline et de talent militaire.
Si deux armées en venaient aux mains possédant le secret de ce fluide terrible, elles devaient s’anéantir réciproquement. L’âge de la guerre était donc fini, et quand la guerre eut disparu, une révolution non moins profonde ne tarda pas à se produire dans les relations sociales. L’homme se trouva si complètement à la merci de l’homme, chacun d’eux pouvant en un instant tuer son adversaire que toute idée de gouvernement par la force disparut peu à peu du système politique et de la loi.
Quelle félicité ! Pas de guerre ! Pas de luttes ! Le sol est partagé entre tous les citoyens, la cité est gouvernée par un magistrat unique. Et nul ne convoite cette charge suprême car aucun honneur n’y est attaché. Ce gouverneur est un homme comme les autres, ni plus riche, ni plus pauvre. Les spéculations sont bannies, le jeu inconnu. L’amour même est un sentiment calme, ce n’est plus une passion. Par suite, la littérature, qui n’est que la peinture des passions, s’est éteinte. On relit les anciens livres, on n’en fait plus de nouveaux.
Les Vril-ya n’ont pas toujours goûté cette paix parfaite. Ils ont connus les révolutions, ils ont passé par la période du « Koom-Posch », c'est-à-dire par la royauté, puis par celle du « Gleck-Nas », c’est-à-dire la révolution et l’anarchie ; mais ces époques hideuses ont disparu, et aujourd’hui ce peuple supérieur aux passions, délivré des orages, recueilli dans son bonheur, jouit d’une vie toute matérielle, mais opulente et tranquille.
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III.
L’allusion est transparente. La prédiction est-elle attrayante ? Devons-nous désirer que les vœux de Lord Lytton s’accomplissent ? L’Europe entière vit en ce moment sous le règne du Koom-Posch ; la France, hélas ! à fait un pas de plus, elle glisse dans le Gleck-Nas, dans l’anarchie et le désordre. Pouvons-nous espérer qu’à tant de luttes succède un jour le calme parfait ? Devront-nous le désirer ? Et si nous supposons que le rêve de l’auteur se réalise, ce rêve est-il vraiment un beau rêve ?
Lord Lytton a écrit son Utopie, comme tant d’autres, comme Thomas Morus, comme Fénelon, comme Fourrier. Il n’a pas échappé aux pièges où sont tombés ses ancêtres et comme le dit fort bien M. Frary : L. Lytton n’accomplit qu’une moitié de sa tâche. Il nous a donné l’idée d’une humanité parfaitement sage, mais non d’une humanité parfaitement heureuse.
Les « Vrii-Ya » ont peu de besoins, ils n’accomplissent nul effort. L’outillage de l’industrie est si parfait, que les machines seules travaillent ; les hommes se croisent les bras. Ils n’ont pas de luttes à soutenir, de dangers à éviter. Ils se promènent, ils causent, ils se réunissent dans des festins, où règne la sobriété. Leurs appétits sont calmes, ainsi que leurs amours. Comme ils doivent s’ennuyer ! Qu’ils doivent trouver la vie monotone et plate ! Ils n’ont ni les émotions de la guerre, ni les plaisirs de la chasse. La douceur de leur nature répugne au carnage. Ils ne connaissent même pas les joies littéraires ; ils relisent les auteurs anciens pour y trouver la peinture des passions dont ils sont exempts, des conflits qui ne sont plus de leur siècle. Leur âme est toujours tranquille, leur visage toujours calme ; ce sont des hommes de marbre. Ils ne souffrent pas, ils ne vivent pas, ils ne sont pas réellement et humainement heureux.
Oui, M. Frary a raison de le proclamer dans sa préface, le bonheur suppose l’effort et la lutte.. Or, il n’est pas d’effort sans obstacle, de lutte sans adversaire. Ce n’est pas la vraie félicité que celle qu’on n’a pas conquise, que la félicité sans combat, sans risque, que la félicité qui s’endort dans un repos éternel ! Celui-là ne vit pas, qui n’a pas souffert, qui n’a pas connu les émotions, les passions, et ces joies ineffables qui succèdent aux épreuves.
Lorsqu’on est fatigué ou découragé, on aspire au repos ; mais à peine l’a-t-on goûté, que l’on regrette la lutte. C’est l’éternelle histoire du marin, qui, dans ses heures d’angoisse, soupire auprès sa chaumière, et qui, dès qu’il est à terre, brûle du désir de s’embarquer ! Le jour enfin, où vieux et las, il renoncera à la mer perfide, c’est avec un soupir de regret qu’il verra s’éloigner la barque qui l’a tant de fois porté ; c’est avec mélancolie qu’il songera aux dangers bravés, aux luttes passées, et ce repos, qu’il a désiré toute sa vie, lui semblera odieux !
Ainsi le veut la loi de notre nature ! Et il est heureux que cette ardeur nous anime car seule elle peut nous imposer les grands desseins et nous donner la force de les accomplir. Je ne sais si l’humanité future ressemblera à celle que nous montre Lord Lytton, si les hommes de demain seront comme il l’espère, dénués d’énergie, dépourvus de passions, rebelles à tout effort. Ces homme-là, si jamais ils existent, vivront calmes, mourront vieux, mais s’ils lisent nos ouvrages, nos romans, nos histoires, s’ils lisent tant d’exploits accomplis par le seul miracle du patriotisme ou de la foi, peut-être ces hommes parfaits porteront-ils envie aux barbares que nous sommes, peut-être regretteront-ils le sort de ces vieux ancêtres qui souffraient, qui luttaient, qui se faisaient tuer sottement, mais qui sentaient, qui croyaient, qui aimaient.
Adolphe BRISSON
(Pour rappel cette critique date de 1888)
Une petite série de disques 25 cm pour passer ce qui reste de vacances dans la sérénité :
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« LE VOYAGE DE GULLIVER A LILLIPUT », adaptation de Clément BAIRAM et Jacqueline NIGAY. Réalisation de Abder ISKER et illustrations sonores de Anne-Marie BORD. Livre-disque des années 60 sur « La Ronde des Enfants » E 19. Livre-disque illustré par Hélène ROMANINI. La seconde face de ce disque « Entrez dans la danse » est composé de comptines diverses et variées.
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« PEER GYNT » de E. GRIEG. Suite n° 1 et n°2. Orchestre symphonique de Bamberg dirigé par Otmar SUITNER. Deutsche Grammophon (autrement dit Philips) 17037. Tous ces vinyls 25 cm tournent à une vitesse de 33 tours minute. PEER GYNT, comporte de nombreux motifs fantastiques dans son histoire.
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« PEAU D’ÂNE » d’après un conte de Perrault. Raconté par Pierre DELBON et Edith LORIA. Réalisation de Abder ISKER dans les années 60. Label « La Ronde des Enfants » E 22. L’autre face comporte des rondes et comptines de Victor HUGO et Anna de NOAILLES.
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« PINOCCHIO », d’après Carlo COLLODI. Livre-Disque sur Philips 6461 009. Musique et orchestration de Jean-Michel DEFAYE. Avec Henri VIRLOJEUX, Jacques DUFILHO, Christiane LASQUIN, etc. Une légende urbaine prétend, dans les milieux des amateurs de disques qu’il existerait un disque du film d’animation belgo-américain « PINOCCHIO DANS L’ESPACE ». Tout le monde en a entendu parler mais personne ne l’a jamais vu. Un échange très juteux pour le possesseur d’un tel objet serait envisageable contre de la haute collectionnite S. F. voir des devises sonnantes et trébuchantes. (Voir de tickets restaurant en cas de grave crise économique)
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« LE TAPIS VOLANT », « LE PRINCE AHMED » et « LA FEE PARI BANOU », contes des Mille et une nuits. Raconté par Jacques MONOD (en stéréo), avec les vois de Serge (Columbo) SAUVION et Nelly DELMAS. Label « La Ronde des Enfants » E 24. Livre disque réalisé par Abder ISKER et illustré par A. LEPOLLETEC.
N°5. Jean LEC. L’ÊTRE MULTIPLE.
Existe également en cartonnage à dos toilé et porte sous l’illustration de couverture la mention « ANTICIPATION »

Jean LEC de son véritable patronyme : Fernand LECOUBLET. 1899 -1964.
Voici le texte au dos du volume :
« Jean LEC, né le 11 juillet 1899 à Reims, est loin d’être fin de siècle ; il commença par faire de la peinture d’avant-garde.
Mais le cubisme en 1925 ne nourrit pas son homme et Jean LEC Devient affichiste, puis dessinateur de mode pour la confection de luxe ; là encore il manifeste ses goûts pour l’avant-garde, et est le premier à présenter des collections en tournée.
C’est à l’occasion de ces présentations que Jean LEC prit ses premiers contacts avec le public… De dessinateur à chansonnier, le pas fut vite franchi.
En 1935, aux « Noctambules », il inaugure un tour de chant de dessinateur chansonnier.
Depuis il n’est nul besoin de rappeler tous les succès qui amenèrent Jean LEC au GRENIER DE MONTMARTRE.
Son goût pour l’avant-garde continue par se manifester par l’attirance qu’il éprouve pour l’ « ANTICIPATION SCIENTIFIQUE », puisque dès 1945 il écrit plusieurs sketches humoristiques : « Le sérum de Bogomoletz », « Les hommes dans la Lune », « Le satellite artificiel », etc….
Jean LEC était en bonne voie pour produire un ouvrage plus important, où ses connaissances scientifiques et autodictatiques, s’allient à ses qualités d’humoriste : « L’ÊTRE MULTIPLE ». »
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La fiche « Wikipedia » signale qu’il est né, en fait, à Rennes.
La fiche de la Bibliothèque Nationale de France signale, du même auteur quelques émission radiophonique en 1948 : « Le village champignon », « La greffe humaine », « La désintégration » et « Le service militaire par radio », le tout en 1948. Mais je ne sait pas s’il s’agit ici de science-fiction ou de science, quoique de la part d’un chansonnier humoriste je penche plus pour la première possibilité.
L’ANNEE DE LA MOULE. Septembre 1982. San-Antonio n° 110.
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Histoire commençant par un homme se dénonçant pour le meurtre de sa femme, mais lorsque le commissaire se rend sur les lieux du prétendu crime il ne découvre que le cadavre de la maitresse de celui-ci. Histoire s’achevant par la découverte d’un trafic de diamants passés de Hollande en France au travers de simples moules. Histoire décevante et soporifique et ne comportant aucune conjectures flagrantes.
Page 24 : « Vous me chambrez comme quoi vous avez trucidé votre gerce, je viens m’incliner sur sa dépouille, et nous découvrons une autre dame à sa place. Alors, de deux choses lune (comme dirait Armstrong, le cosmonaute), ou bien vous êtes fou à lier…… »
Page 32 : « Le plancton qui ressemble à Bombard, l’ancien ministre éclair du gouvernement specimen de la Sixième République…..
Page 39 : Une allusion à Sherlock Holmes
Page 42 : « Il a les boules phosphorescentes, et qui proéminent comme chez les Martiens (tels qu’on les représente dans les dessins humoristiques)…. »
Page 51 : une utopie – « Une nouvelle lubie de ton Antonio, ma chérie. Je boulonne à la carte, doré de l’avant (comme exprime Bérurier). On vit l’époque de la brème : cartes de crédit, d’accès, de tout ce que tu voudras. On projette de créer la carte de baise. C’est pour très vite. Tu la présenteras à la frangine que tu entends calcer, elle se la carrera dans la chaglaglatte, une cellule magneto réactive oblitérera ta cartounette et tu pourras limer vingt minutes sans bourses déliées… »
Page 109 : « …. Des fauteuils aux lignes cosmiques créent une ambiance internationale…… »

« DUCK WARS » interprété par Irwin the Dynamic Duck and the Wibble Wabble orchestra single. Disque disco de 1978 sur la marque Peter Pan Records 8286, 33 tours US se composant de:
A1 (Theme from) Close encounters of the third kind A2 Dance, Dance, Dance, Yowsah, Yowsah A3 How deep is your love A4 Stayin' alive A5 Love Is Thicker Than Water B6 We Are the champions / We will rock you B7 I Write the songs B8 Jack & Jill B9 Wonderful world B10 The name of the game.
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Si toutes les bandes originales des films de James Bond existent en vinyl 33 tours et plus récemment en CD’s un merchandising vinylesque infernal s’est développé dans les années 60-70 et les disques présents ici, ne sont qu’un petit échantillon sur les possibilités imaginatives des créateurs de disques autour d’un phénomène cinématographique. Aucun des disques présentés ne contiennent les musiques originales des films cités, qui vont de la grosse réorchestration avec des musiciens plus ou moins indigents, quand il ne s’agit pas de compilation sans grand rapport avec Bond.
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« LE PRISONNIER » (The Prisonner), série mythique anglaise datant de 1967 et comprenant 17 épisodes. Musique du générique de Ron GRAINER et musique es épisodes de E. ELMS , Robert FARNON, Wilfried JOSEPHS, etc. Disque 33 tours datant de 1986 sur Label Bim Caruso Kiri 066 et se composant de :
Arrival A1 Main titles
A2 No.6 Approaches the Escape Helicopter
A3 Village band march into the Main Square
Arrival/Chimes A4 Alternative to main titles
A, B & C A5 No.6 And "B" Dance at engadines' party
free for all A6 Escape attempt by moke and speed boat
A7 Mechanical band play in the "cat and mouse"
A8 The election won, No.6 Takes up office
A9 Violence errupts in the rover cave
The General A10 The art seminar around the fountain
A11 Top hats approach security clearance
A12 Villagers celebrate passing their exams
A13 No.6 is taken to meet the General
A14 Destruction and aftermath
B1 Main theme and "Fallout" reprise
Many happy returns B2 No.6 Searches the gunrunner boat
Dance of the dead B3 Carnival procession around the square
B4 No.6 Steals the lifeboat
Checkmate B5 Conspirators attack the searchlight tower
hammer Into anvil B6 No.6 is Followed to the stone boat
B7 Village band play the Farandelle
B8 No.14 Attacks No.6 in his House
The girl who was death B9 At the cricket match
Once upon a time B10 No.6 is Regressed back to childhood...
B11 ...And starts his schooldays
B12 Closing credits.
Des CD’s au mois daoût :
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« LA MUTANTE II » (Species II) , suite de « La Mutante ». Film américain de Peter MEDAK datant de 1998. Musique originale de Edward SHEARMUR.
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« MON MARTIEN FAVORI » (My favorite Martian). Film de Donald PETRIE datant de 1999. Musique de John DEBNEY. CD « promotionnel »
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« 1001 PATTES » (A bug’s life), film d’animation de chez Pixar réalisé en 1998 par John LASSETER. Musique de Randy NEWMAN.
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« L’ÂGE DE GLACE » ( Ice age). Film d’animation américain réalisé en 2002 par Chris WEDGE et Carlos SALDAHNA. Musique de David NEWMAN.
« RIDENDO », revue médicale et humoristique
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Numéro 0 datant d’octobre 1933.
Numéro 449 (et dernier) datant de septembre 1977.
Comme tous les fascicules trouvés datent de l’après-guerre j’ai placé cet articulet dans « Imaginaire moderne »
L’ensemble des couvertures de la période « moderne » sont signées de LEP.
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N° 198. « MARS ». Mars 1956. Article édito correspondant signé de André THERIVE.
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N° 238. « LA MEDECINE CHEZ LES MARTIENS ». Mars 1960. Article édito correspondant de André THERIVE.
Contient un texte de Léopold MASSIERA : « LE PERIL JAUNE », sur la jaunisse (ou ictère) qui ne reflète malheureusement aucune conjecture.
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N° 236. « LA MEDECINE EN L’AN 2000 ». Janvier 1960. Article édito correspondant de André THERIVE.
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N° 243. « EN FUSEE VERS LA LUNE. Octobre 1960. Article édito correspondant de André THERIVE.
Page 11 -12, une nouvelle de science-fiction : « LE ROBOT ET LE CORNARD », signée de MARC-HELY
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N° 249. « MEDECINE PREHISTORIQUE ». Avril 1961. Article édito correspondant de André THERIVE.
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N° 384. « ALCHIMIE » Février 1972. Article édito signé par Pierre NEUVILLE.
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N° 421. « SERPENT DE MER ». Septembre 1974. Article édito correspondant signé de Jean-Paul LACROIX.
Deux dessins humoristiques page 16

BOUGE TON PIED QUE JE VOIE LA MER. Dépôt légal : Juin 1982. San Antonio 109.
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A Malaga en Espagne, San-Antonio et Bérurier annihile une organisation terroriste s’apprêtant à lancer des missiles atomiques sur la Belgique et l’Angleterre, pour provoquer une déstabilisation planétaire et un embrasement généralisé.
Une allusion à Sherlock-Holmes pages 45 et 148.
Page 43 : « On lui a flanqué à bout portant dans les naseaux une giclée de fluctanganate aznavourien de télébenzene hydropique. Je ne suis pas chimiste mais j’ai lu Balzac. Il est dans le sirop de coaltar pour un bout de moment ».
Page 66 : « … je descends d’une autre planète où les sapins fournissaient davantage d’arbres de Noël que de cercueil…. »
Page 93 une allusion au Docteur Mabuse.
Page 118 : « -Je t’en dirais davantage quand j’aurai lu les journaux de demain, ou écouté la radio…. S’il s’agit d’une fusée, elle sera tombée quelque part…. A moins qu’elle ne se soit perdue dans le cosmos ?
Page 130 : « Voila que le stylo produit un clic et s’allonge de deux mètres, car il contient une tubulure télescopique en alliage super léger, terminé par une aiguille. »
Page 161-162 : « Une penderie pivote, formant porte. Ladite est béante. L’infirme qui s’est débarrassée de sa chaise roulante s’active, un casque sur la tête, devant d’impressionnants instruments, cadrans, manettes, voyants multicolores, qu’elle manipule et interprète rapidement, en technicienne aussi consommée que les potages Liebig…… La gonzesse qui n’estpas plus invalide que John Mac Enroe met la main à son corsage et veut attraper le minuscule pistolet Scheurkmeurk à pétafinage concentré fixé sous son aisselle gauche…. »

« GEORGIE » & « MOTHER GHOST NURSERY RHYMES and other tricks and treats ». Disque 45 tours US, provenant très certainement d’un magazine US pour enfants et tournant à la vitesse de 33 tours (le disque pas le magazine). Références Scholastic Records CC 0619. Musique de Joe RAPOSO. Histoire racontée par Bob McFADDEN et chantée par des enfants. Bruitages marrants et effets spéciaux basiques.
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« LE BERCEAU DU CHAT » (Cat's Cradle). Kurt VONNEGUT, Jr. en personne nous narre des morceaux de son livre (dans le texte). Excellente initiative des disques Caedmon datant de 1973. 33 tours US sur Caedmon TC 1346. Malheureusement le disque est très rare et est très onéreux et n’offre que peu d’intérêt pour un public non anglophone.
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« THRILLERS AND CHILLERS », texte en anglais de Edgar Allan POE, W. W. JACOBS, Lafcadio HEARN et SAKI. Références Troll Records 50 003, vinyl 33 tours US datant de 1973. Voix de Ralph BELL, Robert DRYDEN, Daniel OCKO. « LE CŒUR REVELATEUR » de Edgar POE est le plus réussi avec la nouvelle de Lafcadio HEARN.
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