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« SOUS LES EAUX » de Henri de LA BLANCHERE, 1821 – 1880.
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Paru initialement avec pour titre : « LE TESTAMENT DE FARAGUS » comme partie maritime dans « LE CLUB DES TOQUES, aventures sous-marines, sublunaires et autres », Maurice Dreyfous, sans date, autour de 1875 ce livre a été édité pour la première fois sous ce titre par Théodore Lefevre et Cie, en 1879 en un in-8° de 288 pages.
L'édition présentée en photos ci-dessous date de 1883, toujours Théodore Lefevre et Cie, cartonnage in-8° de 262 pages, avec des illustrations hors-texte de VIERGE et FERAT sur une reliure de ENGEL. Il existe un cartonnage daté de 1887 et ayant 300 pages.
Enfin Delagrave réédita ce livre en 1886 au format broché in-8° de 300 pages également, mais il existe des cartonnages plus ou moins décorés.
Le « JOURNAL DES VOYAGES », dans sa première série, du numéro 743 à 763 (4 octobre 1891 au 21 février 1892) réédita « Sous les Eaux ».
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L'histoire, du sous « Jules Verne », à sa mort le grand savant Faragus lègue à ses fils tout son appareillage ultra-perfectionné et à charge de ceux-ci de créer » l'Agence des isthmes et des détroits », qui n 'a pour but que l'exploitation sous toute ses formes des ressources des océans. Je passe sur toutes les inventions du scaphandre à l'engin sous-marin. Le livre, commencé dans les mers d'Afrique du Sud finira sur le début du percement d'un tunnel sous la Manche. Tous les premiers chapitres du livre sentent qu'ils ont été écrits après la version originale pour « gonfler » le volume, la mort d'un des frères tué par un rhinocéros est vraiment de trop. Restent les illustrations de Vierge et Ferat, qui si elles ne sont pas d'une originalité folle ornent agréablement ce petit roman d'aventures plutôt terne. Le fait que l'auteur soit un naturaliste patenté accentue l'aspect « authentique » du monde sous-marin au détriment du côté « aventure ». Ne pas confondre ce livre avec « SOUS LES FLOTS » de Aristide ROGER. Isma
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Dans la liste de Luc RONNIE, dans l'ancien Bulletin ma chanson préférée reste ELECTRA, paroles et musique de Pierre PERRET
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J'étais un robot comme tous les robots de fer
Bien sûr j'adorais l'huile d'olive qui savait lubrifier mes nerfs
Et les petite robots cosmographes
Qui font leur shopping en autoscaphes
On s'est rencontrés dans l'astronef interspatial
Sur le chemin Vénus-Etoile
Et quand j'ai lu sur ton frontal
Type féminin subélectrique
Chef de fouilles dans un champ magnétique
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« Refrain »
Electra Electra mon amour
Ce jour là ma bobine n'a fait qu'un tour
Quand tu m'annonças d'un ton pudique
Un bébé électromagnétique
Electra Electra mon amour
Nous irons sur la terre un de ces jours
Voir pourquoi ces êtres-là bâtissent
Ce qu'à coups de neutrons ils démolissent
Electra Electra mon amour
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J'étais balayeur de déchets radioactifs
Dans une usine de plutonium
Et tous les soirs à l'harmonium
Je te jouais des airs supra cosmiques
Dans une belle cathédrale en plastique
Tes filaments bleus scintillaient au firmament
Et tu m'as dit ingénument
Allons dans votre appartement
J'ai craqué mes bas philtre lumière
J'en mettrai des neufs plus réfractaires
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Le dimanche parfois quand on manquait trop d'hydrogène
A trois années lumière de là
On allait jusque chez Gégène
Déguster des frites synthétiques
Arrosées d'un petit cru biologique
On rentrait le soir un peu rouillés c'était normal
Dans notre maison sidérale
On branchait le cube musical
Pour voir sur la chaîne interstellaire
Les premiers robots partant sur terre.
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Pour les Web-radios il y a sur Bide et Musique une thématique de 168 titres (pour le moment) nommée Bide in Space. Quelques airs de temps en temps sur Radio Holà là, une web radio hollandaise diffusant des chansons françaises, pas mal de choses sur Radio Yé Yé, une web radio canadienne, mais qui, jusqu'à Noël ne diffuse que des chansons de …. Noël, mais qui autrement émet des chansonss des années 60. Si vous téléchargez Radio Free Solo vous obtiendrez environ 800 chaines de radios et web radios francophones, etc. Isma.
UTOPIALES 2010. La remise du Prix Julia Verlanger a été un des instants les plus destroy du festival. Pas grand-chose à dire. Une exposition de vinyls avec des 33 tours uniquement, très jolie, mais qui aurait demandé à être un peu moins diluée en surface, autrement dit les disques auraient du être plus regroupés. Une sculptrice Suisse Catherine Carret a exposé des œuvres dont vous voyez quelques photos ci-dessous. Très sympathique (la Suissesse et son expo), quand je lui ai demandé le prix du plus petit des objet (le cadre circulaire avec les dessins) elle m'a répondu 18 000, mais avec un sourire elle m'a précisé qu'il s'agissait de Francs Suisses et qu'en Euros cela ne faisait que 12 000, je lui est déclaré que je n'avais que 500 euros sur moi (ce qui est exceptionnel) et que j'allais de ce pas faire… des économies. Tout ceci dans la bonne humeur.
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Comme on ne mélange pas les torchons et les serviettes les librairies avaient un gigantesque emplacement dans une salle rien que pour eux, et bien sur, la petite librairie Jer Dankeletajer était repoussée tout au bout d'une allée près des jeux vidéo de la Fnac. Il ne faut surtout pas contaminer nos amis libraires de neuf avec des livres d'occasion. Ceci dit, je souhaite qu'ils vendent un maximum de livres neufs qui deviendront, avec le temps, de beaux livres d'occasions.
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La journée Cosplay a ressemblé à une journée patronage d'antan, avec toutefois quelques costumes et déguisement, pas forcément Manga, très réussis. J'ai même croisé un pithécanthrope dans les allées, je ne vous dévoile pas son nom par peur des représailles éventuelles (je ne suis pas d'un courage fou), mais d'habitude il vont par paire.
Je regrette de ne pas avoir parié avec Marc Caro quant à qui avait composé la musique du film : « Les Premiers Hommes dans la Lune » et ai failli me faire étrangler par Patrick Couton (le traducteur de Terry Pratchett) quand je lui ai signalé que son style devenait de plus en plus lourd. En fait il m'a réellement étranglé quand je lui ai avoué n'avoir jamais lu ses traductions. Isma
UN TROU DANS LES NUAGES (1987)
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Auteur, compositeur et interprère : Michel RIVARD, Canadien, né en 1951, forma dans les années 70 le groupe Beau Dommage, (La Complainte du Phoque en Alaska), avec Pierre Huet et Robert Léger
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Ils sont passés par un trou dans les nuages
Ils se sont posés à quelques pas de moi
Moi qui ne suis que l'idiot du village
Ils sont venus me voir ils ont confiance en moi
Ils m'ont donné une pierre imaginaire
Comme un cristal taillé dans le bleu du soir
Je l'ai cachée dans le bois sous les fougères
Je l'aurai dans la main quand il reviendront me voir
Au village ils ont ri, ils se sont moqués de moi
Ils ont pointé le ciel en riant aux éclats
Au village ils ont ri mais ils ne riront pas
Quand je m'envolerai... et qu'eux resteront là
J'ai une amie qu'on appelle la sorcière
Elle vit sans homme avec deux petits enfants
Quand elle traverse les rues du village
On parle dans son dos, on la montre du doigt
Quand je lui parle du trou dans les nuages
Elle me sourit, me regarde gentiment
Moi qui ne suis que l'idiot du village
Elle me prend par la main et je sais qu'elle me croit
Au village ils ont ri, ils se sont moqués de moi
Ils ont pointé le ciel en riant aux éclats
Au village ils ont ri mais ils ne riront pas
Quand je m'envolerai... et qu'eux resteront là
C'est pour demain, je l'ai lu dans les nuages
Dans la clairière, ils reviendront se poser
Et la lumière emplira mon visage
Je serai sans témoin comme ils me l'ont demandé
J'emporterai le sourire de la sorcière
Et ce sera mon unique souvenir
Et quand je verrai s'éloigner la terre
Je n'aurai que l'envie de ne jamais revenir
Au village ils ont ri, ils se sont moqués de moi
« LES AUTRES MONDES SONT-ILS HABITES ? » par l'Abbé Th. MOREUX. Pour l'auteur pas de problème, ils le sont. Et comme ce topic est dédié à la planète Mars, vous trouverez deux chapitres consacré à cette planète : « LES MARTIENS », pages 87 à 107 et « COMMENT IMAGINER LA PLANETE MARS », pages 108 à 128. Une planche hors-texte est même jointe, où l'illustrateur , l'Abbé lui-même ?, ne se mouille pas trop.
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Bon, à notre époque nous sommes sûr que Mars n'a pas d'habitants, ou du moins si la vie subsiste sur la planète Rouge ce n'est que sous forme de bactéries. Mais d'autres mondes sont-ils habités ? Oui, très certainement, en aurais-je la certitude de mon vivant ? Et s'ils venaient, E. T. ou gros beaufs carapacés ?
Ce petit opuscule a été édité par Gaston Douin en 1926 et il nous est précisé qu'il s'agit d'une réédition. Isma
(désolé pour le doublon, pour l'illustration de la vue de Mars)
Etonnant en effet de trouver ce texte de Pierre Mac ORLAN dans une collection pour les jeunes. De son vivant les livres de l'auteur ne fréquentaient pas les Bibliothèque Paroissiales
YA UN OS DANS LA MOULINETTE, spécial Edgar POE.
Avec toutes les éditions des œuvres de Edgar Poe il y aurait de quoi créer un topic spécial et pas seulement pour les jaquettes et les couvertures illustrées. Pour cette fois je vous propose une petite sélection allant de l'édition numérotée sur Japon à la plus simple édition de poche.
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« LE SCARABEE D'OR », de Edgar Allan POE. Edition René Kieffer, 1926, illustrations de Louis MARQUE. Un des 50 exemplaires numérotés sur Japon, comportant une suite en couleurs et un dessin original de l'illustrateur. La première illustration reprend la couverture et la seconde une illustration hors-texte intérieure.
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« HISTOIRES EXTRAORDINAIRES » , Bibliothèque reliée Plon, cartonnage éditeur, Plat de couverture et dos
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Et une sélection de couvertures diverses et variées. Isma
« LE CAHIER ROUGE » de Henri SERRE. Source d'inspiration de HERGE pour « LES CIGARES DU PHARAON » et « LE LOTUS BLEU »
Editions Eugène Figuière, sans date (1923-1924), broché in-12° de 224 pages. Couverture non illustrée.
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Toujours et encore Eugène Figuière, éditeur, à ce jour une bonne soixantaine de titres dans les domaines nous intéressant ont été découverts. A noter que ce livre est sans date ce qui est rare pour cet éditeur, mais en faisant le recoupement avec des titres « à paraître » et qui sont réellement sortis chez l'éditeur et en rajoutant un an « de sécurité », ce livre est paru soit en 1923 soit en 1924.
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Ce roman se compose de trois parties d'inégales longueurs :
PRELUDE : Pages 7 à 11 :
30 août 1926. A la terrasse de « Maxim's », deux amis discutent âprement des menaces d'un imminent conflit armé international. Les gros titres des dernières parutions de la presse nous renseignent un peu : « La Russie soulève l'Orient – L'Aie Rouge en marche – Un nouveau dictateur Helmi Sanua fanatise l'Armée Rouge – Ses envoyés prêchent la révolte aux Indes, en Chine, en Perse, au Thibet – Guerre Sainte du Maroc à la Turquie – Massacres en Palestine ».
Un des deux hommes en vient à affirmer que les prophéties du « Cahier Rouge » sont bien prêtes de se réaliser. Suit un nouvel article où l'on apprend l'assassinat de Victor Hérissant, sénateur, ancien ministre. (On apprendra plus loin qu'il est l'auteur d'un ouvrage célèbre : « Statut fédéral des Etats-Unis d'Europe », sans que cela n'ai d'incidence sur la suite de l'intrigue)
« - Que penses-tu de cette mort ? Que crois-tu ? Criai-je.
« Que le sénateur détenait les secrets de son fils, et qu'ils… Mais viens, ajouta t-il, des oreilles sémites nous écoutent. »
Le dénommé Ponthieu emmène chez lui son ami et tout deux « plongent » dans la lecture du « Cahier Rouge », manuscrit écrit en 1913 par le fils du sénateur assassiné et décédé lui-même en septembre 1914 au Cameroun.
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LE CAHIER ROUGE : Pages 13 à 322 :
Ce récit nous conte la découverte d'un gigantesque complot contre l'Occident, les coupables : en grande partie les Juifs et en moindre tout ce qui n'est pas Occidental. Hérissant fils, Enseigne de Vaisseau, nous fait me compte-rendu au jour le jour de ses pérégrinations de port en port dans la Méditerranée, du Proche au Moyen-Orient. Dans le grouillement interlope des faunes portuaires il fréquentera magiciens, sorciers et autres Kabbalistes sournois et un de ses amis en mourra. Dans cette ambiance fiévreuse il sera victime d'envoûtements, rencontrera même des théosophes, des fakirs et des personnages éminents membres de diverses sectes plus ou moins influentes. Cette atmosphère étouffante est propice à toutes les compromissions car aucune des personnes croisées en cours de route n'a la conscience tranquille ni les mains propres. L'intrigue est complexe et difficilement résumable brièvement. Il faut retenir du « cahier rouge » une mise en garde pour l'Occident Chrétien : « Il n'est que trop certain que la souveraine magie de la Kabbale Juive encercle le monde dans un immense anneau goétique où il sera étouffé. » Brrr…. J'en frémis… même si le sens du mot « goétique » m'est totalement étranger !
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FINALE : Page 223 :
La brièveté de cette partie, qui a lieu une fois que les deux amis ont achevé la lecture du manuscrit, permet sa retranscription intégrale :
« Ponthieu referma le cahier rouge.
Dans la nuit où l'orage grondait encore, oppressant nos misérables poitrines, des vendeurs de journaux hurlèrent cette fois : La guerre !
Une sirène lança son cri d'avertissement inhumain.
- Que feront nos hommes d'état ? Murmurai-je anxieusement ?
- Rien : ils parleront ! »
FIN.
C'est bref mais c'est efficace.
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Ce livre en lui-même n'offre que peu d'intérêt : des méchants enturbannés plus ou moins doués de pouvoirs parapsychiques, le tout enrobé d'un conflit futur, l'Occident a déjà été mis plus à mal dans d'autrement plus réussis récits d'aventures. Non ! le pôle d'attraction de ce bouquin est que Georges REMY (alias HERGE) a pompé dans ces pages pas mal d'idées pour servir au scénario d'une de ses meilleures bandes dessinées : « Les Cigares du Pharaon » et « Le Lotus Bleu ». Il ne faut pas prendre cette remarque pour un acte d'accusation, la B. D. étant largement meilleure que le roman de Serre.
On retrouve dans « Le Cahier Rouge » : fakirs, sociétés secrètes un peu chtarbées, poisons bizarroïdes ; vous me direz que l'Asie Mystérieuse à inspirée pas mal d'auteurs populaires de la fin du XIXème et du début du XXème siècle et que ces « divers ingrédients » se retrouvent souvent. O. K. mais toutes ces constantes sont rarement regroupées dans un même bouquin, bon, je n'est pas tout lu sur le sujet, bien évidemment, et même si c'est le cas…. Vous avez lu beaucoup de romans d'aventures ou le bateau du « héros » croise sur sa route un navire nommé « Le Lotus Bleu » ?, où chez un peintre théosophe, sur son guéridon se dresse une série de revue ésotérique nommée « Le Lotus Bleu » (en plus je crois qu'une revue avait bien ce nom au début du XXème siècle).
Même si tous ces arguments sont le fait du hasard, j'ai dans la manche un petit atout pour étayer définitivement mes affirmations : apprenez qu'un des héros occulte se nomme Sotis Raptopoulos, c'est un personnage de banquier véreux qui disparaît à la fin de l'histoire mais nul doute qu'il y tire pas mal de ficelle. Tous ces détails troublants ne peuvent être les faits du hasard.
Moins évident : en début des « Cigares » Tintin, accoudé au bastingage de son bateau cite à Milou, les ports du Proche et Moyen Orient où ils vont transiter ; lisez le début du « Cahier Rouge », c'est identique, Milou en moins.
Petit problème pour trouver ce livre, j'ai dû le croiser trois fois sur ma route et ne l'ai pas revu depuis une éternité. Autre problème : bouquin connu = bouquin recherché, et quand on connaît les amateurs de Tintineries il n'y a pas que le poison de Mitsuhirato qui rend fou ! Isma
« LES QUATRE CAVALIERS » de Georges BORDONOVE.
Editions Julliard, 1962, broché in-8° de 296 pages. Couverture non illustrée
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En exergue sur le bandeau publicitaire accompagnant ce livre : « Le Roman d'une Apocalypse »
Une poignée de nostalgique du nazisme décident de réunifier l'Allemagne. En zone américaine ils s'emparent d'armes, de chars et de canons. Ils franchissent le Rideau de Fer et deviennent maîtres de la ville de Magdebourg, en zone Russe.
Les armes étant américaines, les Russes envoient un ultimatum aux Etats-Unis. Ceux-ci pensent que les Russes possèdent une super arme et protestent vigoureusement. Devant la réaction des américains, Moscou s'imagine la même chose. En fait, aucun des deux belligérants n'osent déclencher les hostilités.
Devant une importante menace atomique la panique éclate un peu partout en Europe et des émeutes allument un peu plus les tensions. A Paris l'exode recommence.
A la Maison-Blanche et au Kremlin les deux présidents s'interrogent. Ensemble ils déclenchent l'enfer en libérant les bombes atomiques. Une fin digne du Docteur Folamour, mais la bonne humeur en moins. Isma

« LA MORT… ET TOI TOUTE SEULE » de Serge JACQUEMARD.
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Imaginez-vous que la collection « Angoisse » ai survécu jusqu'en 1976 et que ce titre du Fleuve-Noir « Spécial-Police », sous le numéro 1254 en fasse partie, l'illusion est parfaite :
Le mari de Francesca a disparu lors d'une tempête de neige sur l'autoroute du Sud. La police ne le retrouvant pas, elle fait appel à un détective privé.
Celui-ci découvre que Sévérina, sa sœur, était aussi du voyage. Pendant son sommeil Francesca voit un château en rêve, et comme elle a souvent des rêves prémonitoires elle met le détective à sa recherche. Il le découvre à 13 kilomètres de l'autoroute, mais ne peut approcher à cause d'un doberman gardant la propriété.
Francesca décide d'aller seule au château et de neutraliser le chien en le tuant. Quand elle arrive le chien a disparu et c'est le détective qui lui ouvre la porte. Sévérina, son mari et deux vieux sont là. Elle apprend, étonnée, que ce sont des templiers du XIIIème siècle qui ont survécus grâce à la magie. Pour survivre, ils tuent des personnes jeunes et glissent dans leurs corps par des procédés magiques.
Elle doit remplacer l'apparence d'un des deux templiers qui s'avère être une vieille femme. Affolée, elle tue tout le monde mais le doberman se jette sur elle et la dévore. C'est ce qui s'appelle un grand nettoyage par le vide.
L'auteur, Serge Jacquemard, a un nombre impressionnant de romans policiers et d'espionnage à son actif. Isma

Frank G. (Gill) SLAUGHTER : « COMPTE A REBOURS »
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« La plus gigantesque des fusées allait lancer vers le ciel un véritable laboratoire spatial, et Mike Barnes, le seul astronaute qui avait échoué dans sa mission, était chargé de surveiller les préparatifs. Dès son arrivée dans la ville neuve créée au Cap Kennedy, il se trouva entraîné dans un tourbillon de passion où la haine le disputait à l'amour exacerbé. L'ombre de la fusée Pégase semblait planer comme une malédiction sur toute une population désaxée. Était-ce le danger latent des explorations dans l'espace qui poussait ces hommes et ces femmes à profiter une dernière fois de la vie avant le jugement dernier ? Dieu allait-il les punir de violer les cieux ? Mike avait l impression d'être le seul à conserver sa lucidité, le seul capable d'empêcher un drame et de lancer des avertissements, mais nul ne l'écoutait. »
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L'auteur, 1908 – 2001, ou plutôt les éditeur français n'ayant pas eu le succès escompté avec un titre et une couverture s'apparentant plus à de la science-fiction qu'à la « clientèle médicale » de l'auteur virèrent carrément de bord et rééditèrent le livre sous le titre de : « LA GRANDE PEUR DU DOCTEUR BARNES », le mot « docteur » de la couverture devant rassurer le plus fidèle des publics. Autrement le livre est identique. Ce titre semble sa seule incursion dans la S. F. Frank G. Slaughter est un grand auteur populaire qui a eu énormément de succès. Bon ses histoires de toubibs ne m'ont jamais intéressé mais je me souviens qu'il y a très longtemps, et pas dans une lointaine galaxie, j'avais lu de lui un péplum, dont je ne me souviens plus du titre, mais qui était vachement bien. Isma
« LA CITE DES VOIX, pièce radiophonique » de Pierre DESCAVES
Editions Denoël, 1938, « Collection des 3 masques ». Broché petit in-12° de 76 pages. Vignette en couverture.
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« Création radiophonique en un prologue et quatre périodes verbales » annonce le sous-titre de ce texte. Expédions rapidement le sujet de l'histoire : un homme écrasé par un camion se retrouve mort dans un lieu qui ne ressemble ni au Paradis et ni à l'Enfer. Dans cet endroit il n'a pas de corps et seules des voix se font entendre, un « guide » lui fait entendre des gens de la terre qui parlent de lui, et là, les déconvenues sont nombreuses. Le tout finira bien grâce à l'amour. Je préfère laisser les quelques surprises que révèle cette histoire aux futurs lecteurs de ce bouquin écrit et reste avec l'auteur et un bout de sa préface dans le paragraphe suivant. J'aimerais bien savoir si cette pièce radiophonique jouée sur les ondes de Paris P. T. T. le 31 mars 1938 est disponible dans les fonds de l'I. N. A. ou si elle est perdue à tout jamais.
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« Dans la « Cité des Voix » nous avons mis un couple comme tout le monde. Un couple dans son comportement passionnel, en proie à une séparation dramatique. Un couple dont ce que nous pouvons appeler « le prolongement » s'opère par le miracle des voix… endormies et brusquement retrouvées. »
« Mais vous voulez encore en savoir davantage ? Et bien sachez que ce couple s'aime, et non pas comme tout le monde. Une mystique ? Pas de trace !... Un mystère ? Oui, un grand mystère ! Une morale ? Naturellement. Il y a bien dans « La Cité des Voix » une anticipation poétique et une histoire, une belle histoire, et qui finit bien. Bien mieux que par un mariage. Par la fusion des voix. Une fin que ne prévoyaient ni Tristan ni Yseult, ces innocents. Ils n'avaient qu'un filtre, eux ! (…) Et pour finir, le langage radiophonique nous force à modifier l'image même que nous aurions voulu employer, La Cité des Voix n'est pas « une bouteille à la mer »… C'est un flacon dans l'Ether. »
Comme quoi, il vous faudra quand même découvrir ce livre pour savoir précisément de quoi il retourne.
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Pierre DESCAVES est né le premier janvier 1896 et nous a quitté en 1966. En 1925 il entre au « Petit Journal » et la même année participe à la création du « Journal parlé » par T. S. F. à la Tour Eiffel. Juste avant la guerre il devient rédacteur en chef de « Radio Magazine ». Il est élu président de la Société des Gens de Lettres en 1950.
Il a écrit des essais dont un sur Balzac et quelques romans qui ne sont pas de nos domaines. C'est sous sa direction en collaboration avec A. V. L. Martin qu'il rédigea en 1965 chez l'éditeur « Les Productions de Paris », une bible du genre : « UN SIECLE DE RADIO ET DE TELEVISION ». Isma
« UNE EXPEDITION SOUS-MARINE » de Arnould GALOPIN »
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Ce vieux camarade de lecture populaire qu'est Arnould nous a concocté dans les années 1920-1925 et chez l'éditeur Albin Michel une petite série d'au moins 38 fascicules qui se nommaient : « MES BELLES HISTOIRES ». Chaque fascicule contenait une histoire complète et était au format in-12°, les couvertures joliment illustrées et chaque brochure possédaient des illustrations intérieures.
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Ce numéro 38 a pour titre : « UNE EXPEDITION SOUS MARINE », et, en trente pages nous anticipe de plus de trente ans l'exploit du Professeur Picard et de son bathyscaphe :
Après avoir fait exploser deux fois son laboratoire, le professeur Cornélius Duracier finit par mettre au point un engin capable d'atteindre 5000 mètres de profondeur sous les océans. Il compte bien l'expérimenter lui-même avec son neveu Edouard qui passe le plus clair de son temps à dévorer des livres d'aventures…. D'Arnould Galopin, dont une liste suit, et un rappel en bas de page signale à notre attention que les dits livres sont disponibles à la librairie Albin Michel.
L'appareil s'appelle « L'Explorateur » et se présente sous la forme d'une sphère d'un diamètre intérieur d'environ deux mètres. Il est descendu d'un bateau le long d'un filin d'acier très fin et très résistant. Que dire de plus sinon que l'expérience réussit pleinement. Que la faune et la flore aquatique sous-marine est a peu près normale et qu'ils ne découvrent pas les ruines de l'Atlantide.
A signaler quelques titres de la série, qui d'après leurs libellés, pourraient, peut-être receler quelques surprises :
n° 12 : AU-DESSUS DE L'ATLANTIQUE
n° 21 : LE PETIT INVENTEUR
n° 31 : LE CHÂTEAU HANTE
Et également d'autres titres plus anodins pouvant éventuellement cacher des surprises. Isma
« AU CREPUSCULE DU MONDE » de Adolphe LAURAIN
Editions de la Bourdonnais, 1937, broché in-12° de 260 pages. Couverture non illustrée.
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Futur indéterminé, mais assez éloigné – Paris capitale de l'Europe – 20 Millions d'habitants – Mont martre – A l'emplacement de l'ancien Sacré-Cœur, en haut d'une tour se dresse le Dragon, l'emblème symbolique de la dynastie régnante depuis l'invasion Jaune. Depuis le temps de leur victoire, les Empereurs Jaunes se sont fondus dans la population et convertis au Christianisme.
De retour à Rome, le pape est déçu car il n'a pu obtenir la grâce de milliers de prisonniers qui vont être exécutés dans les grandes villes d'Europe, suite à une tentative de révolution contre le régime établi. Déçu surtout par Gadog, grand responsable et savant qui lui a fait ouvertement comprendre que le Pape devait s'occuper de ses affaires.
A Pâques, tous les condamnés sont exécutés sauf les Juifs qui, grâce à leurs fortunes et à la protection de Gadog, réussissent à s'en tirer (livre écrit en 1937). Le lendemain une nouvelle effrayante vient frapper les peuples déjà lourdement éprouvés : l'Angleterre, à la suite d'un cataclysme, vient de s'effondrer sous les flots, et l'on estime le nombre de morts à 40 millions.
Née du ressentiment éprouvé après les exécutions, une nouvelle tentative de soulèvement populaire est encore sauvagement écrasée par Gadog grâce à des gaz puissants et à de nouvelles bombes aux pouvoirs dévastateurs. Devenu nouvel Empereur, il masse de gigantesques troupes aux portes de l'Asie et en devient rapidement le Maître. Les morts se comptent à nouveau par millions : ». Dans presque toutes les grandes cités, qu'entourent de véritables marais de sang coagulé où viennent se repaître les vautours, les rues sont encombrées de cadavres » (Pire que du Danrit de la meilleur période).
Plus tard, l'Afrique et les Etats-Unis tombent, eux aussi, sous la coupe du nouvel Empereur, et ainsi Gadog devient le dictateur de la terre entière. Rome est détruite « accidentellement » par un énorme incendie, et le Pape, survivant miraculeux, dans une lettre encyclique, accuse Gadog du plus grand crime contre l'humanité. L'Empereur n'apprécie pas et fait tourner le Pape en ridicule. Puis par mesure d'eugénisme, décide de faire exécuter les infirmes, les anormaux et les incurables. Une fois ces petites formalités réglées, il prend la décision de rechercher le Pape pour lui régler son sort une bonne fois pour toute, mais celui-ci a disparu, flairant le danger.
Le Japon à son tour, victime d'un terrible raz-de-marée, disparaît en une nuit (décidément il ne fait pas bon être insulaire dans un roman de Laurain !). Dans le même temps, une peste d'une nouvelle sorte fait des ravages en Afrique et menace de s'étendre ; la race Noire est en train de s'éteindre. L'Empereur, en grand savant qu'il est, trouve une méthode assez originale pour éradiquer le fléau : un petit bombardement général de l'Afrique et plus de problème, quelques centaines de millions de morts supplémentaires, ce n'est plus un livre c'est une hécatombe !. Gadog se lance alors dans une recherche sur l'immortalité… et pendant ce temps le Pape n'est toujours pas joignable.
Ce livre s'achève en apothéose par : la reconnaissance de Gadog comme un nouveau Dieu, un incendie à l'échelle planétaire, l'éveil de tous les volcans de la Terre et la crucifixion du dernier Pape à Jérusalem. Je ne vous livre qu'un résumé court, car Gadog (où plutôt l'Antéchrist), vers la fin du volume a acquis des pouvoirs quasi-divins : téléportation, don d'ubiquité, il fait parler les statues et ressuscite les morts.
Je suis en train de me demander si l'auteur réel de ce bouquin ne serait pas celui qui a déjà pondu le roman se trouvant dans Rêves de fer de Norman Spinrad, son prénom ne trompe pas et son antisémitisme latent non plus. Il est heureux que cet auteur de S. F. n'ait pas eu de rôle politique ou social, sinon imaginez un peu ce qui aurait pu se passer ! Isma

Bonjour! Le titre exacte de la chanson de France GALL est: FRANKENSTEIN. La musique et les paroles sont de Serge GAINSBOURG.
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Fallait un cerveau aussi grand qu'Einstein
Pour en greffer un autre à Frankenstein
Faire de plusieurs cadavres en un instant
Un mort vivant
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Rassembler, coudre ensemble les morceaux
Le nez, les yeux, les lèvres et la peau
Les connexions nerveuses fixées au cou
Par des écrous...... etc
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Gainsbourg, comme les autres confond le monstre avec le Docteur. Isma
« LES CINQ SENS » de Joseph DELTEIL.
Editions Bernard Grasset, 1924. Broché in-12° de 274 pages. Couverture non illustrée.
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Joseph DELTEIL. 1894 – 1978. Il fit partie du petit groupe surréaliste jusque en 1925 où il prit ses distances avec André Breton et ses disciples et année ou également il obtint le prix Fémina pour son essai sur « Jeanne d' Arc ». Ses débuts littéraires datent de 1923 où il publia deux ouvrages
: « CHOLERA », (non conjectural malgré le livre résumé ci-dessous) et « SUR LE FLEUVE AMOUR ». Ensuite son œuvre est plus marquée : « SAINT DON JUAN » en 1930, « JESUS II », en 1947. Il écrivit également une biographie sur Lafayette et sur Napoléon. Cet auteur n'est pas particulièrement connu pour avoir écrit de la science fiction, mais en ouvrant « Les 5 sens » les premiers mots en sont : « Le 5 mai 1925…. ». Donc au moins une légère conjecture temporelle le livre datant de 1924, mais voilà, il y a plus, ce texte d'un auteur surprenant est un roman d'anticipation catastrophe :
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Paris, 5 mai 1925, de nombreuses personnes vacants à leurs occupations quotidiennes écrasent, sans s'en rendre compte des petites capsules de verre portant la mention « Peste ». Le 6 mai la capitale comptabilise 2943 décès du à ce fléau. Le 8, 26348 victimes sont à dénombrer et le 13, 273 554 morts est le chiffre catastrophe du bilan du terrible bacille.
Le 9 mai des partis extrémistes flairant l'occasion favorable provoquent le renversement du Ministère en place. L'empressement et la bravoure des médecins aggravent l'épidémie car de nombreux membres du corps médical soignant sont contaminés et la population, petit à petit, privée de soins médicaux. Les personnes pensant trouver du salut en province s'enfuient de la capitale, mais l'on apprend bientôt que toutes les préfectures sont contaminées à leur tour. Lyon, Bordeaux, Lille, etc. L'épidémie gagne en étendue et en puissance.
Le 12 mai le Président de la République, avant de mourir, institue une sorte de dictature médicale, avec à sa tête Eléonore Plessis, 35 ans, actuellement directrice de l'Institut Pasteur et ancienne gardeuse d'oies de Castelnaudary.
Décès de Louis Aragon, André Lhôte, Philippe Soupault, Jean Giraudoux, etc, (l'auteur s'en donne à coeur joie avec la « concurrence »). La peste se propage au monde entier et seule, l'Islande, vue son climat glacial, ne semble pas être atteinte par le redoutable fléau. Le froid serait-il le seul moyen de lutter contre la peste ? De tous les ports du monde des nuées humaines embarquent pour l'Islande et le Pôle-Nord et peu à peu la vie d'organise sous des cieux plus réfrigérés.
Eléonore réfugiée à Bergen , étudie avec Elie-Elie, au autre savant spécialiste de virologie, les moyens d'éradiquer le mal. Mais rien n'y fait et la peste continue de décimer de plus en plus de personnes à la surface de la Terre et maintenant même dans les régions polaires.
Au dernier moment, Eléonoe et son amant Gaspard découvrent un vaccin miracle, mais Elie-Elie, jaloux de Gaspard fait sauter l'iceberg où ils étaient tous réfugiés. Seul Gaspard échappera au carnage et ses premières vaccinations pourront commencer. L'humanité est sauvée (une fois de plus).
Encore un roman catastrophe : la fin du monde par la peste, le bacille de Yersin menaçant l'humanité et c'est une savante française qui lui fera la peau. Eléonor ressemble beaucoup à Marie Curie. Aucune explications ne sera donné quant au déclenchement de l'épidémie : accident ou savant fou ? Ou accident de savant fou ?
Attention toutefois, ce livre n'est pas du niveau « Fleuve-Noir », les digressions sur les 5 sens tiennent plus de la littérature classique que de la littérature populaire. Mon petit résumé ne conte que les événements liés à la pandémie (qui est quand même le sujet principal du roman). Isma
Madeleine PELLETIER, née le 18 mai 1874 et décédée le 19 décembre 1939 :
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Militante socialiste et féministe première femme en France à avoir à la fois un diplôme de médecine et de psychiatrie. Elle s'attira de gros ennuis en prônant ouvertement la contraception et l'avortement. Bref Madeleine n'était guère fréquentable, ce qui en fait une personne sympathique à nos yeux et en quelques sortes une égale de Louise Michel dans le genre « précurseuses »
Notre doctoresse, qui en fait était « Docteur », passa du Socialisme au Communisme, Socialisme qui à l'époque ne correspondait en rien à notre « Socialisme » d'aujourd'hui, la « Gauche » d'alors était pratiquement l'égal de notre « extrême gauche » d'aujourd'hui, puis elle dédia sa vie à l'Anarchisme, étant par principe totalement apolitique. Elle nous a laissé un roman, une utopie Communiste, qui si elle ne brille pas particulièrement par les côtés de son réalisme politique est une pure merveille au niveau au niveau de la science fiction :
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« UNE VIE NOUVELLE », éditions Eugène Figuière, 1932. Broché in-12° de 248 pages. Couverture non illustrée.
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Chez Figuière, la plupart des écrivains du catalogue étaient édités à compte d'auteur, sauf bien sur les classiques réédités. Le problème pour se procurer une liste exhaustive des volumes parus provient du fait qu'au dos des livres ne figurent que pratiquement toujours les mêmes listings, l'éditeur favorisant publicitairement ses propres ouvrages et ceux des es amis où bonnes relations. Pour compliquer le tout Figuière a rejaquetté quelques livres des éditions « Argo » et « Pensée Françaises ». Tout ceci pour dire qu'un catalogue général des éditions Figuière serait le bienvenu.
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« Une vie Nouvelle » est une utopie Communiste, l'action s'y déroule dans le futur, 10 ans après la prise du pouvoir par les Communistes. Les noms des rues de la capitale ont changé et l'ancien Boulevard Saint-Michel se nomme dorénavant Boulevard Michel Bakounine, le reste à l'avenant. Les cafés ne servent plus d'alcool et dans leurs arrière-salles on peut manger, lire et écrire, entendre la T. S. F. et même voir la « télévision » et les salles annexes servent de gymnases et de bains-douches. L'on peut passer la journée entière dans de tels établissements. Personne ne fume plus. L'accouchement d'un enfant donne droit à un an de congés payés (pour mémoire les premiers congé payés datent de 1936). Journées de travail de 6 heures. L'avortement est autorisé.
Paris est maintenant aussi étendu que le département de la Seine et est desservi par des autobus qui circulent sur 50 lignes concentriques. Le niveau de la criminalité est descendu à zéro et la liberté sexuelle n'a rien a envier aux « Monades urbaines » de Robert Silverberg. Les mères abandonnent leurs rejetons à la naissance (bonjour, quand même, la Doctoresse), qui sont élevés en batteries par des professionnelles : maternité, école, usine…. (Le Communisme à tout de même ses limites)
Dix ans s'écoulent encore :
L'aérobus est le maître du ciel et l'on traverse la France en deux heures. L'égalité intellectuelle des deux sexes est absolue. La télévision en couleurs fonctionne parfaitement. Grâce à des rayons spéciaux il est possible de voir l'intérieur des organes humains et même le cerveau. Les savants français ont découverts la transmutation de l'or, (amusant de constater que l'auteur à une vison réaliste du futur scanner mais poursuit des chimères avec la transmutation de l'or), ce qui permet au Gouvernement de racheter les anciennes colonies anglaises. Le racisme n'existe plus et les dernières religions perdent leurs adeptes les uns après les autres. On vient de mettre au point un vaccin contre la tuberculose (écrit en 1932) et contre le cancer qui deviennent des maladies « bénignes », etc. Ce livre devient véritablement intéressant car l'Utopie Communiste se transforme en livre de S. F. (voir le large extrait, après le dernier paragraphe).
Cet excellent livre s'achève lorsque le héros, Charles Ratier (difficile de donner un nom plus prolétaire à un héros), devient centenaire et subit sa seconde régénération. Un raid sur la planète Mars est envisagé. Tout va pour le mieux dans le meilleurs des mondes (le Camarade-Président se nomme Egemon, c'est plus sympa que Big Brother). Isma
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« On venait d'effecteur avec succès le premier voyage interplanétaire. Un savant astronome était allé à la Lune avec un pilote au moyen d'un appareil qui se propulsait lui-même. Ils avaient failli être asphyxiés à cause de la raréfaction de l'air, mais les Lunaires leur avaient porté secours en les munissant d'un masque producteur d'oxygène.
L'espèce dominante de notre satellite était un reptile à tête expressive, il respirait peu. Très adroit de sa queue pourvue de doigts, il avait construit des villes d'un style particulier qui n'avait rien de semblable sur Terre. Dans les maisons, des plans inclinés remplaçaient les escaliers et sur les toits en terrasse il y avait de très hauts mats sur lesquels les propriétaires grimpaient en s'enroulant, afin de mieux jouir de la vue. Dans les temps anciens, ils se déplaçaient en rampant ainsi que cela était dans leur nature, mais depuis la civilisation ils s'installaient sur une sorte de chariot qui était mu par un moteur électrique. Cela pouvait atteindre une vitesse de 40 kilomètres à l'heure, ce qui était plus que suffisant pour la promenade et les affaires. Leur tête triangulaire était pourvue de trois yeux verts expressifs. Lorsqu'ils étaient joyeux, ces yeux avaient un éclat très doux que complétait un large sourire de leur bouche relevée.
Avec beaucoup de peine, les voyageurs étaient parvenus à leur expliquer qu'ils venaient de la Terre. Alors un reptile long de 5 mètres, qui avait une magnifique peau jaune à raies dorées, les avait amenés dans un palais où étaient des instruments d'optique assez semblables aux nôtres, mais bien plus puissants.
Justement, l'hémisphère Européen du globe terrestre était tourné vers la lune ; les voyageurs purent leur montrer la tour que les Communistes avaient édifiée à la place de la Tour Eiffel et qui avait mille mètres de haut.
Les astronautes n'étaient pas sans une certaine crainte au milieu d'êtres si différents de nous. La visite de l'observatoire les rassura. Des êtres arrivés à un tel progrès ne pouvaient dévorer des voyageurs comme le faisaient sur la terre les peuples sauvages. Il ne leur arriva d'ailleurs rien de fâcheux, les mœurs étaient pacifiques. Autrefois les reptiles lunaires faisaient la guerre, à une espèce aérienne munie d'une vessie qui faisait ballon et lui permettait de s'élever ; mais elle avait été vaincue et reléguée dans les cratères des volcans.
Les Terriens visitèrent la ville auprès de laquelle ils étaient arrivés. Les rues étaient pavées avec un verre très brillant que l'on y avait versé à chaud. C'était à la fois très solide et très beau. Les maisons étaient cylindriques et peintes en bleu.
Tous les individus étaient semblables et il n'y avait pas de sexe. La reproduction se faisait par des œufs que les individus allaient pondre dans un établissement spécial maintenu à une température élevée. Lorsque les petits sortaient de l'œuf, ils étaient en état de se diriger seuls ; on les conduisait dans un établissement où ils recevaient la culture lunaire.
Les Lunaires avaient longtemps adoré la Terre, astre splendide qui éclairait leurs nuits. Mais depuis l'invention des lunettes, ils s'étaient rendus compte que la Terre n'était qu'un monde comme le leur ; ils avaient alors renoncés à toute religion.
La nourriture se composait d'une matière organique non vivante qui remplissait les vastes espaces que les Terriens voyaient au télescope et prenaient pour des mers. Les horreurs de la vie terrestre où les êtres sont forcés de tuer pour manger étaient inconnues sur la Lune. Néanmoins, la fraternité, nous l'avons vu, n'avait pas toujours régnée entre espèces. Les reptiles qui dominaient le règne animal avaient réduit en esclavage une sorte de lézard rouge à quatre mains très intelligent, qui faisait tout le travail matériel dont les reptiles assumaient la direction.
Seuls, les lézards étaient vêtus ; leur peau peu épaisse ne les préservait pas assez des grands froids lunaires. Ils portaient une sorte de manteau analogue à celui dont sur la terre on couvre les chiens, il était fait aux dépens des ailes d'une graine que l'on réduisait en poudre pour les comprimer ensuite. Les reptiles allaient nus sur leurs chariots ; leur peau épaisse et visqueuse suffisait à les garantir du froid. Ils portaient seulement des colliers d'or ou de diamants. Beaucoup portaient un gros diamant ou une plaque d'or sur leur tête, au centre du triangle formé par leurs trois yeux.
Les reptiles, bien que très intelligents, ne possédaient pas de langage. Ils exprimaient leurs pensées au moyen de signes qu'ils faisaient de la main qu'ils avaient au bout de leurs queues, ils avaient aussi une écriture idéographique, avec des signes qui exprimaient les rapports entre les images.
En outre, ils avaient quelques sifflements avec lesquels ils exprimaient l'affirmation et la négation ; la joie et la douleur. Enfin, ils possédaient quelques notes musicales et s'en servaient pour composer des chants plaintifs qui n'étaient pas sans charme.
Les voyageurs visitèrent quelques maisons. Le cercle de chez les Lunaires remplaçait notre rectangle, les lits étaient ronds et les reptiles s'y enroulaient pour dormir. Aux murs, il y avait des tableaux peints avec beaucoup d'art, les auteurs y rendaient avec une très grande expression les hautes montagnes au sol tourmenté de la planète.
Leurs ingénieurs avaient réussi à percer la Lune de part en part, et l'immense tunnel qui allait aux antipodes était sillonné de chemins de fer à wagons disposés verticalement. On descendait durant la première moitié du voyage et pour la seconde on remontait sans changer de direction. C'était, paraît-il une sensation très pénible.
Ce travail colossal avait duré plusieurs siècles et avait anéanti des générations de lézards ; mais ils avaient rapporté des richesses considérables en or et en diamants. En maints endroits il avait fallu traverser des fournaises ardentes et bâtir les murs du tunnel en matières réfractaires à la chaleur, les ouvriers revêtaient des combinaisons en amiante ; malgré cela des milliers avaient péri brûlés.
Avec leurs masques à oxygène, les astronautes supportaient sans gêne l'air raréfié de la Lune. La matière alimentaire accommodée de cent façons par les cuisiniers leur semblait excellente. Néanmoins une peur instinctive leur oppressait la poitrine ; malgré l'amabilité des reptiles, ils ne se sentaient pas chez eux. D'ailleurs il fallait songer au retour, les Terriens devaient être inquiets. Les reptiles remirent en l'état l'appareil propulseur et ils en dressèrent un plan avec soin ; ils voulaient en construire un semblable pour aller sur la Terre.
Le retour des voyageurs fut triomphal ; ils amerrirent dans le Golfe de Gascogne où des navires étaient prêts, au besoin, à leur porter secours. Depuis mille mètres, le propulseur ne fonctionnait plus et l'appareil était fait de telle sorte que le pilote pouvait en amortir la chute et la diriger.
On donna aux deux astronautes des fêtes splendides. Des inscriptions multicolores projetées la nuit dans le ciel magnifiaient la science et le courage des deux voyageurs. Déjà vingt jeunes gens des deux sexes s'étaient présentés pour faire à leur tour le voyage ; il fallait contenir leur ardeur.
Les télescopes du monde entier étaient braqués sur l'astre où se voyaient maintenant des signes incontestables. Les astronautes avaient appris aux Lunaires l'alphabet et quelques mots de français. Le télescope installé sur la tour Karl Marx observa très nettement les deux lettres N. V. ; sans aucun doute, cela voulait dire : « Nous venons ! »
L'Italie fasciste ne parlais de rien moins que de conquérir la Lune et de la coloniser. Ses journaux étaient remplis d'articles pleins de mépris pour ces « reptiles gluants », qui tenaient le haut du pavé sur leur planète. On allait leur faire connaître les gaz de la chimie italienne, etc. Tout cela, heureusement n'était que du bluff. L'Italie, très appauvrie, n'était rien moins qu'en état de fréter un transplanétaire et la France attendait avec impatience l'arrivée des Lunaires auxquels ils se promettaient de faire le plus chaleureux accueil. On construisait pour eux, tout près de la Tour Karl Marx, une maison de style lunaire, d'après les données des astronautes. On la garnit de meubles ronds et on écrivit en lettres dorées de l'alphabet lunaire : « Toutes les planètes sont sœurs ».
Paris entier défilait devant la maison ; les gens y couraient dès la fin de leur journée de travail.
Un soir, la T. S. F. signala la chute dans la Manche d'un appareil qui devait venir de la Lune : on y courut. Les Lunaires étaient quatre ; une fois à terre, on les fit monter dans un autobus et en une heure ils étaient à Paris.
Ils avaient emporté cent kilos de matière de matière lunaire pour leur nourriture. Mais on avait préparé pour eux des lichens et des champignons, accommodés avec de la crème ; ils trouvèrent cela excellent. Il fallut leur faire visiter Paris sur le toit d'un autobus, tant la foule se pressait partout pour les voir. Les cinémas du monde entier portaient leurs traits à l'écran.
Malheureusement pour l'esthétique, ils devaient porter un masque, car ils ne pouvaient vivre dans l'air terrestre trop dense pour eux.
Lorsqu'ils furent reçus au Conseil des Dix, Egemon leur présenta quelques phrases écrites en lettres lunaires où on les félicitait d'être venus sur la Terre.
Un laryngologiste entreprit de leur apprendre à parler et il y réussit. Au bout d'un mois, lorsqu'ils s'en retournaient chez eux, les reptiles savaient dire quelques formules de politesse. C'était un peu sifflant, mais on comprenait. Ils emportèrent quelques animaux terrestres ; une chienne et une chatte prêtes à accoucher ; ils voulaient tenter de les acclimater sur la Lune.
En revanche, ils nous avaient laissé la matière organique non vivante qui leur servait de nourriture et ils promettaient de nous en envoyer de grandes quantités, au moyen d'auto-propulseurs sans pilote. Accommodée à la crème, la « sélénite » était un met excellent et on songeait déjà à lui donner la place de la viande dans l'alimentation terrestre. Si cela se réalisait, un grand progrès serait fait dans la voie de l'adoucissement des mœurs, car on aurait plus besoin de tuer les animaux. Déjà des personnes sensibles avaient proposé que, pour empêcher les bêtes d'encombrer la terre, on affecte une île du Pacifique, où plutôt deux îles, car il y en aurait une pour les herbivores et une autres pour les carnivores. Les carnivores se seraient entre-dévorés, il est vrai, mais on ne pouvait empêcher cela.
Le chariot des lunaires fut adapté à la locomotion terrestre et devint à la mode. On en fit une chaise roulante mue par un petit moteur. C'était léger et pratique, le tout pesait 10 kilos et un système de télescopage permettait de faire entrer l'appareil dans une petite valise. Tout le monde avait sa chaise et personne ne marchait plus. Les partisans de la culture physique protestèrent, mais les partisans de la chaise étaient en majorité. Sur les trottoirs, les passants roulaient à une dizaine de kilomètres à l'heure ; on s'arrêtait quand on voulait. La nouvelle invention rendit de grands services aux impotents que leur infirmité forçait à être sédentaires, la vie active leur était rendue. Quant aux personnes valides , elles remplaçaient la marche par de la culture physique, qu'elles faisaient tous les matins dans le gymnase dont toutes les maisons étaient pourvues……. »
Bonjour! Une petite douzaine, vite fait sur le Gaz
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ADONIS. DON'T FORGET THE BOGDANOFF. 1998
Christie LAUME. L'ADORABLE FEMME DES NEIGES
Jacques MICHEL. SUR UN DINOSAURE.
Nicole PAQUIN. MON MARI C'EST FRANKENSTEIN
MANON. SI VOUS CONNAISSEZ QUELQUE CHOSE DE PIRE QU'UN VAMPIRE
Les "Z". EN ORBITE. 1969
Jean-Jacques DEBOUT. GALAXIE. 1967 (super)
VICKY (Léandros). A BORD D'UN APOLLO
Christine PILZER. MON PETIT HOMME SPATIAL. 1967
Christine PILZER. DRACULA
GIGI. LE DAHU
ELIZABETH. MADAME SUPERMAN. Isma
Bonjour ! Pour compléter la lente édification de notre ossuaire je vous propose aujourd'hui quelques petites bricoles provenant de tous les genres de la littérature populaire :
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« LES NUITS PERDUES », de Roland PATRICK aux éditions de la Croix du Sud en 1950. Broché petit in-8° de 352 pages sous une jaquette illustrée par MERAL.
Roman alliant le polar les coquineries et le fantastique.
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2 romans de Slim HARRISSON véritable patronyme du prolifique Jacques DUBESSY, datant de 1955 dans les populaires éditions du Grand Damier, en fait les numéros 1 et 2 de « How are you, Morgan ? », grande enquête de Sam Morgan concernant des engins ultra-secrets, donc avec un minimum de conjectures (mais quels romans d'espionnage n'en possèdent pas un petit minimum ?). Les couvertures sont représentées avant et après, ou « en chair » et « en os ».
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2 numéros d'ASTOUNDING SCIENCE-FICTION, l'un de février 1953 et comportant des nouvelles de Irving COX Jr., Alan E. NOURSE, Walter M. MILLER Jr., Richard DeMILLE, H. Beam PIPER et l'autre de mars 1960 ayant comme générique : Winston P. SANDERS, R. S. RICHARDSON, Harry HARRISON, Christopher ANVIL, Randall GARRETT et J. T. Mac INTOSH
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Et diverses publications dont il faut signaler une réédition du « Squelette cuit » de Jypé CARRAUD, où toute une bande d'anciens coloniaux nostalgiques organisent des « cannibales party », c'est tout de même l'humour qui domine largement les livres de cet auteur. (désolé pour le doublon du "Squelette de volupté"). Isma
Bonjour! De tels livres font aimer lire (c'est un peu idiot comme raisonnement) et découvrir leurs auteurs. Des bouquins qui m'ont plus ou moins marqués il y en a un bon paquet et dans tous les genres de la conjecture. Des premiers Jean Ray chez Marabout en passant par "la Nuit des Mutants" de Jean Sadyn, toujours chez Marabout, quand j'étais môme. Ados, j'avais été fortement impressionné par le "Rosa" de Maurice Pons, au thème fantastique unique. En remontant en 1988, chez Actes Sud le formidable roman de Hiber Conteris; La Diane au Crépuscule, cache sous des dehors littéraire une formidable histoire de science-fiction et plus récemment le roman de Connie Willis: Le Grand Livre, mérite bien son titre. Tous ces titres sont trouvables et je vous conseille de les lire, n'hésitez pas à donner vos impressions après lecture (sauf pour les Jean Ray que tout le monde connaît et sauf si vous en avez envie). Isma
« KHA, CHAT EGYPTIEN » de Luc MEGRET. Revue Moderne des Arts et de la Vie, 1936. Petit broché au format in-12° et comportant 92 pages. Couverture illustrée.
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Une vieille dame acariâtre autorise sa nièce de 13 ans à recueillir un chat, volé très certainement par une voisine, un bon gros matou en noir et blanc. Seulement quand sa santé est fléchissante et que sa nièce ne s'occupe plus du greffier que d'elle-même, elle lui ordonne d'enfermer le félin dans une caisse et d'aller l'abandonner au fond des bois (Que fait donc la S. P. A. ?). Dont acte. Mais l'animal est intelligent et revient de lui-même à la maison. Ne pouvant garder le matou sans que sa tante ne lui fasse un mauvais sort, la petite fille confie le chat au médecin de famille, le docteur Delbuis.
Le docteur découvre que l'animal a un tatouage naturel derrière le cou et il déchiffre des signes égyptiens signifiants Khâ, qui dans l'Egypte antique désignaient les symboles de la mort et aussi du jugement. La voisine qui avait volé le chat dépérit peu à peu et est obligé d'aller se reposer à la campagne. A la demande d'un érudit égyptologue le docteur se rend compte que le chat a un double astral avec un fort pouvoir magnétique hérité de l'Egypte antique. Pendant ce temps la tante de notre petite héroïne devient de plus en plus cinglée.
Elle se prends ni plus ni moins que pour un chat, elle miaule, elle bondit à quatre pattes et ne mange que de la pâtée et de la viande crue (il n'est pas précisé dans le texte que le poisson reste son plat favori). En fait, l'égyptologue s'aperçoit que le double maléfique du chat s'est emparé de l'esprit de la pauvre femme et celle-ci est conduite dans un asile d'aliénés pour un sévère traitement.
Pour corser le tout de nombreux témoins observe un jumeau de Khâ qui se ballade comme si de rien n'était dans leurs jardins et ceci plutôt à la tombée de la nuit. Des sommités scientifiques discutent sur ce cas et la tante mie en présence du chat, hurle de peur. Le fort savant Hélix Hélius, dépêché d'urgence dans la place, déclare après mûres réflexions que seules deux possibilités s'offrent pour expliquer les phénomènes : hallucinations collectives ou alors le double n'est dû qu'à l'acte de malveillance de la personne ayant dérobée le félin et qui, maladroitement, aurait réveillé l'aura maléfique. C'est ainsi que la docte assemblée tous les soirs est témoin des déplacements nocturnes du double du chat. Mais il ne faut pas y toucher, ne pas l'effrayer et surtout ne pas tenter de le tuer car son sort est lié avec celui de la tante. Et cela dure des jours et des jours, l'auteur nous faisant même un petit exposé nous proposant l'explication que le phénomène du chat est exactement identique à celui de la lycanthropie.
Tout le reste du livre est consacré aux moyens que l'égyptologue et le professeur trouveront pour inverser la tendance de ce phénomène hors norme, grâce en partie à la télépathie ils y parviendront et par la même occasion à réveiller la tante mais pour notre plus grand malheur c'est nous qui nous nous endormirons à notre tour. Un bouquin fantastique ésotérique comme somnifère à qui il faut reconnaître toutefois une certaine poésie dans les passages nostalgiques évoquant l'Egypte antique.
Un des grands avantages de cet opuscule est d'être relativement court et d'un style léger avec de nombreux chapitres bien « aérés ». Mon matou conjectural préféré restant le « Pétronius le Sage » de Robert Heinlein.
Luc MEGRET est l'auteur également d'un petit récit fantastique paru chez Billaudot en 1926 : « LES CATACOMBES DU CHATEAU NOIR, sketch fantastique en deux actes » , le tout en 16 pages chrono. Isma
« LE JOURNAL D'UN FOU » de André KARELIS (Louis d'ASTIER DE LA VIGERIE)
Editions Simonis-Empis, 1898. Couverture et illustrations de LEANDRE. Edition numérotée et tirage restreint.
Ce recueil se compose de trois nouvelles : « LE JOURNAL D'UN FOU », tirant plutôt sur le fantastique, mais suffit-il qu'un cinglé se ballade dans une nouvelle pour que le texte soit conjectural, « NED », sans aucun rapport avec nos domaines et surtout : « LE DOCTEUR DEBORA », dont le résumé succinct est accompagné de larges extraits :
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Aux alentour des années 1930, il n'est pas précisé de date absolue dans l'action de cette nouvelle, Jean Saligny se rend chez Gaïa la courtisane, quelqu'un le bouscule sur le palier de la dame, c'est Pierre Vilogne, l'anarchiste. En 1897 aucun anarchiste ne siège à l'Assemblée Nationale, mais l'année 1904 leur voit attribuer 4 sièges et en 1909 ils sont 25 à représenter de nouvelles idées. 1925, voit un raz-de-marée anarchiste avec 60 représentants dans l'hémicycle et à notre époque il ne leur manque plus que 10 sièges pour obtenir le pouvoir absolu. Le ministère Socialiste tremble sur ces bases.
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Notre ère moderne a vu l'invention de Mr. Claud passer à la postérité, le génial savant à découvert un gaz merveilleux et révolutionnaire : l'étinceline, de couleur rose
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« Ce fluide extraordinaire, source de force, de lumière, de chaleur, qui en 10 ans avait bouleversé toute une civilisation ». Il n'est même pas précisé son utilisation exacte, c'est du surréalisme avant l'heure !
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Autre invention plus guerrière cette fois, trouvée par un garçon de bains en 1912. Ardant militant anarchiste il est vite devenu célèbre. L'auteur était très perplexe quant au devenir, en 1898, des anarchistes et évidemment s'ils inventent quelque chose ça ne peut-être qu'un engin destructeur faisant de gros dégâts :
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« Ce tube renferme des gaz en si grande quantité, et leur force d'expansion est telle, que l'air est immédiatement chassé à l'endroit où il éclate. Ces gaz s'élèvent rapidement dans les couches supérieures de l'atmosphère, un vide se produit et l'air, revenant avec violence, produit une trombe épouvantable ; c'est merveilleux (…) – Ainsi, mon cher, deux tubes semblables à celui-là, habilement lancés au milieu d'une colonne, y jetteraient une confusion terrible et ceux qui échapperaient à la mort seraient anéantis par l'épouvante », terrible en effet
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Quant au Docteur Débora dont il est question dans le titre, sans qu'il ne s'agisse d'un savant fou traditionnel, l'on peut signaler qu'il est un précurseur dans bien des domaines :
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« Je précise, maintenant, la manière dont aura lieu la prochaine grande expérience à laquelle nous nous livrerons, et cela aussitôt que vous aurez acquis une suffisante habitude de mon laboratoire. Je vous prie de ne pas vous offrir à moi comme un sujet d'étude, je ne doute pas de votre dévouement et je vous en remercie. Vous savez, Monsieur, que ma volonté est inébranlable. Je désire être moi-même le sujet de mes propres expériences. Vous transmettrez donc la vie qui m'anime à un cadavre sain (sic), provenant de mort violente, vous en ferez un être nouveau qui ne sera pas Moi, et qui ne sera pas redevenu Lui. Pendant une année, vous l'étudierez sans cesse, en ne le quittant pas une minute. Lorsque ces délais seront passés, vous devrez l'expérience inverse et vous rendrez à mon corps conservé par les procédés habituels de la science, son essence immatérielle. »
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Et le bon praticien de continuer d'un ton décontracté :
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« Ma mort temporaire durera exactement une année. Durant cet intervalle mon corps sera conservé dans la chambre frigorifique. Rien ne sera changé pendant ce temps, le personnel de ma maison devra rester le même, aucun immeuble ou meuble ne pourra être vendu. Le docteur Chengi gèrera ma fortune, et je le désigne pour faire jouir des revenus de mon capital l'être qu'il doit animer. Au cas où je ne pourrait être rappeler à la vie à l'expiration du délai que j'ai fixé, j'institue le docteur Chengi mon légataire universel, à charge pour lui de faire les dons et legs que j'énumèrent plus bas. Il ne saurait oublier que l'extraordinaire expérience dont je suis l'acteur principal doit, si elle réussit selon nos prévisions, faire faire à la science un pas énorme. Il importe donc que rien ne soit négligé pour nous éclairer dans l'avenir. »
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L'échange de corps a bien lieu et les effluves vitales du docteur Débora sont transférées dans le corps d'une femme Valentine Riaud. Je vous laisse un long moment avec Karelis :
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« Le cadavre de Valentine Riaud, récemment extrait de la chambre frigorifique, était étendu sur un lit de sangles, à demi couvert seulement par une couverture de laine blanche ; il se trouvait être dans un parfait état de conservation.
La tête de la ballerine, légèrement exhaussée, cachait un second tube étincelique placé près du lit à la hauteur exacte de la plaque d'aluminium.
Lorsque les derniers préparatifs furent faits, le docteur Débora s'assit dans le fauteuil et plaça lui-même sa tête entre les deux tiges de métal. Selon l'ordre que j'avais reçu de lui, je plaçais immédiatement le tube étincelique derrière la plaque d'aluminium. Le docteur avait les yeux fermés. Ainsi qu'il avait été convenu je l'appelai par deux fois, mais il ne me répondit pas, aucun geste, aucun mouvement même imperceptible ne fut alors remarqué. Seule sa bouche s'était entr'ouverte légèrement. J'approchai de ses lèvres un miroir qui ne fut pas terni ; son cœur ne battait plus. Au milieu du front, là où était passé le courant étincelique, on remarquai pourtant une tache rosée de la dimension d'une pièce de monnaie. Je m'empressai alors de faire tourner de quarante cinq degrés la plaque d'aluminium et de placer un tube étincelique derrière la tête inanimée de Valentine Riaud.
C'est ici qu'il s'agissait pour moi de noter les moindres détails de la résurrection attendue. Je les transcris fidèlement tels que je les consignaient une heure après l'expérience
Je plaçais le tube étincelique perrière la tête du sujet à 4 heures 33 minutes exactement. Tout d'abord nous ne remarquâmes riens et je commençais à douter de la réussite de l'expérience, lorsque j'aperçu sur le front de Valentine Riaud, du côté de l'arcade sourcilière gauche, à 3 centimètres de la naissance des cheveux, une tache brune ou plutôt d'un blanc moins pur que les autres parties de la peau. Cette tache ne tarda pas à se roser ; il n'y avait plus de doutes à avoir, le sang circulait à nouveau dans le corps de la ballerine.
Mon émotion dut si grande que je dus m'appuyer un instant sur l'épaule du docteur Nathaniel Henry, qui avait été désigné un des premiers pour me remplacer ; toutefois je me remis assez vite et je pus continuer aussitôt mon métier d'observateur.
J'appuyais ma main sur le cœur du sujet et je sentis que les battements se régularisaient ; la respiration, difficile encore, devenait pourtant de seconde en seconde plus perceptible ; l'épiderme, moins sec et dur, se couvrait par endroit d'une sueur légère. Les membres perdaient leur raideur, nous parvînmes même à envelopper Valentine Rigaud d'un long peignoir de laine. Au moment où nous lui avons soulevé la tête pour attacher les rubans d'une visière verte qui devaient protéger ses yeux des éclats des lumières, la ballerine remua légèrement l'épaule gauche et cela par deux fois.
Puis ce fut un mouvement très léger des mains, un hochement de la tête, un clignement des paupières.
Enfin elle parvint à articuler un son que nous ne comprîmes pas, soupira, et brusquement releva le buste tout entier. Elle ouvrit alors les yeux et dit, d'une voix mal assurée, « je suis un assassin ! », puis elle retomba lourdement sur le lit. Involontairement tous les regards se tournèrent du côté du docteur Débora que les aides venaient de transporter sous la boîte de verre de la chambre frigorifique : le maître semblait dormir. Peu de temps après ces premiers symptômes notre sujet se leva, fit quelques pas en chancelant, puis traversa le laboratoire d'un pas ferme. »
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Un épisode qui ne dépareillerait pas les aventures d'Adèle Blanc-Sec. L'histoire se clôt par un article des journaux :
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« L'extraordinaire expérience du docteur Débora a réussi au-delà de toute espérance : l'illustre maître a trouvé la solution du plus passionnant problème du vingtième siècle. »
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Et plus loin : Dernière heure :
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« Nous apprenons le décès de Valentine Riaud, morte pour le seconde fois après 57 minutes de sa vie nouvelle, comme elle portait à ses lèvres une coupe de Champagne pour fêter la dernière victoire de la science omnipotente ; avec elle s'éteint un des plus puissants génies des temps modernes. »
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Cette histoire se déroule entièrement sur fond de crises et de manœuvres politiques. Les sujets nous intéressant conjecturalement parlant étant laissés au second plan. Il faut noter qu'en 1915 une révolution importante a secoué profondément l'Allemagne et qu'un certain Moïse Kolz :
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« Jadis, tout jeune encore, il avait été un des promoteurs du mouvement sioniste et, après l'échec lamentable de la croisade Juive, était revenu de Jérusalem les poches soigneusement bourrées de l'argent de ses frères en religion. »
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Ceci pour rappeler l'antisémitisme latent en cette fin de XIXème siècle et l'omniprésence de celui-ci dans la littérature populaire d'alors. De l'auteur pratiquement aucun renseignements sur lui sur le net à part son véritable patronyme. Un savant fou de plus à mourir au Panthéon de la science en folie. Isma
Bonjour et bienvenue vieux poilu!
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Des chansons de S. F. ils en existent comme s'ils en pleuvaient:
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ADAMO. A DEMAIN SUR LA LUNE, 1969. Paroles et musique de Adamo
Richard ANTHONY. L'AN 2005, 1967. Paroles de Richard Anthony. Chanson reprise par DALIDA
Les PARISIENNES. LE TUNNEL SOUS LA MANCHE, 1966, paroles de Franck Gérald et musique de Claude BOLLING
ANTOINE. JUSTE QUELQUES FLOCON QUI TOMBENT, 1967, paroles de Antoine
Martine BAUJOUD. UN DIMANCHE APRES LA FIN DU MONDE, 1968. Paroles de Michel VAUCAIRE, époux de Geneviève COLIN, devenue Cora VAUCAIRE
CARLOS. JE RÊVE DES PETITS HOMMES VERTS, 1978. Paroles de Claude Lemesle
Martine CLEMENCEAU. COSMONAUTE, 1984. Paroles de Luc Plamondon
DALIDA. CAPTAIN SKY, 1976 (aucun rapport avec l'excellent film homonyme)
DJ. DADDY K. DO YOU SPEAK MARTIENS? 1992. Paroles de Abdel Hamib Gherbaoui
Jean FERRAT. PARIS AN 2000, 1967. Paroles de Henri Gougaud
Renée CLAUDE. LE DEBUT D'UN TEMPS NOUVEAU, 1970. Paroles de Stéphane Venne
Gilbert LAFAILLE. L'AN 2000. 1998. Paroles de Gilbert Lafaille
Les LUTINS. MONSIEUR LE ROBOT, 1967. Paroles de Jacques Michel
Annie GIRARDOT. MAMAN, Y'A UN COSMONAUTE, 1981. Paroles de Gaya
Gérard LENORMAN. FREDERIC ET L'OVNI, 1986. Paroles de Pierre Delanoé
Gérard PALAPRAT. POUR LA FIN DU MONDE, 1972. Paroles de Gérard Palaprat
Pierre PERRET. ELECTRA, 1974. Paroles de Pierre Perret
Michel DELPECH. LA FEMME DE L'AN 3000. 1967. Paroles de Michel DElpech
JIJI. LA FUSEE, 1967. Paroles de J. Scala
LIO et JACKY. CACHE-CACHE DANS L'ESPACE, 1984
Lionel MARACHE. ANNEES LUMIERES, 1983
Claude NOUGARO. IL Y AVAIT UNE VILLE, 1958. Paroles de Claude Nougaro
Claude-Michel SCHOENBERG. L'AN 2000, 1976. Paroles de C. M. Schoenberg
STONE et CHARDEN. LA MACHINE. 1974. Paroles de ERic Charden et Yves Dessea
Guy TREPANIER. UN JOUR DE L'AN 3000, 2003. Paroles de Guy Trépanier
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Et pour achever ce petit survol comment ne pas reproduire intégralement, dans un but uniquement thérapeutique, cette fabuleuse chanson intellectuelle de Philippe BIDAINE: "LA BALLADE DU MUTANT", chanson magistralement interprètée à une date indéterminée par la chorale de l'U. L. B. sur l'air de la chanson de Enrico MACIAS: "MALHEUR A CELUI QUI BLESSE UN ENFANT"
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"Il est né un soir près d'une centrale nucléaire
D'un père alcoolique et d'une mère éthéromane
Il avait trois jambes, de longs bras tout verts
Son long nez tout jaune luisait comme une banane
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Refrain: Qu'il soit vert ou bleu depuis sa naissance
Il a les yeux rouges, il est plein d'excroissance
qu'il soit asthmatique, goitreux ou rampant
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Dans l'institution on le plaça, le p'tit chauve
Il faisait bien rire avec sa douzaine de doigts
Il faut reconnaître qu'une main toute mauve
Ca n'est pas courant sur la tête d'un p'tit gars
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Il y avait des jours ou c'était dur pour le pauvre gosse
Quand avec une sonde il fallait l'alimenter
Car je ne vous l'ai pas dit, mais en plus de sa bosse
Le pauvre chéri était paralysé
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Et quand il eut l'âge d'aller vers les filles
Qu'il voulut sortir sa queue en forme de tire-bouchon
Sa petite peau flasque était molle et sans vie
Et sa couille unique avait l'air d'un ballon."
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Ce n'est qu'un début, les chansons francophones de science-fiction se comptent par centaines. Isma
Continuons donc les vinyls de science-fiction, la route est longue. Ce week-end aux Utopiales à Nantes (en Bretagne) a eu lieu une belle exposition de ces disques, plus de 300 « galettes » 33 tours ont été présentées des vieux « space age » des années 50-60 aux modernes « Pop space » en passant par la musique concrète et les débuts de la musique « planante ». Cette exposition venait de la collection de « La Maison de l'Ailleurs » de Yverdon.
Pour cette livraison je vous propose six 45 tours :

LOS CANGACEIROS : Une petite formation bien française camouflée en orchestre latino mais dirigé par Yvan MORICE et Jean-Claude GILBERT. Petit EP 45 tours français des années 60. « Bip Bip Bip, Cha Cha Cha », existait déjà sur la compilation « PARTY INTERPLANETAIRE » avec la pin-up de BRENOT en couverture.
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MARTIAN HOP, par The RAN-DELLS , déjà présenté par Jeandive, mais l'air joint ne devrait par tarder à suivre. Ce petit 45 tours réalisé en 1963 eu un succès considérable outre Atlantique, repris en France par Henri SALVADOR (voir post plus haut). L'air de la seconde face n'est pas conjectural. (Il est quand même très bien)
Extrait - The Ran-Dells, Martian hop :
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OMICRON VISITS EARTH, par Rege CORDIC and Cast. Aucun renseignements sur ce sympathique 45 tours américain de la fin des années 60 si ce n'est qu'il s'agit d'un disque pour enfant édité par R. C. A. Victor. Dans ce domaine de recherche : les disques pour enfants, il existe une myriade de disques plus où moins intéressants, plus où moins conjecturaux.
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LES CINQ PERES, groupe vocal style Les Frères Jacques (mais en moins bon), chantent: "L'AUBADE DU ROI D'YS", sur la cité Bretonne engloutie et surtout "LES SOUCOUPES VOLANTES", comble du mauvais goût dont vous pouvez juger sur pièce avec le morceau joint. Petite précision mon 45 tours est inaudible et a été restauré par Audacity un logiciel fort utile mais assez lourd d'utilisation. Ce E. P. doit se trouver en bonnes conditions sur les sites de ventes, et à des prix doux et je ne pense pas que des collectionneurs se bousculent pour en faire l'acquisition.
Extrait - Les soucoupes volantes :
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A TRIP TO MARINEVILLE, un 45 tours de la série des marionnettes de Gerry Anderson. Ce 45 tours est inspiré de la série « STINGRAY », série U. S. de 1964 – 1965 et ayant eu 38 épisodes. Série cousine de « LADY PENELOPE » et des « SENTINELLES DE L'AIR ». Histoire de Alan FENNEL, avec les voix de Sylvia ANDERSON, Ray BARRETT, David GRAHAM, et autres. Musique de l'éternel Barry GRAY.
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SPACE SONGS, deux chansons de l'espace sur ce 45 tours U. S. des années 60 : « TRIP IN A ROCKET SHIP » et « ON THE MOON », sur la marque Peter Pan et interprétées par l'orchestres de Peter Pan et les Chœurs de Peter Pan.
Extraits - "Trip in a rocket Ship" et "On the moon" :
« LE REDOUTABLE SECRET » de Henry MESNAY
Quel bazard que les éditions de ce bouquin ! Tout d'abord dans la très inconnue revue franco-anglaise « Butterfly », dont je ne sais absolument rien sinon que l'édition en volume sans date (mais de 1952 à la B. N.), en parle, cette édition en volume in-12° est ornée d'une jaquette photographique et a été éditée par la revue, c'est-à-dire les éditions « Butterfly », parallèlement à une édition anglaise et en 1966, toujours les mêmes éditeurs ressortirent ce livre en édition comprenant les deux textes : français et anglais avec la couverture illustrée reproduite ici.
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Ce livre est également illustré de quelques hors-texte reproduisant de mystérieux manuscrits (et pour cause).
Voici l'affaire : en mai 1935 notre auteur se rend en Bretagne chez un ami âgé qui est sur le point de rendre l'âme. L'ami en question à d'importantes révélations à faire, dont acte :
A la fin du XIXéme siècle, Tockelson et son ami se rendent secrètement aux Indes puis au Thibet, alors lieux interdits et sont capturés par le Lama du cru. Celui-ci n'hésite pas à torturer un peu les deux amis pour leur faire avouer qu'ils sont à la recherche des secrets du pays. Ceux-ci ne lâchent pas le morceau et sont finalement expulsés, suite aux odieux traitements infligés seul le narrateur parvient à survivre. Après quelques temps de repos bien mérités en Europe, il décide à nouveau de se rendre au Thibet et d'en percer ces fameux secrets. Il achète un appareil photo miniature et invente des pilules nutritives pouvant le sustenter plusieurs jours au c s où. Il lui faudra plus de deux ans d'efforts et d'aventures les plus diverses pour atteindre son but.
Au Thibet et sous les déguisements d'un indigène il rencontrera un Lama qui a vite fait de percer son identité, ils s'associeront et le Lama lui fera découvrir un texte écrit en Grec ancien, qu'un missionnaire du XVIIème siècle a laissé derrière lui avant son retour en Europe. Ce manuscrit les conduira, après quelques péripéties, dans une caverne artificielle au cœur de la Terre. Là, ils y découvriront des tablettes à l'écriture pour le moins curieuse. Dans cette aventure le Lama y laissera la vie et notre aventurier aura toutes les peines du monde à rentrer sereinement chez lui. En Bretagne, après bien des années de travail et d'efforts, il finira par décrypter les textes et là, surprise, il découvrira la narration des derniers jours du dernier survivant de l'Atlantide, ni plus ni moins. Les cinq dernières pages du livre contées par Phtarak nous confirmeront que l'Atlantide a bien été victime d'un cataclysme gigantesque ayant entraîné un raz-de-marée géant. Il faut préciser que c'est la technologie des Atlantes qui sera seule responsable de leur perte.
Une Atlantide de plus, personne en s'en plaindra, surtout que ce petit roman d'aventure n'est jamais casse-pieds, il aurait à la rigueur pu être écrit par un André Armandy au mieux de sa forme. Le seul point noir en est la présentation des Asiatiques en général, comme systématiquement fourbes, cruels et vicelards comme il n'est pas permis, le Dalaï-Lama étant lui-même représenté comme un redoutable chef de bande. Les amateurs de conjectures pourront, en plus de l'Atlantide, apprécier la pilule coupe-faim pouvant durer plusieurs jours et « inventée » par le narrateur qui n'a rien d'un scientifique. Isma
Bonjour! C'est vrai que dans les romans d'espionnage parfois seule une ou deux phrases sonnent conjecturalement nos oreilles, ce qui ne fait pas du livre cité une "oeuvre"de science-fiction pour autant mais une anecdote supplémentaire sur ce forum:
"MANDOLINES ET BARBOUZES" de l'inusable Charles EXBRAYAT dont l'édition originale a été éditée par Le Masque en 1965.
"Ca y est, Adda! J'ai trouvé! J'ai fini! Je suis le plus grand savant atomiste du monde! Une bombe, tu entends, Adda? Une seule bombe qu'un petit avion monoplace pourra emporter et d'un seul coup sera effacé de la surface de la planète une ville comme Modène! Qu'est-ce que tu dis de ça?" page 16
"Mario Arena goûtait les minutes les plus exaltantes des a déjà longue vie. Il inscrivait sur son carnet la belle, la passionnante formule née de son intelligence et qui réglait le problème de la miniaturisation des bombes sans nuire à leur efficacité." page 24
Exbrayat reste un des rares auteurs de séries capable de transformer un roman policier ou d'espionnage en roman humoristique. Isma

« LE DOCTEUR MIRACLE », de Francis de CROISSET (1887 – 1937) et Robert de FLERS (1872 – 1927).
2 éditions : La Petite illustration Théâtrale, numéro 337 du 12 juillet 1927 et Flammarion, 1927, broché in-12°.
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Le thème de cet opuscule en est la longévité (qui est le début de l'immortalité). Le docteur Dupont à découvert un sérum permettant d'allonger considérablement l'espérance de vie humaine, cette trouvaille géniale changera tout, on ne rajeunira pas mais on vieillira beaucoup moins vite. Tout d'abord l'enthousiasme est général et le monde entier veut se faire piquer, mais bien vite l'euphorie cesse surtout du côté des femmes quand elles apprennent que leur grossesse durera neuf ans. Les compagnies d'assurances font faillite, leurs clients ayant encore de nombreuses années à vivre devant eux, résilient leurs contrats. Les fonctionnaires ne voyant plus mourir leurs chefs n'ont plus d'avancement.
Les militaires de tous les corps d'armées désertent, car vu l'espérance vie ils n'ont plus envie de mourir pour la patrie. Le plus redoutable des fléaux restant la surpopulation. Les curés eux-mêmes sont désolés : les fidèles sachant leurs morts repoussées aux calendes Grecques ne craignent plus pour leur vie éternelle et ne fréquentent plus les lieux de culte. Bref, tout va mal et le Ministère de l'Intérieur lui demande gentiment de retirer son sérum.
Le docteur Dupont hésite sur la décision à prendre, mais sa femme le réveille…. Il a rêvé.
Deux auteurs pour un petit texte conventionnel et pas très original et surtout le héros se réveille encore une fois à la fin du récit, les auteurs étant incapables d'assumer un véritable texte conjectural. Isma
« L'EXTRAVAGANT VOYAGE DE CLAUDETTE » de Claude SYLVAIN.
Editions Gautier-Languereau, 1949, « Bibliothèque de Suzette ». Broché in-8° de 126 pages plats de couverture et illustrations de PECOUD.
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Tout à fait à l'opposé du film de Paul VERHOEVEN : « HOLLOW MAN », ce roman pour enfant n'a pour but que de détendre et faire sourire. Ce dernier texte commence au moment où Claudette s'enguirlande sérieusement avec son cousin et décide de se rendre malade volontairement pour se faire plaindre par les grandes personnes. Elle se rend dans le laboratoire de son parrain et y avale goulûment le contenu d'une fiole non identifiée. La petite fille, à sa grande surprise devient totalement invisible et guère plus légère qu'une plume.
Elle en profite et décide de voyager. Elle déménage pour les sports d'hiver à Chamonix avec un couple et ses deux enfants. Ensuite elle s'embarque à Marseille à destination de Port-Saïd. Puis comme le produit ingurgité est inoffensif elle recommence à apparaître et décide de rentrer en Europe et retrouve sa famille. Tout est bien qui finit bien. Simple et de bon goût. Isma
« DIX JOURS DANS MERCURE » de Paul BELLAT
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L'auteur commence par citer des précurseurs des explorations lunaires : Cyrano de Bergerac, l'Arioste, Jules Verne, Wells et Alexandre de Lamothe. IL nous précise que sa planète préférée est Mercure, qui se trouve être dans notre système solaire, la planète la plus proche du soleil.
Puis il nous raconte sa petite excursion Mercurienne. Son départ de la Terre se fait à bord d'un avion fusée à réaction, et quelques heures seulement sont suffisantes pour aborder la petite planète où il atterrit dans un champ de betteraves. Le paysan du coin lui demande d'où il arrive, mais il ne peut comprendre l'explication car les Mercuriens ignorent tout de la navigation interplanétaire. Pour dédommager le paysan des betteraves écrasées notre voyageur lui offre un couteau à 32 lames, qui emplit tellement l'autochtone de joie, que celui-ci invite le Terrien à déjeuner.
Les habitants de Mercure sont végétariens et leur régime politique ressemble à notre constitution de 1875. Ils ignorent les heures et donc la notion du temps (amis patrons voilà un lieu idéal pour de futures délocalisations), car la surface qu'ils habitent est toujours tournée vers le soleil et donc en conséquence ils ne connaissent pas la nuit. Le temps est mesuré en repas, par exemple : pour que les choux poussent entièrement, il se passe 315 repas. L'âge se mesure en saisons de fruits : son hôte est âgé de 32 pommes.
La planète est composée d'une seconde terre isolée par un immense océan ; elle se trouve dans le continent noir, qui ne profite jamais des rayons du soleil. Les deux peuples s'ignorent totalement ou feignent de s'ignorer. Le continent noir est dominé par une bonne vieille dictature d'obédience communiste : le passé et l'avenir sont des domaines interdits et l'Etat s'y refuse à y accomplir des incursions susceptibles de modifier ses propres conceptions politiques, philosophiques et sociales. Une fois pour toutes, cet Etat a fixé sa voie et rien ne doit l'en faire dévier ou ralentir sa marche
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« Le pays ou nous vivons, me répondit-il, est celui de la lumière et de la liberté, de la vraie lumière, celle que le génie Mercurien a fait jaillir de la pierre brute, et non pas celle que répandent les astres incandescents, lorsque, de temps en temps, une déchirure dans l'espace des nuées permet de les apercevoir. »
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Avant son retour sur Terre, notre voyageur découvre une troisième terre émergée, paradisiaque, où de vieux sages règnent sur tout un petit peuple en parfaite harmonie. Mercure ressemble à la description de Dante, sur le Purgatoire, l'Enfer et le Paradis (un peu modernisé et surtout fortement politisé). Ce petit texte est malgré tout fort original et son côté non scientifique (des êtres vivants sur Mercure du côté ensoleillé seraient ultra-cuits rapidement) est largement compensé par l'imagination débordante de l'auteur.
Ne cherchez pas ce livre, il n'existe pas. Cherchez un recueil de nouvelles de Paul BELLAT se nommant : CONTES ET NOUVELLES » (quel titre original !), édité par La Nef, en 1960, ce petit broché in-12° de 122 pages contient sept autres textes n'étant pas de nos domaines. Isma
« L'OISEAU D'EBENE » de Daniel GIRARD
Editions Colbert, 1946, « Le Mot de l'énigme ». Broché in-12° de 180 pages
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Daniel GIRARD a écrit plusieurs romans pour la conjecture dont : « LE MYSTERE DU PUY », chez Boivin en 1945 et « L'ILOT DES PERILS », chez G. P. « Rouge et Or » en 1959. « L'OISEAU D'EBENE » est à rajouter à son tableau de chasse :
Claude le graveur et son ami artiste peintre Georges Didier, médiocres et laborieux, tout deux à la recherche de la gloire et de la bonne fortune ont rendez-vous chez un peintre en renom : Vershuren, qui revient d'un voyage en Egypte. Vershuren va vernir ses toiles qu'il a réalisées pendant son séjour au Proche-Orient. Etant d'un naturel généreux, le grand peintre a ramené de nombreux souvenirs et babioles qu'il distribue à chacun de ses amis et invités. Georges est attiré par une curieuse tête d'oiseau en ébène ressemblant à un dieu-faucon. Vershuren lui offre avec plaisir en lui précisant qu'il l'a acheté à un fellah qui travaillait sur le chantier de fouilles de la Vallée des Rois.
Revenu à l'atelier de Georges, Claude l'aide à accrocher au mur son acquisition dans un endroit digne d'elle, mais maladroitement la tête d'ébène tombe au sol et se fend en deux. A l'intérieur nos amis y découvrent une boule de couleurs brune entourée de bandelettes de papyrus jaunies par le temps. Quelques signes indistincts apparaissent ça et là. Ils déroulent les bandelettes et un petit flacon s'y trouve caché contenant une curieuse poudre blanche. Claude propose d'amener à lire à un vieil archéologue ami de son père les bandelettes pour essayer de savoir ce qu'est exactement cette mystérieuse poudre.
Le temps que l'égyptologue décrypte les inscriptions, Georges commence à dérailler sérieusement, il accroche au mur l'amulette et braque dessus des lumières qui la font ressortir sous des angles effrayants ; il ne veut plus voir sa fiancée et se comporte désagréablement avec son ami. La lettre du vieil archéologue qui vient de finir la traduction des bandelettes dit à peu près ceci : Après une invocation rituelle aux Dieux, l'ancien propriétaire de la statuette félicite son nouveau possesseur à qui il promet de ce fait une puissance et un pouvoir malheureusement non précisé. Il semble ensuite proposer de l'aide et de la protection et lui conseille d'user du « pouvoir » avec ménagement ; il exhorte enfin le profanateur à remettre son tombeau en état afin que sa dépouille dorme en paix et en le menaçant dans le cas contraire de sa vengeance posthume. Dans le P. S., le savant met en garde contre la poudre trouvée dans le petit flacon qui pourrait être un poison et conseille de la faire analyser.
Lorsque Claude revient à l'atelier de Georges celui-ci le met poliment à la porte en lui demandant de revenir le lendemain. A partir de cet instant Georges ne créé plus que des toiles de génie et la grosse tête lui vient vite. En réalité tout son génie provient de la poudre qu'il absorbe en petites quantités, cette poudre plus ou moins magique lui permet de réaliser des chefs-d'œuvres mais le fatigue considérablement et surtout lorsqu'il est sous son emprise il a vraiment l'air halluciné ce qui fait fuir un de ses modèles. A partir de cet instant il s'enferme dans son atelier. Son succès au salon d'automne est énorme et les commandes affluent. Un beau matin il s'aperçoit que la poudre ne lui procure aucun effet et dès qu'il touche ses pinceaux son travail est devenu aussi médiocre qu'avant. Le problème est qu'il a besoin d'argent car un riche client lui a réglé d'avance des toiles qu'il ne pourra pas achever et l'amateur le met en demeure de le rembourser.
S'en suit la déchéance morale et physique, il sombre dans l'alcoolisme et meurt à l'état d'épave. Encore une victime de la malédiction des Pharaons :
« Didier, son talent, ses quelques œuvres de génie restent un mystère inexpliqué dans l'histoire de la peinture, son œuvre est trop réduite : huit toiles en tout, pour que la critique s'y attarde longuement. On l'a classé parmi les peintres maudits. Il mes emble aussi deviner le rictus sardonique d'une momie inconnue, perdue là-bas dans les ténèbres de la Vallée des Rois… savourant sa vengeance posthume.
Quelle est donc la puissance occulte et démoniaque qui à travers le temps et l'espace, pendant quelques semaines permit à Didier de devenir un surhomme, pour ensuite, avec une cruauté voulue, le laisser retomber pantelant, désespéré, payant de sa vie un miracle interdit aux humains. Ce mystère restera toujours impénétrable.
Didier avent de disparaître a brisé la statuette, brûlé les bandelettes et sans doute aussi le refuge provisoire de l'âme du vieux sorcier qui, ainsi le veulent les rites Egyptiens, avant de franchir les vingt portes du palais d'Osiris et voguer sur la barque du soleil, habitait, près du corps et de son double, la statuette hiératique et cruelle, hallucinante, du Dieu Horus ». Ainsi s'achève ce roman. Isma
« LA BELLE NEPHERTYS » de Jean COTARD.
Editions Baudinière, 1947. Broché in-12° de 224 pages. Couverture non illustrée
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Jean COTARD, déjà auteur du « VENTRE DU GRAND BOUDDHA » et du « FLOT D'EPOUVANTE », nous a concocté là un petit roman d'aventures ayant pour cadre l'Egypte. Ici pas de malédiction des Pharaons, et d'ailleurs les seigneurs du Nil n'ont, historiquement jamais prononcés d'anathèmes contre d'éventuels pillards, croyants fermement à l'inviolabilité de leurs sépultures.
Une riche héritière américaine, Miss Moresby, promet huit jours de sa vie à celui ou celle qui lui procurera la reproduction miniature en or de la grande pyramide, qui, d'après un manuscrit-papyrus qu'elle vient de découvrir sur la momie de l'architecte de Khéops, prouve que la véritable momie du pharaon se trouve encore sous la grande pyramide avec tous ses trésors dont la miniature.
Son secrétaire mexicain et un insupportable major anglais toujours en chaleur (les méchants) se mettent sur les rangs et commencent leurs recherches. Zoraya Nouhkhassy (la belle Nephertys) et l'archéologue Michel Duhmière (les bons) cherchent de leur côté à les empêcher de s'approprier des trésors antiques qui appartiennent au patrimoine égyptien. Il faut préciser que Zoraya est ultra-nationaliste et est une des gardiennes avec des grand-prêtres, du tombeau de Khéops, où l'on accède secrètement par un fleuve souterrain qui mène loin sous la pyramide. Là, au centre d'une île, repose en paix l'ancien souverain dans son sarcophage d'apparat, veillé par des vieux sages et par d'immenses statues des anciens Dieux.
Miss Moresby et ses deux acolytes, à la suite d'une erreur de Duhmière, parviendront dans les lieux sacrés et déroberont la petite pyramide d'or, mais leur tentative de faire sortir d'Egypte leur larcin leur sera fatale.
Bon !, le mausolée sous la grande pyramide n'est qu'une conjecture archéologique, le plus intéressant pour nous restant le pouvoir des grand-prêtres qui, pour punir les affreux profanateurs, transforment pour un temps plus ou moins limité leurs victimes en momies temporaires, qui ne seront rendus à la vie normale qu'une fois leur peine purgée. Pas de gardiens et pas de dépenses de nourritures, un seul inconvénient, le prix de revient en bandes Velpeau. Isma
« LE POUVOIR SUPREME, roman du merveilleux », de Marc MARIO.
Librairie Générale des Sciences Occultes, 1901. Broché petit in-8° de 336 pages. Couverture illustrée et illustrations in et hors-texte.
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Belophores, Discastètes, Hiéropsaltes, Néocores, Hiérocheruques, Pastphores, Eumolpidès, Céryces, Thesmothètes,…., il ne s'agit pas d'un supplément au long catalogue d'injure du Capitaine Haddock mais des titres et grades des mages de l'ancienne Egypte, une ancienne Egypte vue par l'auteur vers la fin du XIXème siècle, autrement dit d'un style lourd, décadent et pompier. Une ancienne Egypte que même les pires tacherons d'Hollywood n'ont pas osé montrer de peur de sombrer dans le ridicule.
Ce roman est la triple histoire : du chef des armées qui veut devenir Pharaon à la place du Pharaon (probablement un cousin d'Iznogoud), il y parvient mais l'histoire finira mal pour lui, d'un jeune apprenti mage qui doit subir toutes les épreuves d'initiation, initiation qui tient plus de Rambo que de Jean-Paul Sartre, et d'un mage confirmé depuis longtemps et à qui le trône devrait revenir de mérite et de droit.
Haddock, Rambo, Sartre, Iznogoud, vous allez vous demander ce qu'ils viennent faire là ? Et la conjecture dans tout ça ? Elle arrive : Certains mages peuvent tuer leurs ennemis d'un seul regard ; un traître est envoyé dans l'un des cercles de l'enfer où un jeune Sphinx se fait les griffes (acérées) dessus ; le grand- prêtre se dédouble à ses moments perdus et son spectre lumineux vient au secours d'une jeune fille (vierge) en danger. L'on marche sur l'eau bien avant Jésus. Quant au pouvoir des médecins de cette époque épique, il est très grand ; le père d'un des héros de ce livre est spécialiste de l'oneïrocritie iatromantique, en clair il fait son diagnostique suivant les rêves de ses patients et dans le cas présent son sujet est atteint de syphilis et il lui prescrit une décoction genre « bain de siège à la Rika Zaraï », les microbes de la syphilis lisant ce livre mourront…. de rire. Le thème astral de chaque homme est une carte d'identité indiquant toute la vie de son porteur (ça n'est pas un thème très original).
Un bon bouquin pour se fendre la pêche, j'en passe sur les pouvoirs des grands-prêtres et sur les erreurs manifestes et énormes de l'histoire de l'Egypte antique qui sautent aux yeux sans que l'on ne soit un spécialiste de l'histoire de l'Antiquité. Isma
« RENOVATIONS » de Emile QUILLON, aux éditeurs Associés, les éditions du Monde Moderne, 1925. Broché in-12° de 212 pages. Couverture non illustrée.
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« L'antenne du Taurus lança à la planète terrestre, la vingt-quatrième heure de l'avant-dernier jour de l'An 600 de l'ère nouvelle . A Bagdad, capitale du monde, dans le palais d'Anoki-Anachma, arbitre des Etats-Unis de l'univers, régnait le silence le plus complet et, cependant, le palais regorgeait d'hôtes venus de tous les points du globe. Ils y accouraient pour la célébration du sixième centenaire de l'Indépendance universelle. »
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Tel est le début de ce livre, sorte de rêve fou à la Sadam sorti tout droit de l'imagination débridée de Emile QUILLON, auteur duquel je ne connais aucune autres conjectures mais dont la Bibliothèque Nationale signale une réédition en 1925 aux éditions de la Nef.
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Eh oui !, l'ère Chrétienne s'est bien achevée en 2011 et, depuis cette année charnière, toutes les religions ont été abolies les unes après les autres. Au premier abord et pour un libre penseur l'on pourrait penser qu'il s'agit là d'une bonne chose, d'accord, mais en abandonnant toutes les religions un régime oppressif à l'échelle de la planète s'est instauré, lequel a également abandonné la plus petite parcelle d'humanitarisme et, depuis bientôt 600 ans, la planète entière est dirigée par un tyran, et l'Arbitre du monde (comme il se nomme) et ses successeurs règnent sans partage sur toute la Terre.
Ce roman, toutes proportions gardées, est un ancêtre du « 1984 » de Georges Orwell : l'Antenne du Taurus envoie dans chaque foyer du globe, au moyen d'ondes isochrones, l'heure officielle, la seule, la vraie. La population mondiale vit au rythme lancinant de cette heure envoyée par Bagdad. La technologie humaine a fait des progrès considérables dans beaucoup de domaines et surtout dans celui des télécommunications. Le revers en est que l'Empereur peut à distance se glisser dans l'intimité de chaque foyer grâces aux « électrophones », la vie privée n'existe donc plus et l'Arbitre du monde, sans douter, est un précurseur de « Big Brother ». Toutes les jeunes femmes des cités sont parquées au centre des villes dans des Gynécée sous le contrôle d'Archiatresses, et l'on ne peut leur rendre visite que sur autorisation. Voici donc la situation au début de ce livre.
Or donc, en cet avant-dernier jour de l'An 600 de l'ère Nouvelle, des délégués venus de tous les coins du monde convergent vers Bagdad gigantesque mégalopole à la « Blade Runner », la plus grande ville du monde où les rues se croisent à l'infini. Pour s'y rendre certains viennent par la voie des airs à bord de leur géohydroélectroaves, énormes avions qui tirent leur énergie des ondes hertziennes. D'autres, plus simples, empruntent le fleuve à bords de nefs flottantes : les électronaves, dont les moteurs fonctionnent sur la décomposition moléculaire de l'eau de mer (Donc écologistes avant l'heure)
Un hôte est introduit par le passage secret du palais et un électronave pour passager unique lui est préparé. L'engin le dépose dans un emplacement réservé au service particulier de l'Empereur. Cet homme, Octidème, est l'un des bras droit d'Anoki, et il est dirigé vers le Gynécée où un contrôle médical rapide exercé par une archiatresse à l'aide d'un phonendoscope lui permet d'avoir accès au harem. Il faut dire que dans ce joyeux monde futur la sexualité est fortement contrôlée et canalisée, aucun rapport sexuel ne peu avoir lieu avant seize ans et la différence d'âge entre les partenaires ne peut excéder quinze ans, des peines pouvant aller jusqu'à l'électrocution punissent les fautifs (le voltage n'est pas précisé mais c'est décharge contre décharge). Tels les animaux de notre époque bénie, les être humains de ces temps prochains sont tatoués et ces tatouages indiquent les renseignements nécessaires pour connaître leur hérédité.
Octidéme demande à être conduit à la chambre nue, la seule pièce de l'Empire, avec les appartements de l'Empereur , qui soit dépourvue de surveillance. Il fait demander Belifire au dortoir des Vierges, Belifire est promise à l'Empereur, et Octidéme ne peut le supporter, car l'homme de confiance d'Anoki est tout simplement tombé amoureux d'elle, fait rarissime, les sentiments étant presque totalement normalisés. Il enlève Belifire, avec son consentement, et après mille précautions, décide de quitter Bagdad pou des cieux plus cléments. Le soir même ils décollent et le vaisseau aérien laisse la capitale de l'Empire loin derrière eux, celle-ci devenant une série de petits feux de plus en plus minuscule. A leur bord, et à leur insu, ils ont toute une collection de micro et autres engins d'espionnage plus sophistiqués encore, car ces derniers temps la confiance de l'Empereur commençait à sérieusement s'émousser envers son bras droit.
L'Empreur-Dictateur est évidemment cinglé (un dictateur ne pouvant pas être sain d'esprit en aucune façon, sinon il ne serait pas dictateur), il ponctue ses colères par de sonores « Huios… Huios ! », son Heil ! à lui. Il peut télécommander à distance le vaisseau aérien des deux fuyards grâce à un système complexe d'électrochronomètres, et ainsi lorsque Octidéme veut rouler une belle à Belifire, il provoque dans leur appareil des secousses du genre trou d'air ou bien il fait brusquement piquer l'appareil du nez. Les deux fugitifs commencent à se poser des questions….
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Dans les même temps, un prophète tente de soulever le peuple dans le district de la région d'Alger. L'Empereur voulant à tout prix empêcher une éventuelle révolte, rentre personnellement en contact radio avec lui. Mais le prophète, nullement impressionné, lui parle de rénovations et de la chute de sa dictature en lui précisant qu'il est l'envoyé de Jéhovah. Il lui prédit également que la femme qu'il convoite (Belifire) ne lui appartiendra jamais. L'Arbitre du Monde décide alors de faire arrêter cet oiseau de malheur et demande à ses sbires de lui envoyer à Bagdad. Une fois dans la capitale, en présence des neuf sous-Arbitres, Anoki condamne le prophète à mort, ce qui n'a pas l'air d'émotionner le principal intéressé.
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Arrivant au-dessus de la Nouvelle-Calédonie, le géohydroélectroave d'Octidème et Belifire est obligé de se poser pour refaire le plein, et est aussitôt cerné par une nombreuse milice en armes. Ils sont fait prisonniers et ramenés à Bagdad. Pendant le retour, Octidème réussit à tuer ses gardes et à se rendre maître du vaisseau aérien. IL décide quand même de rentrer clandestinement sur Bagdad pour tenter d'éliminer l'Empereur et par la même occasion tout son état major. Son plan est simple : d'énormes écluses retenant l'eau du Tigre et de l'Euphrate, il se propose de tout faire sauter et de détruire ainsi la ville et son pouvoir centralisateur.
Mais entre-temps il se fait de nouveau capturer par la garde de l'Empereur et réussit une nouvelle fois à s'échapper en éjectant son garde du corps de l'avion. Toutefois, ceci n'était qu'une mise en scène car le garde, parvenu en chute libre à quelque distance de l'avion, fait fonctionner son casque hélicoptère (mais oui !) et stabilise sa chute, ce qui lui permet d'attendre qu'un autre engin vienne le cueillir en vol. Octidème se croit libre mais Anoki contrôle la situation.
Bref, lorsque l'Empereur a fini de jouer au chat et à la souris, Octidème se retrouve dans une geôle de Bagdad avec le prophète Arabe, attendant tout deux leur exécution prévue pour les fêtes du lendemain..
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Le livre s'achève sur un terrifiant raz-de-marée à l'échelle planétaire, dont aucune explication n'est donnée aux lecteurs. Mais l'on retrouve les deux condamnés et Belefire sur une arche, fuyant Bagdad à la recherche d'un nouveau mont Ararat.
Que dire d'un tel bouquin ? Les géohydroélectroaves valent bien les aquatomoplanogyres de Jacques Dournan pour son roman « An 3000 », l'imagination est débordante quoique l'intrigue soit relativement faiblarde ; les rebondissements successifs finissent par lasser et la fin humide de l'aventure aurait tendance à prouver que l'auteur était pressé de terminer son roman dont il commençait à ne plus maîtriser toutes les ficelles. Reste quand même un excellent livre dont certains petits détails pourraient très bien être le départ d'autres aventures.
Ouvrage plutôt difficile à trouver et figurant dans le Topic « Fin du monde » n'ayant pas trouvé d'autre place ou le situer. Isma
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"SOUS LE SOLEIL" de Michel ARTZYBATCHEFF, nouvelle traduite du Russe par Louis Durieux in: "Le Mercure de France" n° 681 du premier novembre 1926.
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L'étrange découverte: sur une plage, dans un paysage apocalyptique un humain, ou plutôt ce qu'il en reste, sale et dépenaillé trouve, sous un tas d'algues une bouteille contenant un fin cahier manuscrit. Il le ramène à une étrange communauté de quelques humains à l'état d'épaves. La bouteille, plus utile que le cahier est l'objet de toutes les attentions. Le plus vieux comprenait autrefois les signes inscrit sur le manuscrit mais ne s'en souvient plus du tout. Le cahier finit donc au feu.
Le cahier brûlé: Sans que l'on sache comment cette seconde partie (en fait le récit du cahier) nous raconte la vie des derniers survivants humains et la chute de la civilisation victime de guerres totales et absurdes. La Terre à l'agonie n'est qu'une gigantesque mêlée générale et lorsque le narrateur écrit son récit les survivants ne sont déjà plus qu'en nombre infime.
Comme il était au commencement: Cette dernière partie nous ramène au groupement sur la plage où les derniers habitants de la Terre s'entretuent pour la possession de la bouteille. Un bon texte Slave et pessimiste à souhait, l'homme ne devra sa fin qu'à l'homme. A noter toute l'ironie du titre. Isma
Marcel GRANCHER, le célèbre philosophe stoïcien, auteur de chefs-d'oeuvres tels: "LE CHARCUTIER DE MACHONVILLE", "TRABADJA LA MOUKERE", "L'ABOMINABLE FILLE DE JOIE", et autres humoristiques sorties a écrit 3 romans pouvant nous intéresser:
Le premier: "LE VAMPIRE BIEN AIME", n'est en rien conjectural, donc en fait l'auteur n'a écrit que 2 romans nous intéressant:
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"QUAND LES RUSSES SERONT LA", éditions Rabelais, 1971, broché in-8° avec une couverture illustrée, nous conte comment les gentils communistes viennent nous défendre de cet affreux capitalisme en envahissant amicalement notre pays. Ce bouquin me fait un peu penser à une version Russe des "Chinois à Paris", le film de Jean Yanne.
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Et "SAINT-LUGUDUT", aux éditions Rabelais en 1959, broché in-12° avec une jaquette illustrée par Georges Pichard. Oeuvre de pure science-fiction:
Sous un pommier, le héros du livre, découvre dans une boîte métallique d'aucun métal connu et fermée hermétiquement, un manuscrit datant de l'An 2907. Ce manuscrit décrit minutieusement toute la civilisation de cette époque future. Il faut dire que le monde de 2907 ressemble beaucoup au monde de 1907:
"... La Franconardie, située à l'Ouest du continent Zuropéen, est bordé au Nord par le pays des Gueuze-Lambiks; à l'Est, par la Fridolini, le pays des Ouins-Oins et la Ritalie; au Sud par la Spingoinie et la mer Marmelade; à l'Ouest par la mer d'Enflak et l'océan Perfide...."
Le Trouduc est le grade intermédiaire entre le Duc et l'Archiduc. 348 pages à l'avenant. Pour mieux connaître cet auteur aujourd'hui totalement démodé je ne saurait vous conseiller la lecture du livre de Frédéric DARD: "LE CIRQUE GRANCHER", malheureusement paru aux éditions de Savoie en 1949 et, à ma connaissance jamais réédité.
Pour Saint-Lugudut, malgré son humour un peu gras, ce livre reste un joyeux massacre des moeurs politiciennes de la république et de l'esprit "franchouillard" d'alors. Isma
Raymond MENSIRE est l'heureux auteur d'un intéressant recueil de nouvelles: "CONTES DU FIL-EN-SIX", aux éditions Defontaine à Rouen en 1939. Ces contes se situant en Seine-Inférieure ont pour point commun de raconter de bonnes histoires de poivrots, de la simple petite biture à la cuite phénoménale. Bref, il est question dans ce recueil d'eau ferrugineuse et non d'eau minérale. Un texte nous intéresse: "LA FIN DU MONDE":
Fulgence Blondel et Généreux Bocquet s'entretiennent (en patois local) sur un événement marquant: en effet la fin du monde est prévues pour le 28 septembre et vu que les termes de leurs loyers sont prévus pour le 27 ils décident ce jour-là, plutôt que de le régler, d'aller à Rouen faire la foire avec l'argent confié par leurs femmes. La date fatidique du jour de la fin du monde arrive et la catastrophe annoncée n'a pas lieu. Les deux amis dégrisés se rendent alors compte qu'ils ont tout dépensé l'argent des ménages et, toujours vivants sont bien obligés de rentrer dans leurs foyers et d'affronter leurs femmes. -"On a échappé à la fin du monde, maintenant il va falloir affronter l'Apocalypse..." Isma

Bonjour! Plus nul que "LA GRANDE PANIQUE" de Ronald POSHAM, éditions C. P. E., sans date (1955- 1960), cela doit être difficile à trouver. Ce petit roman d'espionnage développe avec ennui tous les poncifs du genre mais un infime extrait lui permettra de figurer dans nos listes: ".... Il se revoyait au Laboratoire National de Brookhaven à Long-Island où ses travaux sur l'atome l'avaient placé au premier rang des chercheurs. Et puis ce rayon cosmique qu'il était parvenu à saisir, à capter, dont il aurait pu, avec un peu plus de temps, se servir en tant qu'arme hallucinante...." Différentes bandes d'espions dont des Chinois, évidemment fourbes et cruels, passent le présent volume à essayer de s'approprier cette faramineuse découverte. C'est tout. Isma
Bonjour, nous commencerons ce nouveau topic consacré à la Mer des Sargasses par le roman de C. (Crittenden) MARRIOTT (1867-1932) : « L'ÎLE DES VAISSEAUX PERDUS » (The Isle of the Dead Ships), écrit en 1909 et sorti en France en 1923 chez Lafitte dans la collection « Idéal-Bibliothèque », illustré par BAILLY et FOUQUERAY et réédité dans la Collection du Lecteur par les éditions Cosmopolites en 1930. La dernière édition en date semble être celle dans « Lisez-Moi-Aventures », numéros 35 à 39 du 15 octobre 1949 au 15 décembre 1949. (voir Topic consacré à cette publication)
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Cinématographiquement parlant ce roman a été adapté en 1923 par Maurice TOURNEUR sous le titre de : « L'ILE DES NAVIRES PERDUS », (The Isle of the lost ships), avec Anna Q. Nilsson, Milton Sills, Frank Campeau et Walter Long. Film légèrement invisible.
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A Porto-Rico le steamer « Reine » embarque à son bord Francis Havard, condamné à mort que toutes les preuve accablent et qui doit être exécuter à New-York, lieu de destination du navire. En chemin un viloent ouragan oblige le navire à faire naufrage et les passagers ayant quitté le navire à bord des embarcations de sauvetage se noient. Seuls sont restés à bord Havard, le policier chargé de le surveiller : Jacquet et une jeune fille de la Haute-Bourgeoisie que les deux hommes ont sauvé à temps de la noyade : Dorothée Fairal. L'épave s'enfonce dans les profondeurs de la Mer des Sargasses et chaque jour qui passe les rapproche de plus en plus du centre de l'empire des Algues, des épaves de bateaux de toutes les époques jonchent cette forêt vierge marine. Un beau jour un gigantesque conglomérat de navires formant une véritable falaise les arrêtent, ils sont arrivés au centre de ce monde aquatique et Havard a un plan pour les sortir du mauvais pas d'où ils se trouvent.
Ils commencent l'exploration (réaliste) de ce cimetière où toutes les structures remuent au fil de l'océan. On ne se déplace pas à bord d'un cimetière marin flottant comme place de la Madeleine. Mais vite ils découvrent d'autres rescapés d'autres naufrages, en tout ils sont 32 dans cette prison sur les eaux.
Le « chef », le capitaine Forbes propose un étrange marché à Havard. Il a récupéré depuis qu'il est là une colossale fortune sur toutes les épaves qu'il a visité et a un moyen de quitter les Sargasses mais il a besoin de Havard et veut surtout Dorothée en « mariage », Havard ne voit pas vraiment les choses sous cet angle et les deux hommes entre en conflit ouvert. La découverte d'un poste de T. S. F. en état de fonctionnement permet d'envoyer un message, mais les secours pourront t-il arriver en ces lieux ? En attendant Havard doit affronter Forbes en une lutte sans merci, c'est le seul moyen d'épargner à Dorothée quelques inconvénients majeurs. Bon, c'est évidemment Havard qui gagnera le combat et après quelques aventures imprévues dues à la malignité de Forbes, ils découvriront un galion espagnol avec son trésor à bord et s'évaderont du piège grâce à un sous-marin. Et bien évidemment encore Havard sera blanchi de tous soupçons et il épousera même… Dorothée, quel suspense mes amis. Un petit roman d'aventure très daté, aucun avion se survole la Mer des Sargasses en 1909. Et puis en 2010, tout le monde sait parfaitement que la Mer des Sargasses ne contient aucun cimetière marin mais une base extra-terrestre élevant des serpents de mer. Isma
http://www.bdfi.net/auteurs/v/veron_pierre.php
Pierre VERON et la conjecture :
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PARIS, 1901. LA VILLE A PLUS DE 300 KILOMETRES DE CIRCONFERENCE. « L'HÔTEL GEANT » OCCUPE UN DES COINS LES PLUS CENTRAUX DE LA CAPITALE. A LUI SEUL IL EMPIETE COMPLETEMENT SUR L'ANCIEN TERRITOIRE DE LA VILLE DE VERSAILLES. VU SON GIGANTISME DES TRAINS CIRCULENT DANS SES COULOIRS A CHAQUE ETAGES.
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« EN 1900 », Calmann-Lévy, éditeurs, 1878, collection « Michel Lévy », broché in-12° de 280 pages. Couverture non illustrée.
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Code des locataires :
I – Tout locataire est un être physiquement comme moralement inférieur à son propriétaire. Il nous doit par conséquence vénération et obéissance.
II – Tout locataire de notre maison devra, au préalable, subir un examen oral en présence de nos délégués.
III – Dans cet examen, les questions préliminaires ayant été traitées à fond, il est inutile d'y revenir ici, et il reste entendu que notre locataire est agréé sans femme, enfants, chiens, pianos ni autres accessoires domestiques.
IV – Notre locataire, avant de prendre possession du local que nous avons la bonté de lui louer dans notre immeuble, devra s'engager par acte notarié à ne contracter aucun mariage ultérieur, d'où pourraient résulter des infractions au paragraphe précédent.
Le total du « code des locataires » est complet en XVI actes du même acabit
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A première vue, « EN 1900 » ressemble à un de ces innombrables livres racontant souvenirs et anecdotes de la Belle époque, mais en l'ouvrant le copyright de 1878 agit sur le cerveau du chercheur de vieille S. F., un peu à la manière d'un jackpot. D'où surprise de constater que ledit bouquin est bel et bien un roman de pure science-fiction.
Paris, 1901, la circulation s'est tellement développée dans les 20 années précédentes que l'on est obligé, la veille, de demander son droit de passage à un croisement de plusieurs voies. Un guichet spécial vous attribue un numéro d'ordre de passage.
Vu l'accroissement de la délinquance, proportionnelle au taux galopant de la population parisienne, toutes les cinq boutiques un sergent de ville monte une garde vigilante.
Les chiens ne peuvent plus être promenés que dans des carcans à leurs formes et montés sur roulettes. Les immenses progrès de la médecine permettent d'augmenter considérablement l'espérance de vie humaine et il n'est pas rare de croiser des personnes de 200 ou même 300 ans (ici l'auteur fait une grosse erreur, car comment trouver des personnes de 200 ans alors que les éventuels progrès de la médecine datent de 20 ans au plus)
Paris a donc 300 kilomètres de circonférence et sa population compte plus de 19 millions d'habitants. (Si la capitale atteignait la taille de cette mégalopole à la Blade Runner, c'est très certainement plus de 50 millions d'âmes qui peupleraient cet enfer, mais il est vrai que cet ouvrage a été écrit à la fin du XIXème siècle)
La société de Saint Torquemada parvient à trouver du travail pour les plus démunis. Il faut dire qu'une inflation galopante n'est pas faite pour assurer la pérennité du système économique, et les pauvres sont légions.
Dans « l'Hôtel-Géant » précité plus haut, lorsque vous commandez une chambre, une fois votre demande enregistrée une trappe s'ouvre sous vos pieds et vous vous retrouvez dans la pièce désirée, déshabillé manu-militari par une machine et immédiatement mis au lit. Vous pouvez alors, oh joie !, visionner au plafond un interminable roman-feuilleton en 110 épisodes.
Vous pensez bien que l'auteur a découvert des moyens de transports originaux, eh bien oui ! Paris est quadrillé en tous sens de fiacres à vapeur (Véron serait-il le père du steampunk ?), d'omnibus électriques américains et surtout de cabs aérostatiques. L'éclairage par contre n'est pas électrique mais au gaz.
Les journaux paraissent jusqu'à 18 fois par jour et grâce au télégraphe électrique on est renseigné instantanément sur ce qui se passe sur toute la planète.
Le héros de cette folle aventure se nomme : Monsieur Personne, or « MONSIEUR PERSONNE » est le titre d'un roman de Pierre VERON paru antérieurement chez Dentu en 1864 et je me demande si « EN 1900 » ne serait pas une réédition de cet ouvrage.
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Pierre VERON a écrit en 1888 dans le recueil : « LA VIE GALANTE » une petite nouvelle de science-fiction : « LE RACCOMODEUR DE CERVELLES ». Ce livre a été édité par la Librairie Moderne au format in-12° et comporte 266 pages. La couverture et les illustrations sont de Draner (Renard à l'envers)
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Un beau matin de l'An de Grâce 199?, les murs de la capitale se couvrent d'affiches : « Consultations du Docteur Mystère, chirurgien supernaturel – Tous les jours, de Midi à 4 heures. Rue de Rivoli, 452. »
A force d'études très poussées le Docteur Mystère est parvenu à localiser avec précisions chaque faculté du cerveau humain, vices et vertus ont été classés avec une certitude mathématique et géographique. Par un système de son invention, il ouvre le crâne comme une boîte de conserve et opère avec succès tous les maux.
Deux jours après l'apposition de l'affiche on se bat pour obtenir un rendez-vous avec le célèbre praticien. Un des premiers cas du docteur consiste à ôter la passion du libertinage à un Monsieur sur la demande express de sa femme, odieusement trompée par icelui. En un quart d'heure l'affaire est terminée et le Monsieur proprement recousu et rebouché. Il ne reste plus qu'à attendre trois petits mois que l'effet se fasse sentir.
Un peu plus tard le médecin revoit la femme de l'opéré qui se jette sur lui. Une fois calmée, la dame explique que son mari est devenu une chiffe-molle et qu'il n'est plus bon à rien. Le bon docteur n'avait oublié qu'une seule chose, le dosage, et comme l'opération était irréversible, aucune solution de rechange n'était envisageable. Les plaintes commencent à affluer et le doc n'a de salut que dans la fuite. Le mari finira eunuque dans un harem.
A signaler également dans ce recueil que la première nouvelle : « L'OTHELLO DU PROGRES » est placée soue le signe de l'hypnose : un mari trompé influe sa femme qui déchargera son revolver sur son amant. Le reste du recueil n'est que suite d'histoire à la Feydeau et à la Courteline, on y trouve pêle-mêle des concierges-bignoles, des trouffions et des régiments de cocus.
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A l'actif de Pierre VERON l'on peut rajouter : « LES MARIONNETTES DE PARIS », en 1862 chez Dentu dont 2 des 32 nouvelles nous intéressent :
« LE JOURNAL DU DERNIER ROBINSON. Fantaisie de l'avenir (20ème siècle) », dont l'action se déroule en 1960 ou un candidat Robinson découvre avec surprise que ses idées isolationnistes n'ont guère de chances de d'être un jour réalisées car même la dernière des îles perdues est habitée
« LE DELUGE A PARIS », ou, dans la capitale en 4859 les eaux montent, montent. 3000 ans plus tard des archéologues du futur redécouvrent Paris et évidemment interprètent mal ce qu'ils découvrent (air connu en conjecture).
Des recherches superficielles faites sur cette auteur je n'ai trouvé que la date de son décès : en 1900 et sa profession première : Journaliste. Il a suffisamment écrit de livres pour s'intéresser à ses activités. Pierre VERON a écrit d'autres textes conjecturaux mais nous y reviendront. Isma

« LA TERRE EN FOLIE » de Henry BAUDAT
Les éditions du Scorpion, 1964, broché petit in-8° de 224 pages. Couverture non illustrée.
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21 novembre 1994
Le professeur Henri Monnier, sa fille Yvette, 17 ans, et son assistant Roland Darney, regardent la télévision et Radio-Mondial annonce un gigantesque tremblement de terre qui a ravagé la presqu'île de Crimée.
Roland est l'assistant du professeur depuis trois ans, après de brillantes études à l'école des sciences atomiques. Tous deux discutent. En 10 ans la Terre à tremblée 19 fois en Europe provoquant des raz-de-marée dont un sur la Côte-D'Azur faisant 25 000 victimes, dont la femme du professeur. La température s'est élevée de 7°, six nouveaux volcans sont entrés en éruption et les glaciers des Alpes ont diminué de 17% de volume.
Le professeur se souvient des années 70 : une guerre atomique de 10 jours anéantit les plus belles villes et des millions d'innocents périrent. En 1973, la Grande Révolution provoqua encore des morts et des ruines innombrables, puis le premier août 1975 un accord international ramena enfin la paix.
Le lendemain, avec son assistante Thérèse, il fait visiter son laboratoire au physicien Daigremont. On y accède par une porte avec serrure à empreinte digitale. Le professeur a inventé un décomposeur de lumière solaire qui fait monter la température à 750° au moyen d'une cellule spéciale. Il est parvenu également à séparer les trois principes du soleil : chaleur, lumière froide et électricité.
Le lendemain, Monnier, Daigremont et Thérèse font une promenade dans la voiture du professeur, celle-ci de forme ovoïde est propulsée par la vapeur : deux verres d'eau suffisent. Monnier se rend à Paris pour une conférence. La ville a été détruite par une bombe HZ, le Tour Eiffel s'est couchée sur le plateau de Chaillot. La colline de Montmartre et la basilique se sont affaissées devenant une île. Le souffle de l'explosion a détruit toutes les merveilles accumulées depuis des siècles. Washington, Londres, Rome, Moscou, Berlin, subirent un sort identique.
Monnier écoute distraitement les conférenciers. En rentrant à son hôtel, il reçoit un télégramme lui apprenant que son assistante a disparu avec les résultats de ses travaux. Il est obligé de rentrer précipitamment. Suite à un accident de voiture, le professeur est ébranlé nerveusement.
Roland trouve facilement la preuve que Thérèse a volé la cellule pour Daigremeont.
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1997
La Société Géographique Mondiale se réunit à Montreux en Suisse pour étudier l'apparition de phénomènes nouveaux : hausse du niveau de la Méditerranée de 25 centimètres, apparitions d'animaux inconnus, développement intensif de certains végétaux. En juin des pluies diluviennes, des orages, de la grêle et du vent ravagent la Savoir, la Suisse et la Bavière. En Chine, une grippe tue 67 millions de personnes. La température du pôle Nord augmente de deux degrés.
En Amérique apparaît un animal de dix mètres de long, le corps est recouvert de plaques garnies de piquants. Il possède une queue énorme et une tête de tortue. Il marche sur ses pattes de derrière et les balles de fusils sont sans effet sur lui. D'après la S. G. M ; il s'agit d'un stégosaure qui vivait à l'époque jurassique. Tout a changé l'on trouve des limaces de 20 centimètres de long et des escargots géants (miam !)
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1999
Le 13 février : Secousse sismiques à 500 kilomètres des côtes du Japon. Le lendemain, nouvelle secousse encore plus violente, qui engloutit une partie du Japon. Le Fuji-Ama ests sous l'eau et 50 millions de personnes disparaissent.
Le professeur Monnier, guéri, explique à la S. G. M. que la chaleur blanche provient di soleil. La chaleur noire est produite par la Terre. Elle vient des moteurs, des usines et elle se transforme en électricité. La S. G. M. est chargée de trouver les moyens de stopper le dégagement insolite de chaleur terrestre.
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2000
La température continue de monter. La presqu'île du Yucatan est devenue une île. En février un volcan d'Auvergne entre en éruption. Ceux d'Italie et d'Hawaï sont en pleine activité. On signale l'apparition d'autres volcans en Afrique et au Chili. Le 23 mars entre l'Europe et L'Amérique d'énormes tourbillons font tournoyer la mer. Des rochers surgissent et une gigantesque île apparaît sous le soleil, l'Atlantide renaît. Mais des vagues monstrueuses se ruent à l'assaut des rives lointaines. IL leur faudra quatre heures pour submerger New-York et la côte Est de l'Amérique du Nord. Un peu plus pour atteindre la côte Ouest de l'Afrique et autant pour balayer le littoral Européen. Quelques minutes ont suffit à l'océan pour anéantir des milliers de port et quelques centaines de milliers de vies humaines.
La chaleur et les pluies rendent fertiles des déserts comme le Sahara, la Libye et l'Australie. Les fruits et les légumes deviennent géants, mais malheureusement les insectes aussi, et il faut les combattre continuellement.
Il n'y a plus de neiges éternelles. Les fleuves sont en crues perpétuelles et le niveau des océans monte en permanence. On trouve des alligators dans le lac Léman.
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2001
Un groupe de quatre avions sous la conduite du pilote René Sauvat part de Pékin pour Calcutta. Un des avions disparaît mystérieusement. Il aurait été aspiré par un volcan, après enquête l'on s'aperçoit qu'il n'y a pas de volcan dans la région de Lhassa, mais l'on retrouve le professeur Daigremont qui a installé un laboratoire d'expérimentation à 4000 mètres d'altitude.
Pendant ce temps les phénomènes anormaux continuent de plus belle. En Bolivie on note la naissance d'une quinzaine de volcans. Le niveau du lac Popoo baisse rapidement comme si il était aspiré en son centre. Les tremblements de terre se multiplient et le lac Titicaca se recouvre de poissons morts. Puis la Cordillère des Andes glisse vers l'océan et disparaît. La Paz et d'autres villes côtières sont englouties.
Revenons quelques années en arrière. Daigremont aidé de Thérèse a fondé une société pour la fabrication de la cellule de la séparation de la lumière solaire. Il rêve de transformer le vil métal en or et y parvient grâce à la cellule mais en petite quantité seulement.
Il lui faut construire une usine discrète et c'est pour cela qu'il s'installe au Thibet. L'usine est installée au cœur même de la montagne. Une cheminée de 900 mètres traverse verticalement la montagne. En haut de ce cratère des miroirs sont chargés de capter les rayons solaires.
Peu après, l'usine sort journalière ment un kilo d'or pur. Il utilise beaucoup d'énergie, la chaleur noire équivalent à l'explosion d'une bombe HZ toutes les trois minutes. La cheminée est invisible du bas et si on la survole on est instantanément volatilisé. C'est ce qui est arrivé à l'avion.
Le professeur Monnier fait le rapprochement entre son invention et la disparition de l'avion. Mais Daigremont veut forcer sa production d'or et les circuits électriques explosent et Daigremont est englouti, avec son laboratoire, vaincu par la chaleur noire.
Ce bouquin c'est presque « 2012 » de Roland Emmerich écrit en 1964. Si l'auteur est toujours vivant il peut s'apercevoir en direct que sa fin du monde a commencé pour de bon : Fontes des glaces des Pôles et des glaciers, glissements de terrain, montée des océans, pollutions généralisées, montée du taux de radioactivité, ouragans fréquents et autres joyeusetés du même acabit. Nous vivons dans un univers de science-fiction. Isma
Jean DUTOURD, académicien, 1920/2011, fidèle des « Grosses Têtes » a écrit dans nos domaines :
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Pour un amateur de Sherlock Holmes : « LES MEMOIRES DE MARY WATSON », nous contant la folle jeunesse de Mary Morstan jusqu'à son mariage avec le Docteur Watson. Flammarion, 1980, réédité au format poche.
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Une uchronie : « LE FELD-MARECHAL VON BONAPARTE », en 1996 chez Flammarion, au moins deux éditions et doit exister en poche
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Et « 2024 », en 1975, à la N. R. F. chez Gallimard, broché in-8° avec une jaquette illustrée. Réédité chez Folio.
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Paris, 2024, le narrateur de 74 ans voit un jeune père de famille d'une trentaine d'année donnant la main à son jeune fils de cinq ans. C'est un fait rarissime, depuis sa jeunesse la vie a bien changé. A cause de la contraception les enfants ont cessés de naître et la Terre s'est très peu repeuplée, il ne reste pratiquement plus que des vieillards.
Peu à peu pour promouvoir la société des loisirs la semaine de travail est passée de 40 à 20 heures. Cela a ralenti la production. Les Indiens eux-mêmes ont cessé de faire des enfants et en 2024 on ne voit plus guère que des vaches sacrées qui achèvent de crever dans les rues de Calcutta. En Russie la population a été internée dans des camps de travail où on les laisse mourir de faim. Aux Etats-Unis, pour profiter de la vie les jeunes gens se font stériliser après avoir déposer leur semence dans des banques du sperme. On s'aperçoit au bout de quelques temps que le contenu des éprouvettes est gâté et les spermatozoïdes morts de froids. Les Noirs américains qui ont voulu imiter les Blancs sont décimés.
En Chine, pour lutter contre la prolifération humaine, la chasteté est obligatoire jusqu'à 25 ans, puis 40 et 45 ans. Quand ils arrivent à cet âge les Chinois ont pris des habitudes solitaires auxquelles ils refusent de renoncer.
En Afrique, les rois Noirs créent des parcs animaliers pour attirer les touristes et la plus grande partie de la population qui vivait de la chasse meurt de faim. L'Afrique du Nord s'est fondée en une République unique. Mais les diverses races la composant ne peuvent s'entendrent et ils s'exterminent entre-eux. Adieu Meknès, Tunis, Rabat et autres villes.
A Paris la situation n'est pas meilleure. Il ne circulent plus que de rares métros et autobus. Les conducteurs sont tous très âgés ou à la retraite. Les ordures envahissent les rues pour la même raison. Les parkings sont envahis par les automobiles rouillées qui servent d'urinoir aux vieillards ayant des problèmes de prostate. La Tour Eiffel, le Lion de Belfort, l'Arc de Triomphe et tous les autres monuments disparaissent sous les déjections des pigeons que plus personne ne chasse. A la Chambre des Députés, les plus jeunes ont 80 ans et personne n'a le courage d'organiser de nouvelles élections.
Le narrateur regrette l'ancien temps. Il rentre chez lui et va se coucher, fataliste. Il faut bien essayer de vivre.
Une chose est bien évidente, « c'était toujours mieux avant », alors que l'on se dise bien que nous sommes avant le futur et que pour le moment tout baigne. Isma
René JOUGLET 1884-1961 a écrit de nombreux ouvrages dont : « LA VILLE PERDUE », ouvrage qui connu au moins quatre éditions différentes :
Grasset, 1936, broché in-12°
Editions de la Nouvelle France, 1945, « La Vie Exaltante »Cartonnage in-8° sous jaquette. Illustrations de Jacqueline Charmot
Hachette, 1943, Bibliothèque Verte, cartonnage in-12° sous jaquette illustrée. Illustrations de R. G. Gautier. Edition existant également en broché.
La Guilde du Livre, Lausanne, 1957. Edition « Club » sous cartonnage éditeur in-8
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Il a également écrit dans une revue, ou un journal des années 50 (ou fin des années 40) une nouvelle en plusieurs parties dont je ne me souviens que le sous-titre : « CHRONIQUE DES TEMPS MAGNETIQUES », j'en ai un fragment à traîner quelque part, mais ou ? Ce dont je me souviens c'est que ce texte est de pure science-fiction et est illustré par Jacques Faizant alors tout jeune.
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« VOYAGE A LA REPUBLIQUE DES PILES » de René JOUGLET. Bernard Grasset, 1928. Broché in-12° de 240 pages. Couverture non illustrée
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Dégouttés du monde, le baron de Peramaure et son valet Casimir ne vivent plus que sur les océans. Ils font escale seulement deux fois par an pour leur ravitaillement. Un jour, ils abordent une île paradisiaque sur laquelle ils découvrent tout ce qu'ils désirent : l'arbre à pain, l'arbre à beurre et l'arbre à viande (ils sont végétariens). 300 couples d'animaux divers la peuplent. Une petite rivière polit des diamants gros comme des balles de golf et qui servent de loupes pour allumer le feu. Il y a aussi la plante Orü dont la feuille permet de voir le monde selon son humeur.
Andromède, crotale de 4 mètres, sert de cuisinière et quand on appuie sur sa queue sa tête sonne et il est prêt à servir. Cette vie paradisiaque dure dix ans, et malgré son amour pour Andromède, Casimir veut revoir sa Bretagne.
Le baron et Casimir s'embarquent donc, mais en vue d'Honolulu ils sont pris dans une tempête qui dure plusieurs jours et quand le calme revient ils n'ont plus ni mâts, ni voiles et se retrouvent sur une plage entourée de vignes. Peremaure se dit qu'ils sont sur la Lune et le lendemain ils se retrouvent cernés par une troupe d'hommes et apprennent qu'ils se sont échoués sur la République des Piles.
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Mais un homme a été retrouvé mort sur une plage voisine et l'on accuse les deux nouveaux arrivants. Casimir pris de peur tente de s'enfuir, mais il est vite rattrapé et roué de coups. Accusé de tous les maux il est condamné à mort. Heureusement les Poles déclarent la guerre aux Piles et Casimir est enrôlé de force. Les Piles tuent 300 Poles et la paix est signée, mais à la fin du conflit Casimir a disparu. Unicus, un gnome, qui se transforme en gentleman, en clown, en corbeau, en ibis et en bien d'autres choses encore se propose au baron afin de l'aider à retrouver Casimir. Après avoir interrogé beaucoup de gens Unicus disparaît et à sa place Peremaure retrouve Casimir, Celui-ci recherche Andromède dont il est tombé amoureux, puis il disparaît.
Le baron repart à sa recherche. Il visite de nombreux lieux mais sans succès. Dans un champ il aperçoit un épouvantail qui s'anime, c'est Unicus qui conduit la baron dans une forteresse,le présente à des gens tous plus farfelus les uns que les autres, mais il ne retrouve pas Casimir. Il sillonne la campagne, revient en ville, explore les champs de courses, les tripots, els églises, toujours suivi d'Unicus qui se change parfois en merle ou en piano mécanique.
Le baron tombe malade et attrape une violente éruption de boutons. Unicus convoque 15 médecins qui le saigne, lui font des ponctions, des radios, tout le grand jeu. Les médecins lui diagnostiquent quinze maladies et lui font quinze piqûres. Alors le baron décide de faire un bon gueuleton bien arrosé et tout rentre dans l'ordre.
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Unicus emmène le baron chez des mandarins où il assiste à des séances littéraires scientifiques et philosophiques mais il ne retrouve toujours pas Casimir. Alors, il décide de repartir seul. Mais la guerre éclate entre les Piles et les Braques et son départ est reporté. Il retrouve Casimir dans son bateau qui se cachait à bord. Les lumières du navire ont fait croire aux Piles que les Braques s'apprêtaient à attaquer . Tout rentre dans l'ordre et Casimir devient un héros. Il raconte au baron qu'il s'est réfugié sur le bateau après s'être échappé de l'asile de fous où il avait été interné après avoir parlé d'Andromède et de l'île merveilleuse. Casimir est nommé Colonel et a grande allure, il est suivi de deux officiers l'un portant son sabre et l'autre son bouclier.
Cette fois c'est décidé, Peremaure regagne son bord. Il retrouve de la plante Orü et il en donne aux ouvriers qui retapent son navire. C'est l'euphorie générale. Les mâts sont sculptés, les voiles peintes et le bateau remis à neuf.
Le baron va faire son adieu à Casimir quoi s'est présenté aux élections secondé par Unicus. Opportun, son rival, ne semble avoir aucune chance. Mais au dernier moment il est élu, car il a fait circuler le bruit que Casimir était mort, et les électeurs n'ont pas le choix. Casimir revient donc à bord et après une visite d'Unicus transformé pour l'occasion en merle blanc, le navire largue les amarres et reprend la mer.
Que dire de ce livre, plus pour des mômes que pour des grands, simplement que mon petit résumé vous fera certainement gagner des sous le jour ou vous découvrirez ce livre et que vous ne l'achèterez pas. Jouglet vaut mieux. Isma

Je suis velu, j'ai vu, j'ai vaincu. Un homme singe un !:
« LA REPRISE » de Albert VIVIES, éditions Crès et Cie, 1924, broché in-12° de 232 pages. Couverture non illustrée.
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Au sommet d'une très vieille tour, que jadis les hommes appelaient Tour Eiffel, une créature étrange découvre au milieu de squelettes racornis, une curieuse bande de papier où s'étalent des hiéroglyphes qu'elle a du mal à décrypter :
« Pour l'avenir, qui sait ? Par toute la Terre, tous êtres humains meurent ; vent pestilentiel, fléau suite guerre universelle. Je sens que moi-même je pars….. »
La créature, seule survivante de l'humanité a du vague à l'âme : « Je suis seul. L'humanité est morte. Les siècles autour de moi sont tombés dans la nuit ».
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Puis l'être s'identifie :
« -Ma mère est une femme, mon père un gorille, la lumière me tourmente, jaillissant de l'ancêtre, qui, dans le fond des temps, se dresse droit et brille. Anthropoïde né, homme je veux renaître ».
Une créature pensante plutôt monstrueuse et douée d'un certain intellect, voilà qui promet du Proust dans La Planète des Singes et nous n'en sommes qu'à la page 4. Le décor est dressé et l'intrigue s'annonce passionnante. Notre « héros » cogite beaucoup et son idée fixe : trouver une femme pour perpétuer l'espèce humaine, devient vite une obsession.
Elle se sait âgée de 31 ans et nous narre comment sa mère, seule survivante humaine d'une catastrophe universelle, faisait pour compter les années.
Un des rares défauts de cet ouvrage, (ou qualité qui développerait l'esprit philosophique du récit) en est le français parfait développé par l'anthropoïde nous contant ses émois existentiels : « Ce qui m'intéresse en fouillant mon passé,c'est la confiance que j'y trouve. Quand je veux préciser des émois qui ne sont pas exclusivement physiques, au travers de tout ce qui m'a troublé depuis, quand je cherche la manière par quoi, jeune bâtard homosimiesque, j'éliminai, par la force qualitative du sang maternel, l'influence atavique de mon père. Je demeure confondu, assommé par le vertige des images, des gestes, des frissons, des rêves ». (Rare en S. F. l'introspection chez les Craignos Monsters).
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Notre héros légèrement velu ayant eu une mère française parle évidemment notre langue. Il nous conte les aventures de sa mère et comment au milieu d'un ossuaire géant (la Terre) il a survécut.
« J'habite le Muséum d'Histoire Naturelle d'Anatomie, dans le coin du Jardin des Plantes, donnant sur le pont d'Austerlitz. Venez… »
Finalement il trouvera une nana, mais oh, horreur ! (pour le lecteur), elle aura elle aussi le langage de Simone de Beauvoir. Sa quête aura donc une fin et la survivance de l'homme sera peut-être assurée.
« Ce qu'il faut dans la vie, ce n'est pas la victoire, c'est l'espoir de vaincre, car atteindre n'est rien, poursuivre, seul compte…. L'Homme qui doit renaître est conçu maintenant. S'il trahit mon espoir, j'aurai tenté ».
. Heureusement qu'une prière d'insérer était jointe au bouquin car autrement avec un tel titre passe-partout je n'aurai jamais ouvert ce livre dont le titre n'évoque en aucun cas une humanité proche de sa fin. Un livre surprenant à rajouter à notre arsenal conjectural. L'auteur a-t-il écrit un livre de science-fiction ou une réflexion sur l'identité réelle des êtres ?, de la pure conjecture ou une interrogation sur la solitude intellectuelle de chacun de nous ? Bon, je vois que je vous gonfle légèrement, la prochaine fois je vous éplucherai un petit Ferenczi avec une jolie couverture d'Armengol. Isma
Roland LECAVELE (dit DORGELES), 1885 – 1973, l'auteur des « CROIX DE BOIS » en 1919, roman le plus célèbre sur la guerre de 14-18 est à l'origine en 1939 de l'expression : « La Drôle de Guerre ». Il est l'auteur d'une multitude de romans et récits dont :
« SI C'ETAIT VRAI ? », éditions Albin Michel, 1934, broché in-12° de 318 pages. Couverture non illustrée
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Le professeur Radec se livre à des recherches sur l'encéphalite et opère une ponction lombaire à un assassin parricide. Il injecte le liquide recueilli à un lapin qui crève peu de temps après, mais le professeur ne trouve aucun résultat à l'autopsie. Quand le parricide est exécuté Radec réclame son cerveau et il réussit à cultiver une colonie de microbes inconnus qu'il baptise « bacilles de Trigonot », du nom de l'assassin.
Il injecte le bacille à un lapin qui, quelques heures plus tard, devient fou furieux, bondissant contre les parois de sa cage et déchiquetant sa lapine. Plusieurs lapins sont inoculés et développent la même virulence. Un lapin s'étant échappé il mord le clochards local, le père Bouffard, habituellement doux comme un agneau. Il devient hargneux, insulte les gendarmes et se barricade chez lui avec un fusil, menaçant de tuer tous ceux qui s'approchent. Le professeur Radec réussit à le calmer et l'emmène à l'hôpital, d'où il réussit à en déduire que le microbe inconnu est l'agent de la malfaisance.
Il fait des prises de sang dans les prisons aux pires criminels et retrouve le virus à des doses variables chez chaque prisonnier. Alors il entreprend des recherches pour découvrir un vaccin. Dans son entourage même, chacun est porteur du virus à plus ou moins petites doses.
Le professeur Radec finit par mettre au point un vaccin qu'il expérimente sur le père Bouffard, qui dès lors redevient ce qu'il a toujours été, c'est-à-dire un gentil clodo. L'affaire s'étant ébruitée tous les assassins et gangsters passibles de longues peines d'emprisonnement demandent à être vaccinés. Ils se repentent et avouent même des crimes pour lesquels ils n'ont pas été condamnés. L'aumônier de la prison crie : « au miracle ! ». Le Maire de la commune de Radec fonde la L. N. B., « Ligue Nationale du Bien » avec vaccination des ministres le jour de l'inauguration. Des gens viennent de partout et même de l'étranger pour devenir bons. C'est à qui sera le meilleur : un épicier donne le kilo pour le prix de la livre ; un caissier rend la monnaie sur dix francs lorsqu'il n'a touché que cent sous et même un percepteur paye de sa poche les impôts en retard (heureux temps).
La vertu y trouve con compte : on ne danse plus que « le Quadrille des Lanciers » et à l'Opéra « Manon » est huée. Les avocats et les huissiers sont sans travail, les victimes ne portent plus plaintes ???? et les délinquants se font piquer en vitesse pour être absous. Partout c'est la pagaille. Aux courses les jockeys retiennent leur chevaux (rien de nouveau sous le soleil) pour laisser gagner ceux qui ont besoin d'argent. Un homme assassine sa femme qui après s'être fait vacciner lui avoue avoir eu un amant.
Les commerces de luxe mettent la clé sous la porte, les gens ne s'habillant plus que de vêtements austères. Les patrons ne pelotent plus leurs secrétaires qui se sont transformées en vieilles filles sans grâce. Les bouchers et les cafetiers font faillite, tout le monde est devenu végétarien et les tisanes remplacent les alcools. Tout se gâte le jour où le Ministre de la Guerre, un ancien général qui n'est pas vacciné, visite une caserne. Le factionnaire a planté son fusil dans un coin de sa guérite et laisse entrer tout le monde en rigolant. Le commandant monte à cheval en chausson pour ne pas blesser son cheval qui ne supporte pas le frottement des bottes. Dans les chambres, les bidasses jouent aux cartes. Personne en commande plus, il n'y a plus aucune discipline.
Ameutés, les Députés votent d'urgence une loi excluant des affaires publiques toutes les personnes ayant été vaccinées. La L. N. B. est dissoute. Le professeur Radec fabrique un anti-vaccin qui à doses variables rends aux gens leur personnalités premières. Alors le commerce reprend et les femmes retrouvent leurs robes claires et leur rouge à lèvres. Dieu ayant créé l'homme le sixième jour, le professeur se demande s'il n'aurait pas du se reposer avant. Isma
Une nouvelle fournée de 33 tours. Merci à Jeandive pour avoir trouvé que l'Adagio d'Albinoni se trouvait dans un épisode de Cosmos 1999, mais ce n'était pas la réponse souhaitée. L'ADAGIO d'ALBINONI (ou d'un autre) se trouve dans le film de Norman JEWISON : « ROLLERBALL », datant de 1974 et avec James CAAN, John HOUSEMAN , Maud ADAMS et John BECK. La musique originale du film était signée de André PREVIN. Un enregistrement existe en CD et en 33 tours. Dans ce film on entend l'Adagio lors de l'enterrement d'un membre de l'équipe de rollerbal. (c'est une musique de circonstance)
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« LE SECRET DE LA VIE », film d'Alexandre WHITELAW réalisé en 1976, avec Hiram KELLER, Tina AUMONT, Klaus KINSKI, etc. Musique de Terry RILEY. Disque 33 tours existant avec deux pochettes différentes, dont une réédition rapide. Film vu dans un festival il y a déjà pas mal d'années. Un savant recherche un sérum de longue vie. Je me souviens surtout du numéro de ficelage érotique de Tina AUMONT. Existe maintenant en CD couplé avec "LES YEUX FERMES" du même compositeur mais ici il s'agit d'un film non conjectural.
Extrait - "Générique"
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« 2001, L'ODYSSEE DE L'ESPACE », Arthur C. CLARKE, le célèbre auteur de science-fiction et scénariste du film de Stanley KUBRICK, lit de nombreux passages de son livre. A noter des passages musicaux originaux dans la dernière partie. Il serait intéressant qu'un réalisateur gonflé filme un remake de 2001 en adaptant scrupuleusement le livre de Arthur C. Clarke. Avec les moyens cinématographiques actuels c'est techniquement possible.
Extrait - "Une partie de la face II"
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« MUSIC FOR HEAVENLY BODIES ». Réédition des années 1980 du 33 tours de Paul TANNER (Voir post 28)
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« FRANCE SOCIETE ANONYME » 33 tours de Clifton CHENIER pour le premier film de Alain CORNEAU réalisé 1976. Avec Michel BOUQUET, Allyn Ann McLEARY, Roland DUBILLARD, etc. En l'an 2222 un vieux trafiquant de drogue est sorti d'hibernation. Seules deux chansons ont été utilisées dans le film.
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« OUT OF THIS WORLD ! », musique de Ron GOODWIN, il s'agit du même disque que le 33 tours du post 28 : "MUSIC IN ORBIT", mais avec une pochette différente. Réédition datant de 1967 et reprenant exactement les mêmes airs. L'illustration de pochette est moins intéressant.
Extrait - "Jumping Jupiter"
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"JOURNEY TO THE MOON, and more about outer space", ce petit voyage dans la Lune, date des années 60. L'on peut y entendre le fameux groupe : « The Satellite Singers », sur un livret et des « lyrics » de William Kay et sur une musique de Jim Timmens. Le conseiller scientifique de ce 33 tours en était Willy LEY. Ce petit 33 tours était une production Hanna-Barbera, qui à première vue ne ce sont pas cantonnés dans les dessins animés pour les enfants.
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"FIRST MAN IN THE MOON", une petite version résumée des « PREMIERS HOMMES DANS LA LUNE » de H. G. WELLS. Pour les renseignements sur les acteurs, les musiciens et autres participants à ce disque, tintin, rien du tout. C'est pour les enfants (parlant anglais de préférence). 33 tours américain datant de 1973.
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"VOYAGE AU CENTRE DE LA TERRE" d'après Jules VERNE. Les adaptations en 33 tours des romans de Jules VERNE sont légions, nous y reviendront. Pour cette honnête version les interprètes sont : Maurice TEYNAC, Roland BOURDIN, Geneviève MOREL, Jacques VALOIS, Josette CAMEE, etc. La réalisation et l'adaptation a été assurée par Robert PROT. La musique à la harpe et à l'ondioline est signée par Dominique et Pauline CAMPICHE. Le seul reproche de ce genre d'entreprise en est le temps trop court. Pour une bonne diffusion fidèle à l'esprit de Verne il faudrait un minimum d'écoute d'une heure et demie. 33 tours datant des années 1970.
Bien évidemment il s'agit de l'Abbé MOREUX, quand j'ai quelque chose dans la tête il est difficile de l'en déloger, je ne suis pas Breton pour des prunes. Un de ces quatre matins il va falloir que je fasse un recensement (presque complet) de toutes les éditions scientifiques et autres de cet ecclésiastique, il a dû même écrire un bouquin sur l'Atlantide si j'ai bonne mémoire. Autrement, la signature de l'illustrateur est ARNOULDS-MOREAUX et non MOREUX et je n'en sais pas plus. Il était comme Camille Flammarion un excellent vulgarisateur mais comme lui probablement pas un grand découvreur, Flammarion et Moreux restent plus des "littéraires" que des "découvreurs", bref et sans que ce soit un reproche ils ont plus écrits que innovés les techniques et les découvertes astronomiques. Isma
Bonjour ! l'Abbé MOREAUX (Théophile MOREAUX), 1867-1954, a écrit en 1911 chez Lethielleux un roman de science-fiction. Ce roman est anonyme et seule la préface est signée de son auteur : « LES REPORTAGES SENSATIONNELS DE JULIUS SNOW – LE MIROIR SOMBRE – L'ENIGME MARTIENNE », il existe trois présentations différentes de cet ouvrages illustré par ARNOULDS-MOREAUX (s'agit-t-il de l'Abbé lui-même ???) :1°) Broché in-8° avec une couverture couleur. 2°) le même en cartonné et toujours avec la même couverture illustrée. 3°) Broché in-8° avec une couverture décorée, là, le titre change légèrement, mais l'intérieur des 3 volumes sont identiques.
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Julius Snow, citoyen américain d'origine française, de son véritable patronyme Jules Ausset, est rédacteur en chef et reporter détective au journal américain : « The Light ». Un jour, il surprend, par hasard dans un café la conversation de deux hommes. L'un des deux affirme à l'autre qu'avec un instrument de sa fabrication il peut obtenir des vues de la planète Mars de la même qualité que des photographies prises d'une distance de 2000 mètres sur la Terre, et à la prochaine opposition des deux planètes il tient les moyens de prouver que la planète Mars est habitée.
Le lendemain il apprend d'un détective privé que les deux personnes sont en réalité le milliardaire Algol, qui possède une île qu'il a louée à l'Angleterre, au large du Honduras ; et l'autre , Arensen un savant-astronome spécialiste de la planète Rouge.
Julius à force de subterfuges réussit à se faire embaucher comme homme à tout faire par le milliardaire. Il parvient à lui faire croire qu'il ne sait pas lire et qu'il ne parle que l'anglais alors qu'avec ses amis Algol ne s'exprime qu'en français. De cette manière il apprend au cours d'une réception de son patron, qu'avec l'aide de chimistes, ils sont en train de mettre un métal aux propriétés surprenantes au point.
Puis tout le monde embarque pour Algol-Island où la totalité des installations fonctionnent à l'électricité. Sur l'île le savant et le milliardaire ont inventé et construit un télescope ultra-puissant qui, dès ses premiers essais renvois sur un écran géant, l'image du soleil avec un diamètre de 20 mètres. Je passe sur les détails techniques qui, aujourd'hui feraient sourire un astronome amateur.
A la seconde séance c'est Mars dans toute sa beauté qui apparaît sur l'écran et Arensen précise que le procédé chimique d'agrandissement ne sera prêt que dans quatre jours. Plus tard, Algol et Arensen changent la lentille du télescope et la remplace par un énorme verre opaque : « Le Miroir Sombre ». Julius découvre que cette lentille est formée d'une nouvelle matière : « Le Martium », qui n'est en fait que du Sélénium mais plus « exalté » ???. Mars est une succession de montagnes et de vallées immenses où les Martiens ont bâtis des villes reliées entre elles par de mystérieux chemins.
Algol décède prématurément d'une congestion cérébrale, en emportant dans sa tombe tous ses secrets. Arensen, quant à lui, devient fou à lier et pour corser le tout l'île est victime d'un important séisme et s'affaisse dans les eaux. Julius et le personnel à juste le temps de s'enfuir à bord d'un canot de sauvetage. Une fin bâclée au moment ou le scénario devenait intéressant.
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L'abbé Moreaux fut en son temps un célèbre vulgarisateur scientifique, et, à l'inverses des ses confrères ecclésiastiques théologiens sodomiseurs de diptères, su intéresser aux sciences toute une fraction de la population, curieuse des grands chambardements technologiques de son époque. Même maintenant tous les petits bouquins de l'Abbé sont plus ou moins recherchés. Ce texte est ressorti en revue en 1924-1925 dans la troisième série du « JOURNAL DES VOYAGES », sous le titre de : « MARS VA VOUS PARLER ». Isma
Bonjour ! En cette Toussaint je vous propose des vinyls gais et souriant avec une infime partie de la production de deux géants américains William HANNA et Joseph BARBERA plus connus sous le nom commune de HANNA-BARBERA. Tous les disques présentés sont des 33 tours et se situent dans la période 1959 – 1967. J'ai commencé à rechercher des renseignements pointus sur les épisodes édités, et même sur IMDB, il est très difficiles de s'y retrouver. Disons que ces 33 tours sont là pour le plaisir des yeux et que si certains membres du forum ont des renseignement plus pointus sur ces épisodes qu'ils nous les communiquent. Des extraits musicaux et des chansons suivront mais plus tard car actuellement j'essaie de compléter un peu les extraits musicaux des premiers posts
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JONNY QUEST – 20 000 LEAGUES UNDER THE SEA. Un 20 000 lieues sous les mers dont je n'ai pas retrouver les traces en français. Par contre il doit exister des versions de Jonny (attention Jonny pas Johnny) Quest en français et en cassettes dans les années 1980
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THE FLINSTONES (and José JIMENEZ) IN THE TIME MACHINE. Les PIERRAFEUX sont connus en français mais cette histoire de voyage dans le temps ??????
[color]Extrait - Face 1[/color] :
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SECRET SQUIREL AND MORROCO MOLE IN : SUPER SPY. En français cet agent secret est connu sous le nom de: SANS SECRET, ECUREUIL AGENT SECRET, maintenant à savoir si il a travaillé avec une taupe Marocaine, c'est une autre histoire comme disait Kipling.
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THE JETSONS. Encore une série adaptée en français sous le titre logique de : Les JETSONS, mais pour les épisodes diffusés en français et à quelles dates, il faudrait une documentation vraiment spécialisée.
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Encore les JETSONS, avec une très jolie couverture. Les Jetsons ont beaucoup investit dans la science-fiction à première vue
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Un classique de Hanna-Barbera : ROQUET BELLES-OREILLES, HUCKLEBERRY HOUND dans sa langue originale, avec sur la même fusée YOGI L'OURS, PIXIE ET DIXIE les deux souris et deux autres passagers non identifiés.
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Le succès du premier James BOND : JAMES BOND 007 CONTRE DOCTEUR NO a fait des émules en 1963 : YOGI L'OURS ET LES 3 STOOGES rencontre le totalement givré ( à moins qu'il n'ai utilisé des substances prohibées) Docteur NO NO ( à moins qu'il soit totalement givré ET as bien fumé toute la moquette). Cette pochette est bien dans le style MAD.
Bon c'est sur que je manque de renseignements sur ces vinyls, j'ai quand même été bien content de mettre la main dessus à un tarif soutenable. Il y a peu de musique, beaucoup de dialogues et quelques chansons, ces disques étaient fait pour un public américain. Il n'est pas exclu que dans un proche avenir je consacre un petit post complémentaire pour plus de détails
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UNE LISTE DES AIRS ECOUTABLES PROVENANT DE CE TOPIC SE TROUVE AU POST 85 DE CE TOPIC
LOUISE MICHEL ET LA CONJECTURE. ( Cet article doit être considéré comme une présentation générale mais pas comme un article de fond). Pas la peine de présenter Louise MICHEL sa biographie se trouve partout, disons simplement qu'elle est née en 1830 et nous a quitté en 1905. Qu'elle était institutrice, qu'elle a activement participé à la Commune de Paris et qu'elle a été déportée en Nouvelle-Calédonie pendant quelques années. Elle était Anarchiste, Libertaire, Communarde et s'est battue toute sa vie contre l'injustice. Elle a laissé des écrits dont certains nous intéressent, conjecturalement parlant :
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« LES MICROBES HUMAINS », chez Dentu en 1885, broché in-12° de 328 pages. Couverture non illustrée
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Un savant pas totalement fou mais légèrement cinglé, Le docteur Gaël, pour l'amélioration de la race humaine fait diverses expérience sur les singes afin de développer leurs capacités cérébrales. Lorsqu'il commence à s'attaquer aux humains pour « la bonne cause », le livre vire au roman d'horreur (toute proportion gardée). En fin de volume l'on retrouve le bon docteur bien décidé à rejoindre un ami et à fonder sur le continent Africain ou aux Pôles un phalanstère : « … des hommes libres, une colonie de citoyens, qui lassés du mal qu'on leur a fait, ou écœurés du mal qu'ils ont fait, tourneront l'instinct de lutte contre la nature, et peut-être feront souche d'une race où ne seront plus déviés les rudiments des plus belles choses – Justice, Liberté, Science, qui éclaireront l'Humanité de demain pour le bien de tous… » , Il faut dire que Gaël a beaucoup à se faire pardonner. Ce roman populaire n'a jamais été réédité ( à ma connaissance)
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« LE MONDE NOUVEAU », Chez Dentu en 1888, broché in-12° de 358 pages. Couverture non illustrée.
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Ce roman peut-être compris comme une utopie libertaire qui ferait plus les délices d'un sociologue que d'un amateur de science-fiction. Contrairement à ces deux autres romans de nos domaines et brièvement résumés plus haut et plus bas, ce livre est plus l'œuvre d'une théoricienne de l'anarchie (au bon sens du terme) que d'une romancière populaire. Cet ouvrage devait avoir une suite : « LA CONQUÊTE DU MONDE, mais nous ne l'avons jamais vu car il n'a certainement jamais été imprimé.
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« LE CLAQUE-DENTS », chez Dentu, sans date, (1890), broché in-12° de 320 pages avec une couverture illustrée par José ROY. Réédité par Plasma en 1980 dans la collection « Les Feuilles Vives »
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Dans le Claque-Dents, seule la fin est conjecturale, mais toute l'essence même du livre est profondément anarchiste. Le Claque-dents c'est le murmure du petit peuple qui crève de faim et de froid pendants que les nantis de tous les bords, protégés par les hommes politiques, amassent fortunes et vivent confortablement.
Vers la fin du XIXème siècle, un banquier, une vieille marquise et une organisation de malfaiteurs montent une énorme escroquerie, et comme elle est vraiment énorme elle fonctionne parfaitement : ils proposent, sous le couvert d'une congrégation religieuse : « Le Bourdon du Sacré-Cœur de Jésus », à des candidats émigrants, la fondation en Amérique du Sud d'un nouvel état-colonie : « La Nouvelle Atlantide », contre finances sonnantes et trébuchantes. Le nombre des candidats est énorme et plusieurs bateaux sont affrétés. Une fois sur les lieux les candidats-colons n'ont plus que leurs yeux pour pleurer et leurs économies en moins.
Une fois de retour en Europe ils sont tous discrètement éliminés pour que cette sinistre affaire ne soit pas divulguée. Ces faits, rajoutés à d'autres plus sordides encore provoquent un révolution mondiale des travailleurs. L'ordre établit par les nantis est renversé et les prolétaires prennent le pouvoir :
« Eleazar entendait des millions de voix humaines criant : Vive la Sociale ! Vive la Sociale, Vive la Sociale du Monde. La Terre était libre.
C'était bien la République Sociale du Monde, du genre humain : La Terre respirait comme lavée par l'orage, un échelon était monté dans l'Humanité. Il n'y avait plus qu'à enfouir le cadavre du vieux monde mort en donnant le jour au nouveau. L'Europe devient une colonie libre. »
En lisant l'étude de Raymond ESCHOLIER : « VICTOR HUGO ET LES FEMMES », l'auteur s'interrogeait à savoir si ce vieux satyre d'Hugo avait ajouté la mère Michel à son tableau de chasse, le dilemme de ce brave homme est humainement plus intéressant et passionnant que de savoir si elle (Louise Michel) avait vendu à Jules Verne le manuscrit de « 20 000 LIEUES SOUS LES MERS ». Pour en savoir plus sur le sujet sur Jules Verne je ne saurais vous conseiller la lecture de deux numéros de la revue : DEFENSE DE L'HOMME », le n° 125 de mars 1959 et signé E. A. : « L'ENIGME DE 20 000 LIEUES SOUS LES MERS » et le n° 219 de janvier 1967, signé de Hem Day ; « AUTOUR DE LOUISE MICHEL ET DE JULES VERNE », qui éclaircissent un peu plus la question.
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« A TRAVERS LA VIE », Fayard, 1894, broché petit in 12° avec une couverture illustrée et des illustrations de l'auteur. « Petite Bibliothèque Universelle », Librairie des publications à 5 centimes.
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Il s'agit ici probablement de textes écrit en début de carrière. De ce recueil de poésies se dégagent deux textes conjecturaux : « L'ATLANTIDE , légende de l'océan », et : « FRAGMENTS DE L'EPOPEE HUMAINE - au fond des âges », poème sur la préhistoire. Ces deux textes n'apporte rien aux thèmes conjecturaux référents, il sont même plutôt mauvais, mais savoir que c'est Louise qui les a écrit dissipe la médiocrité des récits.
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« UN ROMAN EN 1915… » de Alfred de FERRY.
Calmann-Lévy, éditeurs, 1889. Broché in-12° de 380 pages. Couverture non illustrée.
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Bon !, ce roman n'est pas un roman de Louise MICHEL, mais un roman pamphlet propagandiste contre Louise Michel et les anarchistes en général.
Introduction : « Ceci est une fantaisie, mais qui ne se défend pas de toute intention prophétique. C'est, de plus, pour les contemporains attristés, une source indirecte de consolation ; car auprès des choses et des gens de 1915, les chose set les gens de 1888, ont chance de paraître fort agréable ».
Bon sang, ce livre démarre sur les chapeaux de roues, l'auteur n'avait qu'à demander à la chair à canons populaire des tranchées de 1915 si elle ne préférait pas vivre dans la belle époque de 1888.
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15 décembre 1914 – La Révolution Populaire de 1892 a balayée le vieux monde. Les Hauts-électeurs de Passy élisent un député pour le parlement français (les femmes votent également). Louise Meru (lire Michel) est choisie comme candidate.
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Regardez le nom de l'auteur, un noble ! La Révolution de 1892 a évidemment fait éclore un régime anarchisant dont les pires caricatures desservent ce régime révolutionnaire. Il ne faut pas trop compter sur De Ferry pour nous pondre une utopie communiste et libertaire.
Louise habite chez son père qui est également le chef de section du quartier. Ils logent dans un bouge en apparence mais les véritables pièces derrière la maison sont très luxueuses (jolie image inaliénable du communisme cachant le capitalisme). Notre héroïne est élue Député du peuple avec seulement cent voix d'avance. Elle quitte alors le domicile familial pour vivre sa vie.
Ce livre nous conte l'ascension de Louis, ces victoires et ses défaites. Le monde décrit en ces pages est en fait pour l'auteur réactionnaire un futur possible de son propre monde de 1889 envahi par les idées socialistes nouvelles de l'époque. La vie de notre héroïne est toujours entre parenthèse et le ton paternaliste de Alfred De Ferry écrase totalement dans l'œuf le peu de fonds réaliste de l'histoire. L'auteur n'ayant pas peur d'en rajouter une bonne couche n'hésite pas afin de noyer le poisson de multiplier les factions en présence dans un brouillard opaque :
« A la fin de juin 1916, une agitation extraordinaire annonça la venue des temps prédits par Cléopâtre ( ???). Le Club des Démolistes prit la direction du mouvement et fut suivi de toute la cohorte révolutionnaire. On s'attendait à une victoire facile ; mais il advint que Lourouche osa résister et fit tirer sans scrupules sur les insurgés. Le conflit se prolongeant, les différentes parties se jetèrent dans la mêlée, sauf le dernier débris du vieux parti de l'ordre qui oncques n'aima se compromettre avec les gens du désordre… Les troupes de Lourouche luttaient à la fois contre celles ralliées par Boucher, contre les soldats dissidents du Général Grillajou et du notaire Brisemot, et contre les masses populaires, tandis que ces diverses armées se combattaient également entre elles. Les faction s'emparaient d'un quartier, s'y barricadaient, y soutenaient des sièges. Le sang était versé dans tous les coins de la vile…. ». Encore un volume totalement sans aucun intérêt, un ouvrage de propagande politique sans le moindre contenu conjectural sinon l'histoire future.
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De cet auteur, né en 1854, nous ne connaissons qu'un seul autre titre pouvant (peut-être) nous intéresser : « IDYLLE LACUSTRE, Fantaisie en un acte », représenté pour la première fois au château de Sully (près de Vevey), le premier septembre 1903. La Bibliothèque Nationale semble avoir d'autres titres de Alfred de Ferry, mais ceux-ci, à première vue n'ont pas de contenus conjecturaux.
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Les biographies consacrées à « La Vierge Rouge » sont nombreuses et ses écrits « politiques » sont souvent réédités. Louise a également rédigée ses mémoires dont les éditions les plus récentes : Maspéro, 1976, et 1979. Editions Sulliver en 1998 et 2000. Editions Tribord, en 2004, pour cette dernière édition je ne sais pas si Louise aurait apprécié les éditions Tribord, car en langage maritime il signifie : droite. Isma
Henri DUVERNOIS, romancier, auteur d'opérettes et de pièces de théâtre, 1875 – 1927, ami de Guillaume Appolinaire et de Sacha Guitry (entre autres) de son véritable patronyme : Henri-Simon SCHWABACHER, a écrit au moins quatre textes pour nous :
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« L'HOMME QUI S'EST RETROUVE », édition Originale chez Grasset en 1936, broché in-12° de 244 pages, réédité par Fayard en 1941 dans sa collection « Le Livre de demain », broché in-8° de 122 pages illustré de bois gravés de Renée BENOIT et finalement réédité en 2009 par l'Arbre Vengeur (édition passée totalement inaperçue)
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L'idée de vous retrouver à l'époque où vous étiez plus jeune ne vous est jamais venue à l'esprit ? Un petit voyage temporel à votre adolescence ne vous tenterait pas ? Petite précision : vous vous retrouverez dans la passé, mais avec votre âge et vos connaissances d'aujourd'hui. Perspective intéressante mais pour l'imagination uniquement, où vous pourriez essayer de modifier votre avenir ou celui de votre famille, éventuellement faire fortune. Retrouver des lieux qui n'existent plus ou des sensations dont vous ne vous rappelez qu'occasionnellement, quelques secondes par an. Ach ! nostalgie
C'est ce qui arrive à Maxime Portereau en 1935, il est âgé alors d'une presque soixantaine et se voit proposer par le jeune inventeur Varvouste, un petit voyage spatial en direction de Proxima du Centaure, étoile la plus proche du soleil. Cette petite randonnée se déroulera à la vitesse de la lumière et durera six mois (à signaler à l'auteur que Proxima-Terre en 6 mois représente 8 fois la vitesse de la lumière, mais ce n'est qu'un petit détail). La croisière se déroule dans un véhicule spatial ayant la forme d'un œuf d'autruche. La fin du voyage se termine par la chute du vaisseau dans un champ d'un des satellites de Proxima. La planète où il se trouve est la reproduction fidèle de la Terre en 1896, une reproduction ou la Terre elle-même ? Le champ est situé en Autriche-Hongrie et son premier soucis est de rentrer en France
Il se rend à Paris où il découvre sa famille …et lui-même, avec 40 ans de moins. Ils e fait passer pour un lointain cousin canadien et essaie d'empêcher son père de se compromettre dans une sinistre affaire d'escroquerie qui doit lui gâcher le reste de sa vie. Des tentatives pour faire rester ensemble sa sœur et un jeune peintre plein de talents sont, comme pour son père, des échecs totaux. Quand il se donne des conseils à lui-même adolescent il se fait carrément insulter et sommer de s'occuper de ses affaires. Tous ses essais de donner à sa famille le petit plus qui aurait changé leurs existences, échouent. A première vue, l'avenir ne peut être modifié.
Pendant sont retour vers le passé, un besoin pécuniaire pressant commence à se faire sentir. IL rend visite à un de ses oncles, vieil usurier pour lui proposer moyennant finances, des idées sur des inventions à venir. Là aussi, il est éjecté manu militari. Au cours d'une conférence publique sur les temps prochains, ses affaires financières ne s'améliorent pas, car dans la salle on ne compte que sept auditeurs (qui d'ailleurs se feront rembourser). Son manège a attiré l'attention d'un curieux personnage qui commence à s'intéresser à son cas, ce qui lui donne l'envie soudaine de rentrer sur Terre.
Il retourne dans le cham d'Autriche-Hongrie, mais là, Varvouste n'a pas encore envoyé le vaisseau pour son retour et il n'a que le temps d'envoyer dans l'espace dans un petit engin conçu à cet effet, ses notes qui seront retrouvées sur Terre dans un champ de Seine-et-Oise.
Dans cet excellent roman l'auteur aurait pu manipuler le passé à sa guise sans être gêné par d'éventuels paradoxes temporels, car ici, il ne s'agit pas d'un voyage temporel relativiste avec retour au passé réel, mais plutôt d'un univers parallèle où ses actions n'auraient sans doute guère changé la planète Terre.
Ce roman reste un bon texte nostalgique sur le passé de l'auteur, sa jeunesse et ses regrets des temps anciens. Les descriptions du Paris à la veille du XXème siècle sont très belles et la rencontre avec sa famille et surtout sa mère est très émotionnelle.
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« LE VIEUX DRAME », recueil de nouvelles publié par Grasset en 1938, contient une nouvelle de « science-fiction » qui se nomme : « LE PILON » :
Monsieur Ousclage trouvant que les spectateurs n'ont plus assez d'énergie pour applaudir les comédiens invente « la machine à applaudir ». Il s'agit d'un petit moulinet fixé au fauteuil, plus on le tourne et plus il applaudit. Après plusieurs essais la machine est retirée, les spectateurs s'amusant avec l'engin et font tellement de bruit qu'on entend plus les acteurs.
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« LES VOYAGES DE MONSIEUR PIMPERNEAU », éditions Flammarion, 1927, broché in-12° de 244 pages. Couverture illustrée par Guy ARNOUX
Lors d'un naufrage Monsieur et Madame Pimperneau s'emparent d'un canot à moteur et errent, seuls sur l'océan. Au bout de plusieurs jours de traversée ils sont en vue d'une énorme falaise noire où de forts courants marins les y précipitent avec violence. Quand ils retrouvent leurs esprits des indigènes leur expliquent qu'ils sont à Tromja, le pays des belles femmes.
La falaise n'est en réalité qu'un rideau de fumée projeté par les habitants pour se préserver des étrangers. Dans ce pays les femmes ne sont pas très intelligentes mais très belles (no comment, quoique je fasse comme commentaire je me fait arracher les yeux) et portent toutes des noms de fleurs. Elles sont totalement oisives pour préserver leur beauté. Les hommes intelligents mais laids (c'est vrai qu'un homme con et laid ce n'est pas possible) font tout pour elles (parce qu'elles le valent bien). Monsieur et Madame Pimperneau sont recueillis par Nigelle et Mr. 904, car dans l'île il n'y a pas de nom de famille mais seulement des numéros. Toutes les femmes tombent amoureuses de Monsieur Pimperneau qui est bel homme et comme les Trojiens n'ont droit qu'à un cinquième de femme, celles-ci étant plus rare, ils le prient de déguerpir. Il laisse sa femme à Mr. 904 car celui-ci apprécie sa cuisine et il emmène Nigelle.
Ils abordent à Lercyte, le pays des laides où les hommes sont rois. Ils sont beaux et bêtes (no comment), les femmes laides et intelligentes sont réduites en esclavage et travaillent comme des bêtes. Les hommes séduits par la beauté de Nigelle acceptent qu'elle soit exempté de travail, mais les femmes se révoltent et le couple est obligé de fuir à nouveau.
Ils accostent à Tempestu ou l'amour-sentiment est interdit et on vaccine les gens dès leur arrivée. Ils réussissent à se faire injecter une dose d'eau à la place de celle du vaccin. Heureusement quelques personnes ont fait comme eux et elles les aident à repartir.
Il finissent par débarquer à Mytino, le pays des unions parfaites. Ils comparaissent devant les délégués de ka sagesse. Le pays est divisé en deux groupes : les Lamiatres, qui baisent les pieds de la déesse Lamia et sont assurés de s'aimer passionnément toute leur vie, et les Inquiets, qui pensent toujours trouver mieux. Après quelques hésitations Monsieur Pimperneau et Nigelle deviennent Lamiatres et restent à Mytino.
Ce texte est suivi d'un court roman : « LA NYMPHE EMUE », relatant les diverses rencontres et aventures d'une jeune femme dans le Bois de Boulogne, mais ne possède aucun élément fantastique.
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« L'ARRESTATION DE MONSIEUR BERNIQUE PROFESSEUR DE PALEONTOLOGIE », Monsieur Bernique paléontologue émérite et cuvant la dive bouteille après un festin bien arrosé aperçoit la capitale envahie par des bêbètes préhistoriques, le taux d'alcoolémie doit être tel que les visions du professeur sont tenaces et lorsque les pandores essaient de calmer l'agité il se font traiter, du moins le croit-ils de noms en saures et conduisent le bon Bernique en cellule de dégrisement. Ce texte se trouve dans la revue : « JEUNESSE », au numéro 3 du 28 décembre 1905 et est illustré de photos montage plutôt réussis pour l'époque. Isma
Bon, ce n'est pas vraiment de la S. F. mais plutôt du fantastique et comme je ne vois pas d'autres topics pour classer ce chef-d'œuvre je le place ici. Depuis votre lecture du "HAMLET" de Shakespeare vous n'ignorez pas qu'il y a vraiment quelque chose de pourri au royaume du Danemark, et pour que votre culture théâtrale soit plus complète il ne vous reste plus qu'à lire: "LE MARIAGE DE HAMLET", de Jean SARMENT, édité à la "Petite illustration", n° 84 du 30 décembre 1922, dont voici un résumé succinct mais fidèle:
Dieu décide de renvoyer sur Terre Hamlet, Ophélie et son père Polonius pour leur accorder une seconde chance. Au début tout se déroule comme sur des roulettes dans une petite maison à la campagne, mais Hamlet ne peut pas oublier qu'il a été prince du Danemark et il le crie sur tous les toits dans le village. Le soir de ses noces avec Ophélie (pour les incultes je signale qu'il ne s'agit pas Ophélie Winter), quelques villageois se costument en spectres avec des draps et lui font croire qu'ils sont des oncles à lui, assassinés par l'actuel souverain, et demandent vengeance. Hamlet part aussitôt pour Elseneur, abandonnant Ophélie le soir de ses noces. Il revient six mois plus tard ayant appris qu'il n'était qu'un faux prince du Danemark, sa mère ayant trompé le roi avec un palefrenier. Ophélie et Polonius le mette à la porte et il s'en va avec une servante qui l'aime.
Ce texte est sous forme théâtrale et cette suite de l'œuvre du célèbre auteur anglais, si elle y perd en profondeur, elle y gagne en gaité. Isma
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