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#351 Imaginaire jeunesse » [Auteur] Jacqueline Demange » 08-04-2012 18:27:11

Cirroco Jones
Réponses : 1
Jacqueline Demange

...dont je ne sais rien. Apparemment, l'auteur est française et non canadienne malgré la localisation de ses deux romans.

Deux récits de fantasy dans le grand nord canadien, un diptyque titré Pop'Corn, mon amie.

Pop'Corn, mon amie I, Le Monde enchanté de Pink Lodge
Gallimard, Coll. La Bibliothèque Blanche, oct. 1965, 170 pages, illustré par Luc Ballon

Pop'Corn, mon amie II, Le Palais de verre
Gallimard, Coll. La Bibliothèque Blanche,1966, 173 pages, illustré par Luc Ballon

v_gallbibbldemange1.jpg  v_gallbibbldemange2.jpg

okbdfi

#352 Imaginaire moderne (de 1945 à nos jours) » [Auteur] Jan de Fast (et pseudo) » 08-04-2012 15:55:58

Cirroco Jones
Réponses : 2

http://www.bdfi.net/auteurs/f/fast_jan_de.php

Jan de Fast (1917 - 19..)

France
Pseudonyme de Jean Bure, autre pseudonyme : Karol Bor.
Romancier populaire qui débuta dans les années 1950, d'abord dans l'espionnage à l'Arabesque avec en particulier avec une série Le toubib puis se tourna avec plus de succès vers la science-fiction au Fleuve Noir.

Atlantide 1980, Karol Bor
Editions Arabesque, Collection Espionnage 185, 3e Trim. 1961

v_arabespion185.jpg

Dans ce roman d'espionnage, la lutte s'engage contre une cité souterraine commandée par "La Maîtresse de la Cité", Rapa-Loa, une descendante directe des habitants de Mu (Gwondana) et pourvue d'une technologie bien en avance sur le reste du monde.

Je suis, dans cette ville souterraine, celle qui décide, qui tranche, parce que je suis le Symbole. Bien au-dessus de celui qu'aurait représenté votre Antinéa, si elle avait existé. Je suis la fille de Mu.
De Tréogan regarda attentivement Rapa-Loa. il n'y avait dans les yeux de la jeune femme aucune trace d'ironie. Seulement une petite flamme, qui pouvait être de l’orgueil tempéré d'une point d'humour.
- De Mu? interrogea-t-il. Vous voulez parle de l'antique Pacifide, de Gwondana?
- Vous savez? Oui, de la Pacifide. La terre de Mu occupait en effet plus de des deux cinquièmes de l'Océan actuel. Du Japon aux Marshall et des Philippines à l'Île de Pâques. Gondwana représentait le groupe de nos possessions, tel qu'il se dressait dans ce qui est aujourd'hui l'Océan Indien. Nous avion d'autres colonies plus lointaines, entre autres justement votre Atlantide. Comprenez-vous maintenant pourquoi je ne veux pas être prise pour une Atlante? Aimeriez-vous qu'on vous prenne pour un Pygmée du Congo?
- Mon Dieu... je n'ai pas de préjugés de race...
- Mais vous en avez sûrement de culture et de passé, n'est-ce-pas? Moi aussi.

Et paf, les Atlantes, que des sous-développés! et on a échappé sur le fil à du pas correct, cette Rapa-Loa, c'est quand même une méchante, séduisante, mais pas à encourager...

La couverture annonce une récompense reçue par le récit, Grand Prix International de Lugano 1960.

okbdfi

#353 Re : Imaginaire moderne (de 1945 à nos jours) » [Novélisation TV] Chapeau Melon et Bottes de Cuir » 07-04-2012 22:59:18

Vor-Teks a écrit :

L'intitulé de la collection est bien imprimé ("Fiction"), par contre est-ce bien le n°2 ? Je ne sais pas si d'autres romans ont été publiés entre deux...

Suite à ton interrogation, j'ai vérifié (BNF, et les sites plus mercanti) : il n'y a que deux numéros de cette collection, on peut donc déduire que si l'un est noté 1, le second doit être le deuxième! Et hop, encore une énigme résolue par le Scooby Doo gang!

#354 Imaginaire moderne (de 1945 à nos jours) » [Auteur] Philip Morgan » 07-04-2012 20:30:15

Cirroco Jones
Réponses : 0
Philip Morgan

France

Romancier populaire inconnu sous pseudonyme. Une quinzaine de titres ont été écrits sous ce nom pour les éditions du Phoenix, Eurédif, Transworld Publications ou Arabesque dans des collections d'espionnage ou érotiques comme Cupidon et Toubib entre 1969 et 1975.

Au milieu de cette production militaire mi-leste, un roman policier un peu roman noir, un peu sexy, et tout à fait de science-fiction :

Meurtre en quatrième dimension (1971)
Editions Euredif, coll. Atmosphère n° 34, sept. 1971
Format poche, 188 pages

v_euredifatm34.jpg

Wilms, jeune homme d'affaires new-yorkais, travaille dans la chaleur torride de l'été tandis que son épouse et son fils sont partis en bord de mer. Ne supportant plus la fournaise, Wilms décide de passer le week-end dans sa maison de campagne et de s'offrir une bonne partie de pêche. Après un orage violent, le dimanche matin ensoleillé lui permet d'aller chatouiller le gardon qui se révèle finalement insensible à ses vers. Décidé à acheter du chènevis (seulement pour les poissons, n'est-ce pas!) pour dépeupler sérieusement la rivière, Wilms remonte en voiture mais elle ne démarre pas. A ce moment, une bonne samaritaine s'arrête près de lui :

Je me retournai et n'en crus pas mes yeux. Une voiture à l'aérodynamisme, que je n'avais pas entendue venir, était arrêtée à me toucher. La femme au volant était d'une beauté à vous couper le souffle, d'autant qu'elle était étrangement vêtue d'une combinaison diaphane qui ne laissait rien ignorer de son corps splendide. Ses longs cheveux de jais tombaient en boucles folles sur ses épaules, et dans ses yeux immenses, une curieuse flamme dansait.
Sa portière s'ouvrit sans qu'elle y touchât, mais cela, je ne le réalisai qu'après. Sans savoir comment - car je ne me rappelle pas qu'elle m'y eût invité - je me trouvais assis près d'elle. La portière se referma comme par enchantement, et la voiture démarra dans un silence absolu. C'est alors que je vis le clavier magnétique sur la branche centrale du volant. Je constatai également qu'il n'y avait ni levier de vitesse, ni frein à main, ni accélérateur, ni pédale d'aucune sorte.
- Curieuse voiture que vous avez là, Madame, m'entendis-je prononcer.
- C'est une Rotor 2012; je ne vois pas ce qu'elle a d'extraordinaire.
- 2012! C'est une curieuse cylindrée, m'esclaffai-je.
- Mais enfin, Monsieur, d'où sortez-vous? Je parle de l'année. Nous sommes bien en 2012, non?

Oui, en 2012, c'est bien là que le héros a glissé et l'on va vite comprendre pourquoi grâce aux rasades de whisky qu'il commande régulièrement dans les bars et qui ont triplé de prix à son grand dam. C'est qu'il s'agit de son fils, devenu détective privé et disparu après qu'on ait trouvé sa riche cliente assassinée dans sa chambre d'hôtel. Bon père de famille, Wilms ne se pose pas de question existentielle et passe directement à l'enquête dans le milieu qui n'a pas tellement changé, lui.

Après une introduction un peu sensationnelle, le futur d'aujourd'hui n'est pas très différent, les prix ont augmenté, les autos et la mode sont résolument futuriste et des gratte-ciel peuplent même les petites villégiatures. Wilms a toujours accès à son compte en banque pour une raison indéterminée mais il prend un nom d'emprunt pour éviter les questions que lui-même n'a visiblement pas envie de se poser et le roman se concentre sur l'affaire, pas si mal d'ailleurs.
Alors qu'il a réhabilité Wilms Junior, il pense enfin à son avenir dans l'avenir quand il est embarqué par les hommes du caïd dont il a massacré les plates-bandes et va finir au fond d'un trou d'eau.  Il se libère (assez violemment) mais se retrouve à la merci de la police qui va finir par vérifier ses papiers. Se résignant à plonger pour fuir, il émerge près de sa barque des années 1970... Un rêve, ou plutôt un cauchemar qui l'aurait projeté hors de l'esquif? Le héros le croirait volontiers jusqu'à ce qu'il croise son reflet dans le miroir, habillé d'un coquet complet boléro infroissable made in 2012...

Ah! On rigole et on s'amuse! okbdfi

#355 Re : Imaginaire moderne (de 1945 à nos jours) » [Novélisation TV] Chapeau Melon et Bottes de Cuir » 07-04-2012 20:17:26

Eh bien, avec tous ces okbdfi dans tous les coins, Gil devrait réussir à les coincer dans la base! big_smile

(mais pourquoi as-tu mis les 4e de couverture pas "agrandissables", d'autant que leur texte est en clair tout là-haut-là-haut?!)

#356 Re : Discussions libres » le livre comme support artistique » 07-04-2012 01:23:38

Charles le Téméraire a écrit :
Lord Darcy a écrit :

Encore un truc qu'on ne pourra plus faire avec le livre numérique.

Ah bon ? Parce que ça s'achète ? C'est dingue ce que peuvent faire les gens ! cool (C'est pas comme nous... wink)

Il restera toujours les canettes plus artisanales...et moins numérisables smile

Je crois que je l'avais déjà mise ici mais je ne sais plus où. C'est assez étonnant, il y a plein de pub "dominos" sur youtube.

#357 Re : Musée des Revues & Fanzines » Mondes Secrets (C.E.P.E) » 07-04-2012 01:02:50

Et z'alors, ô propriétaire chanceux, que contient ce phénoménal numéro deux?!

#358 Imaginaire moderne (de 1945 à nos jours) » [Novélisation TV] Chapeau Melon et Bottes de Cuir » 07-04-2012 00:47:59

Cirroco Jones
Réponses : 5
Chapeau Melon et Bottes de Cuir, les romans

Inutile de faire le détail de la formidable série Chapeau Melon et Bottes de Cuir, toujours célébrée au firmament des spectacles du petit écran. Dès l'arrivée de la terriblement sexy Emma Peel (Diana Rigg), cette série so british pétrie d'humour et de situations extraordinaires bénéficia de plusieurs adaptations romanesques pas toujours heureuses.

Six seulement ont été traduites en français. Deux écrites en collaboration par le célèbre John Steed himself, et quatre, moins attachées à la série, rédigées par un écrivain professionnel.



Bien que publiées tardivement en France, ce sont pourtant les premières et les meilleures novélisations de la série. Co-écrite par Peter Leslie et par Patrick Macnee lui-même, c'est Martin Winckler, passionné de télé et auteur, qui les traduira soigneusement pour les fans.

1 - L’article de la mort (1965, Deadline) Patrick Macnee & Peter Leslie, trad. Martin Winckler
Huitième Art, Coll. Fiction n°1, 1995 184 pages, format 14 X 22,5
ISBN 2-908905-10-8

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Résumé en quatrième de couverture

Quelqu'un a modifié le texte des discours officiels publiés dans les éditions européennes des journaux britanniques : les gouvernements sont ainsi amenés à rappeler leurs ambassadeurs et des manifestations anti-anglaises éclatent un peu partout à l'étranger.
John Steed et Emma Peel sont chargés d'enquêter incognito dans les salles de rédaction du "Courier", à Fleet Street. Leur mission : mettre au jour et démanteler la "Confrérie", une bande de néo-fascistes qui ne reculent devant rien, pas même l'assassinat, pour renverser le gouvernement de Sa Gracieuse Majesté et prendre le pouvoir.

Pour ceux qui pourraient croire qu'il n'existe aucun élément nous qui nous importent, la seule description de la chambre d'Emma Peel, entièrement automatisée, faisant apparaître à volonté mobilier et décoration indécelable par un subtil jeu de boutons suffit à recadrer le roman pour nous...


2 - Canards Mortels (1966, Dead Duck) Patrick Macnee & Peter Leslie, trad. Martin Winckler
Huitième Art en 1996 182 pages, format 14 X 22,5
2-908905-11-6

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Résumé en quatrième de couverture

Lorsque John Steed et madame Peel assistent, dans un restaurant quatre étoiles, à la mort brutale de l'un de leurs voisins de table, ils se trouvent entraînés dans un étrange puzzle : pourquoi plusieurs personnes tombent-elles raides mortes après avoir consommé du canard ? Et quels liens existent-ils entre les victimes : un médecin, un garde-chasse et un peintre? Leur enquête leur fera découvrir un ténébreux complot qui se trame dans la région désolée des marais de l'East Anglia.

Un projet d'empoisonnement massif de la population anglaise par l'eau potable... c'est presque du planet murder smile


Les quatre romans suivants s'éloignent du mythe initial et surprennent par une violence et des situations érotiques ou scabreuses que la série n'a jamais fait figurer en images, même pas dans le sulfureux Club de l'Enfer. Parus en 1967, les deux premiers récits inaugurent la collection Télé Roman de Solar qui publiera quelques Destination Danger mais aussi les Feux de l'Amour ou Le Docteur Kildare... Cette collection qui préfigure les nombreuses séries du Fleuve Noir vingt ans plus tard durera moins de vingt numéros.


Solar 1967 Télé-Roman n° 1 - Le Flambeur flambe (1967, The Floating Game), John Garforth, trad. Marie-France Watkins

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Une super technique de lavage de cerveau est mise au point sur des fonctionnaires britanniques afin de faire tomber le gouvernement. (Emma Peel est courtisée par une espionne qui veut l'épouser?!)

Solar 1967 Télé-Roman n° 2 - Drôles de morts (1967, The Laugh Was on Lazarus), John Garforth, trad. Marie-France Watkins

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Des salves localisées de morts par crise cardiaque qui reviennent dans le monde des vivants, un savant fou mort prématurément, un cerveau conservé dans un bocal et Steed sur le point d'être lobotomisé... de la pure science-fiction. (Emma Peel et un beau jamaïcain pratiquent la torture électrique?!!!)

Solar 1967 Télé-Roman n° 4 - Pop-Crime (The Passing of Gloria Munday), John Garforth, trad. Marie-France Watkins

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Gloria Munday, star pop, demande protection à John Steed mais elle est poignardée le lendemain au milieu de ses fans (sic transit gloria mundi, waf-waf). Mme Peel va devenir une star du rock pour infiltrer une conspiration qui conditionne les jeunes à la révolution par messages subliminaux émis depuis un bateau radio-pirate...mené par un évangéliste américain anticommuniste!

Solar 1967 Télé-Roman n° 6 - Heil Harris (1967, Heil Harris), John Garforth, trad. Marie-France Watkins

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Est-ce qu'Hitler est réellement mort dans son bunker ou fête-t-il son soixante-dix-huitième printemps aujourd'hui en exil à Hertfordshire? se demande John Steed. Et Emma Peel s'enrôle chez les néo-fascistes quitte à être élue dictateur de Grande-Bretagne grâce au trésor du IIIe reich.

Ces quatre romans seront réédités en 1995 dans la collection Super Poche du Fleuve noir détaillée ici : http://forums.bdfi.net/viewtopic.php?id=1510
(Omnibus auquel il faudra enlever l'infamant "hors genre"! big_smile )

Chapeau melon et bottes de cuir, John Garforth, trad. France-Marie Watkins
Fleuve Noir Super Poche n° 23, 1995, ISBN 2-265-05696-0

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Résumé en quatrième de couverture

Qui aujourd'hui ne sait pas encore que Chapeau Melon et Bottes de Cuir (The Avengers) est une série culte de la télévision des années 60, cultivant le non-conformisme, l'insolite, l'humour et le fantastique ?

Ce volume réunit Le Flambeur Flambé, Drôles de Morts, Pop-Crime et Heil Harris !, quatre aventures originales, enfin rééditées, du couple immortalisé par le flegmatique Patrick Macnee et la très séduisante Diana Rigg. Dans une ambiance délicieusement excentrique, british au possible, John Steed et Emma Peel vont devoir affronter la Mafia, mais aussi, cela va de soi, des loups-garous, des zombis, et même un vicaire fou.

Sommaire
    Préface de Rémy Gallart
    Le Flambeur Flambé (1967, The Floating Game)
    Drôles de Morts (1967, The Laugh was on Lazarus)
    Pop-Crime (1967, The Passing of Gloria Munday)
    Heil Harris ! (1967, Heil Harris)
   


   
Patrick MacNee (6/02/1922, Londres -) Etats-Unis
Né à Londres, Patrick Macnee est mondialement connu pour son rôle de John Steed dans Chapeau Melon et Bottes de Cuir, la série télévisée anglaise culte des années 1960. Il a également co-écrit deux histoires originales basées sur la série avec Peter Leslie

Peter Leslie (5/02/1922, Launceston-) Grande-Bretagne
Journaliste et auteur.

John Garforth ? Grande-Bretagne
Ecrivain professionnel anglais et auteur pour la jeunesse à présent plus intéressé par la vie sociale et politique.



"Mrs Peel we're needed !"

okbdfi


Pour les amateurs de la série et de ses dérivés, un site en français très actif et détaillé : http://theavengers.fr/index.htm

#359 Re : Imaginaire moderne (de 1945 à nos jours) » [Auteur] Michel Dahin / Michel de Roisin » 03-04-2012 02:23:40

Deux titres pour nous :

La Sérénade au Fantôme, Michel Dahin
Editions S.A.E.T.L., Collection Haute-Police, 4e trim. 1945, DL 9

v_dahinserenadefantome.jpg

Dans une région germanique indéterminée, un récit policier traité comme un récit gothique.

Dans un atelier de luthiers, l'un d'entre eux, Wolfgang, a un visage angélique aux yeux magnifiques qui recèlent, d'aprés l'ancêtre des artisans, la destinée tragique qui l'attend. Un jour, ses compagnons le surprennent à régler un violon d'une pureté de son exceptionnelle, un stradivarius probablement, puis le briser désespérément après en avoir tiré quelques notes.

L'archet fit trois mouvements de va-et-vient. Les yeux de Wolfgang s'ouvrirent, démesurés. La ride verticale de son front se tordit comme une vipère. Les dents du jeune homme s'enfoncèrent dans sa lèvre, qui se frangeai d'écarlate.
Dans son poing droit, levant bien haut l'instrument, telle une masse d'armes, il le rabattit vers le sol. Les quatre cordes exhalèrent une plainte presque humaine. Les tables d'harmonie, les éclisses, les chevalets et le manche, avec un bruit d'ossements, rebondirent sur le plancher.
Horrifié, je me laissai retomber dans la mansarde.
- Un Stradivarius, sans aucun doute! m'écriai-je. Il l'a brisé comme un mauvais vase! Oh! cela, je ne lui pardonnerai jamais!
- Et maintenant, dit Pétrus, qui avait repris ma place, maintenant il se mord les poings, il pleure, son menton est tout barbouillé de sang!

Le lendemain, le luthier demande la permission d'utiliser l'atelier le soir pour fabriquer son propre violon. A peine ce dernier terminé, l'homme part secrètement au fleuve mais une indiscrétion permet à ses amis de le suivre, trop tard pour empêcher sa mort : le corps git dans l'eau crucifié par un coup de poignard au coeur.

Un récit d'ambiance réussie non sans rappeler les contes de Jean Ray, Michel Dahin est belge, ne l'oublions pas. La conclusion réaliste ne dissipe pas la sorcellerie qui se mêle étroitement à l'histoire passionnelle du luthier pour un fantôme, celui de Lorelei. Il est trompé et assassiné par deux femmes réelles toutes deux éprises de lui dans une tragédie qui les muent tous trois en archétypes malgré eux et dont il demeure le seul à revendiquer l'intégrité. Le narrateur est un ami luthier de l'atelier et son romantisme, s'il n'est pas fatal comme pour Wolfgang, lui inspire des images fantasmées plus vraies que la réalité. Quand la clé de l'énigme est donnée, elle est présentée comme un pauvre leurre cachant la vérité. Le temps et le lieu sont eux-mêmes incertains, l'origine germanique est évidente mais sans repère identifiable, il peut s'agir de l'Est de la France, de l'Allemagne ou d'une région frontalière belge. L'époque paraît fluctuante, l'enquête n'est pas procédurale, pas de gendarmes ni d'alibi et pourtant il y a bien un juge d'instruction. Les légendes flottent dans la conscience collective, anciennes ou récentes, la chronologie se télescope pour finir dans un "il y a longtemps" sans consistance.



Dans un tout autre registre, Les Prisonniers des Diplodocus a été écrit en 1948 pour les éditions Paris-Cité qui arrêteront leur production avant de le publier. Le récit resurgit curieusement quelques années plus tard chez un autre éditeur, en perte de vitesse également, Ferenczi, dans la collection désormais bien connue ici, Mon Roman d'Aventures.

Prisonniers des diplodocus, Michel Dahin
Editions Ferenczi, Collection Mon Roman d'Aventures n° 356, 3e trim. 1955, DL 2750, illustrateur non crédité Georges Vallée.

v_mrav356.jpg

Au Népal, sur le territoire du Dalaï Lama, une expédition scientifique anglaise appelle au secours par télégraphe une garnison britannique. Ils sont coincés dans un lieu inconnu et souterrain par une peuplade étrange avec un troisième œil et des monstres préhistoriques. Le peuple serait le peuple fondateur de la race humaine, les Sogdiens. Cela n'empêchera pas la garnison venue à la rescousse de ses compatriotes savants de les anéantir tous sans l'ombre d'un haussement de sourcil, et avec eux, les dinosaures et les champignons géants.

Cette charge aux accents britanniques est conduite tambour battant, sans souci éthique ou ethnologique. L'ardeur chaotique quoique militaire est amusante et plutôt rafraîchissante. A aucun moment le lecteur n'aura le point de vue scientifique, les savants sont relégués à une voix anglaise (in french in the text toutefois) qui appelle à l'aide, avec la longitude et la latitude exacte. Un appel au secours auquel le chef de garnison, ennuyé par cet embarras mais nullement tiraillé par des sentiments complexes, va répondre en bon compatriote : il faut sauver des citoyens britanniques. Il mène sa troupe, solidement armée et nantie d'un matériel spéléologique complet, à travers un pays réputé inaccessible et dangereux que seuls les savants fous et les aventuriers cupides affrontent d'ordinaire. Protégés par une xénophobie à toute épreuve, les cinquante soldats anglais, en sifflotant "It's a long way to Tipperary", vont massacrer tout ce qui bouge avec quelques commentaires garantis sans aucune portée scientifique.

- Oh! fit-il [le major], ces créatures ont un oeil entre les sourcils!
- Ce qui ne les empêche point d'avoir, en outre, les deux yeux habituels, remarqua le sergent. Je me demande si ces gaillards-là ferment leurs trois yeux pour dormir, ou bien s'ils en conservent un toujours de garde... Dans ce cas-là, il ne doit pas être facile de les attaquer pendant leur sommeil.

Les seules explications simili scientifiques faites par le lieutenant, qui aurait un passé (un peu honteux) d'étudiant paléontologue, sont écartées par lui-même et son supérieur tandis que les hommes installent une quantité impressionnante d'explosifs dans le village sogdien:

- Vous avez raison, conclut le major, Tout cela me paraît diablement compliqué. Contentons-nous donc de voir. Cela vaudra mieux que de construire d'absurdes systèmes... à l'exemple de certains philosophes!

La déflagration titanesque qui suit rend sourds toute la garnison qui fête muettement sa victoire lorsque du lac bouillonnant surgit une pléthore de dinosaures qui heureusement a finalement plus d'enthousiasme à s'autodétruire qu'à s'attaquer aux soldats extasiés. Les savants isolés sur un piton rocheux profitent de la mêlée de l'ère secondaire pour rejoindre leurs braves sauveurs et, quand la Terre se révolte en un énorme gouffre volcanique, ils s'échappent par un chemin alternatif providentiel que le major éclipse en déclarant que, comme dit Rudyard Kipling, c'est une autre histoire.

De la survie des Sogdiens, des dinosaures, des champignons, de la présence du troisième oeil ou même des capacités pétrifiantes des projectiles indigènes, on ne saura rien, mais alors rien du tout!



Les intrépides auteurs des Terres Creuses (Encrage) ont bien cité ce récit émoustillant, avec un autre extrait des plus savoureux, dans la notice 1429. Leur résumé, court par nécessité, fausse un peu l'intrigue de l'histoire. La place ne m'étant pas comptée, j'espère avoir précisé le scénario utilement pour les innombrables amateurs de Michel Dahin wink


okbdfi

#360 Imaginaire moderne (de 1945 à nos jours) » [Auteur] Michel Dahin / Michel de Roisin » 03-04-2012 02:21:08

Cirroco Jones
Réponses : 2
Michel Dahin (19..-1982) Belgique

Pseudonyme : Michel de Roisin.

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okbdfi

Ce sont là tous les renseignements fragmentaires sur ce polygraphe et illustrateur curieux et inépuisable que l'on connaît sous ces deux noms, pas forcément les siens.

La première référence des oeuvres littéraires de cet auteur remonte à 1938 pour une pièce théâtrale jouée à la Sorbonne :

Michel Dahin. L'Illusion de François Villon, pièce en un acte, représentée le 15 mai 1938 à la Sorbonne
Publication :  Joigny, Impr. Société d'éditions et d'imprimeries ; Paris, J. L. Lejeune, 1, rue Marivaux. (S.M.), (27 mai 1938.) In-16, 32 p. 5 fr. [5405] Note(s) :  Achevé d'imprimer en 1938

Un ouvrage d'étudiant? Il serait donc probable que Michel Dahin soit là son véritable nom.

Ensuite, son nom disparaît du paysage français avec les hostilités de 39/45 et on ne l'aperçoit qu'en 1941 aux éditions La Gerbe en Belgique pour deux courts récits policiers "Crime au studio" et "La première mort de César Satanas". Ce sont les deux seules incursions que j'ai pu trouver pendant la guerre. C'est en France de nouveau que Michel Dahin revient en 1944 pour se faire publier dans les éditions de l'après-guerre en tant qu'auteur ou illustrateur : S.E.N., S.A.E.T.L. et Paul Dupont. Il crée d'ailleurs un personnage, Le Chacal qui est aussi le nom d'une collection chez S.E.N. et dont il fut, à priori, le seul écrivain. Chez Paul Dupont, dans la collection Haute-Police, il écrit une belle nouvelle d'inspiration fantastique, La Sérénade au fantôme parue sous une couverture inspirée, non signée hélas.

Son activité se diversifie et s'intensifie mais se dilue aussi car il s'agit principalement de courts récits, d'illustrations, de bandes dessinées en récits complets pour les revues pour la jeunesse, ces dernières n'étant pas toujours nominatives.

On le retrouve en 1946 aux éditions Paris-Cité dans la collection Chercheurs d'Espace, au côté de Georges G.-Toudouze, qu'il illustre avant d'écrire lui-même un titre "Du sang sur l'Himalaya". Un second titre est annoncé "Prisonniers des diplodocus" mais il ne paraîtra que beaucoup plus tard chez Ferenczi dans Mon Roman d'Aventures en 1955. En 1948, on lit sa signature au Journal des Voyages Nouvelle Série (par ex. "La Déesse de la jungle" n°113, 24 juin 1948 qu'il serait bien de trouver et lire) encore au côté, d'ailleurs de G. G.-Toudouze (sous son nom et sous le pseudonyme d'André Fougère)*.

C'est dans les années 1950 que Michel Dahin cède peu à peu la place à Michel de Roisin. Il y a encore un intéressant récit "texte sous images" plutôt que BD publié au nom de Dahin dans la revue pour la jeunesse, Bravo, en 1950, "La légende de Stenka Razine" dont une image a marqué les jeunes lecteurs (réédité chez Prifo en 1977). Toujours sous le nom Dahin, Atomes n° 127 en novembre 1956, la revue de vulgarisation scientifique, publie un article sur Mars "La planète Mars va-t-elle révéler ses secrets ?" mais, l'année suivante, c'est Michel de Roisin qui signera "Où va l’astronautique ?" dans Atomes n°131 de mars 1957.

v_dahinstenkarazine.jpg
Détail planche de La légende de Stenka Razine dans Bravo, 1950

v_dahinatomes127.jpg
Illustration de Michel Dahin pour Atomes n° 127

En 1960, désormais devenu Michel de Roisin, il est chez Vaillant où il signe des articles documentaires pour la jeunesse, avec des illustrations personnelles, entre autres sur la préhistoire dans une série documentaire, "Homme préhistorique, cet inconnu", de J2 Jeunes en 1966 qu'une fois de plus il illustre. Plus remarquable, il est au moins une fois l'illustrateur de la une de l'Humanité-Dimanche n° 659 du 16 avril 1961 quand le journal célèbre l'ascension de Youri Gagarine avec un dessin futuriste à la légende enthousiaste "Hourra pour Youri !".

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Couverture illustrée par Michel de Roisin pour J2 Jeunes.

Ce nouveau nom de plume va à présent explorer la dernière veine d'inspiration de l'auteur jusqu'à sa mort : l'occultisme. Dans la revue AEsculape qui a une entrée sur BDFI mais aussi dans des ouvrages publiés au Rocher dans une collection aux noms mystérieux : Les Carrefours de l'étrange qui devint ensuite Aux Confins de l'étrange. Ses ouvrages sont sujets à controverse dans les sphères mieux informées que moi, "Ulrich de Mayence" (défini comme le maître de Nostradamus et créateur d'une secte dont Michel de Roisin était le grand maître moderne) et "Alohim, chirurgien au XVIème siècle" devraient plus à l'imagination débordante de leur auteur qu'à la vérité historique**.

Nul doute qu'il y ait encore beaucoup à découvrir, à rectifier et à conforter sur cet artiste curieux et prolixe dont on peut découvrir les qualités d'écriture originale dès les premiers récits publiés dans le format "fascicule". Voir les deux titres que j'ai pris plaisir à détailler pour la base de données.


* Dans ce numéro du Journal des Voyages, un annonceur donne le sommaire suivant : "La caverne au trésor par André Fougère (suite), La Déesse de la jungle par Michel Dahin. Quelques marchands de bois d'ébène par Georges Toudouze." La Caverne au trésor est sans aucun doute une reprise du n° 7 de Chercheurs d'Espace, La caverne aux trésors par François Le Hêtre, 1946, un autre pseudonyme de Toudouze.

** Ulrich de Mayence : 1486-1558 : "la Bible de l'an 2000", le maître de Nostradamus, la BNF nous apprend qu'il s'agit de "Recueil de textes extraits d'" Asculape", 1969-1973. - Contient des textes en latin et des textes traduits du latin et de l'allemand"
Alohim : d'après la vie d'Aloïs Carséna qui, d'après la BNF, était un "Médecin né à Nice qui, après de nombreux voyages en Europe, termina sa vie comme "médecin des chameliers" à Alger. Le récit autobiographique composé en arabe, italien et latin est conservé à la bibliothèque khédivale du Caire." Un seul bémol, la source de notre BNF est le récit de Roisin...

Sources et pages à visiter :
http://litteraturepopulaire.winnerbb.ne … hin-michel une bibliographie présentée par Ignatz Mouse avec une petite erreur issue de la BNF : le Haute-Police date de 1945 et non 1949.
http://www.forumpimpf.net/viewtopic.php?f=183&p=564251 : photo de Michel Dahin.
http://gotomars.free.fr/ : Atomes n° 127, une belle reproduction de l'article mais il manque hélas une page.
http://litteraturepopulaire.winnerbb.ne … paris-cite Un dossier consacré à la collection Chercheurs d'Espace Paris-Cité.
http://www.bd-anciennes.net/annees50/bravo/bravo.php Une page qui cite le passage de Michel Dahin à la revue Bravo.
http://www.bdoubliees.com/j2jeunes/auteurs5/roisin.htm Une page consacré à Michel de Roisin chez Vaillant.
http://www.humanite.fr/10_04_2011-youri … ace-469650 Une page sur l'Humanité Dimanche du 16/04/1961.
http://forums.bdfi.net/viewtopic.php?id=125 Un dossier sur la revue AEsculape sur BDFI initié par Teddy Verano.

Et comme d'habitude, des erreurs? des détails supplémentaire? N'hésitez pas à rectifier ou à améliorer cette enquête de Cirroc'Holmes wink
(voui, vous pourrez même ponctuer d'un "Elémentaire, ma chère Jones"...)

#361 Re : Discussions libres » le livre comme support artistique » 01-04-2012 23:55:55

MobyDick a écrit :

Ceci me semble plus efficace :

http://www.bdfi.info/img/vign/b/v_biografias.jpg

Biografias, une installation d'Alicia Martin à la Casa de America, Madrid.

Une prévisualisation de l'appartement de certains BDFIstes dont les collections sont arrivées à saturation ?

Grandiose! ça ressemble assez à certains de mes cauchemars smile

#362 Re : Panthéon » Dr. Jekyll & Mr Hyde » 27-03-2012 17:46:49

Dr Jekyll et Mr Hyde, d'après Stevenson, adaptateur inconnu
Novélisation d'après le film de Victor Fleming avec Spencer Tracy, Ingrid Bergman et Lana Turner
Editions La Concorde (Belgique) Ciné-Roman n° 58, 1946


v_cineroman058drjekylmrhyde01.jpg  v_cineroman058drjekylmrhyde02.jpg

#363 Re : Imaginaire ancien » [Auteur] Jules Verne » 25-03-2012 22:00:14

Tankiou guys!

Je crois que je vais arrêter de me lamenter, ça ferait véritablement mauvais genre devant toutes ces merveilleux trucs tour à tour ou tout à la fois verniens, poussiéreux, hors genre et ferroviaires mais pas géographiques, alors pas du tout! big_smile big_smile

#364 Re : Programmes de parution » Mango » 25-03-2012 03:04:41

Ah mince, je n'avais pas intégré ton info de l'année dernière. Une collection sympathique de moins... il faut croire que les traductions n'ont pas tenu leur promesse facile.

#365 Re : Imaginaire ancien » [Auteur] Jules Verne » 25-03-2012 02:53:32

Mouais... je ne trouve pas cela si drôle de se faire prendre en embuscade et tirer dessus à boulets rouges par quelqu'un qui n'avait pas l'air si antipathique. Ce n'est pas gratifiant ni pour lui ni pour moi, j'ai l'impression d'avoir encore perdu quelque chose dans un combat que je n'ai pas choisi mais que je n'ai pas non plus évité. Navrée de casser l'ambiance, la victoire et moi, ce n'est pas en chantant sad

On peut clore la polémique avortée ou l'exiler tiens, dans un dossier "triste topic", ça m'irait très bien aussi? Et puis on passerait à autre chose. Un truc obscur à dépoussiérer totalement oublié de tous, une nouvelle illu de Calvo ou un train en goguette, je suis même prête pour des références hors genre de la BNF!... ou une saine mêlée autour du Prix Rosny dont nous sommes tous de fidèles supporters... de son secrétaire wink

#366 Re : Imaginaire ancien » [Auteur] Jules Verne » 24-03-2012 02:43:18

Lionel Dupuy a écrit :

Et vous pensez que ma thèse je l'ai rédigée en faisant des copiers-collers depuis Internet... ?

On n'en pensait pas grand chose, mais désormais, sur votre invitation, on pourrait y songer.

Lionel Dupuy a écrit :

C'est cool de défendre ses amis, mais en l'occurence, vous pourrez voir que sur ce thème du merveilleux géographique, tel qu'il est cité dans le post, est un copier-coller de mes travaux (de thèse).

Vous vous embourbez dans une accusation totalement arbitraire basée sur deux mots, dont vous n'avez ni la paternité ni l'exclusivité, que vous avez trouvés ici dans un post minuscule daté de juin 2011. Brutalement, vous vous voulez nous faire croire que vous êtes indigné en émettant des doutes successivement sur mon honnêteté, mes capacités d'analyse personnelle, mes autres interventions et par extension le site de BDFI. Vous soutenez à présent que ceux qui vous ont répondu défavorablement n'ont aucun libre arbitre, simples partisans incapables d'user de leur intelligence. Ne souffririez-vous pas d'un sentiment d'importance démesurée?

Lionel Dupuy a écrit :

Lisez-la avant de prendre une défense qui ne tient pas la route.... SVP Merci. Et nous en rediscuterons par la suite, plus facilement.
Bonne lecture, bonne soirée, Lionel ;-)

Vous vous ficher du monde, non? C'est carrément de la pub sans éthique.
Il n'y a pas de défense à prendre, allez faire le malin ailleurs, vous nous avez suffisamment fait perdre notre temps. C'est clair comme réponse?

#367 Re : Autres supports de l'Imaginaire » JEU FLASH » 22-03-2012 21:16:29

MobyDick a écrit :

André-François RUAUD ?

Les BDFIles sont absolument incroyables!!! A chaque fois, je suis surprise de la rapidité avec laquelle les énigmes les plus tarabiscotées sont dénouées!

Bravo MobyDick, il s'agit bien d'AFR, comme le sous-entend plus bas Fantômas arrivé trop tard, du temps de Yellow Submarine, accro à la guitare électrique avant de raccrocher pour les moutons smile

v_aciddragon0b.jpg  v_mrpeach4b.jpg   v_varia8b.jpg

AFR était contributeur à Varia et Mr Peach mais il était l'un des fanéditeurs du zine Acid Dragon dont vous avez vu le n° 0, un incroyable production en bilingue français/anglais car "le rock est international", c'est cool la jeunesse wink
Si vous jetez un oeil à l'"ours" d'Acid Dragon, vous découvrirez deux autres contributeurs célèbres dans le fandom aujourd’hui.

#368 Re : Imaginaire ancien » [Auteur] Jules Verne » 22-03-2012 21:02:37

Lionel Dupuy a écrit :

Bonsoir,
En réponse à Cirroco Jones : merci de parler du "merveilleux géographique". Il aurait cependant été plus honnête de dire où vous avez trouvé cette référence, à savoir dans ma thèse que j'ai soutenue en géographie à l'université de Pau en 2009 (sur la géographie et l'imaginaire géographique dans l'oeuvre de Jules Verne) : http://jules-verne.pagesperso-orange.fr … /index.htm
Vos autres remarques semblent aussi être directement tirées de mon site web : http://jules-verne.pagesperso-orange.fr/
Attention SVP aux copiers-collers, cela finit par se voir...
Merci. Bonne soirée, cordialement, Lionel Dupuy

Bonjour cher universitaire et merci de votre mise en garde à propos des copier-coller mais il semble certainement très outrecuidant de votre part de finir votre admonestation par un sous-entendu pour le moins sournois et largement immérité.

J'ai bien le regret de vous apprendre qu'il est fort possible que je sois arrivée sur les pages qui célèbrent votre ouvrage mais je n'en ai aucun souvenir. Jules Verne est un grand auteur mais il n'est pas LA littérature.
Le terme "merveilleux géographique" est visiblement le fer de lance de votre étude mais il n'est pas une création originale et dument "copyrightée",  à moins que je ne sois en plein piratage de droits, par les temps qui courent, la méfiance est de rigueur... Mais non! déjà, en quelques googlesques recherches rapides, je trouve différentes sources dont un ouvrage édité par le digne Larousse en 2001! Sans devoir citer d'autres ouvrages universitaires qui utilisent cette expression avant vous sans venir en réclamer la primeur ici.
http://www.larousse.fr/archives/litterature/page/788

Je ne prendrai pas de gants car vous m'avez jeté le vôtre sans raison : vous êtes un menteur mais bravo pour le petit coup de projecteur sur votre bouquin!

#369 Re : Autres supports de l'Imaginaire » JEU FLASH » 22-03-2012 14:21:07

Charles le Téméraire a écrit :

Mais comme on parle de musique rock et de dragons, et que je ne voudrais pas que ton (excellent) jeu-flash demeure sans candidats, ma proposition est... ratatata... ratatata... l'immense et merveilleux Michael Moorcock ! big_smile big_smile big_smile

Ah merci Charles Ze Témeraire (ah moins que ce soit finalement Electric Charly!) de participer et de relever mon moral qui sombrait au même moment dans le marasme devant le flan lamentable de l'affaire big_smile big_smile

Ta proposition comptera pour un indice, c'était bien pensé mais ce n'est pas Moorcock!

#370 Re : Autres supports de l'Imaginaire » JEU FLASH » 22-03-2012 14:15:18

C'est pas une question de rock-rock, c'est une question de fan SF, très people et je pense, amusante tongue

Et comme je le pensais pas si facile, c'est bien pour cela que je propose une question par participant pour faire avancer le Schmili-li-li-bluk qui n'est pas un oeuf.

Mais bon, je ne forcerai personne à animer mon bête sensationnel JEU FLASH, m'enfin! big_smile big_smile

Quoique le lot est quand même sympathique

#371 Re : Autres supports de l'Imaginaire » JEU FLASH » 22-03-2012 01:13:04

Rharg! Eh bien personne n'est pressé d'y jouer... même pas moi big_smile big_smile

#372 Re : Imaginaire jeunesse » [Auteur] Richard C. O'Brien » 19-03-2012 16:32:37

MobyDick a écrit :

Loin de moi l'idée de jouer les pinailleurs, mais ce brave homme n'est pas né le 11/01/1948, mais le 11/01/1918. Déjà qu'il n'a pas vécu bien longtemps !

Oh mais oui, tu ne joues pas, tu "grave" pinailles : une si petite coquille venue du pavé numérique dans la mare! big_smile big_smile

Bon, je lui rétablis ces trente années indument volées, pauvre O'Brien, décidément rebelle à toute entrée correcte dans notre catalogue. Merci!

#373 Re : Imaginaire jeunesse » [Thème] Le Livre Animé dans tous ses états » 19-03-2012 16:27:15

Pop-Up!

...un peu de dépoussiérage de ce pauvre dossier abandonné. Les infos précédentes ont été augmentées, améliorées et de nouveau illustrées.

Et un nouveau livre animé pour le plaisir.

Mauvaises rencontres passage de la Frayeur (Who Will You Meet in Scary Street?, 2001) - un livre animé pour avoir peur! , Christine Tagg
Illustré par Charles Fuge, animé par Richard Ferguson et Mat Johnstone, traduction de Jacques Pinson.
Quatre fleuves, 2001, ISBN 2-84196-214-8

Un album ciblé Halloween plutôt sympathique et assez classique, rattrapé par quelques trucs astucieux, le verre de sang du vampire qui se vide ou l'étonnante araignée de ménage et des idées gracieuses comme ce fantôme à la laverie avec ses linceuls sales. L'adaptateur s'est amusé aussi et les inscriptions dans le dessin ont été avantageusement traduites, le facteur est épinglé "Bourreau de poste" par exemple.

Pour la postérité, la couverture et une double page consacrée à une déclinaison de notre héros Frankenstein, confondu avec sa créature, le mythe a pris le pas sur le roman.

v_4flpassagefrayeur1.jpg  v_4flpassagefrayeur2.jpg

#374 Re : Imaginaire jeunesse » [Auteur] Richard C. O'Brien » 19-03-2012 12:59:14

Si cela peut te rassurer, il n'est référencé nulle part chez nos aimables confrères, il s'agit là d'une brèche carrément à travers nos univers wink

Et pourtant, Denis Guiot citait Z comme Zacharie comme un roman pour adolescent à lire. De mon côté, je pense que Madame Brisby, dont il ne parle pas, est un bon représentant de la SF pour les plus jeunes.

Pourquoi n'ont-ils pas réédités? Je ne sais pas, un problème de droits? Pourtant l'Ecole des Loisirs a réédité La Couronne d'Argent relativement régulièrement... Encore un mystère de l'édition.

#375 Imaginaire jeunesse » [Auteur] Richard C. O'Brien » 19-03-2012 01:03:36

Cirroco Jones
Réponses : 7
Robert O'Brien (11/01/1918, New-York - 05/03/1973, Washington) USA

Robert C. O'Brien, pseudonyme de Robert Leslie Conly

Robert O'Brien était avant tout un journaliste qui fut plus de vingt ans directeur adjoint du National Geographic Magazine. Il est également l'auteur de quatre romans de science-fiction dont le célèbre Madame Brisby and le secret de NIMH.

- La Couronne d'argent (1968, The Silver Crown), trad. par Michèle Poslaniec
Ecole des Loisirs, Coll. Neuf 1986 rééd. 1988
    Coll. Neuf en Poche rééd. 2002 ISBN 2-211-03238-9
   
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- Madame Brisby Et Le Secret De NIMH (1971, Mrs. Frisby and the Rats of NIMH), trad. par Jeanne Bouniort, illustré par Paul et Gaétan Brizzi
Le Livre De Poche Jeunesse n° 87, 1982 ISBN 2-253-03075-9
NB le titre original est mal orthographié sur les pages titres du Livre de Poche, la version originale appelle bien la jeune souris courageuse Mrs Frisby avec un "F".

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- Z comme Zacharie (1975, Z for Zachariah), trad. par Jeanne Bouniort, illustré par Manchu
Le Livre De Poche Jeunesse n° 230, 1986 ISBN 2-253-03882-?

v_ldpjeun0230.jpg


Son unique roman de science-fiction pour adultes, A Report from Group 17 (1972), à propos d'une guerre biologique, n'a pas été traduit en français.

WARNING URGENCE okbdfi !!! big_smile big_smile

C'est vrai! c'est assez incroyable que cet auteur ne soit pas référencé...
Et tant que j'y suis, pour les petits veinards de BDFI amateurs de scoops bibliographiques, sachez que ce petit livre de poche de rien du tout pour la jeunesse, "Madame Brisby et le secret de NIMH", est très étrangement assez difficile à trouver. Il n'en existe qu'une seule édition, celle référencée plus haut, et les exemplaires sont rarement en vente. C'est un roman sympathique peut-être encore plus difficile à se procurer que Les Garennes De Watership Down de Richard Adams, une autre fantasy animalière anglo-saxonne, qui a au moins connu plusieurs éditions.

Les résumés.

La Couronne d'argent

La couronne fut la première chose qu'Ellen vit à son réveil, le matin de son anniversaire. Elle était posée sur son oreiller et brillait comme de l'argent d'un éclat très doux. Elle la mit sur sa tête et partit faire une promenade matinale ... pour découvrir à son retour qu'un désastre s'était produit. Sa maison avait brûlé et ses parents avaient disparu. Hébétée par ce choc, la seule personne à laquelle elle pensa fut sa tante Sarah, qui habitait à six cents kilomètres. Elle se mit donc en route pour ce long voyage qui devait l'entraîner au royaume du danger et du mystère. Tout à coup, beaucoup de gens voulurent l'aider - ou bien recherchaient-ils la couronne d'argent ? Et si oui, pourquoi la désiraient-ils tant ?

Madame Brisby Et Le Secret De NIMH

Mme Brisby est une souris des champs qui a des problèmes de logement : le tracteur du fermier menace sa maison. Sur le conseil de la chouette, elle va trouver les rats de Nimh et découvre leur secret : une cité souterraine avec ascenseur et bibliothèque!
Comment des rats ont-ils appris à lire, à travailler, à se servir de l'électricité? C'est une grande aventure, un vrai roman de science-fiction.

Madame Brisby connut une adaptation particulièrement sympathique au cinéma d'animation en 1982 par le transfuge des studios Walt Disney, Don Bluth. Peu après, Jane Leslie Conly, la fille de l'auteur, publia deux séquelles du roman paternel non traduites en France : Racso and the Rats of NIMH (1986) et R-T, Margaret, and the Rats of NIMH (1990).

Z comme Zacharie

Sur la terre ravagée par un cataclysme, Ann reste seule dans sa vallée miraculeusement épargnée. Avec quelques animaux, la petite ferme, elle redécouvre le travail dans la nature comme avant les machines.
Mais il y avait un autre survivant... Est-ce la promesse d'une vie à deux où tout peut renaître.
Ou bien l'inconnu porte-t-il avec lui une menace plus redoutable que celles des radiations mortelles?

#376 Re : Autres supports de l'Imaginaire » JEU FLASH » 19-03-2012 00:35:36

Eh là! Bientôt un an sans JEU FLASH! Que nenni! Quelqu'un me disait dernièrement que le forum manquait d'allant, il est temps de remédier à ce ronronnement qui nous berce depuis l'automne et pour cela, rien ne vaut...


UN SUPER JEU FLASH Hors Série : le SHOW POP' PIE PAUL!!!!
ROCKEZ avec BDFI pour le prix I-N-C-O-N-T-O-U-R-N-A-B-L-E!


Pour éveiller les dormeurs, le SUPER JEU FLASH Hors Série sera exposé plus de 24 heures de réflexion avant de rouvrir ses portes le jour du printemps, le 20 mars 2012, 20h00! + 2 jours et 4 heures donc le 22 mars 00h00


C'est un challenge difficile qui va vous être proposé avec les trois couvertures suivantes, toutes de fanzines dédiés au rock. Du rock?... Le rock! Oui, au rock.
Derrière chacune de ces illustrations, la liste des contributeurs révèle un nom identique d'une personnalité aujourd'hui publique dans le monde de la SF...

v_mrpeach4.jpg  v_aciddragon0.jpg  v_varia8.jpg

La Question, et ce n'est pas une torture, est bien entendu QUI?

Vous avez à présent quelques heures pour renverser cartons, neurones ou google et trouver le nom de cette personne multipassionnelle.

Soyez Show! Soyez Rock! Soyez Pie-Pol!

ATTENTION : l'épreuve étant peut-être un peu difficile, chacun des braves amateurs aura droit à UNE question et UNE SEULE, qui devra être posée dans le topic à la suite de ce post à partir du 20 mars, 20h00, et dont la réponse sera librement affichée à la vue de tous les autres aimables chercheurs.

Comme toujours, le jeu s'achèvera avec la première bonne réponse et le vainqueur de la grande scène du Printemps de BDFI emportera un extraordinaire lot! YEAH!

Keep on Rockin' et à Jeudi 22 mars 00h00!

















...
Euh, évidemment, le prix...
                                                                                                   
Le Prix
Ce ne sera pas tout à fait de la SF mais une aventure extraordinaire en Amérique du sud écrite par un des fleurons de la SF populaire à la française, MAURICE LIMAT! Jugez-en vous-mêmes:

La Montagne aux vampires
Ferenczi, Mon roman d'aventures n°23, 1946

Un sorcier indien Araucan élève des grandes chauve-souris amateurs de sang humain ne s'attaquant qu'aux blancs qui envahissent la Pampa argentine

Et ça, c'est quand même très fort!

v_fermrav023.jpg

L'illustration de R. Houy est formidable, cette saleté de vampire sinistre sur fond de jeune fille gracieuse fondue dans le paysage, impressionnant smile

Notez bien que le fascicule est en bon état sauf la dernière page et le 3e plat qui sont hélas salis.
Il vous sera offert gracieusement par la maison Jones and Bédéhé fils sur la simple mention de vos nom et adresse à envoyer par mail en MP (pas d'adresse en public!)

#377 Re : Imaginaire ancien » [Auteurs] Gaston-Pastre / Bailly / Peslouan / Samat » 18-03-2012 03:01:17

Gaston Pastre

Une enquête de CidJe Holmes

Pastre, Jules-Louis-Gaston, 1897-1939, France d'après la BNF où il est présenté ainsi : "Auteur de romans historiques, de mémoires de guerre et d'études scientifiques" sans un mot sur ses récits d'anticipation ou d'aventures, pfittt...

Vu également orthographié Jules-Louis Gaston Pastré.
(Attention! à ne pas confondre avec Gaston Pastré, graveur illustrateur : Pastré, Gaston (1881-1947) toujours d'après la BNF.)
Ces maigres informations sont les seules qui apparaissent spontanément sur la toile pour un auteur qui connût une vogue certaine entre les deux guerres mondiales.

Ensuite, eh bien, il faut comme d'habitude creuser dans les petits détails, accrocher un indice qui dévoile un petite partie du puzzle.


Les indices

Gaston Pastre est cité sous ce nom comme titulaire d'un des sièges occupés à l'Académie des Sciences et Lettres de Montpellier.
Pastre Gaston, Docteur es Sciences Ecrivain 1921-1939
www.ac-sciences-lettres-montpellier.fr/fichierspdf/Sieges.pdf
et on lui connaît un ouvrage en collaboration avec Louis-Jacques Thomas sur la ville : Montpellier, ville inconnue, et des interventions dans le Bulletin de l'Académie des Sciences et des Lettres de Montpellier à propos, par exemple, de l'armée allemande.

Il figure sous le nom de Gaston-Pastré :
Le Languedoc Méditerranéen
J. L. Gaston-Pastré
The French Review
Vol. 4, No. 6 (May, 1931), pp. 485-491
Published by: American Association of Teachers of French
Article Stable URL: http://www.jstor.org/stable/380213

Sans oublier quelques traductions dont Goethe.

Il fait partie des personnes citées au Panthéon de Paris, mort sous les drapeaux durant la seconde guerre mondiale sous le nom de Gaston Pastré.
Il avait déjà fait la première comme lieutenant dans l’artillerie lourde qui lui inspira :
Trois ans de front : Belgique, Aisne et Champagne, Verdun, Argonne, Lorraine : notes et impressions d'un artilleur par Gaston Pastre (1918)
réédité en 1991 en travaux universitaires comme témoignage et dans lequel il se présente comme languedocien.
Si on ajoute le texte paru sous la houlette de la Société de la revue « Le feu » 1920 : L’étrange aventure de Pierre Fontramie » de J.L.Gaston Pastre dont Teddy fait l'article dans son chouette blog ici : http://merveilleuxscientifiqueunblogfr. … -retrouve/


Résolution très partielle

Tout ceci nous conduit à conclure, et son patronyme est encourageant puisque Pastre est un nom méridional, que l'auteur est né dans les alentours de Montpellier, qu'il y a probablement fait ses études, engagé à 18 ans dans la guerre 14-18 et tenant le grade de lieutenant, probablement issu d'une école militaire et officier dès son plus jeune âge. Que l'on retrouve enfin en 1921 en académicien alors qu'il n'a que 24 ans, capable de traduire de l'allemand classique et rédigeant en anglais.
Bref, un jeune homme promu à un avenir brillant qui se jette dans l'anticipation, le merveilleux scientifique, dès ses débuts.

Le succès est visiblement au rendez-vous puisqu'on le retrouve dans la revue Lecture pour tous, publié ensuite chez Hachette; où il est apprécié au point de paraître dans un recueil de prestige, Le Livre des Vacances, aux côtés d'auteurs célèbres pour la jeunesse*; ou chez Tallandier, ou encore obtenant le prix Jules Verne. Gaston Pastre rend compte d'une activité littéraire régulière et publiée aisément jusqu'à la fin de 1939 qui voit paraître un dernier récit dans Lecture pour Tous, "Les sous marins fantômes". Et puis plus rien... pour la bonne raison que l'écrivain est mort "sous les drapeaux"**. Gaston Pastre est donc cité au Panthéon des écrivains et cela sans laisser une seule trace de sa courte biographie, sans un retour d'édition après-guerre à part quelques joutes chez Tallandier qui faisait feu de tout bois pour survivre, juste évanoui du panorama.


Qu'Anna Lise! Sous les Griffes du Mandarin

Evidemment, les échos contemporains ne sont pas favorables pour des retrouvailles, ni Dave O'Brien ni Teddy Verano ici-même ou Totofouinard dans un de ces opuscules secrets que ces trois SFM*** hantent n'ont jugé l'oeuvre réellement intéressante, lui accordant des idées intéressantes mal conduites, réduites par un respect de la Littérature coincée avec un grand L et pas deux (ailes)...

Et pourtant! Totalement néophyte en Pastrisme, je viens de terminer Sous les griffes du Mandarin, sorti dans la collection Bibliothèque du Dimanche Illustré en 1930. Toute émoustillée de lire un récit pas encore analysé par les Super Fous Maniaques (voir ***),  je m'attendais cependant à lire en transversal un pensum à la recherche de la moindre petite conjecture encore dans son jus. Alors là, pas du tout!

D'accord, c'est bien un roman d'aventures daté et l'on y trouve la recette infaillible des bretons, des marseillais et des colonies avec une très jolie veuve et un méchant jaune. Mais il me semble aussi beaucoup plus subtil que prévu, comme un petit battement d'L qui revisiterait les poncifs. C'est bien l'Indochine et son gouverneur français, on y retrouve la fameuse chasse au tigre et le paternalisme social mais voilà, le gouverneur envisagerait avec intérêt dès le début du roman une alliance nuptiale de la jeune milliardaire, reine de l'argent, et de son ordonnance Wang, fils de noble et représentant de la culture indochinoise. Madame Veuve est une femme d'affaires avisée quoique mi-bretonne mi-marseillaise et jolie. Son oncle est un artiste talentueux, bohème et débraillé, mais il a aussi le coeur sur la main et mérite toute la confiance que sa nièce lui accorde. Le mandarin cruel qui emploie des lacets célèbres depuis les thugs du 19e est également un chef de guerre moderne qui se procure un sous-marin à la pointe de la science, par contre il mésestime la population qui entre deux maux choisira le moindre, la politique mandarine n'ayant pas été tendre, les indigènes ne sont pas très enthousiasmés par sa libération du joug occidental. Son fils, gagné à la cause française, est un officier brillant et subtil qui rêve de partage culturel et scientifique, c'est ce "jaune" qui gagnera le coeur de la jeune milliardaire mettant au tapis son concurrent, le brillant et sympathique ingénieur... Tout cela finira mal évidemment mais, et c'était astucieux, pas du tout par une tragique vengeance du mandarin qui au contraire se retire avec dignité mais par le fait des pirates, cette sale engeance sans foi ni loi. La colonie française sera sauvée mais tous les coeurs brisés.

Et puis, comme tous les SFM se posaient la question, oui, Sous les griffes du Mandarin présente des éléments conjecturaux, des petites merveilles scientifiques dont voici le résumé :

En Indochine, une jeune veuve milliardaire d'ascendance bretonne et marseillaise qui se trouve également une excellente femme d'affaire, vient visiter son entreprise. Sur place, elle possède une usine aquathermique, une île flottante reliant les fonds à 1000 m par un tuyau conduisant les eaux froides à rentrer en contact avec les eaux tièdes de surface pour produire vapeur et énergie. Ces installations pourvoient déjà la climatisation du palais du gouverneur et son destiné à révolutionner l'économie. Ajoutons un sous-marin de poche fonctionnant avec des piles au bichromate de potasse, affrété par la secte du Dragon rouge. Le rebelle mandarin n'est finalement autre que le père du jeune officier Wang, décoré en 1918 pour la France, droit, cultivé et sensible, dont la jeune veuve tombe amoureuse. L'aventure finira mal pour le pauvre fils du mandarin mais son concurrent breton, l'ingénieur doué de l'usine, n'aura pas non plus le coeur brisé de la belle.

Encore une fois, ces extraordinaires inventions ne font pas le roman mais elles engagent l'action comme une prospective technologique. En fait, et l'analogie n'est peut-être pas fortuite quand on pense au Prix Jules Verne, ce roman m'a rappelé Les Vieux de la Terre d'Albert Bailly, le grain de fantaisie en moins. Après tout, on peut imaginer que Gaston Pastre, historien et académicien et probablement patriotique, manquait de courage pour briser totalement le carcan des conventions mais qu'il essayait en imitant. Est-ce qu'il y serait parvenu avec le temps ou se serait-il davantage tenu à une pratique correcte? Sa mort prématurée et énigmatique à 43 ans coupe court à toute extrapolation mais ajoute une perspective nouvelle à l'analyse de ses romans.


Sous les griffes du mandarin, 1930, Hachette, Bibliothèque du Dimanche illustré, illustré par André Galland.

Cette publication sortait en deux formats, la version économique brochée et illustrée en deux couleurs, la version luxe en cartonnage décoré protégé d'une jaquette illustrée. Ces jaquettes sont rares aujourd'hui. J'ai juste la version cartonnage sans jaquette. Pour avoir une idée de la présentation de la collection, rendez-vous ici : http://litteraturepopulaire.winnerbb.ne … ette#12639
Pour maigre butin, juste cette jaquette partielle trouvée chez un vendeur pas au point (mais c'est bien mieux que rien!)

v_hachbibdimill13.jpg

okbdfi

*Jean d'Agraives, Henriette Celarié, J. Girardin, Magdeleine Du Genestoux, J. O. Curwood, Marcel-E. Grancher, M. T. Latzarus, Édouard de Keyser, Jack London, Mary Nicollet, Gaston Pastre, Norbert Sevestre, Georges-G. Toudouze
** Dont je ne sais trop ce que cela veut dire exactement par rapport à "au champ d'honneur" donc sur le champ de bataille ou "pour la France" c'est à dire prisonniers, résistants, etc.
*** Ne cherchez pas la signification de ces initiales ailleurs que dans mon esprit facétieux : SFM Science-Fiction Maçonnique tongue

#378 Re : Imaginaire ancien » [Revue] "VU" » 17-03-2012 19:25:44

J'ai vu ce voeu! Euh... je le veux ce Vu! smile

A la suite de ce superbe numéro, j'ai cherché un peu ce qui était paru, il y a bien d'autres numéros qui semblent intéressants mais celui-ci est parfait.

#379 Re : Autres littératures populaires » Mame "COLLECTION POUR TOUS" » 17-03-2012 19:18:31

Ismaël II a écrit :

317. Magdeleine STROWSKI. CONTES SANS FEES. TC
317. Claude ESIL. TROIS PERROQUETS DES ÎLES.
[...]
361. ?

et

MobyDick a écrit :

Quelques pistes à explorer :

[...]
• Magdelaine STROWSKI : Contes sans fées

Ne cherchez plus!

Ce livre joue des tours d'illusion (normal pour ce titre) et combine les erreurs de l'édition et les erreurs des bibliographes amateurs (ou vendeurs).

Ce n'est pas le 317e numéro de la Collection pour Tous (erreur d'un retranscripteur), ce n'est pas non plus le numéro 318 qui est pourtant inscrit en première page de titre (erreur de Mame) mais c'est bien le numéro 361 qui manquait à la liste et qui est présent en bas du dos de la jaquette... Amusant, n'est-ce pas?!

361. Magdelaine Strowski, Contes sans Fées, 4e trim. 1947, 185 pages
Les illustrations sont de Francine Franc-Nohain (peu inspirée comme vous le voyez). Le cartonnage est le classique à guirlande de roses des années 1940.

v_mamprts361a.jpg  v_mamprts361b.jpg  v_mamprts361c.jpg

Ce recueil de nouvelles est publié dans la série point jaune dite "Livres pour Enfants". A ce détail, on peut ajouter que les points bleus sont de la série "Histoires, Biographies", les points rouges "Aventures et Voyages" et points verts "Romans et Nouvelles". (voir le 4e plat de la jaquette).

Les contes emploient les connaissances modernes en leur attribuant des pouvoirs fantastiques, parfois avec des arguments de science-fiction puisque l'auteur s'adresse à des jeunes enfants (donc pas d'explications scientifiques). Le traitement reste dans le genre "conte moral" un peu pénible : égoïsme, méchanceté ou manque de sens du devoir corrigé... Ah lala!
N'empêche que ça me permet d'ajouter un okbdfi mérité!

Sommaire :
- L'Enchanteur électrique (un transformateur mystérieusement installé hors de la ville permet parfois mais pas toujours, sur un courrier circonstancié déposé dans sa boîte à lettres, de réaliser des voeux)
- Crobe Ier, roi des microbes (L'exaltante et abominable aventure d'un microbe de la rougeole, on laissera courir l'emploi de microbe pour virus)
- Jeannot au pays des vaches (Un pâtre sournois se retrouve à VacheVille après avoir molesté un veau, il y servira de domestique pour les bovins)
- Max fait son cinéma (délaissant ses études, le jeune Max est passionné de cinéma. Désobéissant, il se rend à une séance et, s'approchant trop près de la toile, il tombe dans le film et découvre que tout est faux (c'était avant les jeux vidéo encore plus diaboliques) Le réalisateur est capable de faire "descendre" les personnages du film pour transformer l'histoire)
- Bouligas (Une poupée de chiffon prend vie pour soutenir le moral d'un petit garçon)
- La Maison enchantée (Le mobilier enchanté d'une maison prend la parole et critique certains traits humains et le manque de considération qu'on accorde aux meubles, toutefois quand ils doivent remplacer la vieille bonne Anna, ils se vautrent lamentablement big_smile big_smile )
- L'Effarant voyage des petits Cape et des petites Bonnet. (Onze enfants esquivent le "patronage" pour jouer avec une locomotive abandonnée, ils la mettent en marche avec des boulets de charbons. L'engin les conduit à Machinoville peuplée de petits hommes qui vénèrent les machines (et pas dieu). On y trouve des constructions incroyables comme des auto-fusées smile )

Magdeleine Strowski
A part qu'elle a surtout fait des traductions du polonais, sa présence n'est guère commentée sur la toile, ni par recherches ni sur la BNF.
Il s'agit peut-être bien de la même personne ou d'un membre de la famille de Marie Regamey-Strowski qui traduisit peu avant le n° 340 de la collection :
340. Gustaw MORCINEK. MINEURS DE POLOGNE. DES ETOILES DANS LE PUITS. (illustré par Roger Broders)
Sous ce nom, on trouve, tout comme Magdeleine Strowski, des traductions du polonais au nom de Marie Regamey-Strowska, Marie Regamey Strowsky ou Marie Regamey-Strowski.
Dans les accointances suspectes avec les Strowski connus, ce n'est pas une hypothèse si hasardeuse de rapprocher Magdeleine Strowski et Marie Régamey-Strowski des frères essayistes, Fortunat et Stéphane, tous deux d'origine polonaise par leur père et bretonne par leur mère, nés en France dans le deuxième moitié du 19e siècle.
C'est plus tendancieux, mais dans la même mouvance de fin 19e début 20e, une autre famille produisit plusieurs illustrateurs et écrivains, natifs de Paris, et pour la mère, d'Alsace (Jean ou Jeanne Rival) : les Régamey.
Pourtant, sous le nom de Marie Régamey Strowsky, le seul ouvrage publié en collaboration avec Annie Laurance est un roman breton :
- "En Bretagne, pendant la Terreur Vincent Guémené ou le Fils du marchand de grains", par Marie Regamey Strowsky et Annie Laurance
Éditions artistiques et littéraires Collection Espérance(impr. de Chaix), 1945.
Et dernière coïncidence bizarre, l'acteur et réalisateur Maurice Régamay est né au début des années 1920 en Pologne à l'occasion du séjour professionnel de son père ingénieur...
De quoi (juste) rêver puisque les recherches généalogiques sont désormais peu ou prou payantes, je n'irais pas farfouiller dans ces routes à péages smile

C'est plus simple pour l'illustratrice :

Francine Franc-Nohain (1914-1970) France
Francine Legrand ou Francine Legrand Dauphin
Francine Franc-Nohain est la fille dans la famille Legrand, son père signe Franc-Nohain en littérature, sa mère signe Marie-Madeleine Franc-Nohain de nombreuses illustrations, son frère aîné signe Jean Nohain ou Jaboune ses nombreuses incursions en littérature, radio ou télé et le second frère signe Claude Dauphin (Dauphin étant le nom de jeune fille de sa mère) au cinéma... Francine illustre aussi d'abord dans des projets maternels puis seule avant de partir s'installer au Canada avec un mari écossais.


Et sur ma lancée, comme tu ne l'as toujours pas intégré, Isma ( tongue )

Ismaël II a écrit :

122. Julie LAVERGNE. CONTES FRANçAIS

v_mamprts122r48.jpg
Une rééd. en 1948
Illustration signée "RB", donc Roger Broders (voir jaquette du n° 253)

Un site en construction pour les éditions Mame : http://mame.crevilles-dev.org/

#380 Re : Imaginaire ancien » Léon Creux » 13-03-2012 00:54:37

Cyrus Symmes,  très intéressé par le débat (mais pas suffisamment pour s'inscrire roll ), désire apporter son grain de sel extrait de ses terres creuses personnelles :

Au sujet du livre Le voyage de l'Isabella au centre de la terre, les faits sont encore un peu plus embrouillés que ce qui est décrit dans le topic BDFI.
Rien à redire en ce qui concerne l'édition dite tapisserie (... je garde le sac de ma copine !) si ce n'est :

En  toute fin de l'ouvrage et malgré une date 1922 en page de titre, figure la date de (novembre) 11 - 1921 à côté de l'adresse de l'imprimeur Montligeon à La Chapelle Montligeon (Eure).
et
Il existe une version papier différente que celle détaillée dans le fil par Charles le Téméraire, avec les mêmes mentions (le dessin de Coze en couv., l'éditeur, le format du volume, le nombre de pages et les illustrations couleurs sont les mêmes que pour l'édition reliée) mais avec ajout de l'existence d'un tirage de tête à cinquante exemplaire (sur papier identique), je possède le n°12. Ce qui tend à prouver que la version tapissée serait au mieux contemporaine à celle décrite ci-devant, au pire un deuxième tirage.

#381 Re : Imaginaire ancien » Léon Creux » 12-03-2012 11:46:18

D'après la source du scan, la vignette est celle de l'exemplaire "tapisserie". Je n'ai pas ce livre, il s'agissait juste d'en mettre un aperçu pour les curieux.

Edit : la couverture est bien de 1922, signée Paul Coze. avec un point. Il est impossible dire si elle est ou non en version "tapisserie" par contre.

#382 Re : Imaginaire ancien » [Auteur] Jean d'Agraives » 09-03-2012 02:34:35

Belzébuth a écrit :

Juste cette couv. avant de vous developper sa biblio conjecturale (remarque celui là chui pas sûr qu'il soit trés conjectural... le Manitou Dave précisera certainement du haut de sa toute puissance !)

                                v_geldageagraivescitesables.jpg

Dave O'Brien a écrit :

Si si, quand même.

C'est d'ailleurs un relatif plagiat d'un roman anglo-saxon - voir Versins à ce sujet.

Réédité (ou c'est l'exemplaire de Belzé qui est une réédition?)... donc un autre exemplaire toujours chez Geldage mais daté de 1924, la présentation est la même mais la vignette illustrée est différente.

v_geldageagraivescitesables1924.jpg

okbdfi pour l'ensemble du topic.

#383 Re : Imaginaire ancien » [Auteur][Illustrateur] Albert Robida » 09-03-2012 02:22:31

La Tour Enchantée, écrit et illustré par Albert Robida
Librairie Illustrée Maurice Dreyfous, 1880
Album broché 32 x 23,5 cm 48 pages, 6 planches couleurs et illustrations monochromes.

v_robidatourenchantee1880.jpg

#384 Re : Imaginaire ancien » Léon Creux » 09-03-2012 02:05:49

Belzébuth a écrit :

*Le Voyage de L'Isabella au centre de la Terre (in 4°) (relié avec une couverture "tapisserie"" polychrome) (ill. polychr. in texte) éd. Ducrocq. - 1922.

Dave O'Brien a écrit :

Allez, on va être sympa, on va mettre un vrai scan du bousin :

...qui a disparu, et retrouvé tout à l'heure en représentation correcte :

v_creuxisabella1922.jpg

#385 Re : Imaginaire ancien » [Auteur] Maurice Renard » 09-03-2012 01:43:28

Ah oui! Tankiou véry muche m'sieur le détective!

On peut ajouter un super okbdfi pour l'ensemble à présent qui me consolera de pas faire un majbibcirroco wink

#386 Re : Imaginaire ancien » [Auteur] Maurice Renard » 07-03-2012 15:49:36

http://www.bdfi.net/recueils/pages/cont … me_oie.php
Deux contes à la plume d'oie (1923) de RENARD Maurice [Recueil]
Ed. G. Crès & Cie, 1923.

Je ne connais pas le contenu de ce petit recueil de luxe mais voici au moins la couverture du livre.

v_cresrenardcontesplume1923.jpg

Illustrations couleurs de Joseph Hémard.

#387 Re : Les collections » OPTA / Nouvelles éditions OPTA : CLA » 04-03-2012 19:51:14

Charles le Téméraire a écrit :

(oui, je frime, mais il faut bien que je relâche un peu la pression ! Phew! cool)

On - enfin, moi en tout cas - te pardonnera, c'est tellement agréable de se taper la frime parfois wink

Mais je viens pour une anecdote de tirage (dont personne n'a encore voulu parler et on le comprend!), on pourrait intituler ça Opta, le CLA et la logique smile

v_cla038x.jpg

Cherchez l'erreur!


C'est à propos de
(38)  Anne McCaffrey .. La quête du dragon (Dragonquest, 1971)   trad. : Simone Hilling - isbn : _
et tant qu'on y est, l'illustrateur est Bertrand.

-----

Tant que j'y suis pour les illustrateurs :
(26) Robert Silverberg .. L'homme dans le labyrinthe / Les masques du temps - isbn : _  est illustré par Wojtech Siudmak
(45) James Henry Schmitz .. Les sorcières de Karres / Les haleines du temps - isbn : _   est illustré par Claude Lacroix
(46) Bob Shaw .. L'autre présent / Les yeux du temps - isbn : _ est illustré par Cathy Millet
(67) James Gunn .. Le monde forteresse / Futur imparfait / Les hommes du dehors - isbn : 2-7201-0095-1  est illustré par François Allot
(81)  John Brunner .. L'empire interstellaire (Interstellar empire, 1976)   trad. : Jacques Schmitt - isbn : 2-7201-0139-7  est illustré par Alain Stéphane Drouet
(104)  Piers Anthony .. L'adepte bleu (Blue adept, 1981)   trad. : Jacques Schmitt - isbn : 2-7201-0196-6 est illustré par Jean-Pierre Duffour

#388 Re : Les collections » Série Bridges / Aventures et Voyages Nathan » 01-03-2012 15:57:48

Je me rends compte tout à coup que finir par "La boucle est bouclée!" sans explication est un peu mystérieux...
Il s'agissait en fait de ponctuer un cheminement un peu osé de ma pensée brouillonne qui impactait conjointement le mouvement de la pédagogie moderne et laïque et celui de l'anticipation scientifique en faisant correspondre leur élan et leur chute avec l'expansion de la pensée fasciste et belliciste qui explosera dans le conflit 39/45, tuant dans l'oeuf les tendances trop jeunes pour survivre.

#389 Re : Les collections » Série Bridges / Aventures et Voyages Nathan » 01-03-2012 14:45:54

Revenons à ces deux jolies collections avec une belle publicité parue dans le Journal des Instituteurs et des Institutrices en 1933.

v_nathanjourninstit1933pub.jpg

Vous y lirez un résumé tentateur de Radiopolis dont l'aspect novateur et les anticipations scientifiques sont mis en avant et exprime l'intérêt que portait à l'époque adultes pédagogues et jeunes lecteurs à ce genre encore bien jeune.

J'en profite pour faire un petit encart sur les enseignants, un nouveau public à conquérir, et leurs "providers" au début du XXe siècle. Je pense avoir déjà plus ou moins parlé, ici et là, de la conception moderne de la pédagogie qu'on refoule aujourd'hui comme une création des beatniks soixante-huitards alors qu'elle prend ses fondements chez des penseurs dès la fin du XIXe siècle, eux-mêmes inspirés par la lecture des anciens comme Rabelais ou Montaigne...

Fernand Nathan, l'éditeur et l'homme, faisait partie de cette mouvance qui croit au plaisir de l'enseignement pour l'enfant comme pour l'adulte qui l'accompagne. Il va encourager et profiter des qualités des personnalités créatrices de l'époque, juste après cette guerre de 1914-1918 dévastatrice, qui sont attirés, à la suite de toute cette souffrance, par une nouvelle perception de l'éducation, dite active et naturelle.

Qui ne connaît au moins de nom Célestin Freinet, conceptualiste de la fameuse méthode qui dès les années 1920 axe sa pratique sur la découverte de soi, des autres et du monde à travers la visite et la connaissance de son microcosme puis de celui des autres enfants vivant ailleurs. Créateur des correspondances scolaires, en ces temps où les communications étaient bien moins aisées et rapides, il encourage pour lutter contre les tarifs prohibitifs et les tracasseries de la poste (déjà!) la production de livrets par presse entre les classes qui constituent un premier fond documentaire vivant. Ce sont les premiers jets de ce qui va devenir la collection Bibliothèque de Travail, les fameuses BT que quasiment tous les écoliers ont eu en main un jour.

Le premier livret de la BT paraît en 1932, il s'agit de "l'Histoire du véhicule - Chariots et carrosses", sa dernière publication se fera en 1983 témoignant d'une belle longévité. C'est un archiviste, Alfred Carlier, doté d'un joli coup de crayon, qui sera mis à contribution pour ce numéro et tous les suivants consacrés à l'Histoire. Alfred Carlier n'est pas enseignant, on sait très peu de choses sur cette homme, même pas ses dates anniversaires*. Et pourtant, inlassablement et à priori très modestement, il va bâtir toute l’iconographie de l'éducation publique qu'on a connue au XXe siècle en Histoire.

http://www.amisdefreinet.org/barre/
En mai 30, Alfred Carlier, un archiviste qui a créé l'Office de Documentation historique et archéologique et a dessiné et publié une histoire du costume avec 32 planches en couleur, propose pour le FSC sa collaboration, soutenue par 80.000 documents de ses archives. Il fournit pour commencer deux séries de 30 fiches sur l'histoire du livre et celle du pain. Il deviendra bientôt l'auteur des premières brochures historiques.

Jeune éditeur donc, il produit d'après un nombre considérable d'archives une galerie illustrée personnelle d'une belle imagination réaliste (il s'agit de l'Histoire telle qu'on la voyait au début du XXe d'après les sources connues, n'est-ce-pas?). Ce n'est donc pas étonnant que Fernand Nathan se soit rapproché du dessinateur et l'engage pour illustrer toutes les futures La Documentation Scolaire par l'Image**, devenue assez vite La Documentation par l'Image, totalement inspirée par la Bibliothèque de Travail de l'équipe Freinet. Le succès ne se démentira pas pendant toutes les années avant la seconde guerre mondiale. Il reprendra solidement après-guerre, rééditant régulièrement tous ces documents dont l'auteur est quasiment ignoré aujourd'hui alors qu'encore aujourd'hui ses fameuses affiches scolaires atteignent une côte certaine sur le marché de la brocante.

v_nathanjourninstit1933.jpg
Publicité en 1934 pour La Documentation Scolaire par l'Image dans le Journal des Instituteurs et des Institutrices.

v_nathandoccolimage1933_n1.jpg
Une belle illustration extrapolée de la vie préhistorique qui ne déparerait pas d'un Rosny Aîné...

De la part de Nathan, c'est une reconnaissance inductive, et voilée***, de ce mouvement pédagogique très proche de la gauche et de l'anarchisme qui secouent le joug de l'autorité, du bellicisme et même du colonialisme primaire, Freinet bien sûr, dont on lira le parcours sur le site mis en citation ci-dessus, mais aussi l'entourage pédagogue dont, par exemple, Régis Messac fait partie. C'est bien à lui que Celestin Freinet fait appel en 1934 pour écrire le pamphlet A bas le latin!"... La boucle est bouclée!

v_nathandoccolimage1934_n4.jpg
La Documentation Scolaire Par L'image 1934 N° 4 : Les Races Pures Sont Des Mythes - Enseignement primaire - 01/01/1934


* Une allusion à un Alfred Carlier (1880-1971) qui pourrait correspondre mais sans aucune réelle indication ni confirmation ailleurs.
** Première publication en octobre 1933
*** Freinet et Nathan auront des échanges conflictuels de concurrence à propos des origines de certaines des méthodes pratiquées.

#390 Re : Imaginaire ancien » [bdfi] [collection] "Futuri", éphémère collection SF d'après-guerre » 29-02-2012 20:03:33

Comme l'avaient déjà décrite nos membres endormis, Mad Dave et Totof' - les fourmis les ont eus - la collection Futuri s'est bien déclinée en deux versions simultanées, néerlandaise et française.
Par contre leurs doutes quant à l'existence des numéros suivants les deux premiers sont éclaircis, ils ont bien existé, sur une route virtuelle où j'errais épuisée, au détour d'une annonce isolée, je les ai trouvés smile
Enfin, pas tous, mais suffisamment pour que les doutes soient écartés.

Donc chez l'éditeur O. Bracke Zele (ou Drukk. O. Bracke & Zoon suivant la BR de Belgique) parut une revue consacrée à la SF : Futuri. La BR de Belgique la date de 1947, date certaine de recension, un collectionneur hollandais lui les estime de 1942. Comme les fascicules ne sont pas datés eux-mêmes, on peut conserver la date entrée par la BR comme assurance.
Chaque fascicule compte 16 pages + la couverture illustrée, 13 x 18 cm, prix de vente 3F

Il s'agit effectivement de littérature très... pauvre, va-t-on dire, produite sous pseudonyme d'un soi-disant américain traduit, Francis Vernon.

Futuri (néerlandais)
1. Atomic city
2. De doodstraal
3. De zonderlinge dokter Kelly
4. De bacteriënoorlog
5. De onderzeese oorlog
6. De onderzeese overwinning

v_brackefuturineer2.jpg  v_brackefuturineer4.jpg

Futuri (français)
1. Atomic City
2. Le rayon de la mort
3. L'étrange docteur Kelly
4. La guerre bactériologique
5. La guerre sous-marine
6. Victoire sous la mer

v_brackefuturifr5.jpg

La guerre sous-marine est une sombre histoire de savant spécialisé dans l'art militaire sous la mer avec cloche, liaison perfectionnée, nuage artificiel (pour camoufler les expériences) et scaphandriers autonomes par très grande profondeur (5000 m). Tout cela dans l'ombre menaçante d'une guerre possible contre "les jaunes"...


Les deux couvertures néerlandaises sont de Henk Ottema, collectionneur de SF hollandaise sur catawiki.com, qui possède de bien jolies pièces.



Totofouinard parlait d'une autre série, Gaiety, parue à peu près en même temps et qui a également compté 6 numéros, ce qui est parfaitement exact. Ils sont cette fois attribués à un autre simili américain appelé Howard Smith pour des histoires amusantes.

v_brackegaietyfr6.jpg

Le Club des bossus, est le récit des exactions d'un "old boy" américain peu doué pour le travail mais honnête. Il décide alors de s'aventurer sur la ligne fragile qui sépare le bien du mal en montant des farces à gogos et en fait profiter les milliardaires, toujours amateurs de méchancetés interprofessionnelles...

Sans être un chef-d'oeuvre, ce texte est un peu plus compréhensible que le récit de SF ci-dessus.

Dans tous les cas, ces fascicules sont difficilement accessibles... et certains diront que ce n'est pas si grave smile

#392 Re : Thèmes et sujets imaginaires » [thème] Topic squelettique » 28-02-2012 18:37:55

Un petit bock crânien belge pour la route?

v_liiterawaltercrimeinr.jpg

Un Crime À L'I.N.R., par Eric Walter "adapté par Jean Leduc"
Editions Littera, coll. Enquête,Les Maîtres Du Roman Policier

#394 Re : Imaginaire ancien » [Auteur] Maurice Renard » 28-02-2012 18:18:10

Quelques images restituées dans les réponses pour les amateurs de couverture.

A propos, les versions Tallandier des années 1950 sont, il paraît, remaniées et donc raccourcies...

#395 Re : Les collections » NéO - Fantastique/Science-fiction/Aventures » 28-02-2012 18:03:52

81) Andre Norton....................Le miroir de Merlin (Merlin’s Mirror, 1975), trad. François Truchaud, 208 pages, isbn : 2-7304-0213-6

Diff.: 200 pages

Préface Avalon, Avalon!, préface de François Truchaud (1983)

Mention du nombre d'exemplaires : 5000

*****

87) Robert E. Howard..............El Borak l’invincible (The Lost Valley of Iskander, 1974), trad. François Truchaud, 212 pages, isbn : 2-7304-0226-6

Diff.: 203 pages

Mention du nombre d'exemplaires : 5000

http://www.bdfi.net/recueils/pages/el_borak.php
Le sommaire de BDFI est complet et dans l'ordre  SAUF la préface manquante.

Horizons lointains, préface de  François Truchaud (1983)

*****

91) Alfred Kubin ..................... L’autre côté (Die andere Seite, 1909), trad. Robert Valançay, 260 pages, isbn : 2-7304-0232-6

Diff.: 236 pages

Pas de préface - Les illustrations intérieures sont de Kubin, la couverture est de Kubin arrangée par Nicollet.

Mention du nombre d'exemplaires : 4000

*****

95) John Taine ....................... Le flot du temps (The Time Stream, 1931), trad. Pierre Singer, 260 pages, isbn : 2-7304-0235-

Diff.: 251 pages

Pas de préface.

Mention du nombre d'exemplaires : 4000

*****

96) Jean Ray ........................ La gerbe noire (1947, nouvelles, divers auteurs), trad. divers, 244 pages, ,sbn : 2-7304-0242-2

Diff.: 230 pages

http://www.bdfi.net/recueils/pages/gerbe_noire.php
Le sommaire de BDFI est complet et dans l'ordre, quelques ajouts de date.

    * Les cercles fantastiques (1983)  de TRUCHAUD François [Préface]
   * Avant-Propos, préface des Editeurs de La Sixaine
    * Le veilleur de la mort (1889, A Watcher by the Dead) de BIERCE Ambrose
    * Le docteur Saul Ascher (?) de HEINE Henri
    * Le blanc et le noir (1862) de ERCKMANN-CHATRIAN
    * Le rail sanglant (1927) de RENARD Maurice
    * Le chat rouge (?) de PARN Francisque
    * La chambre noire (1811, Die schwartze Kammer) de APEL Johan-Auguste et LAUN Friedrich
    * Sur la lande de Tappington (1840, The Spectre of Tappington) de INGOLSBY Thomas
    * Documents d'épouvante (?) de CROWE Catherine
    * La ruelle ténébreuse (1932) de RAY Jean
    * 15-12-38 (1955) de OWEN Thomas
    * Iblis, ou la rencontre avec le mauvais ange (?) de SAUTON Alice (Jean Ray)
    * La vieille au fichu vert (?) de VIGOUREUX Gustave (Probablement Jean Ray)
    * Trois... pour faire un choix (?) de DENOUWE Alphonse (Jean Ray)

Ce recueil est un reprint de l'édition à la Sixaine mis à part, évidemment, l'intro de F. Truchaud.
La couverture Néo n'est pas encore en base mais elle bien dans ce dossier. Et pour compléter, voici la couverture de l'édition originale à La Sixaine :

v_sixainegerbenoire.jpg

okbdfi

#396 Imaginaire moderne (de 1945 à nos jours) » [Auteur] Marc Le Rest » 28-02-2012 10:26:37

Cirroco Jones
Réponses : 0
Marc Le Rest (1969, Brest -) France

Auteur et illustrateur breton.

Terre de Brume, Collection Beaux-Livres
Dans cette collection, des titres présentés luxueusement dont les trois titres de fantasy écrits et illustrés par Marc Le Rest, contes et légendes grinçants sur fond breton. Les deux titres que j'ai parcourus sont très soignés et chatoyants, totalement illustrés, le texte inclus.


Délicieuses obsèques
2003 - 128 p. 23 x 34 cm - ISBN 2-84362-190-9

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En se noyant bêtement ce matin-là, Jacques Morvan savait que son tour était venu de divertir les habitants de son île. Et en particulier l’une d’entre eux, une — improbable ? — Bretonne, qui chaque jour se jette goulûment sur les avis de décès de son journal. Car pour elle, rien de tel que des funérailles pour se distraire, surtout quand on les déguste en fin gourmet… Avec un regard sans complaisance, elle se régale du moindre détail qui tue et livre sans complexe ses savoureuses observations tout au long des obsèques, jusqu’à leur conclusion au bistrot.
    Pour le lecteur, elle sert ainsi d’alibi confortable pour se laisser aller à certains penchants naturels. Il est des choses qui passent tellement mieux quand elles sont dites par les autres…

         

Ballet de Sorcières
2006 - 96 p. 21 x 28 cm - ISBN 2-84362-313-8

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Un sort curieux voulut que l'auteur grandisse au sein du dernier matriarcat recensé d'irréductibles sorcières Armoricaines. La disparition soudaine de celles-ci, survenue lors d'un tragique carambolage de balais magiques par une nuit sans lune, l'intronisa comme seul témoin encore vivant de ce qui fut la véritable existence de ces énigmatiques et ténébreuses vieilles dames. Libéré du terrible sceau du secret, il fait enfin la lumière sur toutes les idées saugrenues qui circulent depuis des siècles sur ses aïeules et leurs semblables. Ainsi, il révèle que c'est uniquement la hantise du rhume de cerveau qui les pousse à porter ce couvre-chef pointu à l'esthétique, somme toute, assez discutable, que la lunette des toilettes est le seul siège approprié à la lecture d'un grimoire et que les sabbats sont, avant tout, des réunions Tupper Ware qui ont mal tourné.

   

Bistrots merveilleux : Première Tournée, avec la collaboration de Cristian Esculier pour le texte
2007 - 96 p. 21 x 28 cm - ISBN 978-2-84362-361-5

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Engagés par un étrange personnage masqué, Guy La Serpe, fils de druide, et sa cochonne bigoudène Naphtaline se lancent à la poursuite d’une épouse mystérieusement volatilisée.
Cette enquête insolite les mène dans un café-tabac de loups-garous, tenu par un Chaperon Rouge sur le retour, et débouche peu à peu sur une tournée des bistrots merveilleux.
Les deux héros découvrent alors les habitudes bistrotières des membres du Petit Peuple ainsi que des tenanciers plutôt inattendus : Merlin l’enchanteur gérant un salon de thé pour sorcières, le capitaine Némo à la barre d’une guinguette de sirènes et Blanche-neige tenancière d’un lupanar pour nains.
Pourtant, même dans ce monde féerique, la vérité se déguise parfois sous des apparences trompeuses…

okbdfi

#397 Re : Les collections » Eric Losfeld : Arcanes - Le Terrain Vague » 22-02-2012 18:20:53

Christian a écrit :

Eric Losfeld, qui a publié Boris Vian et Emmanuelle Arsan, a également édité plusieurs ouvrages et revues consacrés au cinéma (Positif, Midi-Minuit Fantastique)

Des précisions pour...

Midi/Minuit Fantastique

Quelques nouvelles sont parues dans la revue.

    n°2 - juil. / août 1962 - Belen : Prenez garde à la panthère (1959)
    n°6 - juin 1963 - Connell, Richard : Le plus dangereux des gibiers (1924, The Most Dangerous Game)
    n°7 - sept. 1963 - Stoker, Bram : L'invité de Dracula (1897, Dracula's guest / Dracula's daughter)
    n°14 - juin 1966 - Rohmer, Sax : Aux mains de Fu Manchu (?)
    n°15/16 - déc. 1966 / jan. 1967 - Ruellan, André : Magasin central (1966)
    n°17 - juin 1967 - Blondel, Roger : La vendeuse de coquillages (1967)
    n°18/19 - déc. 1967 / jan. 1968 - Klein, Gérard : Les créatures (1967)

Ajouts et corrections pour la base

http://www.bdfi.net/auteurs/b/belen.php
Belen (11/04/1936, Buenos Aires, Argentine) France
Pseudonyme de Nelly Kaplan, d'origine russe et née en Argentine puis établie en France, écrivain, scénariste, cinéaste. Les biographies IMDB, BNF sont contradictoires pour l'année de naissance : 1931 ou 1936.

*****

http://www.bdfi.net/auteurs/c/connell_richard.php
Richard Edward Connell Jr. (17/10/1893 Poughkeepsie New-York – 22/11/1949 Los Angeles) USA
Auteur américain, journaliste et scénariste pour le cinéma, Richard Connell était un novéliste réputé dans la courte nouvelle dont The Most Dangerous Game est la plus célèbre.

    Le plus dangereux des gibiers (1924(Colliers, 19 jan.), The Most Dangerous Game)
    Les plaisirs de la chasse (1924(Colliers, 19 jan.), The Most Dangerous Game)
   
Midi/Minuit Fantastique n°6 - juin 1963 - Connell, Richard : Le plus dangereux des gibiers (1924(Colliers, 19 jan.), The Most Dangerous Game)

*****

http://www.bdfi.net/auteurs/s/stoker_bram.php
    L'invité de Dracula (1897, Dracula's guest / Dracula's daughter)

Midi/Minuit Fantastique n°7 - sept.1963 - Stoker, Bram : L'invité de Dracula (1897, Dracula's guest / Dracula's daughter)

*****

http://www.bdfi.net/auteurs/r/rohmer_sax.php
On peut ajouter pour l'anecdote humoristique noire que Sax Rohmer est mort de la grippe asiatique...

Midi/Minuit Fantastique n°14 - juin 1966 - Rohmer, Sax : Aux mains de Fu Manchu

Il s'agit peut-être de The Hand Of Fu-Manchu (aka The Si-Fan Mysteries, 1917)) - Being a New Phase in the Activities of Fu-Manchu, the Devil Doctor
Si quelqu'un a ce numéro et veut bien vérifier, voici le début du texte en anglais :

CHAPTER I

THE TRAVELER FROM TIBET


"Who's there?" I called sharply.

I turned and looked across the room. The window had been widely opened
when I entered, and a faint fog haze hung in the apartment, seeming to
veil the light of the shaded lamp. I watched the closed door intently,
expecting every moment to see the knob turn. But nothing happened.

"Who's there?" I cried again, and, crossing the room, I threw open the
door.

Et si c'est le cas, il semblerait bien qu'il s'agisse d'un extrait puisque ce titre est un roman.

*****

http://www.bdfi.net/auteurs/r/ruellan_andre.php

Midi/Minuit Fantastique n°15/16 - déc.1966/jan.1967 - Ruellan, André : Magasin central (1966)

*****

http://www.bdfi.net/auteurs/b/blondel_roger.php
http://www.bdfi.net/recueils/pages/endr … me_vie.php

Midi/Minuit Fantastique n°17 - juin 1967 - Blondel, Roger : La vendeuse de coquillages

okbdfi

La dernière nouvelle dans Midi/Minuit Fantastique  : n°18/19 - déc. 1967 / jan. 1968 - Klein, Gérard : Les créatures, est déjà prise en compte sur la base.

#398 Re : Imaginaire ancien » [Auteur] Octave Béliard » 22-02-2012 18:16:36

Eh bien, cher Guillaume, la famille Béliard est grande et active!  Merci de ta visite.

Effectivement, le titre a l'air confidentiel, je n'en ai jamais entendu parler... encore que ce ne soit pas un argument, il y a plein de choses que je ne connais pas.  Sur Internet, pas d'occurrence intéressante, et pourtant les références à Octave Béliard ne manquent pas, comme écrivain, vulgarisateur ou critique. 
Mais, si ce topic n'est pas augmenté régulièrement, les amateurs passent et avec un peu de chance, l'un d'eux aura une idée.

#399 Re : Discussions libres » Bienvenue aux Nouveaux » 22-02-2012 18:07:44

Hello l'oiseau bleu! Bienvenue pour ton re-nouveau smile

#400 Re : Les collections » NéO - Fantastique/Science-fiction/Aventures » 19-02-2012 12:50:27

Mister Lag a écrit :

Si si bien sûr, j'ai le sentiment qu'avec ce topic relancé - spécial papages - je peux aller jusqu'à 2000 wink !

Yeah! un sursis! wink

Mister Lag a écrit :

Plus sérieusement, on mentionne les préfaces maintenant ? On n'a pas fini big_smile ...

Ce n'est pas plus mal de le faire, comme je les rentre dans ma base, autant le faire également ici. De surcroit, les préfaces des Néo sont plutôt agréables à lire et intéressantes. (Pour ma part, si Christian n'en faisait pas un point d'honneur, ce sont les ISBN que j'oublierais de mentionner mais chut! cool ).

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