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4 désopilantes aventures d'espionnage de l'agent impérialiste de la C. I. A. : Paul GAUNCE mises en textes par Serge LAFOREST
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GAUNCE ET L'ECORCHE VIF. Editions du Fleuve Noir. Collection « Espionnage » n° 1170. 4ème trimestre 1974.
C'est bien contre son gré que Janos Harkas, savant chimiste hongrois ayant découvert un moyen d'empoisonner la terre entière grâce à des virus filtrant particulièrement retors, devient un transfuge. Protégé par les époux Demauges et Gaunce il se verra agressé par des Russes en Autriche, par des Anglais en Suisse et par des " pacifistes" Français en France avant que ne d'être trahis par sa propre famille aux Etats-Unis. A la fin de l'épisode Paul se rendra compte que sa formule est greffée dans un tube d'iridium dans le coup du savant et il détruira le tube. Il se mettra à dos ses chefs.
Le Hongrois est plutôt sympathique et il fera tourner en bourrique nos héros plus d'une fois.
Page 22 à propos de tonton Adolf: "... il n'aimait pas les initiatives contraires et contrariantes. Cet homme qui, dit-on, ne possédait qu'une couille, resta jusqu'à sa mort épris de son caporalat."
Page 154: "Les Anglais son gens tenaces et, du moment qu'ils espèrent remporter la victoire, peu leur importe la défaite."
Page 165: "-Que voulez-vous que ça me fasse? Vous venez m'emmerder avec votre histoire de pacifisme. Je les connais, les pacifistes. Ils sont plus dangereux que les bellicistes. Quand ils ont le bourdon ils tuent. C'est surtout ça qui n'est pas amusant. Vous me comprenez?"
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LA PEUR DE GAUNCE. Editions du Fleuve Noir. Collection « Espionnage » n° 899. 3ème trimestre 1971.
Un célèbre savant s'est fait barboter "Barbara 4" une des pierres de Lune ramené par les missions Apollo. " -Dans "Barbara 4"; il y a des phénomènes nés voici 4 milliards d'années. Chette Wilburce a constaté qu'un oeillet pouvait devenir énorme et qu'une souris devenait aussi grosse qu'un rat , que cette souris géante répondait à des stimuli olfactifs et musicaux, elle aimait le cor d'harmonie et détestait le basson. Elle détestait le munster et préférait nettement le Camenbert de Normandie..."
Entre temps la pierre a changé de mains et se trouve en France chez le chimiste Chamerton qui avec l'aide la pierre essaye de soigner son fils de 17 ans un vrai monstre:
"A ce moment, une sorte de séisme fit trembler l'escalier de l'étage. Broyant entre ses formidables mains un avion de plastique, le monstre déferla. Il puait l'urine et le caca. Il avait les yeux comme des billes noires, une large face plate, pas de menton, un nez en trou de nouilles cuites, la peau blême les jambes torses et les bras trop longs. Une tignasse jaune mangeait son front et ses tempes. Il avait l'air aussi méchant qu'un singe cynocéphale."
Chamerton s'aperçoit que la pierre n'a pas autant de pouvoirs que décrit par les américains, par contre en cas d'abcès sérieux elle a un pouvoir curatif certain. Le final de cette histoire opposera Gaunce à une bande de trois malfaiteurs chez Chamerton, les affaires de Paul sont plutôt mal engagées quand le monstre broie un des gangsters avant de se faire descendre par un autre. En milieu de récit Delphina Nikata se fait mitrailler et sept balles dans la peau ne l'empêche pas de voir la fin du roman d'un côté optimiste.
Page 43: "Même les femmes contestent la suprématie de l'homme. Il faut le faire
-Cela vous a frappé? Insinua Charney.
-Ouais. La semaine dernière, une ravissante toupie m'a demandé d'appuyer les revendications des femmes, l'égalité des sexes, le droit aux salaires égaux, ce que je crois normal, l'abrogation de certaines lois injustes, ce qui est vrai. Ce jour-là, je n'étais pas de bonne humeur. Alors j'ai manifesté mon accord plein et entier, mais avec cette restriction: qu'on supprime les putains et on verra après. La môme s'est débinée, écoeurée."
Page 47: "Parfois, une fille moche peut se comporter comme une remarquable baiseuse. Ca ne se voit pas forcément sur sa pomme."
Page 50: "Si c'est la politique qui vous sépare, apprenez que, pour moi, la politique n'est que fumier. Il n'existe pas de politiciens honnêtes. Parce que ce n'est pas rentable, cela ne s'est jamais vu et ne se verra jamais."
Page 122: "L'ivresse du crime est du domaine de ceux qui ont des loyers en retard et des couilles de serin."
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LA DIPLOMATIE DE GAUNCE. Editions du Fleuve Noir. Collection « Espionnage » n° 776. 4ème trimestre 1969.
Un important groupe industriel américain se fait voler les plans et schémas des 3 merveilleuses inventions suivantes:
La fusée Air-Sol BW 17 à mémoire.
La bombe "Rex" paralysante.
Un engin nommé "Printemps" qui se pose n'importe où et par n'importe qui et qui peut rendre entièrement aveugle une grande ville.
Gaunce et sa fine équipe réussiront à retrouver les coupables et surtout la technique employée pour subtiliser ces trois fantastiques secrets. Le fils d'un des savant, après un accident de mer provoqué à La Baule par la future femme de celui-ci, se fait greffer près du cervelet un appareil photo miniature, qui dissimulé sous une abondante chevelure est invisible. Pour prendre la photo désirée il suffit de se gratter la nuque. L'opération réalisée par un grand médecin complice de toute une bande organisée dont le chef peu virulent en vérité est de nationalité yougoslave. A noter que des barbouzes français aident nos amis. Gaunce affrontera à Nantes même, de nuit et près du Château des Ducs un méchant gangster qui lui, finira sa vie dans la voiture qu'il s'apprêtait à lancer sur notre héros.
Page 73: "Tandis qu'elle s'éloignait, Gaunce nota qu'elle avait de belles fesses et des mollets trop maigres. Néanmoins sur une île déserte...." Cher Gaunce, avec deux âmes une île n'est jamais déserte.
Page 109: A propos de jeunes parachutistes (civils): "Cette jeunesse parlait au coeur de Tamara. Ces sportifs prenaient des risques calculés, jouissaient pleinement de leurs efforts et de la beauté du ciel, connaissaient leur peur. Ils se fichaient pas mal de la pensée de Mao, du gauchisme et du droitisme, de la vérole politique. Ils étaient sains, vigoureux, combatifs et vraiment camarades." Le mot "camarades" me choque profondément d'habitude!
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A BOUT DE PATIENCE. Editions du Fleuve Noir. Collection « Espionnage » n° 528. 1er trimestre 1966.
A la Bernerie-en-Retz, Gaunce et Tamara sont chargés de protéger un savant venant de découvrir une bombe à anti-matière de plusieurs bandes d'espions voulant s'approprier les plans de l'engin.
« Je serai toujours un incompris, dit-il avec une fausse tristesse. Et, pourtant, si vous aviez pu voir, toutes les deux, comment je suis parvenu à réduire quatre tonnes d'acier au tungstène aux dimensions d'un grain de blé, vous seriez séduites ».
A noter également dans cette aventure l'invention d'un revolver à air « sur-comprimé » envoyant des balles contenant des charges d'électricité statique et capable d'endormir instantanément n'importe qui. (page 71)
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[pour les 4 ci-dessus]
J'ai entrepris il y déjà quelques années de lire toute l'œuvre de Serge LAFOREST, pour y puiser éventuellement les éléments de science-fiction s'y trouvant mais également les éléments régionalistes nombreux parsemant « l'œuvre » de cet auteur d'origine nantaise. Dans l'ensemble je n'ai pas été déçu mais pas par les éléments auxquels je m'attendais. C'est un des rares auteurs qui m'ont fait éclater de rire tout seul (avec San-Antonio), mais pour des motifs non vraiment humoristiques à la base. L'auteur a beau faire appartenir dans un de ces romans son héros à un groupe anti-fasciste, son côté « réac » revient de plus belle au galop dans pratiquement toute son œuvre et tout y passe, les femmes, les jeunes, la musique. Toute l'œuvre est parsemée de phrases à la mort-moi-le-nœud style : (les extraits ci-dessous ne sont qu'un léger aperçu de l'œuvre)
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GAUNCE ET LA MAIN DU DIABLE (non conjectural)
Page 145/46: "Jusqu'à présent, ils n'ont subi que des condamnations mineures: chèques sans provisions, abus de confiance, cambriolages de résidences secondaires, avec un zeste de proxénétisme et de trafic de drogue".
Page 215: "Malgré sa bouche de poète, Gaunce n'aimait pas la poésie, sauf celle de Jacques Brel et surtout pas celle de Léo Ferré, pseudo-anar."
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LE COUP MORTEL DE GAUNCE (non conjectural)
Page 165: "Vers la même heure chez les Morizabal, la grosse Elvira servit l'habituel café. C'était une "Chola", une métisse qui avait dans les veines beaucoup plus de sang noir que de sang indien. Cela ne l'empêchait pas de se montrer gentille, capable et dévouée."
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LA PEUR DE GAUNCE (non cojectural)
Page 43: "Même les femmes contestent la suprématie de l'homme. Il faut le faire
-Cela vous a frappé? Insinua Charney.
-Ouais. La semaine dernière, une ravissante toupie m'a demandé d'appuyer les revendications des femmes, l'égalité des sexes, le droit aux salaires égaux, ce que je crois normal, l'abrogation de certaines lois injustes, ce qui est vrai. Ce jour-là, je n'étais pas de bonne humeur. Alors j'ai manifesté mon accord plein et entier, mais avec cette restriction: qu'on supprime les putains et on verra après. La môme s'est débinée, écoeurée."
Page 47: "Parfois, une fille moche peut se comporter comme une remarquable baiseuse. Ca ne se voit pas forcément sur sa pomme."
Page 50: "Si c'est la politique qui vous sépare, apprenez que, pour moi, la politique n'est que fumier. Il n'existe pas de politiciens honnêtes. Parce que ce n'est pas rentable, cela ne s'est jamais vu et ne se verra jamais."
Page 122: "L'ivresse du crime est du domaine de ceux qui ont des loyers en retard et des couilles de serin."
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GAUNCE CHARGE A FOND (non conjectural)
Page 189: "Gaunce prit ses repères. Sans être nyctalope, il possédait la faculté d'y voir dans le noir mieux que quiconque". Bon! l'est-il ou l'est-il pas? Là est la question. Isma
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Fantômes littéraires devenus fantômes de cinéma
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« MADAME MUIR ET LE FANTÔME », de R. A DICK.
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En 1945, Joséphine LESLIE écrit et publie sous le pseudonyme de R. A. DICK le roman : « THE GHOST AND MRS MUIR ». Un an plus tard les éditions Diderot traduisent et publient en français ce livre sous le titre : « MADAME MUIR ET LE FANTÔME ». Joseph Léo MANKIEWICZ, un grand réalisateur américain adapte très fidèlement le roman au cinéma sous son titre original, qui en français devient : « L'AVENTURE DE MADAME MUIR ». Le roman sera réédité de nombreuses fois aux Etats-Unis et une fois en France, en 1989 , aux éditions de l'Atalante
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Ce petit résumé est fait d'après le roman.
Une fois devenue veuve, Lucy Muir décide de quitter sa belle famille pour aller vivre avec ses deux enfants à Whiterliff, petite station balnéaire de la côte.
Là-bas elle s'installe dans une fort jolie maison « Les Mouettes », qu'elle sait d'ailleurs être hantée par le fantôme du Capitaine Gregg, ancien officier de marine. CE dernier lui permet de rester dans son ancienne demeure afin que ces dernières volontés soient respectées, c'est-à-dire léguer les lieux à la mort de Lucy aux anciens loups de mer afin qu'ils en fassent une maison de retraite.
Gregg vient souvent parler avec Lucy, la conseillant dans sa vie et au sujet de ses enfants, entre eux, s'engage un long dialogue et une belle et intemporelle amitié. Un jour Lucy rencontre un homme, grâce à l'intermédiaire de Gregg, dont elle tombe follement amoureuse. Mais après plusieurs mois il s'avère que celui-ci est un bien piètre individu. Gregg se voulant d'avoir laissé se faire cette liaison décide de ne plus venir importuner Lucy, qui elle ne reste plus qu'avec le fantôme de son bonheur disparu.
Après bien des mois d'absence, sentant que Lucy avait besoin de lui, Gregg revient hanter « Les Mouettes ». IL décide, par l'intermédiaire de Lucy, d'écrire l'histoire de sa vie. Peu à peu, sa biographie prend forme et une fois édité devient un grand succès littéraire, et même une adaptation cinématographique en est tournée. Ceci permet à Madame Muir de vivre aisément grâce aux droits d'auteur, et après le mariage de ses enfants de vivre enfin paisiblement dans la belle demeure de Gregg.
Les années passent et passent encore. Un soir, Lucy s'installe dans son fauteuil, âgée et fatiguée, elle s'endort en penchant la tête, quand d'un coup Gregg lui prend la main, la soulève et lui dit qu'elle est définitivement guérie, alors Lucy comprend en voyant derrière elle sa vieille enveloppe terrestre et qu'il ne lui reste plus qu'à prendre la main de son tendre ami et que dans la jeunesse éternelle retrouvée elle s'en aille avec lui vers une heureuse et nouvelle existence.
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« SYLVIE ET LE FANTÔME » de Alfred ADAM
Pièce de théâtre en trois actes, écrite en 1942, et publiée chez Jean-Renard, dans la collection « Théâtre d'aujourd'hui et de demain ». Après guerre, en 1946, le grand réalisateur français Claude AUTAN-LARA Mets en images, fidèlement et dans l'esprit de l'auteur, « SYLVIE ET LE FANTÔME », avec un scénario de Jean AURENCHE, et dans les rôles principaux : Odette JOYEUX, François PERIER, Pierre LARQUEY, Jean DESAILLY et… Jacques TATI, dans le (petit) rôle du fantôme.
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Ce petit résumé est fait d'après la pièce de théâtre.
Acte I :
Le Baron est veuf depuis bien longtemps et sa fille Sylvie a été élevée par sa tante la Comtesse qui l'a placée dans un couvent très strict. La jeune fille revient pour son seizième anniversaire et son père lui offre le château de Mauzuines qui a été plusieurs fois incendié puis reconstruit.
Le baron pense que sa fille a reçu une éducation trop sévère et qu'elle manque de fantaisie, aussi fait-il coucher successivement son valet Hector dans chaque pièce du château pour s'assurer que celui-ci n'est pas hanté. Mais le manoir ne semble pas posséder de spectre pour locataire. Le baron convoque donc un directeur d'agence avec mission de lui procurer trois garçons sans travail pour jouer aux fantômes, afin de faire croire que le château est hanté.
Pamphile, le directeur présente trois garçons au Baron : Frédéric, un écrivain bohème et romantique, très imaginatif qui accepte de jouer d'emblée au fantôme. Anicet, ancien danseur, qui ne se laisse convaincre que contre la promesse d 'un bon repas et une rémunération. Ramure, ancien boxeur et acrobate, est plus long à se décider.
Acte II :
Les trois fantômes sont parqués au second étage du château qui est inoccupé. Ils s'exercent à leurs rôles et attendent le signal du Baron. Ramure part et, au premier étage rencontre Sylvie qui n'a pas l'air effrayée. Lui, remonte, ébloui par la jeune fille. Frédéric descend à son tour et sème la panique dans le salon de danse. Il aperçoit aussi Sylvie dont il tombe amoureux, puis il remonte. Anicet et Frédéric redescendent. Ramure reste seul et reçoit la visite de Sylvie qui lui raconte qu'elle se souvient que sa maman lui racontait qu'elle avait vu un fantôme, et elle voulait savoir si c'était lui et si il venait la voir pendant son sommeil. Frédéric resté seul à son tour reçoit sa visite, elle très romantique et explique au fantôme que sans lui elle aurait trouvé la fête bien fade. Elle lui demande une histoire et il lui raconte elle du fantôme qui avait prit la place du beau prince mort à la guerre pour que la princesse sa fiancée n'est pas de chagrin. Frédéric lui dit qu'il était devenu fantôme parce que jusqu'ici il n'avait aimé personne. Puis elle redescend auprès de ses invités.
Les trois fantômes sont réunis et attendent de nouvelles instructions du baron , quand une porte condamnée s'ouvre brusquement et un vrai fantôme traverse la pièce en faisant Hou ! Hou !, les trois faux fantômes sont stupéfaits. Le baron leur dit que les invités sont terrifiés dans la salle de billard et demande à l'un d'entre eux
d'y faire une apparition. La Baron, Anicet et Frédéric sortent.
Ramure reste seul et Sylvie revient. Elle lui dit qu'elle ne peut supporter l'idée qu'il soit malheureux, qu'elle veut qu'il reste pour toujours au château, et qu'elle va l'aimer, qu'elle l'aime déjà. Ramure lui répond qu'il ne lui demande rien et qu'il s'est tenu vis-à-vis d'elle à son rôle de fantôme. Sylvie pleure parce qu'elle pense que ce n'est qu'un faux fantôme et pour lui prouver le contraire Ramure saute par la fenêtre.
Acte III : Première partie : au deuxième étage.
Frédéric, Anicet, Hector et le Baron s'inquiètent de la disparition de Ramure. Les deux faux fantômes révèlent au Baron l'existence d'un vrai. Le baron pense qu'il s'agit de Gaétan de Toucy, époux de la belle Isabelle, qu'il avait cloîtrée dans la tour alors qu'il était parti à la guerre, délivrée par un page, ils avaient à son retour muré Gaétan. Dix ans plus tard la tour avait été ouverte et l'on avait pas retrouvé de cadavre.
Tout à coup la porte condamnée s'ouvre et le fantôme de Ramure apparaît. IL suggère au Baron de laisser Frédéric épouser Sylvie et le baron très inquiet des conséquences de sa farce, accepte.
Deuxième partie : dans le parc.
Finalement Ramure n'est pas mort, sa grande robe de fantôme a fait parachute, et il remonte le long du mur de la tour et a ouvert la porte qui était ouverte de l'intérieur.
Sylvie n'a pas été dupe des faux fantômes mais est tombée amoureuse de Frédéric aussi poète et rêveur qu'elle.
Le vrai fantôme arrive, s'excuse auprès de la compagnie et s'envole.
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Deux petites bleuettes avec des revenants non vindicatifs et deux grands films romantiques datant d'une période cinématographique révolue. Isma
Salut Cirroco. Non je ne crois pas, c'est un hasard, et de toutes manières qu'est-ce qui ressemble le plus à un roman d'espionnage sinon un autre roman d'espionnage. Une chose est sure si une banque existe dans ce domaine, elle ne prête qu'aux riches. Isma
ONDES MEURTRIERES. Par Serge LAFOREST. (Pseudonyme de Serge ARCOUET). En breton Ar Couet signifie La Forêt. Editions du Fleuve Noir. Espionnage n° 232. 2ème trimestre 1960.
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Le glorieux général (3 étoiles) Fredric G. Knight de l'armée américaine faisant la démonstration publique du nouveau char "Buffalo Mark VIII", a la désagréable surprise de voir celui-ci exploser, provoquant de nombreuses morts dont la sienne. Un peu partout dans le pays, des canons, des chars et autres lance-missiles explosent sans raison apparente alors que le matériel à subit de nombreux tests de qualification. Gaunce découvrira horrifié qu'une joyeuse bande de terroristes se sont emparé d'un engin d'un nouveau type et qui grâce aux ultra-sons et à un appareil surnommé "renforçateur", provoque des fissures dans l'acier le plus éprouvé. D'ou destructions des armes citées plus haut. Pas grand chose dans cette aventure sinon un garde forestier un peu sauvage, une danseuse vitriolée et une piscine dans une cave à charbon.
Page 50: "-Pourquoi barrez-vous cette route? » Reprit-il.
-C'est un ordre du colonel Mr. Gaunce. Il en est ainsi tout autour du polygone.
-Vous attendez un parachutage des Martiens ou quoi?"
Page 68: "L'improbabilité d'une guerre atomique restituait leur importance aux armes conventionnelles, à condition de les moderniser." La crise de Cuba n'était pas encore à l'ordre du jour.
Page 133: "-Parlez pas de ça. Un de ces jours, on nous flanquera un scaphandre spatial pour faire du contre espionnage là-haut."
5 compositions des plus diverses et variées. Du délire, de l'espionnage, de l'humour, du Martien et du jazz.
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« JE SUIS VIVANT, MAIS J'AI PEUR », Adaptation en 1974 du roman de Gilbert DEFLEZ (Galliera) par Jacky CHALARD, ex bassiste du groupe « Dynastie Crisis ». L'action s'y déroule dans les restes de Paris en 2011. Pour être un peu chtarbé ça l'est même beaucoup. Si vous êtes de tendance morose n'écoutez pas ce disque 33 tours. Reste qu'à la base le livre est plutôt bon. L'air présenté (bientôt) est entièrement musical.
Extrait - "L'agonie":
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« FURIA A BAHIA POUR OSS 117 », film de André HUNNEBELLE vaguement inspiré des romans de Jean BRUCE (Jean BROCHET de son véritable patronyme), et datant de 1965. Avec Frederick STAFFORD, Mylène DEMONGEOT, Raymond PELLEGRIN, Perrette PRADIER, etc. Disque 45 tours EP Barclay70 842. Hubert Bonniseur de la Bath découvre que certains indiens d'Amazonie cultivent une plante mystérieuse qui transforme des hommes en robots tueurs. La quatrième illustration représente la pochette du 45 tours japonais.
Extrait - "Générique" :
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« JOSE JIMENEZ, THE ASTRONAUT », A la fin des années 50 et au début des années 60 l'humoriste Bill DANA interpréta le personnage fantaisiste de José JIMENEZ. Au tout début de l'âge spatial alors que les équipes du programme Mercury s'entrainaient, sort ce disque qui est une compilation des meilleurs moments de télévision du célèbre humoriste consacré au début de la conquête de l'espace. L'auteur des interviews « bidons » est Don HINKLEY. Ce 33 tours sur la marque Kapp date de 1961.
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« 24 HEURES CHEZ LES MARTIENS » (Rocketship X-M), extraordinaire film de Kurt NEUMAN en 1950 avec Lloyd BRIDGES (on rigole déjà), Osa MASSEN, John EMERY, Morris ANKRUM, etc. Un pressage 33 tours datant de 1977, pour les fans les plus acharnés sur Starlog SR 1000. Musique de Ferde GROFE. Le titre français est très « années 50 »
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« SCIENCE FICTION », c'est le nom donné à deux albums du saxophoniste ténor et alto, Ornette COLEMAN, né en 1930. Le premier sur la marque Columbia en 1971 et le second : Science-fiction – Skies of America, sur la marque Columbia Legacy, en 1972. Bon, je suis très circonspect quant aux sons « science-fiction» de ces deux albums penchant plutôt entre le free-Jazz et l'avant-gardisme, ces compositions restant tout de même avec une construction peu improvisée.
Extrait - "Civilisation Day" :
Les auteurs :
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SAINT-GRANIER, de son véritable patronyme : Jean de GRANIER de CASSAGNAC (1890 – 1976), acteur, scénariste, dialoguiste, parolier, homme de radio et de télévision. Les plus anciens se souviendront à la radio de « La Minute de Saint-Granier » et à la télévision dans les années 50 et au début des années 60 de l'émission « La Joie de Vivre ». Saint-Granier était une sorte de Jean NOHAIN touche-à-tout.
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Max AGHION, a écrit des romans historiques des récits sur le Paris de la belle époque et des ouvrages sur le théâtre : « HIER A PARIS », Marchot, 1947, « LE THEÂTRE A PARIS AU XVIII ème SIECLE », Librairie de France, 1926, « LE FILS DE LA REINE HORTENSE », 1938, et 4 romans d'anticipation en collaboration avec SAINT-GRANIER :
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« LE REPUBLIQUE DES MUETS », roman gai, éditions de France, 1925, série « Le Livre joyeux ». Broché in-12° de 206 pages. Couverture illustrée par Abel FAIVRE et croquis intérieurs de Max AGHION.
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Le microbe « Aphonitus Generalis » a la particularité de coincer les cordes vocales et ainsi de rendre aphone les sujets atteints. Les allemands en répandent une bonne quantité et toute la Terre se retrouve sans voix, avec tout ce que cela comporte de drames. La « République des Muets » est instaurée et est durable, car aucun remède ne sera jamais découvert.
Le 22 novembre 2850, Paris est devenue une gigantesque mégalopole de plus de 30 millions d'habitants et lors de fouilles archéologiques autour du Louvre il est découvert la tribune des orateurs de l'Assemblée Nationale d'antan, un auteur de ces temps futurs propose d'écrire un livre sur ces temps anciens et barbares et de le nommer « La République des Bavards ».
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« LE MONDE SANS AMOUR », A. Delpeuch, 1930. Broché in-12° de 194 pages. Mon exemplaire est relié et la seule fois où j'ai revu ce livre il était également relié, donc je ne sais pas si ce livre possède une couverture illustrée ou non.
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Pour cette seconde collaboration entre nos deux duettistes c'est à la tectonique des plaques qui réveille un vieux volcan que les habitants de notre planète doivent tous leurs malheurs, car ce volcan projette soudainement dans notre atmosphère des émanations, qui s'étendant partout provoquent l'insensibilité à l'amour, tant moral que physique de chaque être humain. Tous les continents et toutes les races sont ainsi foudroyés. Sans être aussi drôle que le roman précédent cette œuvre surprenante n'est pas d'une noirceur extrême et la fin est vraiment originale. Des quatre livres de ces deux auteurs il doit être le plus difficile à trouver.
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« LE CHASSEUR D'ETOILES », éditions Marchot, Paris, 1950, broché in-12° de 176 pages. Préface de Pierre VARENNE et illustrations de André FOY. Couverture décorée.
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Dans ce roman c'est un savant, pas si fou que cela, Van Gluten, qui provoque chez les bavards impénitents, les démagogues de tous poils, à l'aide d'un puissant rayon à infra-sons, l'interruption de leur logorrhée et les plonge dans un état de gâtisme permanent. Roman également fort drôle où les auteurs règlent quelques comptes avec la politique et le milieu des artistes. Ce roman est un peu à rapprocher de « La Grande Rafle » de Clément Vautel et Georges de La Fouchardière. Un petit reproche toutefois les deux auteurs tirent un peu trop à la ligne.
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« ADIEU VENUS », Librairie Arthème Fayard, 1957, broché in-12° de 132 Pages. Couverture illustrée.
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Reprise du thème central du « Monde sans Amour » : le gaz Camphora dispersé sur toute la Terre par un savant aigri à pour effet pervers de détruire tous désirs chez les hommes et chez les femmes. Les lupanars ferment, le taux des mariages et des naissances est égal à zéro. La situation devient vite catastrophique, la descendance de l'humanité n'étant plus assurée.
Mais le professeur Truffaldino, grand savant et éminent chimiste, parvient in-extremis, grâce à un bombardement de neutrons à inverser le processus. Ce petit opuscule s'achèvera sur une cascade de faire-part de mariage.
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Bon, deux romans d'avant-guerre et deux romans d'après guerre, je laisse le tout dans la rubrique : anticipation ancienne. Isma

Bon pour le 33 tours des monstres japonais je laisse tomber, des films ont été identifiés mais ne parlant pas un mot de japonais ce sont les airs du disque qui ne sont pas identifiables. Par contre ce dont je suis sur c'est que les airs de ces films sont enregistrés sur d'autres compilations japonaises et même que pour chaque film de monstre des années 60 – 70, il existe soit un 33 tours ou un cd. Je n'ai pas envie de m'attarder sur ce disque mais d'habitude une feuille en anglais est glissée sous la pochette. Le plus incompréhensible est que je ne retrouve nulle part trace de ce disque, qui à première vue n'a rien de particulier. Bon retournons à nos moutons.
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« LA LEGENDE DE LA VALLEE ENDORMIE » et « RIP VAN WINKLE » (Ichabod, the legend of Sleepy Hollow) et (Rip Van Winkle), 2 contes de Washington IRVING adaptés en dessins animés par les productions Disney en 1949. Pour le légende du chevalier sans tête il a été réalisé par Clyde GERONIMI et Jack FINNEY avec une musique de Olivier WALLACE, mais sur le disque 33 tours (une face) c'est Victor YOUNG qui est crédité de la musique. Quant à l'autre face consacrée à RIP VAN WINKLE, il s'agit également d'une production Disney de 1949, réalisé par Jerome LAWRENCE et Robert E. LEE. Avec une musique originale de Wilbur HATCH. Le premier texte est narré et chanté par Bing CROSBY et le second par Walter HUSTON. Ce disque date du milieu, voir du début des années 50.
Extrait - "3 chansons de Bing Crosby" :
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« TALES OF WITCHES, GHOSTS AND GOBLINS », (Contes de sorcières, fantômes et lutins) raconté par Vincent PRICE lui-même. Un petit album 33 tour pour Halloween du début des années 70, contenant : (traduit en français) « POUR DEVENIR UN LOUP-GAROU », « LE TRAIN DE MANCHES A BALAIS », « LE MANEGE DES JOYEUX FANTOMES », etc. Disque Caedmon TYC 1393, illustré d'une jolie pochette stylisée.
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« FRED FLINTSTONE, BARNEY RUBBLE , SING MARY POPPINS », la rencontre des Pierrafeu avec Mary Poppins. Hanna Barbera rencontre Walt Disney. Ce disque 33 tours américain pour enfants datant de 1966 contient huit chansons du film de Walt Disney. Comme toujours chez Hanna Barbera les pochettes sont très attrayantes.
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« POLLUX ET LE CHAT BLEU », adaptation cinématographique de la série télévisée : « LE MANEGE ENCHANTE », série en animation «image par image» créée par Serge DANOT en 1964 et ayant plus de 500 épisodes. Pour ce film datant de 1960 c'est le même Serge DANOT le réalisateur avec les voix de Christian RIEHL, Paul BISCEGLIA, Nadine LEGRAND, Jean-Luc TARDIEU, etc. Disque 33 tours Philips Somethin' Else 6450 201. Musique de Joss BASELLI. Ah ! Pollux, Margotte, Le Père Pivoine, Ambroise, Zébulon ! Le Manège enchanté était l'étage au-dessus de Bonne-Nuit les petits, c'était pour les « un peu » plus grands. C'était quand même quelque chose que la télé du Général. (soupirs nostalgiques et gros clin d'œil)
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« L'EXORCISTE » (The exorcist), film de William FRIEDKIN en 1973, qui fit trembler certains et mourir de rire d'autres. Ellen BURSTYN, Max Von SYDOW, Linda BLAIR et Lee J. COBB en assurèrent les principaux rôles. La musique par contre est un curieux patchwork assez réussi de différents styles musicaux dont Krzysztof PENDERECKI, Mike OLDFIELD, Anton WEBERN et Jack NITZSCHE et l'on peut même brièvement y entendre le « THRENODY 1/ Night of the Electric Insects » de George CRUMB. Existe en CD.
CHANSONS DE SCIENCE FICTION (La suite)
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LE MARTIEN, par Françoise HARDY
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Dans le ciel
Un soleil rouge
Qui attend
Et soudain
Un homme étrange
Qui descend
Qui se doutera
Que ce Martien
A bravé l'espace
Pour me demander ma main
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Dans le ciel
Le soleil rouge
Reparti
Mais il brille
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Sur la grisaille
De ma vie
Qui m'accordera
Dans sa pensée
L'auréole de gloire
Qu'alors je mériterai
.
Quand le soleil rouge reviendra
Et loin de la terre m'emmènera
Loin de la terre m'emmènera
Loin de la terre m'emmènera
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LE MARTIEN, par Claude FRANCOIS
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MON MARTIEN, par Sandra GODOY, 2009, extrait de l'album « VERS LE HAUT »
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SUR LA LUNE, par Vicky LEANDROS :
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Si un astronaute me disait
Viens je t'emmène avec moi
On s'envolera tous les deux vers la Lune
Je répondrai non ! non ! Monsieur
Je n'irai pas là bas je suis heureuse ici
Sur la lune
Il n'y a pas de roses
Sur la Lune
Y'a pas de clair de lune
Pas d'amour
Pas d'amis
Pas de pommiers fleuris
Il n'y a pas d'Italie
Mon amour c'est pourquoi je veux vivre avec toi
Sur la terre pour le reste de ma vie
Sur la Lune
Il n'y a pas de roses
Il n'y a pas de vin et de musique
Il n'y a qu'un désert du sable et de la pierre
Il n'y a rien de joli
Mon amour c'est pourquoi je veux vivre avec toi
Sur la Terre pour le reste de ma vie
Sur la Lune
Il n'y a pas de roses
Sur la lune
Mon ami pierrot
Il n'y a pas de plume
Pour t'écrire un mot
En alexandrin ou en prose
Mon amour c'est pourquoi
Je suis bien dans tes bras
Et j'aime bien quand tu m'offres une rose
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(A suivre)
Merci Nazzred pour ta bonne volonté. En fait il faudrait identifier que quelques photos pour faire un minimum de texte d'accompagnement. J'ai identifié Hedora, la "poubelle vivante", une fois le titre (même anglais) identifié, pas de problème avec IMDB pour retrouver le musicien. Mais il y a plus de photos que d'airs de musique et je ne sait pas si certains films ne sont pas représentés par plusieurs airs. Des 33 tours japonais de compilation j'en ai quelques uns avec tous les airs identifiés. C'est rageant pour celui-là qui, en plus n'a pas été réédité en cd. Merci encore à toi, Nazzred pour t'intéresser à ce Topic.
Quatre 33 tours divers et variés
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« OVER THE MOON » par le WEATHERFORD QUARTET, quartet se composant de cinq membres (c'est assez original): Glen PAYNE, Bobby CLARK, Earl WEATHERFORD, Armand MORALES et Danny KOKER. Musique jazzie-Godspell sur 33 tours américain Cathedral Records LPM 110 et datant de 1963.
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« LE CHOC DES MONDES », film de Rudolph MATE en 1951 sur une face et « LA GUERRE DES MONDES » film de Byron HASKINS en 1953 sur l'autre face. Les deux musiques de ce 33 tours sont de Leith STEVENS. Le disque est pleinement et complètement un disque pirate et pour ne rien arranger il est de très mauvaise qualité. Il existe également un cd pas très officiel chez Tsunami qui reprend la musique des deux films, mais là aussi la qualité n'est pas au rendez-vous. Objectivement la musique ne représente pas un grand intérêt.
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« FILMS DE MONSTRES JAPONAIS A IDENTIFIER », bon j'ai ce disque entre les mains, pas de problème il s'agit bien d'enregistrement originaux de films de monstres japonais des années 60 pour la plupart, mais le problème c'est qu'il est intégralement en japonais, brochure intérieure comprise, seule la référence est occidentale : Columbia CX 7021. Cet album 33 tours est totalement inconnu des sites spécialisés et plus grave il n'est pas dans la bible du genre : Recorded Music for the Science-Fiction, Fantasy and Horror Film de G. ROGER HAMMONDS. Seuls des amateurs pourront reconnaître à quels films les photos de pochette correspondent. Merci à NAZZRED, qui au post suivant à identifié le contenu du disque.
Musique de Akira IFUKUBE, extraits - "Objectif Terre: Mission Apocalypse (Godzilla VS Gigan)" et "King Kong contre Godzilla (King Kong VS Godzilla)":
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« LES MAITRES DU TEMPS » adaptation du roman de Stefan WULL « L'ORPHELIN DE PERDIDE », en dessin animé par René LALOUX et MOEBIUS en 1982. Album 33 tours fold-out raconté par François CHAUMETTE. Musique de Jean-Pierre BOURTAYRE, Pierre TARDY et Christian ZANESI. Un « petit time-opera » à chute, très original.
« REMETS TON SLIP, GONDOLIER ! » , 1er trimestre 1977.

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Le comte Fornicato, jeune comte vénitien à voile et à vapeur, (c'est pratique dans une ville d'eaux), s'adjoint les Bons offices d'un mafieux Américain d'origine Sicilienne pour ouvrir un coffre fort ultra-blindé remonté de la lagune de Venise et que personne ne parvient à ouvrir. C'est un challenge intéressant car il ne sait absolument pas ce que contient le coffre-fort, si tant soit peu qu'il renferme quelque chose.
Page 17 : – « Mince, ronchonne l'immense, y z'ont sorti les rédacteurs, ces nœuds, allumé le dernier étage de la fusée pour qu'on parvient pas à les recoller, leur ambulance…. »
Page 69 : – « Je me doute pas une broque de seconde que d'ici quelques heures… Mais n'anticipons pas, comme disais Jules Verne. »
Page 80 : – « Le comte Fornicato, lui, devient dingue près de son monument arraché aux abysses. Il veut l'ouvrir. Ne pense plus qu'à ça. A quoi sert de vivre au siècle des voyages cosmiques si on n'est pas foutu de craquer une lourde, nom de Bleu ! »
Page 97 : - « …On réclame des armes. On suppose que c'est une attaque du milieu. Un coup de main israélien. La chute de la Maison Usher, manque de Poë. On prédit un incendie… »
Pages 109-110 : - « Je détourne l'arme légèrement, et, pour la première fois qu'elle est en ma possession, presse la détente.
T'as déjà vu du jamais vu ?
Moi quelquefois, mais je dois t'assurer qu'un jamais vu comme celui qui s'opère, il guérirait le hoquet d'un marteau pneumatique. Recta.
Au moment où la détente arrive à bout de course, il se fait un bruit soufflant, un peu comme quand t'allumes une lampe à souder. T'as jamais été plombier, tu ne peux donc pas comprendre, mais essaie d'imaginer.
Je sens une chaleur intense au creux de ma pogne, si vive que je manque en lâcher l'arme.
Et le sortilège s'opère. Tout disparaît dans le rayon de braquage de l'arme, à savoir la couche funèbre de mes malheureux Hollandais. Oui, tu me croiras peut-être pas auquel cas je te prierais de sortir de ce polar immédiatement, parce qu'enfin si tu suis pas l'auteur, alors merde, t'as plus que d'aller te faire voir, mettre, ou décorer de la Légion d'honneur.
As-tu bien enregistré ce que je viens de te dire concernant les effets de l'arme ? La désagrégation complète ! Totale. Y'a plus de lit, tu comprends ? Et, a fortiori (comme on dit en italien) plus de Hollandais. Y'a plus de table de nuit. Y'a juste une immense traînée sombre dans le mur, au-delà du lit, et puis une espèce d'opacité confuse à la place de celui-ci, pareil à un nuage translucide.
Terrifié, je reste : de marbre, d'acier, de vynil pur, d'or, de choucroute, de papier-cul…… »
Page 134 : - « …Je te jure, au lieu de prunelles, il finirait par apparaître trois citrons verts et il lui sortirait une poignée de jetons du fouine, à ce Martien !
Page 164 : - « On ne sait pas ce qu'il traficote aujourd'hui, toujours est-il qu'il y a quelques mois, il a hébergé chez lui, dans sa propriété du Québec, le docteur Fuchmeinet. Or, nos services s'intéressaient à Fuchmeiner.
-Qui c'est ce gazier ?
-Un Allemand expatrié. Il a travaillé longtemps dans les laboratoires secrets américains. Et puis un beau jour il s'est fait la malle en emportant les deux prototypes d'une arme assez extraordinaire.
Je bondis
-Des revolvers anéantisseurs ? »
Les revolvers seront récupérés mais inutilisables car vides et leur inventeur mort emportera leur secret dans la tombe.
Le coffre une fois ouvert contiendra le corps momifié (et donc légèrement mort) de Martin Bormann, l'ancien dignitaire Nazi.
Quatre imports divers en 33 tours.
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« MUSIC FOR THE SENSATIONAL SIXTIES » par Don ELLIOTT and his Orchestra. Les années 50 s'imaginant les années 60 sur un 33 tours Design DLP 69 et datant de 1957. Contient : « OUT OF THIS WORLD », « STARDREAMS », STELLA BY STARLIGHT », « VOCA JAZZ ».
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"POEMS AND SONGS OF MIDDLE EARTH" de J. R. R. TOLKIEN. 33 tours LP Caedmon TC 1231 datant de 1967. Pochette illustrée par Pauline BAYNES. Musique de Donald SWANN. Contient : « LES AVENTURES DE TOM BOMBADIL », « THE MEWLIPS », « THE HOARD », « PERRY-THE-WINKLE », « THE MAN IN THE MOON CAME DOWN TOO SOON », « THE SEA-BELL » et « A ELBERETH GITHONIEL », texte évidemment en anglais.
Extrait - "Namarie" :
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"GHOST STORIES FOR YOUNG PEOPLE", « The Haunted and the Hunted » et douze autres textes de et racontés par le maître Alfred HITCHCOCK sur un disque 33 tours de la marque Golden Record et datant de 1962. Le maître était largement plus efficace dans ces films que dans ces propres adaptations audio : manque de musique de fond et d'effets sonores. Ceci dit il reste une superbe pochette.
Extrait - "Ghost Stories for Young People - Part one" :
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« MONSTER SHINDING – SUPER-SNOOPER AND BLABBER MOUSE….. », en Français les héros FOUINARD et BABILLARD, ainsi que un des membres de la famille des Pierrafeu, rencontrent DRACULA, FRANKENSTEIN, Le LOUP-GAROU et la MOMIE. 33 tours production Hanna-Barbera. Beaucoup de dialogues, un peu de musique et deux chansons. Vinyl datant de 1969.
Extrait - "Monster Shinding" :
Rocket and time traveller
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« ROCKET RIDE », de Félix de HOUSECAT, (de son véritable patronyme Félix STALLINGS), un des rois de la « House-Mucic », né en 1972. Deux pochettes avec deux présentations différentes pour ce disque 45 tours datant de 2004. A noter pour les amateurs de jeux vidéo que cette musique est aussi utilisée pour le jeux : Need for Speed : Underground II.
Extrait - "Rocket Ride" :
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« LA MACHINE A EXPLORER LE TEMPS » (The time Machine) d'après le roman de H. G. WELLS. Autant le dire tout net je n'ai pas cet objet et le recherche depuis des années-lumière. Il s'agit de la lecture intégrale du roman de H. G. WELLS, lu par Dan O'HERLIHY, se composant de 16 disques 45 tours sous coffret pour la marque A Talking Book, Audio Books Company et datant de 1961. L'aurais-je un jour ?
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« LA MACHINE A EXPLORER LE TEMPS » (Great Movies Adventures in Sound and Story – Herbert Gerorge Wells – The Time Machine), autre adaptation du roman mais bien condensée en un disque 33 tours datant de 1963. Sans être courant ce vinyl n'est pas d'une rareté égale au ci-dessus. Sa qualité est médiocre, les responsables des effets sonores devant être payés des clopinettes. Quant aux renseignements techniques sur le réalisateur et le narrateur vous savez tout en admirant la pochette, autrement dit, rien. (Recto et verso)
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« ROD BROWN OF THE ROCKET RANGERS », série TV américaine de 59 épisodes, totalement inédits en France. Réalisé en 1953/1954 par George GOULD, avec Cliff ROBERTSON, Bruce HALL, John BORUFF. La musique de tous les épisodes en était assurée par Robert HALLEN et Willie GILBERT. Le disque présenté est plus petit qu'un 45 tours « normal » et tourne en 78 tours minute. En plus ce « vinyl» est en plastique rouge et non en vinyl. Une face pour une chanson et une face pour un instrumental.
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LA RATE AU COURT-BOUILLON.

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« Spécial Police » numéro 443. Janvier 1965.
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Des très méchants malfaiteurs (l'organisation Z) décident de profiter de la présence de tout le Gotha sur une petite île du pacifique pour s'accaparer de leurs fortunes. Une bombe atomique doit détruire l'île et ses occupants en cas de refus. San -Antonio découvrira dans cette aventure son homologue féminin américain O. S. S. 116. Rien de bien conjectural au large des Galapagos.
Chapitre V:
« -Gloria! la réveille-je, ou mes sens m'abusent (comme dirait le docteur du même nom).... »
Chapitre VI:
« Je salue le professeur dont le nom m 'est familier. N'est-ce pas lui qui a découvert le marteau à deux têtes, la poudre éléphanticide, la poinçonneuse à gruyère, le conduit à double orifice, la tasse à café pour, gaucher, le chewin-gum à la nicotine permettant aux non-fumeurs de pouvoir s 'intoxiquer, le tire-bouchon inversé, la tringle à rideaux verticale et la machine à épiler les coeurs d'artichaut ? »
Chapitre XVII:
«Allô! Allô!, fait une voix semblant dégringoler de la planète Mars. »
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VAS-Y, BERU.

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« Spécial Police » numéro 485. Octobre 1965
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Dans ce volume, connu également des amateurs du tour de France, la conjecture est présente surtout pour le fabuleux Légérium 34 un métal nouveau plus solide que l'acier et plus léger qu'une plume. Cet épisode reste également célèbre pour sa légendaire partie de Picol's dame (début de volume), si vous n'avez pas encore lu de San-Antonio jetez-vous sur cet ouvrage constamment réédité et disponible,dans toutes les bonnes trocantes ou marché aux puces.
Chapitre XIII:
« -Ecoutez, mon petit, ce que vous me dites là est fantastique. Figurez-vous qu'une forte quantité de Légérium 34 a été dérobée le mois dernier aux usines Glotemuche. Et Dieu sait pourtant que le stock était gardé. Mais nos adversaires ont employé les grands moyens: à l'aide d'une projection de gaufilnegueur d'éthyl ils ont endormi les vingt-trois gardes chargés de la surveillance et ont emporté dans un camion douze gramme de Légérium 34. (...) Nos savants ont mis au point un alliage absolument fabuleux qui, tout en ayant la résistance de l'iridium, possède la légèreté du duvet. Je vous laisse à penser la révolution industrielle qui découlera de cette découverte époustouflante! (...) Pour vous donner une idée précise de la chose, poursuit le dabe, à volume égal, la quantité de Légérium 34 qui fut volé correspondrait à environ une demi-tonne d'acier! (...) Aucune denrée ne quitte le territoire sans qu'elle eût été contrôlée avec un compteur Strougnbitz, car la masse moléculaire déphasée du Légérium 34 émet des radiations verbo-énergétiques de l'ordre de 78 gloutons-seconde, ce qui, Dieu merci, la rend repérable dans un diamètre de vingt-cinq mètre quarante-trois, »
Chapitre I:
«Alfred le coiffeur a inventé un shampooing astringent bicolore pour chauves. Une découverte géniale les amis! Ce brave merlan ayant constaté qu 'il y avait de plus en plus de boule de billard. (...) Il a donc mis au point, une lotion qui supprime les rides frontales et colore le cuir chevelu en bistre sur le sommet du crâne et en bleu pâle sur le pourtour. Le berlingot Poursantif il l'a baptisé. » - '
chapitre III:
«II y a un groupe de pégreleux sur la place du Colonel-Factieux-de-la-Derniaireur (Héros de la guerre 1968-1979, qui, à la tête de sa brigade s'empara d'un corps d'armée américain cantonné à Clos-Vougeot et détruisit avec un simple sprounzbitz à rayon infrarouge une escadrille anglaise et dix-huit chars volants belges) »
« Lorsque monpifomètre a sorti son antenne je capte les messages venus d'une autre galaxie. »
Chapitre V: '
« La voix sèche du Vieux me parvient, lointaine, comme si elle m'arrivait d'une autre planète.»
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TANGO CHINETOQUE.

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« Spécial Police » numéro 511. Décembre 1965.
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Les petits chinois mettent sur orbite au-dessus des U. S. A. et de la Russie des satellites artificiels. S. A. et Béru sont envoyés en mission suicide en Chine afin de trouver remplacement de la base secrète qui envoie les fusées dans l'espace. Tous les espions envoyés avant eux sont morts. Après de nombreuses péripéties et avec les renseignement donnés par O. S. S. 116 avant son exécution, nos deux héros parviendront à la fameuse base secrète souterraine ou une aire d'entraînement pour cosmonaute à été aménagée avec gravité égale à celle de la Lune. Les deux compères parviendront à s'évader à bord d'une fusée, et tiraillés par le guidage chinois et américain concurrent, finiront par atterrir dans un lac de Savoie.
Chapitre III:
«C'est poilant, dit-il, j'ai l'impression qu'on se baguenaude sur la lune et que c'est la terre qu 'on voit briller tout là-haut. »
Chapitre V: Les deux poulets croisent dans leurs aventures la construction d'une autoroute peu ordinaire:
« Un mètre avant le passage de la caravane, c 'est le désert caillouteux, inégal, mamelonné. Un mètre après, c'est l'autoroute, luisante au soleil comme une pierre noire. Lisse, balisée, divisée par une plate-bande médiane plantée de fu-zïn. L'autoroute avec ses raies jaunes, continue ou intermittentes. Avec ses zones de parking, ses bordures de ciment, ses postes téléphoniques, ses panneaux de signalisation... Un camion suit le rush des machines créatrices. -Il dévide un large ruban aux couleurs chinoises. Alors, fermant la marche, voici une voiture décapotable de marque chinoise (une Peû-Jô) dans laquelle se tient un officiel de permanence. Il est debout à l'avant. Nanti de forts ciseaux, il fend le ruban dans le sens de la longueur, car c 'est lui qui est chargé d'inaugurer l'autoroute. C'est lui qui a la tâche la plus ardue, car il est difficile de partager un ruban par le milieu à quatre-vingts à l'heure. »
Chapitre IX: Une allusion à la Cavalière Elsa (de Pierre Mac Orlan).
Chapitre XII:
«Nous arrivons dans une cour bordée de hangars sous lesquels sont remisés une foule de machines servant à l'exploitation de la mine. Il y a là des crible thermo-fiduciaires, des introspecteurs à longue durée, des fouinasseurs à ondes courtes, des stratagèmes géants montés sur chenille, des amalgameurs de fréquence à moulinettes perforées, de conjonctivites traceuses, des prostateuses lentes à boule kère, des enfïgourés électriques (les meilleures) et des coltineuses de périphrases à syntaxe superposée.»
Chapitre XIV:
« Ah! Misère, vivement le langage unique! Mais c'est pas demain la veille. Ils s'accrochent tous à leur langue, à leur syntaxe. J'ai hâte d'écrire en espéranto, moi, Béru. S'ils pigeaient au moins ça, les hommes: tout ce qu 'elle leur apporterait, l'uniformité du langage, ils se dégrouilleraient d'étudier l'unisson et de devenir moins c... »
Chapitre XV:
« J'entends un glissement d'herbe. Deux silhouettes fantastiques s'avancent sur nous. Deux hommes vêtus de combinaisons spatiales en couillonium de soyépolihester marchent dans notre direction. »
Chapitre XVI: une allusion à Jules Verne.
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SALUT, MON POPE!

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« Spécial Police » numéro 523. Avril 1966
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La Victoire de Samothrace a été enlevée. San-Antonio affublé d'un Pinaud déguisé pour l'occasion en Sherlock-Holmes vont en Grèce pour y enquêter.
Chapitre III:
«Dans ce coucou j'ai un peu l'impression de remonter le temps. Rebrousser les saisons, s'attarder dans des instants retrouvés, regrimper les années, les siècles, n'est-ce pas le rêve de tout hommes? Un jour il s'accomplira, je le prédis. On trouvera dans les drugstores des appareils à explorer les âges. Pas nous, bien sûr, mais nos enfants, comme disait un curé. Nous on se farcira seulement les premiers pas sur la lune. Nos lardons iront sur Mars et c 'est beaucoup plus tard que la descendance se pointera sur la planète reculée au fond de je ne sais quelle galaxie et depuis laquelle on peut encore assister aux galipettes de François 1er, au massacre de la Saint-Barthélémy et à la mort de Napoléon. »
Pour la machine à remonter dans le temps, c'est impossible. Si la machine à remonter dans le
temps existe dans le futur on aurait déjà eu la visite de nos descendants. Seul le présent existe (encore faut-il le définir). Par contre rien ne s'oppose théoriquement à une multitude de mondes parallèles et par ce biais un petit voyage dans notre passé infinimement modifié n'est pas impossible. ( le théoriquement s'applique à l'imagination et n'empiète pas sur la logique par rapport à la machine à remonter le temps).
Le livre a été écrit en 1965 ou 1966 et la NASA en était encore au programme Gemini, l'auteur n'a pas eu à attendre longtemps pour voir Armstrong mettre les pieds sur la Lune, par contre l'auteur fait preuve de réalisme quand il dit que, seulement ses enfants iront sur Mars. Aujourd'hui, en l'an 2011, Mars n'est encore qu'à au moins vingt-cinq ans dans l'avenir.
Quant à sortir de la galaxie ce n'est pas pour les millénaires à venir. Quatre petites sondes sont déjà sorties du système solaire intérieur et ce n'est certainement pas avant une bonne cinquantaine d'année qu'un vaisseau digne de ce nom sortira du système solaire avec pour but précis la plus proche voisine du soleil (sans passager à bord).
Encore un petit problème de logique à la fin de cet extrait: si un explorateur spatial avait les moyens de fuir la terre à la vitesse de la lumière il ne pourrait pas voir avec un télescope hyper-perfectionné les événement décrit par l'auteur, vu que lui-même aura mit un certain temps (le même que la lumière par exemple) pour parcourir la distance. Par contre si des extra-terrestres ont découvert le procédé du magnétoscope, tout baigne!
Bon revenons à nos moutons conjecturaux.
Chapitre IV:
« Sertékuis, la jolie marine, nous sert deux punchs qui flanqueraient de l'énergie nucléaire dans un camembert à point. »
Chapitre VII:
«-Excusez-moi, fais-je en mimant la confusion, j'ai omis de me présenter: vicomte Arebour de la Fusée-Hatlas. »
En début de chapitre XI une allusion à King-Kong.
Chapitres XVI et XVII: la présentation d'un stylo de sauvetage tout équipé et qui se transforme en radeau pneumatique au contact de l'eau. Description d'une fusée de sauvetage:
« J'allume une première fusée. Celle que l'on nous a fournies sont à système Scrouche, le plus perfectionné. Il suffit de décapsuler le survalveur à goupille rétractile pour que l'induration émoliente se produise. Il s'ensuit une projection
J
phosphoro-baveuse le long de la paroi bitounière, le compensateur de gazouillage indexé émet une série d'ondes courtes (de dix centimètres environ) lesquelles, venant frapper le syllabeur polysynthétique, exercent une pression de bas en haut dans le sens de la largeur, ce qui, tout naturellement, vous l'avez déjà deviné, opère la mise à feu. »
En fin de volume vous pensez bien que notre héros retrouve la Victoire de Samothrace et même que Finaud retrouve la tête. Têtes des ministres ahuris qui lui conseillent de la mettre au-dessus de sa cheminée et de dire qu'il l'a achetée aux Galeries-Lafayette. La Victoire avec sa tête devenant une sculpture sans originalité.
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MANGE ET TAIS-TOI

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« Spécial Police » numéro 565. Décembre 1966.
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Une ravissante blonde américaine vient lancer S. A. comme quoi son mari, qui lui a sauvé la vie 10 ans plus tôt, ( à S. A.) est prisonnier au Viet-Nam et va être fusillé pour trahison. Pour « éponger » sa dette le commissaire et Béru, ainsi que la dame iront dans le Viet-Nam des années 1966 et délivreront Curt Curtis, qui une fois libéré leur signalera qu'il n'a jamais été marié. Nous sommes presque à la moitié du volume et les choses sérieuses ne font que commencer. La fin de ce roman est non-manichéenne.
Chapitre I:
« -En forme Son-Antonio?
-Je suis positivement branché sur la force, monsieur le directeur. »
Maintenant tous les lecteurs auront compris: le commissaire San-Antonio n'est rien moins qu'un chevalier Jedaï. Tout s'explique enfin!
Dans ce même chapitre il est fait allusion à Maurice Leblanc.
Chapitre II: Bérurier ouvre le tiroir de son bureau et s'en suit un inventaire que Prévert n'aurait pas renié:
«...un sécateur, un gland, un rabbin, deux timbres oblitérés représentant le général de Gaulle acclamé par les martiens, un reste de cassoulet toulousain.....»
Chapitre III:
«-II ne s'agit pas d'un appareil d'enregistrement, Gros.
-Il s'agit de quoi t'est-ce, en ce cas?
-Le moment venu, ce machin-là te surprendra.
Iî hausse les épaules.
-Tu vas pas te mettre à chiquer les James Bonde, Mec! Jusqu'à maintenant, notre devise était: « Tout dans les pognes, rien dans les fouilles ». Mais, ajoute-t-il, bouddha boudeur, si Môssieur se lance dans le gajette bricoleur, je nous vois devenir pâlichon du résultat avant la retraite! Les mitrailleuses lourdes déguisées en épingles à cravate, les bagnoles avec un rayon de la mort embusqué dans l'allume-cigares et les sacs tyroliens qui se transforment en hélicoptères, ça va au Kursaal-Palace, quand le crémier de la grand-rue fait un samedi de gala à sa rombière, seulement dans notre labeur on n'usine pas en gévacolor, San-A., c'est tout en jus de biceps naturel! »
En fait de gadget il s'agit d'un micro directionnel ultra-perfectionné. Existaient-ils en 1966? en tout cas vu la description délirante de l'engin il s'agit bien de S. F.
«-Pour t'en revenir, ton James Bonde, jamais il se prémunira de la sorte. Le rasurel antiballes et le poignard au mercure rare, c 'est son blaud à ton Balzac zéro, zéro, zéro, sept. Mais je voudrais le voir à table, ce gus! Comment qu'il doit bouffer dans le lamentable! Ces z'héros de cinoche, tu remarqueras, jamais on les vois en train dejajfer. Ça serait trop piteux comme spectacle! J'imagine le sandwich au jambon carton-neux ou le yaourt, de convalescent. Même qu 'on le représenterait en train de se cogner la cloche, tu pourrais courir pour les voir s'espliquer avec une entrecôte-Bercy ou un brie qui s'abandonne. »
Chapitre IX: Un petit passage pour cinéphile avertis seulement:
« -Où ça? demande-je.
-Un camp d'entraînement situé dans la rizière du Hibou, sur les bords de l'Han Rî Ko. »
Les plus grands pourront, avec ces quelques indices, trouver un célèbre auteur américain.
Chapitre XI:
« La lune vient de se lever. Elle bâille, tout là-haut, dans un ciel sans nuage, à s'en décrocher le surveyor. »
Chapitre XIII:
«Même on t'enverrait la carcasse dans le cosmos, je refuserais de te sentir tournicoter autour de ma planète.... »
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FAUT ÊTRE LOGIQUE.

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« Spécial Police » numéro 577. Février 1967.
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Le fantôme hantant une ferme tenu par le cousin de Béru s'avérera être un vivant authentique, ou
du moins ce qu'il en reste après cinq ans de claustration au fond d'un puits scellé dans un vieux mur.
Chapitre I:
« -Volontiers, me réjouis-je. Mais tu ne m'as pas parlé des autres manifestations.
-Des appels, des cris, des chansons. Comme s'ils arriveraient d'une autre planète, je te jure. Tu verras... »
« Les fusées qu'on espédie dans la lune ou aut 'part, elles quittent la Terre, oui ou non?
-Certes, mais..
-Donc, coupe-t-il, c'est du matériau, qu'on doit passer à pertes et profits puisqu'il a quitté définitivement notre planète, tu me files le train, Gars?
-Je.
-De même, enchaîne ce grand penseur, les cailloux qui nous dégringolent du cosmos...
-Les météorites?
-Moui. C'est quéque de nouveau, puisqu'ils arrivent d'ailleurs...D'où je conclus que le gars Lavoisine ressemble à son frère, son frère à son père et son père à mon C...I Et dire qu'il continue défaire tartir les mouguingues avec ses élucubra-tionsl »
Chapitre II:
« ...et un poste de télé sévit pour la délectation d'une grand-mère impotente et pratiquement aveugle, laquelle doit attendre l'émission en Braille qui nous est promise sur la quatrième chaîne, à droite en sortant de l'église. »
« -De plus en plus décidé, fais-je; si dans un an et un jour je n 'ai pas reparu, je vous autorise à envoyer une expédition de secours dans l'au-delà.»
Chapitre IV:
« ...j'ai déniché un petit cylindre métallique à l'intérieur duquel un mécanisme fait « toc...toc... toc... » quand on le soulève. On dirait un coeur de robot, si tant est que les robots en aient un. »
« Fort de cette conclusion, je saute du plumard et me file à quatre pattes pour étudier la nature de la poudre. Je la touche, la grume et découvre que c 'est tout couennement de la farine de froment. Aurais-je affaire à l'ectoplasme du général Boulanger? »
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Y'A DE L'ACTION.

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«Spécial Police» numéro 589. 1967.
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Début de cette histoire en plein festival de Cannes et fin dans une brasero party en Suisse. Le
vieux ordonne à S. A. de mettre fin aux activités de la Hyène, gangster international, roi du travestissement, qui actuellement est déguisé en femme. Le commissaire obéissant aux ordres défenestre donc la jolie blonde qui s'avérera être: une vraie jolie blonde mais pas la Hyène.
Chapitre I:
«...Non je vous le dis: y a de réconfortant en ce monde que la certitude du système planétaire. Vous verrez que lorsque l'homme aura conquis le cosmos, il y foutra la m... comme partout où il passe.
On assistera à du chabanais sur les planètes. Le soleil exigera son jour de relâche, les Martiens se fileront des piles de soucoupes à travers la pipe, Vénus se voilera d'une feuille de vigne et la Lune mettra un slip... »
Une allusion à Arsène Lupin.
Chapitre II: une allusion à James Bond.
Deuxième partie. Chapitre I:
« // songe à me présenter son adversaire: M. Kidordin, un gros fabricant de montres de La Chaux-de-Fonds. On lui doit l'invention du cadran-solaire-bracelet et celle, non moins estimable, de la pendulette-chauffe-plats. »
Chapitre II: allusions à Fantomas et à Merlin l'Enchanteur.
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BERU CONTRE SAN-ANTONIO.

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« Spécial Police » numéro 613. Septembre 1967.
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Un relent d' O.A.S., un voyage au Brésil avec Félicie, le Vieux roi des manipulateurs.
Chapitre I. Premiers mots:
« Affalé sur son bureau, les bras en arc de cercle, le chapeau en avant, Finaud ressemble à un martien timoré qui n 'oserait pas sortir de sa capsule. »
Chapitre IV:
« De plus en plus, les transports aériens rivalisent de vitesse et de confort, si bien qu'un jour, la première neutralisera le second. A quoi serviront les courts de tennis, la piscine, le bowling et la salle de dans du bord lorsque les zincs feront Paris-New-York en 10 minutes? Maïs ça ne sera qu 'une étape, le jour viendra où avant de s'endormir, comme on tube au service du réveil, on filera un coup de turlu de Paris à une compagnie spécialisée en disant un truc du genre: -Ici matricule 188113 série Q, voulez-vous me réveiller à Honolulu demain matin à 8 heures, je vous prie?
En ce temps-là on marchera tous à la carte perforée, les mecs. L'homme aura supprimé la distance et réalisé l'instentanéisme, c'est couru, promis, juré, souscrit! On se déplacera par ondes courtes, sans autre effort que de le vouloir. »
Plus loin:
« Quand elle ferme les chasses, cocotte, elle doit ressembler à Drakula......»
Chapitre V. 2ème partie:
«L'an deux mille! Ça va être marrant, ce 1er janvier-là, quand les gus de cette époque, vous autres, mes petits potes, arracheront la première feuille du calendrier. Us sortiront de 1999, un nombre impair pour déboucher dans ce nombre ultra-pair. Vous aurez l'impression de changer de planète, mes amis. Vous larguerez un peu l'Histoire de France en changeant de millénaire. Vous aborderez une fameuse page blanche. Un cahier neuf. Vous vous goinfrerez de zéros.... »
A noter que pour l'auteur l'an 2000 c'est un nouveau millénaire, et il a raison n'en déplaise au technocrates.
Chapitre VIII. 2ème partie:
« Bérurier, qui a plus de réflexes qu 'une prise électrique et autant d'esprit d'initiative qu 'un cosmonaute dont la communication avec le sol est interrompue... »
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L'ARCHIPEL DES MALOTRUS.

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« Spécial Police » numéro 631. 1967.
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«A Louis PAUWELS, cette histoire qui se déroule sur une autre planète.... »
La dédicace de cette oeuvre annonce la couleur car en effet la deuxième partie de cette ouvrage ne se déroule pas sur Terre mais dans l'univers mental de l'auteur. Le paradoxe de cette deuxième partie est qu'elle ne comporte même pas de conjecture rationnelle romanesque mais une conjecture irrationnelle de conte de fée pour grande personne un cauchemar joyeux, un délire constant qui avait été seulement et partiellement étrenné dans Tango Chinetoque. L'auteur s'en donne à coeur joie en décrivant un univers fantasmatique et le lecteur est projeté dans un monde à la Alice au pays des merveilles bien déjanté ou les Monthy Python seraient les ministres du gros Amin Dada.
La première partie semble être presque banale lorsque l'on relit le bouquin alors qu'elle est également bourrée de « trucs » invraisemblables: Béru en ambassadeur Noir, le coup de rouge à l'agonisant, la forte personnalité de l'infirmière,
les anglais enfermés dans la contrebasse, le marchandage entre S. A. et Tanglais sans savoir ce que l'on négocie, etc.
En bref: les anglais essayent de doubler les français en faisant fléchir la reine Kelbobaba en leur faveur, pour la vente de l'île de Tanfédonpa, afin d'y effectuer des essais nucléaires. Les anglais ont pris un sérieux avantage et il faudra toute l'audace de nos héros pour y faire péter les bombes atomique françaises.
A défaut de pure science-fiction ce bouquin est une oeuvre de salubrité mentale.
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ZERO POUR LA QUESTION.

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« Spécial Police » numéro 643. 1968.
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Zéro pour la question est un roman de science-fiction: une organisation internationale née à la fin de la guerre et aux moyens financiers et technologiques énormes a créée au centre du pôle-Sud une incroyable cité à la James Bond où règne une température paradisiaque. Grâce à des moyens scientifiques extraordinaires il ont même réussi à faire fondre les glaces polaires sur des centaines de kilomètres carrés. La mission scientifique française de Terre-Adélie s'est même disloquée sous les anciennes glaces. Le Vieux envoie S. A. et Béru au pôle-Sud pour s'informer. L'histoire est haletante et un ours polaire et un kangourou ont des rôles intéressants dans cette aventure. Le Gros, à son insu, c'est fait inoculer un produit qui, au contact des êtres vivants, endort ceux-ci, les faisant passer pour morts victimes de strangulations.
Page 9: premier avertissement:
«... des soucieux de l'exactitude, des constipés, des vilains, des nieurs de rêves, des broyeurs d'utopie, des dénigreurs de chefs-d'oeuvre.... »
Chapitre ÏÏ:
« On vagabonde d'un continent à l'autre par-dessus les nuages. On s'aperçoit que notre véritable univers c 'est le ciel bien bleu. Peut-être qu'il deviendra également notre élément, un de ces prochains millénaires? A force de prendre l'avion, il nous poussera des ailes, c'est sûr!... »
« Des volontaires y en aura toujours (...), la liste électorale ou le voyage cosmique, c'est plein de partants. »
Au chapitre IV il est décrit l'intérieur du sous-marin menant nos héros au pôle-Sud. La description est évidemment délirante et dans son délire l'auteur précise que le submersible est doté d'un hibernatoire.
Chapitre VII:
« On deviendrait vite reptile dans ce gros suppositoire d'acier qui vadrouille dans le dargeot de l'océan. Un jour, on trouvera bien le moyen de se déplacer d'une façon plus humaine au sein des mers. Comment? Ça me vient pas très bien à l'idée, sinon je le ferais breveter d'ores et déjà. Jules Verne aurait pris des licences, il serait aujourd'hui le mort le plus riche de l'univers. Quel cerveau ce Julot, quand on fait l'inventaire de ses utopies du moment devenues réalités. L'imagination, faut admettre, c 'est la mémoire du possible. Un jour, sans le secours d'aucun appareil, l'homme vadrouillera dans l'élément liquide. Grand-papa était poisson, n'oubliez pas.... »
Chapitre I. Deuxième partie:
« Et nous via partis, cahin-caha. Dans ce paysage chaotique, on doit ressembler à trois Martiens... sur la planète Marsl »
Chapitre VI. Deuxième partie:
« Bientôt un vrai fracas et l'hélicoptère surgit. C'est un gros appareil dont le type m'est inconnu. Il n'a pas la forme d'une banane, mais plutôt d'une poire dans laquelle on aurait planté une petite girouette d'enfant. »
« il me semble que je vais voir déhoter des être surnaturels, tombés là comme Martiens en carême. »
En fait de Martiens il s'agit de japonais de petite taille en tenue les protégeant du froid. A partir de cet instant une bonne partie du roman pourrait être citée. Je vous laisse le soin de trouver ce bouquin au multiples rééditions successives.
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BRAVO, DOCTEUR BERU.

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«Spécial Police » numéro 661. 1968.
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Ou une version autre que l'officielle est donnée quand a l'explosion en vol du Tupolev en 1968.
Fin du chapitre XVII:
« -Ce coup fumant avec Berthoux, qu'est-ce que c 'était, déjà?
-Le Tupolev...
-Raconte, je ne me rappelle plus...
-On l'a fait exploser en vol...
Mince, y a bientôt deux mois de ça, je me rappelle « l'accident ». L'appareil s'est abattu en Allemagne occidentale.
-Au-dessus de l'Allemagne, hein, Haben?
-Oui.
-La bombe était télécommandée?
-Oui.
-Par toi?
-Oui.
-Vous aviez tout minuté, hein?
-Oui, tout!
-Pourquoi cet... accident?
-A cause de la valise plombée...
-Berthoux était chargé de la récupérer dans l'épave de l'appareil?
-Exact.
-Et que contenait-elle?
-Du mégatzornium Thermossiphil!
-Merde! ne puis-je m'empêcher de murmurer. (Et je suis certain que vous avez poussé la même excrémention en apprenant la chose).
-C'est quoi, le truc dont il parle? me chuchote Pinuche.
-Un nouveau minerai récemment découvert en Amérique Centrale et qui va permettre la fabrication de bombes atomiques cent vingt-trois mille fois plus puissantes que les plus puissantes réalisés jusqu'à ce jour, lui explique-je, en homme qui lit «Planète» consciencieusement. »
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VIVA BERTAGA.

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« Spécial Police » numéro 679. 1968.
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Encore une aventure exotique de San Antonio et cette fois c'est l'Amérique centrale qui est visitée et en particulier le Rondubraz petite république en continuelle révolution. A noter que Berthe Bérurier (dite la gravosse) se fait enlever à Paris et est transportée au Rondubraz en état d'hibernation.
Chapitre I: (sans rapport avec l'histoire)
« -Moi, dit Pinaud, je suis bien certain que la peine de mort ne sera jamais abolie en France... »
Chapitre IV:
«-Ce qu'est le sulfocradingue, messieurs, est-il besoin de le préciser? Ce minerai récemment expérimenté dans la recherche nucléaire, et dont la rareté fait peine à voir, constitue un élément primordial de décafouillage inducteur dans la fabrications de la bombe H. 2S. En résumé, il est absolument certain que la nation possédant une certaine réserve de sulfocradingue se hissera rapidement à la première place dans le domaine du nucléaire. Est-ce clair! »
Première apparition de Marie-Marie.
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UN ELEPHANT ÇA TROMPE.

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« Spécial Police » Numéro 697. 1969
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Une organisation de néo-nazis a trouvé un moyen de stériliser les femmes sans leur consentement. Dans un petit village de la banlieue de Paris et dans un autre dans la banlieue de Londres la distribution d'eau courante est viciée par .un produit stérilisant, le seul fait de se laver les dents avec cette eau suffît. En Angleterre San-Antonio est victime d'une machination et avec Béru, à la suite d'une poursuite dans un grand magasin Londonien, il feront capoter cette redoutable organisation qui pensait qu'Hitler était toujours vivant, suite à une arnaque inoffensive d'un vieux titi parisien.
Le titre du chapitre VII est amusant: « Un procès qui donne envie défaire Kafka. »
A noter une deuxième apparition de Marie-Marie moins tranchante toutefois que dans le volume précédent.
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FAUT-IL VOUS L'ENVELOPPER?


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« Spécial Police » numéro 709. 1969.
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A Paris des enfants disparaissent mystérieusement. Un traquenard est tendu avec pour appât Marie-Marie. Malgré toutes les précautions prises la Musaraigne disparaît à son tour. Plus tard, au Canada, San-Antonio victime du transformateur cérébral et est manipulé grâce à l'hypnotisme en robot-humain, il sert de cobaye pour provoquer une belle explosion lors de la conférence internationale sur la paix mondiale, en effet son estomac contient une pastille de Broutium radioactif qui doit attiré un petit avion télécommandé guidé par un des enfants enlevés plus haut et contenant un terrible explosif. A noter une extraordinaire caméra-laser qui sortira notre héros plusieurs fois de la m.....
Chapitre IV:
« Je croyais ce genre de végétal-minéral réservé à une autre galaxie très éloignée de la nôtre. Parce que enfin, sur Mars ou Vénus, je suis bien tranquille que ça grouille de paumés dans notre genre, tracassés, embrigadés, répertoriés, fiscalisés, gouvernés, engaulés, motorisés, assuré sociaux et mortels. Pas besoin de se faire mousser la capsule, mes neveux, c'est couru l'existence des voisins du cosmos. Un jour viendra qu'on se fera la guerre de planète à planète. On assistera à des alliances cosmiques. Terre et Mercure en bis-touille avec Jupiter. Pluton qui entre dans le conflit à nos côtés, nous envoie des robots à basse fréquence, des rayons gamma, des alpha, des bêta, des oméga, des delta. Les Alliés vainqueurs,
l'honneur de la Terre sauvé par la pelle du disjoint. Jupiter vaincu mais promptement remonté grâce à l'aide de Pluton. Je mirage, mes drôles... Les prochains points de chute du Club Méditerranée sur Mars, en carême! Ségalot investissant Uranus! Je prévoit et prédis tout ça. On ira se faire bronzer sur Mercure et les jeux olympiques d'hiver auront lieu sur Neptune où ça glaglate vilain. »
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EN AVANT LA MOUJIK!

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« Spécial Police » numéro 766. 1969
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Une trépidante aventure qui commence par le mariage bidon de S. A avec une superbe jeune fille de plus de cent kilos et qui finit par la résurrection de plus de cinq cents personnes mortes congelées en état de « Catalepto-hiberciensfiction » grâce à la nouvelle invention d'un vieux savant Russe, le Bordélaku 18. Toute cette aventure en France et en Sibérie.
Chapitre I:
« ...et il a fallu que je voie des types se baguenauder autour de la Lune pour que je mesure vraiment ce qu 'est le dénommé von Braun. »
« -Poreux de la Coiffe à découvert la bactérie végétalo-Foisonnante (...)
-Ça consiste très exactement en ceci, San-Antonio: grâce à la découverte de Poreux de la Coiffe, le Sahara pourra devenir un jour aussi fertile que la Beauce et la Brie (antiatomique, ajoute-je in petto et pour ma satisfaction personnelle).
-Mince, m'exclame-je, enfin une invention foncièrement pacifique. »
Chapitre VI:
«Bientôt vous aurez intérêt à vous faire cosmonaute et à vous manipuler la capsule plutôt que le bastringue à infrarouge de vos laboratoires nucléaires où la bouffe qu 'on y accommode ressemble à de lajaffepour clébards. »
Chapitre X: une pure réflexion Béruréenne
«Fais comme les astrologues mon pote. Avant de vouloir sortir de ta capsule attends d'être posé sur leur bite (inutile de préciser que Béru a voulu écrire « orbite ») »
Chapitre XI: a signaler dans cette histoire qu'à un certain moment les méchants espions utilisent un étrange pistolet qui ressemble à un fer à souder et qui endort les patient pour une durée plutôt longue.
Chapitre XXTV:
«.Notez que je n'ai encore jamais côtoyé un animal préhistorique, n'ayant pas eu l'honneur d'être reçu à l'Elysée sous Carolus, pourtant je suis persuadé que les mammouths de nos grands-papas-silex devaient avoir cette dégaine-là! »
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MA LANGUE AU CHAH.
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« Spécial Police » numéro 780. 1969
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Aventures iraniennes. Un vieux truand français et un complice américain on pour but de faire main-basse sur les joyaux de la couronne iranienne (du moins c'est ce que l'on pense pendant tout le bouquin). La main du général de Gaulle reste omniprésente sur tout ce torride volume.
Chapitre II:
«A dada, radada! Tapissez partout! Tapis et noeuds volants en route pour le cosmos! Mars en carême. Vénus de Milou! L'anneau de sa turne! Un peu Pluton un peu plus tard! une formide gabegie tapisseuse. Arrange, à poils longs. A vendre! »
Chapitre IV:
« Ensemble nous oeuvrerons pour la prospérité de nos deux magnifiques nations. Vive l'exroyaume de France! Vive la probablement future république d'Iran! »
En fait à quelques années près, l'auteur ne se trompait que d'un adjectif. Car l'Iran est bien devenu une république mais islamiste et là, la différence c'est légèrement fait sentir.
Chapitre V:
« Je lui demanderais de me procurer douze testicules de moustique en brochette ou une capsule Apollo, il ne pousserait pas une bouille plus décontenancée. »
Chapitre VIII: une allusion à Frankenstein.
Chapitre EX:
« Non, je ne deviens pas louftingue, je ne vous chambre pas, je chique pas à l'auteur de science-fiction, je ne gambade pas dans la quatrième dimension, je. ne parodie pas le cher regretté Marcel Aymé, je ne me paie pas vos hures, malgré les bonnes raisons que j'aurais... Je ne fais qu'exprimer une vérité... »
Je vous souhaite rapidement de trouver ce volume pour savoir ce que l'on peut faire avec des nains.
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ÇA MANGE PAS DE PAIN.

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« Spécial Police » numéro 829. 1970
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Un ami du Vieux vient trouver S. A. en vacances pour lui demander de retrouver un document volé lors du casse de son coffre-fort. La trace du voleur emmène S. A. en Angleterre. L'histoire ne comporta aucun éléments de nos domaines si se n'est que le voleur est adepte du spiritisme.
Chapitre I:
« ...Et aux aperçus théâtraux de M. Jean Dutourd, de l'Académie française par anticipation. »
Jean Dutourd est devenu académicien français depuis.
Chapitre V:
«.Le boxeur pousse un rugissement qui parodie à s'y méprendre la cri du mammouth auquel on vient de marcher sur la queue (...) l'autre se retourne en barrissant, car il peut évoluer voca-lement, tout au long du quaternaire. »
« -Alors on les recollera, promets-je. En France on fabrique un produit miracle. Si je vous disais, la tour Eiffel, ses rivets sont en trompe-l'oeil. En réalité elle a été. collée... »
Chapitre VI:
«II s'agit d'un mince vieillard qui ressemble à la cosse d'un haricot vidé des ses graines et qu'une maison spécialisée a affublé d'un appareillage acoustique capable de lui permettre d'écouter l'explosion des météorites à la surface de Mars. »
Chapitre X: Une allusion à Dracula et:
« Y a pas de trajectoire vraiment assurée. Même le système solaire, par instants, , je devine qu'il branle au manche. Qu'on va foirer dans les gravitations, se rapprocher de Pluton, caramboler Mars, onduler de l'ellipse...
Chapitre XI: une allusion au Vaudou.
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N'EN JETEZ PLUS !

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« Spécial Police » numéro 864. 1971
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En mission de surveillance de deux agents israéliens en route vers leur pays, l'avion de ceux-ci est détourné en vol. S. A. et Béru qui sont à bord se retrouvent en Irak où ils leur arrive des tonnes d'ennuis. Ensuite c'est en Israël que les deux policiers français en voit de toutes les couleurs. Retour en France ou le lecteur n'est pas au bout de ses surprises. Pas de véritable conjecture dans ce roman mais une suite de rebondissements épiques: la découverte d'un membre de la famille Bérurier en Irak. Une agente secrète Irakienne redoutable, capable de subir les pires tortures sans s'affaler, mais qu'une simple petite claque rend
bavarde. Un tribunal expéditif à la sortie de l'avion détourné, un éventuel échange de San-Antonio contre, un mirage et simplement une photo dédicacée de Marcel Dassaut contre Bérurier. Le Vieux sosie d'un criminel de. guerre. Un baptême pas très catholique. Un document a porter d'urgence et qui accuse son messager, etc.
Chapitre I:
«De temps en temps, il remue un bout d'oreille, une aile de pif, un auriculaire, manière d'indiquer qu'il est vivant et que ce qu'on entend ne tombe pas d'un robot fringue en M'sieur-le-directeur. »
Chapitre IV: une allusion au Passe-Muraille de Marcel Aymé.
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MOI, VOUS ME CONNAISSEZ ?

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« Spécial Police » Numéro 893.1971.
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Une enquête qui commence par du gazon maudit et finit par le démantèlement de la « Sisterhand », organisation d'enlèvement de leader politique étrangers. Aucune conjecture.
Chapitre IV:
« ...vous avez remarqué? Je suis une chemise de fantôme, moi. Je ne fait que des apparitions. »
« Le Bérurier du cigare! Son module lunaire! La fumée en est ferroviaire,.. »
«Je lève la main droite et je le jure sur la tête chercheuse de ma fusée opérationnelle Terre-Lune. »
Chapitre VII:
«Et me vl'à partie à la chasse au diplodocus. »
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EMBALLAGE CADEAU.

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«Spécial Police» numéro 936. 1972.
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Aux Etats-Unis, le Vieux n'a pas trouvé mieux que de faire enlever par S. A. la fille d'un magnat de l'aviation qui a voler des plans d'un nouvel avion qu'il construisait en collaboration avec la France, le tout accompagné du meurtre de cinq ingénieurs français. Ce kidnapping n'ayant pour but que de faire revenir le magnat dans des dispositions plus équitables envers la France. Toute l'opération se déroule parfaitement. Le « hic » est que la fille du milliardaire est leucémique. Les dernières phrases de l'histoire sont particulièrement hilarantes.
Chapitre IV:
« Vous avez bien lu? Elle nous sourit! Une gonzesse qu'on vient de kidnapper à la force d'un flingue hypnotique et qu'on s'apprête à embarquer à bord d'un hydravion. »
Chapitre VII:
« Bats le rappel de tes facultés. Sois rationaliste. Dis-toi bien que si des gens ont « vu » des soucoupes volantes, « personne jamais » n 'est monté dans l'une d'elle. »
beaucoup de gens ont vu des « trucs » qu'il n'ont pas su interpréter et quelques cinglés, peut-être sincères, ont cru monter à bord de soucoupes volantes. Bref! les extra-terrestre existent (comment pourrait-il en être autrement) mais malheureusement les soucoupes volantes en vadrouille sur notre Terre sont du domaine de la science-fiction. Désolé!
Chapitre X:
« il parait réfléchir un instant, puis déclare de son même ton interplanétaire... »
Dans le même chapitre il est fait une belle allusion à Fontenelle et à ses 100 ans.
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APPELEZ-MOI CHERIE.

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« Spécial Police » numéro 965. 1972.
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Au Thatmaziz, pays africain, San-Antonio en protégeant un convoi transportant un diamant de deux tonnes est rendu aveugle par d'étranges phénomènes lumineux dirigés par des malfaiteurs qui en profitent pour enlever le diamant grâce à un dirigeable. Notre commissaire retrouvera la vue mais beaucoup plus tard. Le Gros Béru, dans le même pays est « victime » d'une décoction qui lui donne en permanence un bracquemart hors norme, lui aussi trouvera une solution à ses problèmes. A signaler la présence du vieux général allemand collectionneur de ballons dirigeable et dont le physique hésite beaucoup entre Robocop et docteur Folamour.
Chapitre II: A propos du fameux diamant:
«...un pet de carbone! Cette découverte bouleverse toutes les données, toutes les valeurs. C'est l'événement du XXème siècle. La bombe atomique? Tenez: fumez! Les homme sur la Lune? Mon c.../... »
Chapitre III:
« ...lui manque un oeil, une main, les deux oreilles et le sens des convenances. Il est cubique comme un robot... »
« J'essaie de réaliser ce qui se passe. Des Martiens qui attaquent la Terre? C'est vrai, vous en êtes sûr?... »
Chapitre VI:
« -Un énorme obus dans le ciel II ne s'agissait pas d'une soucoupe volante, mais d'un cigare volant. Il était lumineux du dessous et se déplaçait sans bruit ou . A peine un léger ronron, comme dit mon ami Kanigoû.
-Vous êtes certain qu'il ne s'agissait pas d'un avion?
-Absolument certain. C'était un engin extraterrestre. »
Chapitre XII:
« ...Kolossal! Allemand!, quoi! Ces mecs, ils sont fait pour vivre ailleurs, parole! Sur une autre planète plus mahoussse que la nôtre. Je les verrais (et les enverrais bien) sur Jupiter, tenez! 1300 fois plus grande que la Terre, elle est!... »
Chapitre XV;
« ...Inouï! Grandiose! Grotesque! Frankenstein gonflé au gaz de ville... »
Chapitre XIX:
« ...Lorsque je vous aurai révélé que le produit contenu dans la capsule n 'est autre que du méta-tïto-bromi- éthylosulfate de polyéther-acétate de manganèse chloro-hydro-méthylo-oxy-boraie de nitro-phéno-fluori-carbure salicili-glucoronamide ascorbique-triméthyl-chroméno-hyméchromone propylo-benzyl-adénosine-
biphosphorylé-praa-amino-dipropylinee-sulfo-thiorine-panthoténate-calci-sodé de cyprohepia-dine-alpha-amylase-tricho-mycine-isopropamide-iodure de chlorbutol-hexa-méta-ferreux-furfurylidène-protéolytique-chlor-hydrate de lyso-zymeanhydreortthoxyquinoléine-éphédro-bromhydrate de scopolamine à excipient parfumé sucré simple, dont la formule, je vous le rappelle à toutes fins inutiles est: L AI Q 12 E H i QBC OVC»
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T'ES BEAU, TU SAIS !

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« Spécial Police » numéro 980. 1972
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Le commissaire San-Antonio aux prises avec le plus dangereux tueur de l'après-guerre. L'histoire est d'une simplicité enfantine et d'une complexité démoniaque surtout que le tueur n'est pas complètement antipathique. L'intrigue est si dense qu'elle ne laisse pas la part belle à la conjecture.
Chapitre XVII: petite conjecture mais qui détermine le tournant de cette histoire:
« -Mais vous ignorez un élément capital -et croyez-moi, capital est le mot qui convient, au sens marxiste du terme- quelques personnes seulement sont au courant. L'on a trouvé des gisements d'ogivium deplaftâr au Maroc espagnol. »
Chapitre III: '
« Vous savez, San-Antonio, on prétend qu 'il y a deux êtres dans chaque individu. Lieu commun! Jekyll et Hyde? C'est la dramatisation de la vérité. Tout le monde parle de l'oeuvre de Stevenson, mais personne ne l'a lue ou, s'il la lue, ne s'en souvient. Dans la nouvelle, c'est Jekyll qui est vieux et moche. Hyde, lui, est jeune et il serait beau s'il n'exprimait le vice. Tout se ramène à l'homme et à sa solitude. Notre solitude, c'est Hyde, commissaire. »
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ÇA NE S'INVENTE PAS.

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S. A. 1. 1972
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Une aventure se déroulant en France et aux Indes et tournant autour de la surprenante inven-' tion de l'Obésidon. Ce dérivé du pétrole qui est aisé à fabriquer et possède un pouvoir nutritif phénoménal pour un prix de revient ridicule. Un produit qui peut constituer le salut du tiers-monde. Mais tout cela ne sera connu du lecteur qu'à la fin du roman.
A noter au chapitre premier le surprenant véhicule de Finaud dont la carcasse consiste en une vieille 2CV et dont le moteur provient d'un bolide pouvant atteindre les 250 km/h. Il arriva ce qu'il devait arriver dès que le Débris pousse sa voiture le moteur part vivre sa vie seul, plantant là la 2CV et ses passagers.
Chapitre II: A propos des joueurs de hockey sur glace:
« ..-.et présentent les armes à l'aide de leurs crosses. Ils sont terrifiants dans leurs beaux costumes martiens. »
Dans le chapitre premier de la seconde partie. L'action se déroule dans un train bondé d'Intouchables sous les yeux ébahis de S. A. et de Béru. Un fakir vient de déféquer sur le marchepied du dit train, il avale un long ruban, se le rattrape par le rectum, fait légèrement coulisser (comme Montand dans les oreilles de De Funès dans La Folie des Grandeurs), puis, par le bas retire le ruban et le remet dans sa poche.
Même chapitre: ou comment l'auteur confond Paul d'Ivoi et Jules Verne:
« - J'en avais entendu causer, articule Béru, coupé dans sa leçon de gaze, mais je croyais qu'cétait des bobards à la Jules Baliverne, genre Les Cinq sous pour l'avoir raide! » Tout compte fait ce n'est peut être que le Gros qui se plante.
Chapitre IV de la seconde partie: notre quart d'heure haute philosophie:
« Voyez les Amerloques, par exemple. L'idée vous serait venue, à vous autres, partant, pour la Lune, d'emmener un drapeau alors que le croisière revient à je ne sais combien de centaines de millions le gramme de bagage ? Non, hein ? Ben eux, z'y ont pensé. En ce moment, y'a des Martiens ou des Vénutiens qui regardent la bannière étoilée en se grattant le crplstzyth (Ça veut dire «front » en cosmique moderne, mais ça ne s'écrit pas de cette façon vu que l'alphabet intersidéral diffère sensiblement du nôtre) et qui se demandent à quoi ça sert. Et que voudriez-vous leur répondre? Eux, ils sont Martiens tout autour de Mars. Ils pourraient pas comprendre. Même, ayant compris, ils ne voudraient pas croire à l'esclavage de la connerie terrestre. C'est coton de faire admettre « aux autres » que les locataires de la planète Terre ne sont pas Terriens, mais Américains, Chinois, Ivoiriens, Hollandais et consort! Vous savez que j'en frisonne d'y songer! Que ça me fait préalablement farter la perspective d'être « enterré » un jour! Mon ultime soupir poussé, je voudrais qu 'ils me filent dans une capsule Apolo 1000 ou Apolochon et me tirent dans le cosmos. Que j'aille valdinguer dans l'Infini pour l'éternité (ensuite on aura toujours le temps de voir). Cette délivrance, madoué! Au revoir et merci! Bonsoir, m'sieurs dames, amusez-vous bien! »
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J'AI ESSAYE: ON PEUT !

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SA 6. 1973.
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Dans cette histoire où S. A. se prend pour un Martien, des truands essaient d'assassiner le pape, ou du moins le croit on. Finaud ayant prit la place de Paul VI est frappé d'un étrange rayon qui est en réalité une source de suggestion mentale destinée au vrai pape et qui doit faire modifier le comportement de ce dernier pour qu'il agisse au bénéfice des dits truands.
Préface: «La vérité, c'est que je ne suis pas un homme mais un Martien. Un martierivenu survoler votre bande d'oc. Je m'aï déguisé, camouflé serré (...) Regarde flamber la vérité ? Réchauffe ton incrédulité à ses hautes flammes. San-Antonio est un Martien.
Je le jure !
T'entends, morpion ? Je lève la main droite, la jambe droite, la burne droite et je le jure !, etc. »
Chapitre A:
« Chez nous à 'Mars, qu 'on s'hydrate par capillarité..... (...) Même à Mars ou le fade se prend par bain de siège.. »
« L'éminence créchait dans un immeuble de la rue Gaston Bonheur, non loin de l'avenue Paul Kenny, »
Chapitre B:
Une allusion à Georges Fourest et à La Négresse Blonde, une allusion à Watson (de Baker Street) et une allusion à Superman.
Chapitre E:
« Par moment je me demande si vous ne seriez pas davantage en sécurité en vous faisant astronaute... »
Chapitre F:
« Chez nous à Mars, que la mesure d'énergie mentale est le mégot froid, on procède par couches de conclusion superposées. »
Chapitre G:
« T'as beau être un martien, donc natif d'un endroit où l'on peut remplacer le sommeil par la fumée de mégot, quand tu est fourbu... »
« Chez nous à Mars, où la préoccupation dominante, des individus c'est le mégot, on a toujours tendance à oublier le présent au bénéfice du passé. Car un proverbe du Nord-Mars dit comme ça que c 'est en interprétant les renseignements dupasse qu 'on peut se préparer au futur. »
Chapitre I:
« Vous autres, Terriens, en apercevant une telle silhouette, vous vous dites sottement: « on dirait un Martien ! » Seulement chez moi, à Mars, où l'équivalent de l'équipement sportif c 'est le mégot à embout fouinazé, à la vue de ce personnage, on s'exclame: « Tiens: un Terrien ! » La vie intersidérale est ainsi : intersidérante. »
Dans ce roman le délire Martien de l'auteur est si important qu'il n'est pas possible de citer chaque fois que le mot <<. Martien » apparaît dans le texte.
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UN OS DANS LA NOCE.

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S. A. 17. 1974
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Le mariage de San-Antonio, un frère et une soeur à moins qu'il ne s'agisse du contraire, et une organisation qui trucide toutes les personnes tournant autour de la transformation de l'eau de mer en pétrole.
Chapitre II:
« Vivement la gamberge à transistor, communicable spontanément, direct d'une cervelle à une autre. Bien sûr, on aura des mauvaises surprises, mais comme gain de temps, pardon, tu permet »
Chapitre V:
« T'as du Nab, M'man, pour m'enlever cette saloperie de peinture verte des mains? Je ressemble à Frankenstein. »
Chapitre VI:
« ...dont le gosier aussi étroit que l'esprit ne peut gober des serpents de mer et autres monstres du Loch Ness. »
Chapitre VII:
La nuit est moins fraîche que ne le craignait Félicie. Et y'a des étoiles en veux-tu, en voila. Des galaxies à n 'en plus finir. Avec, probable, des vivants quelque part qui essaient d'obtenir la communication avec nous; mais nous, enfoirures pullulantes, on s'est mis aux abonnés absents, »
Chapitre XX:
«Dès qu'on touche à un chiare, il me pousse des crocs de loup et des griffes de tigre, pis qu 'à Dracula. »
Chapitre XXI:
«-Jugez-en monsieur le directeur: une découverte a été faite, d'une importance mondiale: il est possible de fabriquer du pétrole synthétique à partir de l'eau de mer! »
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LES PREDICTIONS DE NOSTRABERUS.

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S.A. 20. 1974.
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Venant en Suède chercher son prix Nobel de littérature S. A. est amené à enquêter sur un tueur possédant des informations secrètes. En fait d'informations S. A. découvrira une étrange matière, l'inertium, provenant probablement d'une gigantesque météorite tombée sur terre. Cette matière détruit tout ce qu'elle rencontre et à la particularité de transformer instantanément en glace . toute eau même chaude.
Titres des chapitres trop longs. Page 130/131: « La mère Caty a fait couler un bain. On chahutait. Quand la baignoire a été à moitié pleine, elle a voulu qu 'on prisse le bain tous les deux. Moi, j'étais pas partant, tu connais mes principes? Mais ce grand chaudron m'a bousculé dans la flotte. Tandis que je jouais les tritons, elle est venue me rejoindre. Le temps que je retrouvasse mon équilibre, je sortais déjà de l'onde. A cette instant, une main est passée par la lucarne que tu vois là, au-dessus de la baignoire et que la vioque avait ouvert biscotte la buée. Cette main a lâché j'sais pas quoi dans la flotte. Immédiate-
ment, l'eau s'est changée en glace et j'ai eu la jambe capturé. (...)
Bath invention, non? Et qui, si on la développe peut avoir certaines répercussions. Tu imagines, les océans brusquement déguisés en glaçons? »
Lors de l'enquête Béni doit passer pour un grand mage afin de réussir à capturer le tueur. En fin de compte Béru par un heureux hasard deviendra un vrai mage possédant un réel pouvoir, qu'il perdra à la fin de ce volume.
Page 165:
«L'un des monticules révélant une tombe éclate silencieusement et deux formes blafardes se dressent.
Me faut un temps de stupéfiance avant de piger qu'il s'agit de deux hommes à poil, mais alors entièrement. Sauf l'un d'eux dont le sexe s'abrite à l'intérieur de l'autre.
-Bon dieu, de quoi s'agit-il ? Balbutie-je.
-Deux nécrosexuels, sans doute, me répond Eggarte. Beaucoup de Suédois se livrent à ce sport d'endurance qui consiste à s'accoupler sous la neige et à y demeurer immobile, après l'assouvissement, jusqu 'à ce que leur ardeur revienne. Il faut être très aguerri pour pratiquer cet exercice. »
Page 180:
« Le pasteur Bôchibrok ouvre sa bible. Il en lit quelques versets d'une voix toute pareille à celle de Dracula quand il annonce à la pure héroïne qu'il va la débarrasser de son sang avant de lui bouffer le coeur. »
Allusions à HUXLEY, page 29, à Belphé-gor, page 124, et à La Nuit de Valpurgis, page 127.
A noter le personnage très intéressant campé par un scatophage assez connaisseur en la matière et la visite de sa « Merdrerie modèle », un grand instant de la littérature française à réserver pour les esthètes. Après ce chef-d'oeuvre de la littérature française je ne saurais trop vous conseiller la lecture du livre de Serge GAINSBOURG: EUGENIE SOKOLOV.
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METS TON DOIGT OU J'AI MON DOIGT.

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S. A. 26. 1974.
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Le trio des célèbres Pieds-Nickelés déjoue les agissements occultes d'une société politique secrète qui s'apprêtait à ternir l'image de marque d'un homme politique: X. Les aventures de nos héros conduiront ceux-ci à croiser le destin de nombreux cas sociaux dont un docteur dont la spécialité est devenu le brouteminou.
Chapitre III: une invention extraordinaire .est décrite, dommage qu'elle ne soit pas réalisable car un jour d'Assemblée Nationale il aurait été intéressant de savoir qui nous gouverne réellement:
« -Sur la photo déformât normal, vous pouvez constater qu'on distingue deux minuscules taches, l'une à la hauteur du ventre, l'autre à la hauteur des seins. Ces taches avaient l'air d'être des défauts de la pellicule ou du tirage. Mais leur aspect géométrique m'a troublé. Sur l'agrandissement, on distingue nettement ce dont il s'agit. Ici, à la taille, nous avons la pointe métallique d'une boucle de ceinture, laquelle boucle devait être en matière plastique. Là, au niveau des seins, c'est un petit anneau d'acier, probablement enrobé de tissu, qui réunit les deux hémisphères du soutien-gorge. Conclusion: au moment où furent tirées ces photos, la dame n 'était pas nue, mais habillée. Seulement, le photographe avait adapté à son appareil un instrument optique qui a la propriété de « filtrer » les étoffes, une chose à ultraviolets, je suppose, le labo l'étudié car je l'ai trouvé dans la boîte à gants de sa voiture et l'ai parfaitement adapté à l'appareil Canon de Haroun, ce qui m'a permis de vous tirer le portrait, il y a moins d'une heure. A ce propos, Alexandre-Benoît, n'aurais-tu pas un testicule nettement plus bas que l'autre, sans indiscrétion? (...)
-Non, mais vous réalisez bien les débouchés de c 'tinvitation, les gars ? Je me vas lancer dans la photo... »
Chapitre VIII:
« Dans la poche de mon imper, se trouve une mignonne bombinette de coiffeur. Mais au lieu de contenir de la laque ou du parfum, elle renferme un merveilleux produit inventé par un ingénieur chimiste allemand, qui aura le Nobel dès que j'aurai terminé ce chef-d'oeuvre, et qui se nomme je crois Herr Kula-Neum. »
En fait il s'agit d'un produit qui endort instantanément.
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SI SIGNORE.

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S. A. 30.197.
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En Sicile, à la recherché d'une mallette volée, S.A. va vivre une de ses plus folle mission de sa carrière.
Chapitre VI:
« Elle me grouille partout. On se paie la fusée volante. Rodéo monumental... »
Allusion à La Nuit de Valpurgis.
Chapitre VII:
« Je me la rappelle dans « La Grand-Mère de Dracula », elle jouait la châtelaine et elle effrayait davantage que Dracula. »
Description d'une machine à faire dire la vérité:
«.Par l'imperceptible fente de mes paupières, je vois le Jaune revenir avec une grosse boîte d'acajou ressemblant à un coffret humidificateur pour cigares. Il la pose à terre, l'ouvre. Me semble retapisser des cadrants, des fils électriques, des ventouses de caoutchouc noir. On me coiffe d'un casque en plastique à armature métallique. Le Jap s'affaire sur la vilaine boîte. Lui, c 'est le technicien du groupe. Le petit bricoleur maison. Il branche des fiches, me place, me place des ventouses sur la poitrine et aux poignets. Tu crois qu 'il va me payer un électrocardiogramme? »
Chapitre IX: Une allusion à Jules Verne, à Tarzan, à Zorro et à James Bond en prime.
Dans ce même chapitre signalons une espèce de baignoire à désintégrer où il suffit d'introduire un patient icelle (mort ou vivant) la refermer et d'appuyer sur les boutons. Quelques seconde plus tard il ne reste pas un atome dans l'engin.
Chapitre XII:
«.Dans cette base camouflée, certains savants étudient une mutation de l'espèce humaine. Je ne veux pas m'étendre sur une aussi grave question, puisque le temps nous presse; sachez seulement que ces chercheurs sont en train d'opérer un croisement de l'homme avec l'animal afin de réaliser chez ce dernier une promotion spirituelle. Ils partent du principe que chaque humain ressemble à un animal, par un procédé qu'il ont mis au point, ils parviennent à accentuer extraordinairement ce mimétisme au point que le sujet traité finit par s'identifier à la bête qui lui sert de modèle. Vous allez voir...
Une nouvelle image remplace la pitoyable scène de Bérurier flirtant avec sa truie. »
Le bon docteur Moreau n'est pas très loin.
Chapitre XVII:
Une faille de plusieurs centaines de mètres à été découverte dans la Méditerranée où la bande déjà nommée s'apprêtait à y déposer une forte dose de bombes atomiques afin de provoquer un cataclysme nucléaire à l'échelle de la planète. Les activités homme-animal ne cachait en vérité que cette faille.
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MAMAN, LES PETITS BATEAUX...

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S.A. 33. 1975
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Un bruineux groupuscule menace de faire exploser un paquebot de croisière en Méditerranée. Pastaga, employé à bord n'arrête pas de.chier partout dans un délire scatologique de l'auteur. San-Antonio s'embourbe une moukère à chaque chapitre de cette comédie humaine. Aucun extraterrestre à gros zob ne sévit à bord.
Chapitre III:
« Ou bien alors celui-ci contenait une bombe toute réglée. La chute de la Maison Usher. Manque de Poe! Bim-boum-flac... »
Chapitre IV:
« Un sujet pareil, c 'est pas à conserver dans le formol pour montrer Vhomo sapiens du XXe siècle plus tard, quand les fufutes de notre planète se seront croisés et entrecroisés avec les martiens et autres vénusiens. Madoué, ce remède !... »
Chapitre VI:
« Des sanglots la remuent, pis que la petite connasse de l'Exorciste sur son plumard toboggan. »
Chapitre VII:
« Du moins amorce-t-elle le geste car, pour enlacer la taille du mastar, il faudrait être King kong. »
Chapitre VIII:
« ...et voilà Pastaga qui sort, en bredouillant des excuses, d'une démarche de robot dont les piles faiblissent. »
Chapitre X:
«Les gens me regardent comme si j'étais Frankenstein au sortir du labo. »
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LA VIE PRIVEE DE WALTER KLOZETT.

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S. A. 36. 1975.
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Tout d'abord signalons que Walter Klozett n'est pas un pilote de chasse.
Quant à l'histoire c'est certainement le roman de San-Antbnio qui ressemble le plus à une oeuvre de Philip K. Dick. Le Vieux, et sans le consentement de S.A., fait subir à celui-ci une expérience de lavage de cerveau tout à fait conjecturale. Un scientifique essaie, à base de drogues neuroleptiques et hallucinatoires et grâce à une mise en scène à grand spectacle, de faire passer S. A. pour Walter Klozett afin de soutirer à celui-ci, mort peut auparavant de la faute de S.A et de Bé-ru, les renseignements escomptés. La mission échoue lamentablement. Par une pirouette de dernière minuté le Vieux aura quand même la solu-
tion à son problème. Si vous trouvez ce résumé un peu embrouillé personne ne vous empêche de lire le bouquin!
Pas de numérotation de chapitre.
Page 34 de l'E.O. il est fait allusion au Bal des Vampires de Roman Polanski.
Page 150 de l'E.O.:
«A quoi je réponds simplement par une seconde giclée de mon flacon, lequel, tu l'as déjà deviné pour peu que t'aies un minimum de connaissance en chimie, contient du « Tédèêum bifoi-reux forniqué », liquide inamovible et périscopi-que qui a la propriété de se transformer en un puissant gaz soporifique lorsqu'il est placé au contact de l'air. Une cuillerée à soupe suffit pour endormir le palais des Congrès, tu juges ? »
Page 161 de l'E.O.:
«.Et puis ça craquera, fatal. Ça craque toujours quand trop d'intérêts sont enjeu. On va se le payer, le nouveau grand feu d'artifesse, avec les tout nouveaux pétards, dernier cri. Mon cul sur le derrick! Ils s'en tamponnent maintenant, de la lune, Mars, Vénus et tout le système. Ça leur est sorti des préoccupations. Ils ont pigé que c 'était pas du bidon, le cosmos, or, y'a que le bidon qui les tourneboule, le bidon d'essence, s'entend. Pas fuel la guêpe! »
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DIS BONJOUR A LA DAME.

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S. A 42. 1975
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Un ancien nazi, une première partie totalement soporifique, deux amazones hargneuses pour relancer l'action et au bout pas l'once d'une conjecture.
Pas de chapitre. Page 7 de l'E. O.:
« II y a plus long que les nuits. Que celle de Valpurgis, que celle sur le Mont Chauve, que celle même des Temps. »
Page 35 de l'E. O.:
«Le fond pivote, exactement comme la bibliothèque du château hanté de Lord Branlburn dans « Le Vampire suce comme un Dieu ». »
SUCETTE BOULEVARD. 3ème trimestre 1976. Collection S. A. 60

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A Marseille, dans un bar où l'on lui avait donné rendez-vous S. A. accompagné de Pinaud, assistent au braquage de celui-ci (le bar pas Pinaud). Il en résulte que notre duo de choc extermine le quatuor auteur de l'agression. Il en découlera une enquête sur la distribution de sucettes inoffensives en elles-mêmes mais dont la tige renferme une substance hallucinogène et un puissant explosif. Marie-Marie, de son côté, sera embauchée par une secte asiatique du plus bizarre et Bérurier pour un temps donné sera le supérieur de S. A.
Page 12 : « Un martien se tenait devant elle, beau comme un motard (…) Le martien hocha du casque et montra ce qu'il tenait à la main droite… »
Page 24 ; « Les rois des Cons, tu veux savoir ? Armstrong et ses potes ! Revenir de la Lune quand on a la chance de pouvoir y aller ! Faut en avoir une couche ! Ils ont belles mines à présent, les cosmonouilles de mes deux côtes à briffer leurs hamburgers entre deux cocas ! Moi, j'aurais eu leur chance, comment je leur tirais un bras d'honneur aux dégourdis de la Nasa, de là-haut, au moment de la remise à feu. Go home ? Tiens, fume ! A moi la mer des Sérénités, en échange, je leur faisais cadeau de l'Atlantique, du Pacifique et du lac du Bourget, tout le cheni ! Comment je me naturaliserais Lunien ! Même que je n'aurais eu d'autonomie que pour deux trois jours, ça valait la peine de les envoyer chez Plumeau, les terre-à-terriens ! Je me filais en boule dans mon petit cratère et je regardais le clair de terre, peinard, en pensant à leurs cosmiques conneries auxquelles je venais d'échapper. Oh, mince, j'en frisonne du baba à imaginer ce formidable instant de complète liberté, de solitude réelle. Ca, Armstrong, si un jour je le rencontre, il peut compter que je me déculotterai, pour lui montrer la lune une dernière fois »
Page 152 : « Elle a les cheveux blancs, les traits gris, les yeux comme deux porte-clés et tout un fourbi mécanique qui la fait ressembler à un robot en réfection »
Page 161 : « … coiffés de casques à heaume fumé, gantés de cuir noir. Deux martiens funèbres, entre les deux femmes terrorisées… »
Page 195. Une allusion au festival du film fantastique d'Avoriaz.
Page 209 : « Vous avez une idée de ce que sont ces denrées ? demandé-je au potard-queutard-cornard
Il pose l'extrémité de son auriculaire sur le liquide, l'effleurant à peine, puis porte son petit doigt, non à son oreille pour écouter ses confidences, mais à sa bouche.
-Je ne crois pas me tromper en vous affirmant qu'il s'agit de gainsbourium-malrauxité.
-C'est-à-dire ?
-Un cousin germain du L. S. D…… »
CHERIE, PASSE-MOI TES MICROBES ! 1977. Collection S. A. 69
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L'intrigue se déroulant en France et en Côte-d'Ivoire a pour sujet la recherche par plusieurs personnes dont S. A. d'une machine capable d'effacer la mémoire. En début de bouquin elle est présentée en version « fusil » et au cours de l'intrigue dans la version « visionneuse », dont sera victime Bérurier.
Page 21 : « - …Peu importe. Sachez que le professeur Chutelmayer vient de découvrir un désactiveur de cerveau, qui a la propriété de déconnecter la mémoire d'un individu »
Page 23 : « -Et pourquoi votre bonhomme Satan a-t-il besoin d'un sujet consentant ?
-Pour doser parfaitement sa technique. Je m'explique. Dans l'état actuel de sa découverte, il administre une décharge de son rayon, qu'il appelle « Rayon Ubli » et le patient se trouve, sans crier gare privé de mémoire »
Page 96 : « En bas (tout le rez-de-chaussée plus le sous-sol), se trouvent les salles réservées aux travaux de Chutelmayer. Il est bien superflu de te décrire cet antre d'alchimie moderne, avec son matériel mystérieux, fait d'acier chromé et de verre, ses appareils dont il n'est pas possible de percevoir l'utilité . C'est le domaine inquiétant de la recherche ; inquiétant parce qu'on se demande ce qui peut bien âtre découvert à l'aide d'un fourbi aussi impressionnant. Certaines machines aux formes compliquées, paraissent dangereuses et l'on n'a guère envie de s'aventurer en ces lieux d'où l'on se sent proscrit par ignorance. »
Béru vient de perdre la mémoire et S. A. demande au docteur Danloigne un diagnostic :
Page 109 : « -Grave , très grave. Traumatisme psychique à effrénance concave. Le miurédique de Falstaff est durement atteint et je crains une lésion para-pontifiante du bulbe biscorneur premier : ce qui en clair, signifie qu'il a un appauvrissement smigard de la conchoïde négative blanche de Riva de Cossu endémique, comprenez-vous ? Autrement dit, si je veux schématiser, sa tourangelle sassanide a subi une convection unilatérale, dite encrafouillage de Saillet, qui provoque un aéropage multiforme de la bandoulière équilatérale. Vous êtes bien d'accord ? »
Page 191 un passage Kubrickien : « -La terre me vient à la rencontre, mais sans sauvagerie, dans un mouvement ample et superbe, irrésistible. Que, mentalement, je me fais jouer « Le Beau Danube Bleu », comme dans « 2001, l'Odyssée de l'Espace. »
Il faut dire que S. A. vient d'être éjecté d'un avion et sans parachute (il s'en sortira)
Page 198-199 : « … Quant au truc bizarre, il est en acier, bleui, avec en son milieu une lentille épaisse de six centimètres, curieusement taillée. Il forme équerre, possède un pétafineur judéo-maçonnique de convexion moldave, plus, à sa base, un clivoir bisextile à peaufinage neutre. Tu mords le topo ? L'ensemble n'étant pas plus gros qu'un glotemouille moyen. »
Page 204, une allusion à un robot.
SI MA TANTE EN AVAIT, Chronique Bretonne. 1978.

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Suite à leur précédente aventure San-Antonio et Béru son mutés en Bretagne dans la charmante localité de Ploumanac'h Vermoh, et là une première « anticipation » car le village est situé dans le département des Côtes D'Armor (page 29) (roman écrit en 1978 alors que le département des Côtes du Nord ne changera de nom qu'en 1990). Le vieux tire les ficelles de l'histoire ou il sera question de couler un navire soviétique se livrant à l'espionnage (enfin c'est ce que s'imagine le commissaire)
Page 23 : « …Elle m'a assuré qu'elle se déguisait en Martien juste pour aller défoncer les jaguars dans les rues de Pantruche…. »
Page 93 : de la politique fiction : « Cet attentat, je veux qu'il me dise ? Un coup du gouvernement, parfaitement, pour donner motif à représailles. Ca va se durcir pour l'O. L. B., mais ils ne flancheront pas, les gars du mouvement. Ils iront jusqu'au bout, créeront la Nation Bretonne. Ils auront la bombe atomique un jour, pour garantir leur Indépendance conquise. Et si la France bronche, continue d'emmerder selon ses belles habitudes, ils la conquerront la France, cette bougresse grande gueule, toujours à se croire plus maligne que les autres, et si parfaitement conne qu'on la cite en exemple de connerie à l'extérieur. Oui : la Bretagne annexera la France, ça fera pas un pli. Et elle annexera la Corse aussi raide….. »
Page 114 : de la conjecture géographique : «..L'île de Nichemar'h, seules des cartes détaillées en cause, vu qu'elle ne mesure qu'un kilomètre et demi de long sur un de large. Elle est particulièrement verdoyante, à cause du cousin germain du Gulf-Stream qui passe à moins de vingt-cinq centimètres de ses côtes. L'on y élève les meilleures vaches laitières du monde et de ses dominions. Y pousse un arbre unique en son genre : le Tintouin, au bois légèrement ambré, célèbre pour sa résonance harmonieuse. Il sert à confectionner des castagnettes. La plupart des gens s'imaginent que les castagnettes sont fabriquées en Espagne. Quelle erreur… »
Page 192 : « D'autant que l'explosif dont je l'ai farci est un truc extrêmement nouveau : le scrafuge 124, inventé par un grand savant Palestinien : le docteur Saägaz Rûrénouar, un crack. Le seul explosif qui ne fasse pas de bruit car il implose au lieu d'exploser. C'est donc un implosif à déterminance conjugué. Fallait y penser… ».
SAN-ANTONIO, LA SCIENCE-FICTION ET LE FANTASTIQUE.
(Cet article va être un peu moins "ardu" à lire avec le temps, sa mise en page va être progressivement modifiée et des couvertures vont y être adjointes pour l'illustrer)
Cet «examen» de l'oeuvre de San-Antonio n'a pour but que d'essayer d'isoler les éléments de nos domaines, c'est à dire la science-fiction et le fantastique, et non d'analyser à la loupe les aventures du célèbre commissaire. Seuls quelques titres peuvent être considéré comme des romans de science-fiction, mais tous, à des niveaux différents contiennent des éléments nous intéressant.)
L'ordre des enquêtes est légèrement modifié (très légèrement). La mention safn (san Antonio Fleuve Noir), suivi du numéro indique l'ordre de parution
En avant donc!
LAISSEZ TOMBER LA FILLE. (safn1)

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«Spécial Police» numéro 11. Décembre 1950.
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Octobre 1942. La première aventure de S. A. au Fleuve-Noir. Il sera question de retrouver une capsule de B.Z. 22 où, au chapitre XIX il nous est précisé:
«-Tu as entendu parler de l'énergie atomique? C'est un truc qui désagrégera la matière. Oui, cette ampoule contient un gaz qui hâte le travail de désagrégation. Ce gaz est d'une extrême rareté. Il n'existe pas plus de quatre ampoules comme ça dans le monde, et c'est l'Allemagne qui les a.»
Chapitre VIII:
«-Faites pas cette tronche, collègue, on dirait «que vous venez d'obtenir la communication avec l'ectoplasme de votre trisaïeul...»
Chapitre X:
«Et comment que je suis le type qui remplace le beurre! Y a que dans les romans de Maurice Leblanc ou de Max-André Dazergues qu'on voit des zèbres grand format. Des zigs qui se taillent d'une île en feu entourée de crocodiles élevés à la quintonine...»
Chapitre XVII:
«... Quant aux fantômes, si jamais y en avait un à qui il prenne fantaisie de venir me faire tartir, je gueulerais si fort qu'il se sauverait en courant et qu'il irait se barricader dans un bon vieux château écossais.»
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LES SOURIS ONT LA PEAU TENDRE. safn2)

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«Spécial Police» numéro 19. Septembre 1951.
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1943, San-Antonio est parachuté en Belgique où les Bochemans y laisseront de nombreux cadavres. A noter qu'un des hommes de main en début de volume est appelé King-Kong par notre commissaire préféré.
Chapitre VI:
«Là, je peux me vanter de les avoir épatés. Ils me regardent tous comme si j'étais un martien en vadrouille sur la planète Terre.»
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DU PLOMB DANS LES TRIPES. (safn4)

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«Spécial Police» numéro 35. Juillet 1953.
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Troisième et dernière aventure de guerre. Le premier chapitre s'ouvre en tranchant dans le vif du sujet alors que notre héros est allongé sur une table dans une scierie et qu'une jolie lame circulaire et rotative va lui découper le jambon. (Pour le même effet, lire Goldfïnger, le livre; le film remplaçant modernement la scie par un laser) Évidemment S. A. s'en sortira et empêchera de parvenir à destination deux prototypes de bombes téléguidées en faisant exploser le train les contenant. En fait le train ne contenait rien et était un leurre. A la fin de sa mission il expédiera à Londres la formule de ces nouvelles bombes sur un support assez inédit. Incendie, explosion, gnons variés sont au catalogue de cette aventure partiellement lyonnaise. Pas de petits détails relevant de nos domaines de prédilection.
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MES HOMMAGES A LA DONZELLE. (safn3)

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«Spécial Police» numéro 30. Juillet 1952.
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Espionnage autour des plans d'une nouvelle fusée française. A noter en fin de volume l'apparition (et la disparition) de Bouboule, flic dont la spécialité est le passage à tabac, qui préfigure le futur Bérurier.
Chapitre II:
«On suit ses pensées dans ses prunelles comme la trajectoire d'une fusée volante dans une belle nuit de juillet.»
Chapitre V:
«Mais dans cette cage à rat, on peut s'attendre davantage à l'apparition d'un diplodocus femelle qu'à celle d'un courant d'air.»
«Un vrai décor pour film de fantôme (...) On est toujours dans le style fantôme écossais.»
Chapitre VI:
«...invente, en collaboration avec nos savants, une nouvelle fusée pour amuser les troufions de l'avenir. »
«Un bath film de Frankenstein auquel San-Antonio prête gracieusement son concours.»
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DES DRAGEES SANS BAPTÊME. (safn5)

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« Spécial Police » numéro 38. Avril 1953
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Dans ce volume S. A. poursuit un truand américain d'origine italienne venu faire son trou en France, Ce polar classique ne comprend strictement aucune conjectures c'est même le volume de la série ou il n'y a pas la moindre allusion, même indirecte à la S. F.
Peut être au début du chapitre V une très légère allusion au fantastique:
«Y a une chose tout de même qui me rassure, c 'est que le diable ne m'a jamais fait peur. J'aurais même tendance à le posséder dans certaines occase.» Le commissaire à le nez plus creux que ce pauvre Faust.
Dans le chapitre XVII, S. A. trucide un malfrat qui le torturait, d'une jolie méthode gore: il lui attrape la gorge avec les dents et resserre celles-ci, l'effet est du plus réussi.
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DES CLIENTES POUR LA MORGUE. (safn6)

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«Spécial Police» numéro 40. Mai 1953.
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Deux bandes rivales s'entre-tuent pour entrer en possession d'un mystérieux disque de métal. Disque de métal qui nous intéresse au plus au point :
Chapitre XIV:
«Cette invention consiste en un détonateur d'un genre nouveau appelé à bouleverser le domaine des explosifs. Il paraît que cet appareil permet de « diriger » les explosions. Grâce à lui, une charge de plastic, par exemple, au lieu d'exploser en éventail explose en rayon, ce qui porte toute son efficacité sur un même point et en multiplie l'efficacité par mille!» Les amateurs apprécieront.
Chapitre IX:
«Ce disque ne s'est pas enlevé comme une soucoupe, c'est miss Pistolet qui me l'a barboté...»
Chapitre XII:
«-Vous m'écoutez ?
- Je suis suspendu à votre entonnoir monsieur Fantomas.»
«Le gros costaud va s'asseoir sur la dernière marche de l'escalier et se met à jouer avec un revolver un peu moins gros que le canon atomique des U. S. A.»
Chapitre XV:
la Une d'un journal permet quelques fantaisie à S. A. dont:
«.... Staline est canonisé! Hitler n'est pas mort;.... »
Mais la grosse (c'est le cas de le dire) conjecture de cette aventure en est la première apparition (rapide) de Bérurier. Il parle un français très pur et vouvoie le Commissaire.
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DESCENDEZ-LE A LA PROCHAINE. (safn7)

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« Spécial Police » numéro 43. 1953
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Aucune conjecture dans cette aventure se déroulant lors de l'occupation de l'Allemagne d'après-guerre. Dans les rééditions Ursula Andress est citée par S. A. en début de chapitre VII alors qu'il s'agit d'une aberration l'actrice à cette époque n'était qu'une gamine. L'actrice de l'édition originale est plus logiquement....
A signaler dans ce volume la deuxième apparition de Bérurier qui est à lui tout seule une conjecture vachement rationnelle.
Chapitre III de la seconde partie:
«Cet interrogatoire est étrange. J'ai l'impression de jouer dans un film de Boris Karloff.»
Chapitre VI de la troisième partie:
«- Qu'est-ce qui lui est arrivé, à cézigo ? Il a glissé sur une peau d'orange ou bien il a eu peur du loup-garou?»
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PASSEZ-MOI LA JOCONDE. (safn8)

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« Spécial Police » numéro 48. Janvier 1954
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Une enquête qui commence par l'affaire du collier et qui s'achève par celle des faux talbins.
Chapitre I:
San-Antonio découvre un chien avec un étrange collier:
« J'étais vachement baba... Un engin comme celui-là, semblait davantage destiné à équiper un martien qu'un honnête toutou. »
Chapitre III:
« Je la laisse, plantée dans l'encadrement de la porte sur ses guiboles desséchées, pareille à ces personnages de cauchemar qui sont tombés d'un rayon de lune sans se casser la gueule. »
Chapitre VI:
«Je retourne à ma Jeep. Y'a des mouflets arrêtés autour et qui zyeutent comme s'il s'agissait d'une soucoupe volante. »
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SERENADE POUR UNE SOURIS DEFUNTE. (safn9)

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« Spécial Police » numéro 52. 1954
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En Angleterre S. A. enquête officieusement après l'exécution d'un ressortissant français. Celui-ci a endossé un crime qu'il n'a pas commis et juste avant d'être pendu déclare au commissaire qu'il est innocent.
Chapitre VI: à propos de la bute Montmartre:
« Dis voir, la Butte est toujours à la même place?
-Oui, jusqu'à la prochaine expérience atomique, dis-je. »
Chapitre XII:
« -J'en suis à la moitié du flacon, la tête en arrière, dans la position du gars qui regarde les toiles d'araignée de son plafond ou les soucoupes volantes... »
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RUE DES MACCHABEES. (safn10)

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« Spécial Police » numéro 57. 1954
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La rue des Macchabées du titre c'est la rue Chaptal, célèbre en son temps pour avoir abrité le théâtre du Grand-Guignol. La seule conjecture de ce roman en est que le célèbre commissaire fume un joint et en tombe dans les pommes.
Chapitre III:
« La voix monocorde d'Hector me parvient comme si elle tombait d'une autre planète. »
Chapitre VIII: .
« ...me regarde comme vous regarderiez le quidam qui voudrait vous vendre un canon atomique pour mettre sur votre cheminée... »
Chapitre XIII:
«Je fais un effort d'imagination pour me représenter Marie-Antoinette en train de téléphoner. Cet anachronisme ne me fait même pas rigoler. »
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BAS LES PATTES !. (safn11)

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« Spécial Police » numéro 59. 1954
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A Chicago des taxi-girls se font assassiner en série. Au septième meurtre la police du cru fait
appel à un poulet français car tous les crimes sont signés « Le Français ». Au lecteur de ce livre je laisse la surprise du commissaire qui sera envoyé au pays d'Al Capone.
Chapitre I:
«La cage d'acier a littéralement jailli vers les étages. Je me suis dit qu 'à cette allure-là, on serait dans la lune avant la nuit. Nature, j'ai cru qu 'il y avait maldonne et que le groom m'avait fait entrer dans la dernière fusée interplanétaire. »
Chapitre III:
« ...je la suivrais comme ça jusqu'à la planète Mars. »
Chapitre IV: une allusion à King-Kong.
Chapitre XVII:
«Je suis obligé de me déguiser en homme invisible! Justement j'ai trouvé une panoplie complète chez un costumier de mes aminches. » A noter que dans un Bob Morane (dont je n'ai pas le titre en tête) l'homme invisible ne l'est qu'en revêtant un costume spécial.
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DEUIL EXPRESS. (safn12)

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« Spécial Police » numéro 63. Novembre 1954.
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L'action de ce roman se déroule pendant la guerre d'Indochine et dans une réédition, au chapitre IV, Eddy Mercx est déjà un grand champion cycliste.
« Chapitre XIII:
« -Tenez, vous l'avez! exulte le brigadier, exactement comme s'il venait de capturer un diplodocus. »
Chapitre XV:
«Après ce nouveau coup fourré je me sens ragaillardi comme le gnace qui buvait une jouvence de vie alors qu 'il était un vieux schnock Ce mec voulait la jeunesse, et il l'a eue, faut dire aussi qu'il était dingue pour une poupée dont le blaze était Marguerite. Mais ça ne lui a pas réussi au zig, et son histoire s'est mal terminée. Enfin si vous n 'avez jamais vu jouer Faust, vous n 'avez qu 'à retenir vos gâches. »
Chapitre XVIII:
« La fillette, qui était embusquée derrière une tenture, se pointe comme Satan lorsque mon père Faust fait appel à lui. »
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J'AI BIEN L'HONNEUR DE VOUS BUTER. (safn13)

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« Spécial Police » numéro 67. 1955.
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Rien à signaler sinon dans les rééditions quelques réajustements où apparaissent le nom de Jean-Paul Belmondo et d'Ursula Andress qui étaient de glorieux inconnus en 1955.
Chapitre VIII:
« ... Je suis un mec dans le genre de Baudelaire, moi, sauf que je ne suis pas capable de traduire Edgar Poe... »
Fin du chapitre IX:
« Le gars se passe la paluche dans les tifs, ainsi qu'il l'a vu faire par son compatriote Stan Laurel, puis il démarre brusquement, comme s'il pilotait une fusée interplanétaire au lieu d'un archaïque taxi londonien. »
Chapitre XI:
« Mais si je ne suis pas l'homme qui remplace le suppositoire téléguidé, je suis du moins celui qui ne recule pas devant le risque à prendre. »
Chapitre XIII:
« Je sais qu'il existe des nécrophiles, c 'est à dire des gars un peu dérangés du caberlot qui, la nuit, vont déterrer des morts pour se la faire régaler. Notez que ça a sûrement son charme mais, moi, je préfère encore le football de table. »
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C'EST MORT ET ÇA NE SAIT PAS. (safn14)

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"Spécial Police" numéro 71. 1955
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Une histoire qui commence avec une petite messe noire entre amis et qui finit par une tentative d'attentat contre le ministre de l'U. R. S. S. Entre temps quelques meurtres ordinaires sur les relations de certains membres d'une secte lucyfé-rienne (avec un « y ») et sur son pape. Malgré la présence de Lucifer en ces pages aucun élément fantastique dans ce roman.
Chapitre VII:
«De chaque côté de son sous-main se trouve un appareil téléphonique et devant lui s'élève un bloc d'ébonite qui semble être dégringolé de la planète Mars.... »
Chapitre XV: une allusion au « Géranium Ovipare », dont l'auteur doit être en principe Georges Fourest.
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MESSIEURS LES HOMMES. (safn15)

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« Spécial Police » numéro 76. Juin 1955
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San-Antonio tente d'infiltrer une organisation qui kidnappe des savants. Il n'est pas précisé dans le texte ce que cette équipe veut faire des dits savants. Aucun éléments pour nous.
Chapitre I:
« Ils n 'ont jamais reluqué ma frite et ils se demandent si je suis un poulaga ou bien un Martien qui a paumé sa soucoupe dans un champ de navets et qui radine au poste de secours. »
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DU MOURON A SE FAIRE. (safn16)

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« Spécial Police» numéro 81. 1955.
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Liège-Baston-Liège, une aventure Belge de S. A. ou le fils préféré de Félicie réussit (en fin de volume seulement) à récupérer un procédé spécial de petits miroirs qui montés sur une fusée forme un nouveau type de caméra capable, de l'espace, de photographier un grain de beauté sur un être humain. (A signaler: premièrement que le premier vaisseaux spatial ne décollera que 2 ans après ce bouquin et secondement que le procédé des miroirs couplés à la place d'un grand miroir commence, de nos jours, à être utilisé mais dans les télescopes et pour, non pas observé la terre, mais les astres lointains.) Voir en détail chapitre 20.
Chapitre IX:
« Je me relève en titubant avec, par-dessus tous ces maux, la déprimante impression que je vais m'écrouler comme un robot déboulonné. »
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LE FIL A COUPER LE BEURRE. (safn17)

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« Spécial Police » numéro 85. 1955
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Un truand aborde le commissaire San-Antonio en pleine foire du trône dans le seul but de prendre une bonne plumée afin d'aller se planquer d'urgence en prison car d'autres vilains gangsters voudraient bien lui mettre la main dessus. Mais S. A. comprend rapidement le pourquoi de la chose et fait libérer icelui. Manque de pot une fois libre celui-ci se suicide ne pouvant supporter le meurtre de sa petite amie, meurtre commis comme moyen de pression sur lui pour qu'il restitue une mystérieuse chose. S.A. prendra l'identité et le physique du mort pour infiltrer le gang adverse. D'où aventures et gnons variés.
En fait les gangsters sont à la recherche d'une invention consistant en une balle creuse renfermant un acide hyper puissant: « Que la balle percute un char d'assaut et en moins de temps qu'il n'en faut à un lapin pour se reproduire, le blindé paraît avoir été bouffé par les mites... Pensez aux effets qu'un tel machin-chose peut avoir sur la coque d'un cuirassé par exemple... » (chapitre XIII)
Au chapitre XII il est fait allusion à la «Cavalière Elsa» et à un Loup-Garou.
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FAIS GAFFE A TES OS. (safn18)

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« Spécial Police » numéro 90. Février 1956
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Petite aventure espagnole franco de port et d'emballage. Aucune conjecture rationnelle romanesque.
Chapitre III: une petite allusion à la bande dessinée Arabelle, la dernière sirène, de Jean Ache, dont le commissaire San-Antonio lit le douze cent quatre-vingt-cinquième épisode. Il n'est pas précisé dans quel journal mais les amateurs trouveront d'eux-mêmes.
Chapitre XII: Le commissaire trouve qu'il n'y a plus grand chose à découvrir sur la Terre:
« On est obligé de se tourner vers les astres pour se dégourdir un peu les guibolles... Je veux, bien que depuis toujours les hommes se sont intéressés à la lune, mais tout de même! »
Chapitre XIV:
«Lorsque nous ressortons de l'officine, il est beau comme une momie de gala. » II s'agit évidemment de béru avec un impressionnant pansement autour de la tête.
Chapitre XV:
« Cramponne-toi au soutien-bras, recommande-je, une balade dans ces machins là, ça remplace une virée en soucoupe volante. »
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A TUE... ET A TOI. (safn19)

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« Spécial Police » Numéro 93. Janvier 1956.
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Pas le moindre soupçon d'anticipation ou de fantastique dans ce volume et paradoxalement cette aventure de San-Antonio n'aurait pas dépareillée la collection « Angoisse » de ce même Fleuve-Noir. A tue... et à Toi pourrait même être un excellent titre de BOILEAU-NARCEJAC voir pire un très bon Frédéric DARD.
En fait dans ce livre il n'y pratiquement aucune action. Pour les puristes et pour la forme signalons:
Chapitre: DUBOIS (DE SAPIN): à propos de la bombe atomique:
« ...parce que c 'est commack depuis l'époque quaternaire et que ça n 'est-pas près de finir malgré les délicatesses au plutonium des ces Messieurs!.. »
«J'amène la bouteille a moi et je pinte, je pinte comme un bébé tète! C'est de l'élixir de vie
qui me rentre dans le buffet... » O..K celle-là est tirée par les tifs!
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ÇA TOURNE AU VINAIGRE. (safn20)

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«Spécial Police » numéro 101. Juillet 1956.
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Une enquête dans le monde de la boxe et dans celui du trafic de diamants.
Troisième reprise. I:
« ...sa photo prouverait même qu'il avait plus d'affinités avec King-Kong qu'avec James Stewart... »
Sixième reprise. II:
« -Aucun appareil récepteur ne pourra jamais capter les ondes émises par un cerveau en plâtre! »
« -Pinaud, par moments, je me demande si Pascal ne se serait pas réincarné en toi en compagnie de Conan Doyle et des petites pilules Carter pour le foie! »
Sixième reprise. III:
« Je lâche la rampe et m'engloutis dans des espaces interplanétaires qu'aucun télescope géant ne capter a jamais. »
Cher commissaire le télescope Hubble n'était qu'à 34 ans dans l'avenir.
Dernière reprise:
« Je le bigle et, mettant en pratique mes dons certains de « télépathe », je lis au fur et à mesure, la vérité dans ses yeux. »
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LES DOIGTS DANS LE NEZ. (safn21)

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« Spécial Police» numéro 108. 1956
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Le célèbre commissaire commence à enquêter après avoir découvert un cadavre vieux de quinze ans dans le coffre d'une voiture ancienne. Rien dans nos domaines.
Chapitre: Mouche ton nez.....
« ... Je n'ai pas pensé à me munir d'un imper. Or il en vase comme vache qui a trop bu de bière. L'arroseur sidéral fait consciencieusement son turbin, croyez-moi »
Même chapitre:
« ...souffle dessus, ce qui nous donne droit à un nuage radioactif du plus bel effet... »
Chapitre: L'époque épique.
« -Je vais vous raconter une histoire à la Edgar Poe, attaque-je. »
Chapitre: La caissière du grand café.
« ... On leur remettra une tenue complète de scaphandrier à l'entrée contre les brûlures radioactive. »
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AU SUIVANT DE CES MESSIEURS. (safn22)
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« Spécial Police » numéro 111. Janvier 1957.
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En Suisse, San-Antonio abat un agent ennemi et toute la police helvète est sur les dents. L'éventuelle guerre sidérale de cette aventure se limite à Berne et à sa banlieue.
Chapitre V de la seconde partie:
« Les idées viennent mal. Je commence à dessiner un diplodocus unijambiste sur une feuille blanche, puis, trouvant qu 'il lui faut un corollaire pour l'harmonie de la composition, je lui adjoins une chaise dépaillée sur laquelle est déposé un dentier ». Ceci étant plus de l'art que de la conjecture il faut quand même faire avec.
Chapitre III de la troisième (et dernière) partie:
« -Représentant, fais-je, d'un ton détaché.
-En quoi?
-En tire-bouchon à pédale... C'est une invention à l'usage des manchots. Vous appelez un voisin afin qu 'il enfonce le tire-bouchon. Ensuite vous actionnez les pédales, celles-ci entraînent un pignon qui transmet la force imprimée à un levier situé à l'extrémité supérieure du tire-bouchon. Et hop! Le bouchon s'enlève... Pour les bouteilles de Champagne nous avons un appareil spécial destiné à casser les goulots... »
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DES GUEULES D'ENTERREMENT. (safn23)

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« Spécial Police » numéro 117. Mars 1957.
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San-Antonio course les ravisseurs d'un savant danois qui se livrait à de grands travaux sur un nouvel explosif. Aucune précision quant à cet explosif ne sera donné plus en avant.
Chapitre III:
«II gémit comme le fermoir d'un porte-monnaie écossais. (...) Tel un météore ou un satellite artificiel, notre équipage traverse Mantes, puis Evreux... »
Chapitre XI:
« Cette image m'écorchait tellement les lampions que je ne l'avais pas vus! Que ceux qui n 'ont pas lu « La Lettre Volée » de Poe me lancent la première paire de lunette. »
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LES ANGES SE FONT PLUMER. (safn24)

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« Spécial Police » numéro 123. Mai 1957.
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Le vieux envoie San-Antonio et sa maman en mission en Italie afin de démanteler un gang de trafic d'armes.
Chapitre I:
« -Prenez ça!
-Que zaco?
-Vous le voyez: un stylographe... Enfin, en apparence. Seulement, dans le corps de remplissage se trouve un explosif d'une extrême puissance. Avec se simple objet, vous pouvez faire sauter un immeuble... »
Notre héros ne s'en privera pas et dans le dernier chapitre fera exploser un bateau plein d'armes, dans le port de Gênes.
Chapitre V, pour l'anecdote:
« -Tu me rappelles une momie avec qui j'ai eu des relations coupables dans les temps très anciens, lui dis-je... On l'appelait Velpo parce qu'elle faisait bande à part... »
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LA TOMBOLA DES VOYOUS. (safn25)

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« Spécial Police » numéro 129. Juillet 1957.
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S. A. et Bérurier se baladant aux Halles tombent sur une tête humaine sans son corps, au milieux des têtes de vaches pas encore folles à l'époque.
Chapitre II: Tête de Béru découvrant la tête:
« On dirait qu 'il vient de voir passer une soucoupe volante. »
Chapitre III:
« Toute ma vie j'ai eu envie d'habiter dans un nuage rosé... De me baguenauder dans un infini bleu, poudré d'or, et de contempler de là-haut cette planète Terre ravagée par une moisissure appelée l'Homme! »
Chapitre V:
« Ça finit par produire un fracas bizarre, qui, je ne sais pourquoi, méfait songer à une colère de robots! »
Chapitre VIII: Une allusion à Arabelle la sirène, héroïne de B. D. de France-Soir et une autre à King-Kong.
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J'AI PEUR DES MOUCHES. (safn26)

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« Spécial Police » numéro 141. Novembre 1957
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Un collègue du Commissaire a réussit à s'introduire dans un laboratoire secret situé en Allemagne de l'Est. Ce laboratoire procède à des expérience bactériologique en pointe. L'agent secret a réussit à ressortir mais il porte en lui un bacille qui tue toutes les personnes qui l'approchent à moins de dix mètres. Avec des précautions infinis S. A. et l'espion retourneront au laboratoire pour essayer de trouver l'antidote et tout faire sauter.
Chapitre III:
«...J'ai l'impression de marcher dans l'univers sidéral, d'enjamber des planètes... Il me semble que le sol n 'existe plus et que pour toujours je vais me baguenauder dans cet infini moelleux. »
Chapitre IV:
«Mes histoires je vous les honnirais depuis Saturne! On intitulerait ça les Potins de la Comète! Et comme hymne j'adopterai « l'Intersidéral », sur l'air de : « C 'est nous les Martiens! »
Chapitre V:
« ...Mince d'angelot largué du ciel, si un pégreleux s'annonçait, il vous prendrait pour un Martien en quête de soucoupe! »
Chapitre X:
« Là est le principal labo. Je ne vous le décris pas car je suis effaré par les instruments qui s'y trouvent. Un vrai cauchemar d'anticipation! »
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SAN-ANTONIO MET LE PAQUET. (safn34)

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« Spécial Police » numéro 194. Juin 1959
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En voulant planter un sapin dans la maison que Pinaud vient de gagner à un concours, Béru déterre un cadavre. Rien à se mettre sous la dent dans ce volume sinon en grattant un peu:
Chapitre I :
« ... Y a de quoi se faire inscrire aux prochains championnats de ski à Tahiti, nonl »
Chapitre VI. Presque une uchronie (en cherchant loin):
«Les gens se sont demandé longtemps pourquoi le Napo se carrait la paluche dans le gilet. Je vais vous donner une explication rationnelle. Vous savez qu'il est canné d'un cancer à l'estomac. On peut conclure que son mal le taquinait déjà et que c 'était pour se masser le burlingue qu'il adoptait cette attitude célèbre. Il nous reste à nous réjouir, pour le standing des manuels scolaires, qu 'il n 'ait pas eu une maladie wagnérienne car ç'aurait été dans le tiroir du dessous qu 'il aurait glissé la pogne et là, ça risquait de faire mauvais genre. »
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LE SECRET DE POLICHINELLE. (safn27)

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« Spécial Police » numéro 145. Janvier 1958.
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A signaler que cette aventure ne comporte qu'un mort et encore le « tueur » est inattendu. A signaler également qu'une fusée-téléguidée est citée rapidement mais que suffisamment d'humains ayant ramassé des missiles sur le coin de la gueule ces dernières années peuvent, si ils ont survécus, affirmer que des fusées-téléguidées ne sont pas du domaine de la science-fiction.
Chapitre II:
« -Oui. Elle concerne un produit que nos savants mettent au point pour parer aux radiations atomiques. La France est sur le point de découvrir, sinon l'antidote de ce fléau, du moins un puissant palliatif... Une personne ayant le derme enduit du produit en question ne souffrira pratiquement pas des méfaits de la radioactivité! »
Chouette avec cette invention les mômes de la Hague risqueront moins de leucémies.
« La France lui doit une flopée de découvertes utiles, telles que la crème contre le feu du rasoir, et le sérum parabellum contre la maladie des serins, etc, etc... »
Là, San-Antonio n'est guère imaginatif, les produits après rasage existent, non! Quant aux habitants de Nantes il sont naturellement immunisés contre tous les maux de leurs Canaris locaux..
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DU POULET AU MENU. (safn28)

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« Spécial Police » numéro 151. Mars 1958.
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Toute l'intrigue de cette aventure tourne autour du prototype de l'Alizé 3, avion à décollage vertical. L'histoire débute à Paris et s'achève à New-York.
Chapitre II:
« ...En une heure je me rendrais inoubliable à une dame; en deux je pourrais faire laver ma voiture et en trois faire deux fois le tour de la terre (A condition toutefois d'être bébé-lune! Comme on dit dans le potins de la cornette.) »
Chapitre III:
«Nous parcourons des couloirs martiens, aux meubles futuristes... On se croirait dans une soucoupe volante... »
Chapitre V:
« Puis re-ciné (cette fois on passe une vie de Jeanne d'Arc « Je Suis en Sainte », le triomphe de Cécil Billet de cent, qui présente une nouvelle version très hardie: d'après lui, Jeanne aurait été ignifugée avant le supplice... Ce qui lui aurait permis d'avaler la fumée. Du cinéma Cauchon, quoi! »
Chapitre VI:
« Moi j'aime les croisières rapides, j'ai le côté spoutnik »
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TU VAS TRINQUER SAN-ANTONIO. (safn29)

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« Spécial Police » numéro 157. Mai 1958
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Suite du volume précédent; Aux States, S. A., Béru et pinaud affrontent un gang qui cherche à s'approprier les plans précédemment décrit.
Chapitre II: A propos d'un chien:
« -Toi, gueule-plate, si tu ne te tiens pas peinard, on te prend un billet de croisière pour la prochaine Apollo en partance, vu? »
Cette version provient des « Oeuvres Complètes » datant de 1969. En effet en 1958 le programme Apollo américain n'était même pas encore un projet et les américains n'ont envoyé que des singes dans l'espace et ce, seulement à partir de 1960. Pour les chiens dans l'espace il doit s'agir d'un vaisseau Russe datant de l'époque ou ce volume a été écrit.
Chapitre IV:
«... il me file un crochet gauche au foie qui méfait admirer une caravane de spoutniks. »
Chapitre V:
«Avec eux, Satan n'a aucune chance. Il est out d'avance! Pas de revanche possible! Grand combat intersidéral de poids moyens! Le révérend Mac Arrony contre Kid Méphisto! »
Chapitre VII:
« Vouloir aller dans la Lune! C'est bon pour Charpini! Qu'est-ce qu'ils espèrent, les frénétiques de l'intersidéral? Hein? Une vie peinarde parce qu'ils se sentiront moins lourdingues? Bande de pierrots, va! Scaphandriers de salon! Je les vois débarquer de la bonne fusée, ces conquérants à ondes courtes! Un drapeau à la main, nature! Parce que c 'est ça, le gros coup de bidon! La Lune, ils la veulent amerlock ou ruski. Française, ça on sait bien que ça n 'est pas possible (...) La Lune! Allez, gif Après tout p 't ' être bien qu 'y a du pétrole, là-haut (...) Transportons-y notre organisation et tout ce qui fait la grandeur de la civilisation! Nos militaires, nos percepteurs, nos fonctionnaires! En avant Mars! Les chanteurs de charme; les strip-teaseuses; les politiciens; les flics! Les employés de la voirie! Et San-Antonio par-dessus le marka avec un bath scaphandre à fermeture éclair pour si des fois y avait des Luniennes dans les cratères! »
Chapitre VIII:
« ...que nous avons laissé les documents à bord de « Liberté » et que je l'em... à pied, à cheval, en voiture et en soucoupe volante, .... »
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EN LONG EN LARGE ET EN TRAVERS. (safn30)

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« Spécial Police » numéro 163. 1958
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Le roi de la sardine à l'huile disparaît. San-Antonio envoie Bérurier enquêter. Le Gros disparaît. San-Antonio envoie Pinaud enquêter. Finaud disparaît. San-Antonio va enquêter lui-même.... Pas de conjecture.
Chapitre I:
« ...je suis occupé à étudier le rapport d'un de mes hommes, lequel rapport concerne les plans du nouveau nougat dont le prototype va être essayé par le club des centenaires de Montélimar. »
« ...la visiteuse est brune, des yeux clairs, une bouche à faire des bip (façon spoutnik) et un sourire signé Gibbs... »
« -Je crains que mon mari ne soit mort !
-Et son fantôme vous menace?
Ma boutade lui monte au nez... »
Chapitre II: A propos d'Alfred le coiffeur, amant de Berthe Bérurier ( dite la Gravosse)
« Comment qu 'il pratique, le coiffeur? Il doit s'encorder, c 'est pas possible autrement. Ou alors, il fait l'amour à la fusée téléguidée*. »
« ...Pinaud, le pape du gâtisme, disparaît à son tour exactement comme s'il s'agissait d'une vulgaire fusée américaine. »
Chapitre III: Note en bas de page:
« ...Que ceux qui sont contre la syntaxe à la production me contactent. L'avenir du langage, c 'est moi! Je suis le Jules Verne du vocabulaire. »
Chapitre V:
« ... et enfin sur la nouvelle fusée américaine mise en vente dans toutes les bonnes pharmacies... »
Chapitre XI:
« - Elle a disparu aussi? sursaute-t-il.
-Comme la soucoupe volante!
-Mais je la croyais avec vous! »
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LA VERITE EN SALADE. (safn31)

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« Spécial Police » numéro 173. Novembre 1958.
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Aucune conjecture dans cette classique enquête policière (classique, pour S. A. n'a rien de péjoratif et l'originalité du roman fait démarqué la Vérité en Salade de pas mal de polar de la même époque)
Chapitre I:
« Ce sont des blagues qui vous mènent directo à la Trappe, comme le mec qui a largué la poudre à éternuer sur Hiroshima. »
« Je me paie un examen express, en considérant la mère Bisemont d'un oeil concupiscent. Pour manoeuvrer ce tas de molécule avariées, il faut réunir un concours de circonstances et s'avoir s'en servir. En tout cas avoir une force d'imagination qui mettrait K. O. l'inventeur du spoutnik à pédale! Ou alors c 'est un robot, le jules de madame! Et un robot sur lequel on n 'a pas chiadé le sens tactile! »
Chapitre III:
« M'man verrait un Martien en culotte de cheval débarquer dans le jardin de notre pavillon qu'elle ne serait pas plus ahurie. »
Chapitre V: Suite à une tentative d'extorsion de fond par une méthode de Grand-Guignol:
« Ça lui apprendra, à ce petit salaud! Après ça, il n 'aura plus envie de jouer les André de Lorde! »
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PRENEZ-EN DE LA GRAINE. (safn32)

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«Spécial Police » numéro 179. Janvier 1959.
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Enquête en Hollande autour de voleurs de tableaux.
Chapitre VII:
« Je donnerais n 'importe quoi contre ce que vous voulez pour lui faire une démonstration de fusée volante à freinage épiscopal sur les moyeux latéraux du déversoir central. »
Chapitre VIII:
« ...-In petto, je me dis que pour contacter Van Knossen, c 'est pas le téléphone qu'il convient d'utiliser, mais un guéridon de premier choix. On n 'a rien trouvé de mieux pour communiquer avec l'au-delà sans passer par l'inter. »
Chapitre XII:
« -Qu 'est-ce que c 'est?
- De la vitamine A. B. C. D. 33, une nouveauté française... C'est contre la fatigue, la cellulite, la chute des cheveux, l'engorgement du pancréas et la liquéfaction de la matière grise. »
En fait il ne s'agit que d'une dragée à vertu soporifique.
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ON T'ENVERRA DU MONDE. (safn33)

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«Spécial Police » numéro 188. Avril 1959
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La femelle du Gravos s'est fait enlever, S.A. émet l'hypothèse d'un kidnapping imaginé par la
Baleine. Pour une fois il se trompe. Pas de conjectures.
Dans le premier chapitre S. A. et sa maman sont conviés au Gala de la Police du XXIIème arrondissement parisien.
Toujours chapitre I:
« -Non, j'attendais un représentant pour un nouveau séchoir par catalyse à friction bilatérale... »
Chapitre III:
« Seulement elle va tellement loin, votre connerie, qu'il n 'existe pas une fusée interplanétaire capable d'en trouver les limites. »
« D'après lui, ce serait une question de percussion et il prône l'utilisation d'un pistolet-à-suppositoire permettant d'administrer celui-ci à bout portant... »
Chapitre V:
«Les secondes s'écoulent, oppressante. A Cap Canaveral, lorsqu'on attend le faux départ d'une fusée intersidérante, on n'est pas plus tendu que le gars mézigue en ce moment. »
Chapitre VII:
« Il est l'auteur de ce fameux article sur la rencontre Eisenhower-Khrouchtchev à la Brasserie de l'Univers pour un tournoi de domino; et du fameux papier concernant le tunnel sous l'Atlantique avec embranchement pour l'Himalaya. »
Chapitre XII:
« Image hardie s'il en fut. Vous la voyez se désintégrer, vous, la baleine à Béru ? Même à Cap Kennedy ils n 'arriveraient pas à la faire disparaître... »
Chapitre XIII:
« ...tu peux compter que la Métro-Golvinge fera des confetti avec son contrat! Toutes les connardes qui ont le coup de chaleur devant sa photo croiront que c'est Frankenstein! »
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ENTRE LA VIE ET LA MORGUE. (safn35)

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« Spécial Police » numéro 201. Septembre 1959.
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Amenées en état d'hibernation sur les lieux de leurs forfaits des chauves-souris sont éveillées, munies de micro-bombes et envoyées sur leurs objectifs: des représentations américaines en France. Les incendies ainsi déclenchés par de gentils agent anti-impérialiste, provoque la scandaleuse intervention de l'agent du grand capital: San-Antonio.
Chapitre V:
« ...je faisais ma grande lessive annuelle. Avec Utopie, le monde bout plus blanc. »
Chapitre X: ou il est question de Béru:
«Le diplodocus vagit et actionne le cric permettant de soulever ses paupières. »
Chapitre XIV:
« ...ils jouent à la marelle ou au martien, et pourtant je les vois tels qu'ils seront à quarante carats.... »
Chapitre XVIII:
« Elle a eu droit à « la fusée sur son orbite »,.... » Suit une liste de spécialités gauloises de notre commissaire favori.
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TOUT LE PLAISIR EST POUR MOI. (safn36)

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« Spécial Police » numéro 207.1959.
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San-Antonio à 24 heures pour prouver l'innocence d'un condamné à mort avant l'instant fatidique. Le problème qu'il réussisse ne se pose pas, le problème est comment?
Chapitre IV:
« Si vous avez vécu ces moments désagréables, vous avez eu envie de vous désintégrer comme un vulgaire satellite. (...) Du coup, je trouve l'histoire de Geneviève Coras foireuse et j'ai plutôt envie de raconter à mon supérieur celle du Martien débarqué sur la Terre qui, s'approchant d'une pompe à essence, lui ordonna: « Conduisez-moi à votre chef. »
Chapitre IX: A propos de Béru:
«C'est pas à l'horrible homme des neiges que j'en ai, le rassure-je. »
Chapitre XI:
«-T'admires la Voie lactée ou bien tu cherche un spoutnik? demande le Gros. »
Chapitre XIV:
«-Qu'est-ce qu'il y a? On dirait que tu viens de voir un Martien. »
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DU SIROP POUR LES GUEPES. (safn37)

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« Spécial Police » numéro 216. Février 1960.
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Enquête classique à Juan-les-Pins.
Chapitre I:
«A première vue je l'ai prise pour un Martien (à cause de sa combinaison en matière plastique); à deuxième vue je l'ai prise pour une Martienne (à cause de sa plastique tout court)... »
« En moins de temps qu'il n 'en faut à une fusée américaine pour foirer... »
Chapitre V:
«Dans le fond, Bitakis ne leur laissera pas un souvenir plus fort qu'un beau Nice-Marseille! De quoi se faire naturaliser Lunien, quoi! »
Chapitre VIII:
« ...Cette pelure martienne qu'elle portait hier lorsque je l'ai vue for the first foisl »
Chapitre XI:
«Sa poitrine altière, sillonnée de cicatrices, ruisselle. Il n 'est pas encore rasé et, tenez-vous bien, le Gros, pour faire trempette, a conservé son chapeau. On a l'impression de se trouver face à face avec un monstre antédiluvien pondu par la mer ».
Chapitre XII:
« U regarde alternativement Béru, le secrétaire et votre serviteur avec l'oeil exorbité du monsieur qui verrait un Martien flirter avec une pompe à essence ».
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DU BRUT POUR LES BRUTES. (safn38)

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« Spécial Police »numéro 225. Mai 1960
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Au menu: une entrée dans un restaurant Russe et un dessert dans les caves de Champagne d'Epernay. Le menu conjectural est égal à néant.
Chapitre II:
« Je sens roussir les poils de mes bras et ceux, de mes oreilles. Ma trombine pète contre le trottoir. Je commence par admirer trente six chandelles. Puis ça afflue côté voie lactée. La grande ourse radine au son d'un tambourin...L'étoile Polaire survient, flanquée d'un esquimau. Et moi, San-Antonio, je vais me promener au pays des photos floues... »
« Vous le savez tous, Musset a dit qu'il faut qu'une porte d'ascenseur soit fermée si l'on veut qu'il fonctionne. Moi, je ferme celle de- mon monte-charge et je m'envole dans l'espace. »
Chapitre V:
« Ça ressemble à un glas. Si j'étais émotif, je frissonnerais. On se croirait dans un film d'épouvanté style avant-guerre. »
Chapitre VIE:
«Si vous voyiez votre San-Antonio joli, mesdames, vous grimperiez sur la commode! Je dois donner dans le genre terrifie. Le Boris Karlof de la rousse! »
Et tout le début du chapitre XV ou S.A., Béru et Pinaud rendent visite à Hector (le cousin de S, A.), dans son ministère. Le passage pourrait faire songer au premier sketch de Terry Gilliam: Les Pirates de la Finance pour le film des Monthy Pythons Le Sens de la Vie.
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J'SUIS COMME ÇA. (safn39)

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« Spécial Police » numéro 233. Juillet 1960
De retour d'Espagne ou il a sauvé des documents sur l'énergie atomique, le commissaire San-Antonio se fait kidnapper presque sous son nez sa mère, Félicie. Ça va barder! Aucune conjecture dans cette histoire.
Chapitre V:
«... mais mon rush lui indique clairement que je ne me trouve pas dans l'état d'esprit adéquat pour discuter des mérites du suspensoir atomique à fourche télescopique. »
Chapitre IX:
« Dans ses poches je trouve un passeport délivré par la République de Pleurésie (cet Etat ne figure que sur mon atlas personnel. Du moins sous ce nom. Il en a un autre qu'une légitime prudence me recommande de ne pas révéler) au nommé Léleska Céteski, natif de Moravak. »
Chapitre XII:
« Je suppose que lorsqu'on regarde peindre Picasso, toréer El Cordobès ou lorsqu'on entend M. Von Braun démontrer que, contrairement à ce qu'on imaginait, le carré de l'hypoténuse n'est pas égal à la somme des carrés des deux autres côtés dans le triangle rectangle; oui, je suppose que devant ces spectacles , notre derme se hérisse. »
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SAN-ANTONIO RENVOIE LA BALLE. (safn40)

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« Spécial Police » numéro 238. Octobre 1960
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Chapitre I:
«Y a de la soucoupe volante dans l'air... » San-Antonio renvoie la balle serait donc un chef-d'œuvre inconnu de la science fiction française? Que nenni, les soucoupes volantes en question ne sont que les pièces de vaisselles volant au travers de l'espace vital des Bérurier lors d'une anthologique scène de ménage chez le couple éléphantes-que. L'histoire sans aucun élément fantastique
commence dans le stade de Colombes et finie dans un cirque.
Chapitre II: II est encore question de Ursula Andress dans les réédition, alors que la belle ne devait encore attendre que trois ans pour être connue. Dans la première édition c'est Jane Mansfield qui faisait de la figuration dans cette aventure.
Chapitre X:
«... mais la rigidité cadavérique a déjà son boulot. Monsieur est aussi raide qu 'une rampe de lancement pour fusées intra-muros. »
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BERCEUSE POUR BERURIER. (safn41)

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«Spécial Police » numéro 244. Décembre 1960.
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San-Antonio poursuit un brumeux personnage (qui n'est pas celui que l'histoire pourrait laisser croire), qui a le don d'endormir les gens à sa volonté et de leur faire commettre des actes répréhensibles, dont éventuellement des assassinats en état d'hypnose. Le gros Bérurier passera cet épisode dans les bras de Morphée du premier au dernier épisode.
Chapitre I:
« Les hommes (...) ont besoin d'étrange et de surnaturel. Leur pauvre peau les gêne aux entournures. Le soleil, les arbres, les petits oiseaux, ils ne les trouvent baths que dans les films, autrement, ce qu'il leur faut c'est de l'extase, de l'incroyable. Ils sont pour la lévitation, ils chérissent l'ectoplasme et il y a dans le coeur de chacun une Bernadette Scoubidou qui roupille. »
« ....dès qui s'inscrivent en priorité pour prendre des fortins, faire sauter des ambassades ou pour décarrer dans la Lune... »
Si vous n'aviez pas été convaincu par les mœurs de Sherlock Holmes dans La Vie Privée de Sherlock Holmes, le film de Billy Wilder, au chapitre VII de son livre San-Antonio fait de nouvelles révélations quant à l'habitant du 221 Baker Street:
DANS LEQUEL JE PROUVE QUE SHERLOCK HOLMES N'AURAIT RIEN A M'APPRENDRE:
«Non, il n'aurait rien à m'apprendre, ce superman de la déduction; quand San-A. s'y met, question méninges, il ne craint rien ni personne, pas même une méningite.
En y réfléchissant, je pense que si le gars Sherlock revenait, ce serait votre San-A. joli, mesdames, qui lui apprendrait des choses. Et plus que des choses: des trucs.
Dame, il était anglais, cet homme. Par conséquent, il ne devait pas savoir confectionner le cassoulet toulousains. Et toujours parce qu 'il était ; anglais, en amour ça devait pas être Versailles! Du reste, si vous ne craignez pas le vertige, je vais vous livrer franco de porc le fond de ma pensée: Sherlock était de la pédale. Faut savoir lire entre les lignes, comme les épouses des pêcheurs de goujons.
Dites, ses relations avec Watson: mon oeil! C'est de l'attrape-nigaud, de la poudre aux y eux! Les potes inséparables, on sait ce que ça veut dire! Pédoque, Holmes, oui! Et son complice, pourquoi portait-il un nom de pétard, hein? Un drôle de pistolet encore, ce zig! (San-A. veut sans doute faire allusion à la fameuse marque d'armes Smith et Watson!!!) »
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NE MANGEZ PAS LA CONSIGNE. (safn42)

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« Spécial Police » numéro° 250. 1961
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Dans une consigne de la gare Saint-Lazare San-Antonio se rend compte qu'un esthète y a abandonné trois têtes décollées de leurs corps: une tête de nègre, une tête d'asiatique et une tête de mulâtre. Le commissaire va devoir se casser la sienne pour découvrir le coupable de cette joyeuse plaisanterie.
Chapitre III: une allusion à King-Kong.
Le même: « -Je suis de trop? demande poliment le distributeur de fusées intersidérables. »
Idem: «Icelle se situe au 28 de la rue du Professeur Jean-Naifaidotre (célèbre chimiste français qui inventa la mollesse du caramel mou, la machine à enrouler le papier tue-mouches et qui le premier fit la synthèse de la poudre d'escampette... »
Chapitre IV: ou l'on retrouve le chimiste du chapitre précédent:
« qui outre les inventions précédemment citées, découvrît l'appareil a transformer les éter-nuements en énergie nucléaire et le sérum antifaramineux. »
Dans ce même chapitre l'abominable homme des neige est cité.
Chapitre V:
«J'ai toutes les peines du monde, plus une peine Lunienne et deux peines martiennes à me faire reconnaître.»
Chapitre VII:
« Et puis c'est le silence interplanétaire... »
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LA FIN DES HARICOTS. (safn43)

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« Spécial Police » numéro 259. Mai 1961.
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Tout la fine équipe plus l'inspecteur Pâquerette est à la poursuite d'un tueur en série qui a pris la mauvaise habitude d'étrangler les prostituées qu'il rencontre. Au chapitre III il est fait allusion au grand Alfred Hitchcock.
Chapitre V:
« Un type en salopette brune (...) fonce sur moi comme une fusée de Cap Kennedy destinée à la lune fonce en direction du soleil. »
II faut dire que les débuts des fusées américaines vers la lune ne furent guère encouragés de succès.
Chapitre VIII:
« Voilà quelques années, il m'est arrivé une aventure curieuse. Plusieurs nuits de suite j'ai rêvé que je roulais sur les quais en direction de la gare de Lyon et qu 'un petit monsieur barbu surgissait de ma gauche au volant d'une Dyna Pan-hard et m'emboutissait. Or, un matin, comme je me rendais précisément à la gare de Lyon pour y accueillir Félicie qui revenait de chez une parente, une Dyna Panhard surgit de la place du Châtelet et percuta mon aile. Pendant les premières secondes qui suivirent l'accident, je sus ce qu'était la quatrième dimension. Heureusement, ce n 'était pas un petit barbu qui pilotait l'auto, mais une dame a qui un examinateur étourdi avait donné par mégarde le permis de conduire. »
« (Vous ai-je dit que Pâquerette est particulièrement hanté par le suppositoire ? N'a-t-il pas, sous un nom d'emprunt, présenté au concours Lépine une mitraillette à suppositoires pouvant tirer coup par coup, ou par rafale (dans les hôpitaux et les familles nombreuses). Malheureusement son invention a été boycottée à la suite d'une pétition entreprise par Charpini.) »
Chapitre X: une allusion à Edgar Poe.
Chapitre XI: une allusion à l'abominable homme des neiges.
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Y'A BON SAN-ANTONIO. (safn44)

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« Spécial Police » numéro 265. Juillet 1961.
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Aventures au Congo sans grands rebondissements. La conjecture rationnelle romanesques est des plus minimaliste.
Une allusion au Grand-Guignol dans le troisième chapitre. Dans ce même chapitre dans une longue liste de moyens de transport, une fusée est évoquée, entre autre comme moyen d'envoyer balader les gens.
Chapitre V:
« Elle me fait le lotus effeuillé; je lui revaux ça avec le candélabre chinois (...) elle m'apprend le coup du Martien, moi aussi je lui enseigne la tabatière à ressort. »
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DE «A » JUSQU'A «Z». (safn45)

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« Spécial Police » numéro 273. Octobre 1961.
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Ce volume démarre sur les chapeaux de roues avec l'enterrement de San-Antonio et s'achève avec le découverte d'une machine à écrire, qui bourrée d'un explosif nouveau, doit exploser lors d'une conférence internationale, dès que le délégué qui s'en servira écrira avec, un mot bien précis.
Chapitre II:
« -Un duel, peut-être ? ricane-je. Au sabre d'abordage ou à la fronde électronique ? »
Chapitre IV:
« Je n 'ai pas les deux pieds dans le même sabot, comme disait un centaure de mes relations. »
Chapitre V:
« Quand je pense qu 'à chaque bout du monde, des mecs se creusent la timbale en se demandant comment ils pourraient bien aller dans la lune! ils me font pitié! Restons terriens mes frèresl »
Chapitre VI:
« Manque de pot, je suis tombé sur le genre de tronche qui ne croit pas aux Martiens. »
Chapitre VII: dialogue entre Béni et S. A.:
« -Tais-toi. T'a pas plus de coeur qu'un bidon d'essence. Oh! ce que ça me dégoûte, des enfoirés comme toi! Ça me donnerait envie de partir dans le cosmétique avec Gargarisme.
-Gagarine, Gros.
Si tu veux. Au moins, Margarine, quand il est dans son cigare y pense plus à l'ingratitude humaine. Tout ce. qui l'inquiète c 'est que les bougies de son zinzin s'encrassent pas. Les amis en peau de lapin, il s'en fout, Saccharine... »
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SAN-ANTONIO CHEZ LES MAC. (safn46)

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« Spécial Police » numéro 281. Décembre 1961.
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Aventures en Ecosse ou dans le lac local une légende veut qu'un monstre apparaisse tout les cinquante ans, Béru lors d'une partie de pêche déclare l'avoir eut au bout de sa ligne, la bête lui à
même brisé sa gaule. La bête était si énorme et il a eu si peur qu'il lui a vidé son chargeur dans le corps. Le brave Béru ayant l'équivalent d'un litre de Whisky dans l'estomac il n'est pas pris au sérieux par S. A. En fin de volume dans « France-Soir » un entrefilet signale que dans un lac d'Ecosse un monstre gigantesque, ou plutôt son cadavre, a été découvert échoué sur la rive.
Chapitre VI:
« La grande patronne du whisky Mac Herrel a tout ce qu'il faut pour obtenir de haute lutte son admission au musée des horreurs. A côté d'elle, Dracula a la frime de Sacha Distel. »
« Une chambre ronde me séduit particulièrement car elle me rappelle un film d'épouvanté que j'ai beaucoup aimé. ».
« Le français n'a pas de vaisseau cosmique, mais je crois que personne mieux que lui ne sait aller dans la lune. Je voudrais les voir les Titov et consorts avec leurs brancards. Ils s'envoient en l'air tout seuls, ces messieurs; Pendant ce temps leurs dames font ballon et rêvent à de fusées moins spatiales, moins spéciales. Elles font leur vaisselle avec Cosmos, en attendant que leur satellite devienne rouge. »
Chapitre VII:
« -Parfaite. Non, elle n 'a pas rouscaillé et sa tante non plus. Entre nous et la planète Mars, ça me chiffonne un peu. »
Au chapitre IX l'inévitable fantôme écossais vient faire son numéro de suaire. Il s'avérera que le dit fantôme n'est autre que l'ineffable Béru, bourré.
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FLEUR DE NAVE VINAIGRETTE. (safn47)

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« Spécial Police » numéro 293. Mars 1962.
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« Fleur de Nave Vinaigrette » est à San-Antonio ce que « On ne Vit que Deux Fois » est à
James-Bond. En bref ce récit se déroule au Japon et pas l'ombre d'une conjecture n'effleure ce récit.
Chapitre IV:
«La nuit est douce, vachement étoilée. -Qu'est-ce que tu regarde ? S'inquiète le Colosse, t'as peur des satellites ?
-Je cherche à apercevoir un tapis volant, mais ils n'ont pas dû allumer leurs feux de position! »
Chapitre IX:
«... nous atteignons la place Hifoskifo au milieu de laquelle s'élève la statue d'Hokilépabo, l'inventeur de la brouette japonaise à double carburateur. »
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MENAGE TES MENINGES. (safn48)

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« Spécial Police » numéro 305. Juin 1962.
Aventures à Cuho, l'île dont Infidèle Castré est le président. Pas de S. F.
Chapitre II:
« Le gars me dit «gracias» et me laisse dégager ma valtouze de son bolide avant de démarrer comme le troisième étage de la fusée Atlas. »
Chapitre IV:
«Si la môme voyait radiner le fantôme de Ramsès II en caleçon de bain elle ne serait pas plus ébahie»
« II est allé voir dans la voie lactée si un cosmonaute n'y aurait pas perdu son casse-croûte. »
Chapitre VIII:
« -J'ai déjà vu ce veau dans un film d'épouvanté, affirme Béru. Mais je me rappelle plus si que c 'était dans «Quicécekula» ou dans «Franck Einstein»... »
Chapitre IX: une allusion à King-Kong.
Chapitre XI:
«Elle prend ses virages à la corde et conduit au frein. Par ' instants, on peut se croire à bord d'une fusée spatiale. »
Chapitre XV:
« -Une dizaine de milliers de kilomètres! s'étrangle l'Enflure. Mais c'est pas une camionnette qu'aurait fallu, c't'une fusée! »
LE LOUP HABILLE EN GRAND-MERE. (safn49)

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« Spécial Police » numéro 317. Octobre 1962
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L'action de cette trépidante aventure se situe en France et en Allemagne de l'Est. Deux bandes d'espions internationaux s'affrontent pour la possession de la formule d'un herbicide pour le moins révolutionnaire.
Chapitre X:
«-il s'agit d'une découverte d'un savant italien. Vous lancez dix kilos de ce produit sur la Beauce et pendant quatre ans il n 'y pousse plus le moindre brin d'herbe. Aucun végétal ne peut résister: pas un arbre, pas une plante! (...) Dans le cas d'un conflit, le pays qui posséderait ce produit pourrait réduire son adversaire à la faine en un clin d'oeil. Plus de blé! Plus de fruits ni de légumes! Plus de pâturages! Le bétail meurt en quelques jours. C'est cela la vraie terre brûlée! Des centaines de milliers d'hectares de terrain transformé en lave. »
Chapitre V: suit la description d'une partie du matériel du laboratoire de la Poule parisienne:
« Quatre petites fioles à goulot évanescent se trouvent à portée de sa main. L'une contient vraisemblablement du péninsulaire convergent: l'autre du magmatiquepréhensif (ça se reconnaît à la couleur); la troisième du fréquentatif frisé et la quatrième du bractéal filiforme (mais je peux me tromper).» Bonjour le correcteur d'orthographe de l'ordinateur. Chapitre IX:
« Un incident technique s'est produit, qui a freiné le retour à la terre des deux réputés astronautes. Ils sont restés placés sur leur orbite, les pauvres biquets? »
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SAN-ANTONIO CHEZ LES «GONES». (safn50)

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« Spécial Police » numéro 321. Novembre 1962.
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Au pays Lyonnais la conjecture est inexistante sauf:
Chapitre IX:
« Au point où elle en est, elle roupillerait sur la plate-forme d'une fusée interplanétaire ou sur l'épaule d'un lépreux. J'ai pitié. »
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SAN-ANTONIO POLKA. (safn51)

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« Spécial Police » numéro 333. Janvier 1963.
Du froid de Courchevel au chaud du Sahara San-Antonio poursuivra deux bandes de truands à la recherche d'un industriel ayant trouvé la formule d'une nouvelle bombe. Chapitre XII:
«-Un groupe d'ingénieurs de l'Etat travaillaient chez moi sous la direction du professeur von Klafouti à la création d'une arme thermostatique-mixte à virevolteur cadastral électronique dont la force destructrice est terrible. »
Chapitre I: Une brève allusion à King-Kong.
Chapitre II: une description de voiture n'ayant jamais été présentée au Salon de l'Automobile:
«...ladite personne possédait une voiture américaine avec sièges renversables et chauffage ambiant à pulsion cardio-vasculaire double sur mollusque hybride à perforation intermédiaire biconvexe. »
Chapitre V:
«Les ceuss qui me voient débouler se demandent si je suis un Martien en retard ou si on est mercredi! »
Chapitre VII:
« -Tu n 'aurais pas fait un bon astronome, Béru. Si tu prends le tournis en regardant une croisée, qu 'est-ce que ça serait si tu visionnait la planète Mars! »
Chapitre VIII:
« -Ma chère Eva, fait-il, si vous craignez les émotions fortes, le moment est venu pour vous de quittez la pièce!
Elle hausse les épaules.
-Vous plaisantez! Je ne vais voir que des films d'épouvanté! »
« Si j'apercevais le spectre d'Hamlet en bikini je ne serais pas plus sidéré, mes amis. »
Chapitre XI:
« -On se croirait peut-être dans la lune, admet Béru, mais ce n 'est pas ce qui nous donne à bouffer. Et puis moi, les voyages dans le cosmétique, je ne suis pas partant. »
Chapitre XII:
« La douleur me ramène sur terre sans escale. J'ai la fusée Mercury qui décélère, mes fils! Si mon parachute à condensation émollente fiscale ne s'ouvre pas, je vais me fracasser la capsule! »
Chapitre XIII: ou l'on retrouve Meunier présentant à S. A. un petit gadget à la James Bond:
« Ravi, Meunier déballe son carton. Dedans il y a deux paires de lunettes de soleil et deux stylos(...)
-Vous mettez un stylo dans la poche de votre veston, comme ceci: c'est le micro. Puis vous placez les lunettes sur votre nez, comme ça: ce sont les écouteurs. (...) ... une autre personne fait de même. Chacune d'elle a cette petite pile dans la poche. Cet équipement invisible leur permet de correspondre jusqu'à une distance de cinq cents mètres. »
Chapitre XVI: Nos héros essayent de localiser le repaire des vilains gangsters:
«D'après ce qu'elle nous a banni dans le bureau de l'aéroport, le repaire se trouve en territoire Babouchien, non loin de la frontière du Misti-Frisé et à environ deux cents kilomètres de Kolom-Bey-les-Deux-Mosquées, vile réputée pour ses élevages de girafes. »
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EN PEIGNANT LA GIRAFE. (safn52)

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« Spécial Police » numéro 343. Mars 1963.
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San-Antonio et Béru se sont infiltré dans un cirque pour essayer de coincer des -voleurs de tableaux. Pour donner le change le Gros interprète
un numéro d'ogre où il dévore vraiment n'importe quoi, du rat crevé à l'évier de lavabos. Le plus insoutenable de ce numéro d'anthologie restera l'avalement des oeuvres complètes de Daniel-Rops (en italien).
Chapitre III:
« ...tenez, j'aimerais mieux me charger de la mise à feu d'une fusée Atlas, ce serait plus simple. »
Chapitre VI:
« La nuit est belle; les étoiles sont branchées sur des accumulateurs tout neufs et la lune, oubliant qu'elle a une escarbille soviétique dans l'oeil, se marre. »
Chapitre IX:
«II l'examine d'une façon éhontée comme il regarderait un Martien en train défaire ses ablutions dans son bol de café au lait. »
« Je n 'y vais pas avec le dos de la tuyère (comme on dit à Cap Carnaval) ».
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LE COUP DU PERE FRANÇOIS. (safn53)

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« Spécial Police » numéro 358. 1963
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San-Antonio affronte .le personnel de l'ambassade d'Alabanie dont certains membres font partie d'un groupe extrémiste dont le but est de fomenter des troubles en Europe.
Chapitre I: S. A rencontre un ancien professeur qui lui conte ses malheurs de santé:
« -Qu'aviez-vous?
-Une glomurite distendue de la membrane perchée, m'explique-t-il.
-C 'était douloureux?
-Au début on ne s'en rend pas compte, mais progressivement les symptômes apparaissent. On commence à faire un foutriquet latent du capuchon et ça évolue très vite, jusqu'à ce qu 'on assiste à un affaissement de l'Huhéner. Lorsque le professeur Bhandemoux m'a opéré, j'étais sur le point défaire un culbutus du croupionus
Chapitre VII: une allusion à King-Kong.
Chapitre VIII:
« Nous vivons tous à califourchon sur la fusée Atlas en rouscaillant parce qu 'elle ne va pas assez vite. »
« Et pourtant ce canari, c 'était un bon copain. Le seul canari in thé world qui savait siffler la Marseillaise. Paraît qu'il se déclenchait dès qu 'il entendait la voix du général à la radio. »
Chapitre XIII:
« ....en Robinson, en robe, en robinet, en Robbe-Grillet, en robot, en robuste.....»
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LE GALA DES EMPLUMES. (safn54)

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« Spécial Police » numéro 385, Décembre 1963.
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Un véritable thème de science-fiction, celui des homoncules artificiels.
Chapitre XH:
«.Nous sommes penchés sur le minuscule cadavre d'un homme mesurant un vingtaine de centimètres. Puck!
Car Puck était un homme authentique, merveilleusement proportionné, dû -c'est mon pape de labo qui nous l'apprend- au génie du professeur Mikaël, le fameux biologiste. (...) L'existence de Puck, cette infernale création a donc été gardée secrète. (...) Vous vous rendez compte d'un pilote idéal pour des fusées interplanétaire! Un pilote qui peur faire dodo dans une boite à chaussures et qui pèse trois kilos! C'est formidable, non? Virginie le conditionnait progressivement. D'où le minuscule gymnase découvert dans ses appartements lilliputiens. »
Chapitre I:
« ...a acheté à son Big Boss un stylo en or massif, avec remplissage thermonucléaire... »
Chapitre VIII:
« On a l'impression d'être le premier Martien à débarquer d'un pas martial dans leur existence... »
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VOTEZ BERURIER.

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« Spécial Police » numéro 391. Février 1964.
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Non seulement le gros se présente à la mairie mais il découvre un nouvel ami dans la personne d'un adjudant à la retraite très pittoresque quoique un peu réac tout de même.
Chapitre I:
«... car Bellecombe-sur-Moulx, sous-préfecture de la Seine-et-Eure (nul ne l'ignore, je pense ?) n 'est qu 'à quatre kilomètres de Saint-Turluru. »
Chapitre III:
« J'éclate d'un rire qui ressemble au départ d'une fusée spatiale française »
Chapitre XIII:
« Mais c 'est pas tout. Pour éviter les zizanies avec le tunnel sous la Manche où le pont en dessus, y a qu'à refiler le Pas-de-Calais aux English. Comme ça, l'Angleterre ne sera plus isolée et on cessera de se faire tartir avec le ferry-Boîte...'»
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BERURIER AU SERAIL.

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« Spécial Police » numéro 427. Septembre 1964.
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Rien de bien conjectural dans cette aventure exotique et pas la moindre petite phrase pouvant nous exciter. Seuls les lieux de l'aventure nous intéressent.
Chapitre I:
« -Messieurs, attaque-t-il, peut-être le savez-vous déjà, mais l'Imanat de Kelsaltan résulté d'un éclatement de l'Arabie Karbonate de Séoud survenu tout de suite après la guerre qui opposa ce pays à l'Angleterre sous le règne de Fotomathon
-La capitale, s'appelle Kelsalmecque et les habitants du Kelsaltan sont les Kelsaltipes.... »
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Salut Jeandive, pour moi les pulps sont des objets, vu que je ne parle qu'une dizaine de mots d'anglais et tant que les anglos-saxons ne feront pas l'effort de publier en français, les pulps resteront des objets. Bon et plus sérieusement je n'ai pas l'intention de donner suite à ces pulps, je les ai placé ici pour faire une jolie galerie en attendant des bricoles plus anciennes. Isma
« L'HOMME INVISIBLE » de A. (Arnold) MAHLINGER. Titre en page de faux-titre : « LA VILLE HANTEE ou L'HOMME INVISIBLE »
Emile Gaillard, sans date, pour notre édition, dont seule l'initiale du prénom A. figure sur la couverture. Société Française d'édition d'Art, sans date, (1901), pour l'édition de la B. N. , où Arnold est clairement identifié. Cartonnage grand in-8° de 320 pages. Illustrations hors-texte. Couverture illustrée d'un médaillon et de bandeaux aux décors de fleurs pour notre édition.
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A Corfou, en Grèce, le Hadj Hassan un grand sage, en voulant découvrir le secret de la pierre philosophale (ce n'est pas le premier), invente, par une suite d'incroyables hasards celui de l'invisibilité de la matière. Cette extraordinaire découverte ayant été faite après que celui-ci ait renversé par mégarde une solution liquide sur son chat, matou qui s'enfuyant sans sa tête et avec trois pattes en moins fit réfléchir le Hadj.
S'étant lui-même aspergé de sa lotion, il devient à son tour invisible et est obligé de se promener en ville en tenue d'Adam (heureusement que ce n'est pas un Danois qui est découvert la formule). Il en profite pour faire sauter un verre au visage d'une personne qui médit de lui et envoie rouler dans la poussière un brigadier qui brime un simple d'esprit.
Hassan étant Turc et n'ayant pas une bonne réputation, il commence à être soupçonné de sorcellerie. Une expédition punitive dans son antre inverse totalement l'opinion des gens à son sujet et le fait passer pour un protégé du saint local (Saint Spiridion) à la suite d'un incident assez cocasse : il s'était entièrement enduit le corps de sa mixture, sauf la barbe.
Travaillant depuis de nombreuses années sur l'élaboration d'une machine volante, la machine à une forme d'armure que l'on endosse et est propulsée grâce à la réaction de certains produits chimiques, son premier essai ayant lamentablement échoué, le Hadj est obligé de se rendre à La Mecque pour se procurer une formule secrète ne se trouvant que dans certains livres sacrés.
Le reste du volume est un long exposé sur La Mecque et ses villages environnants, l'Islam et les légendes Arabes, les us et coutumes des Bédouins et Berbères, entrecoupé des aventures de notre héros se faisant passer pour un invisible envoyé du prophète. Quelques problèmes se posent à lui afin d'éviter les foules et d'utiliser les transports en commun car, en effet, il a oublié d'amener avec lui sa potion le rendant à nouveau visible. Un des passages les plus amusant de ce livre se situe vers la fin où dans ses pérégrinations la peau de son visage et des ses mains ayant pelée sous les effets du soleil, tombe. L'effet produit est fulgurant et impressionne fortement la population, car seules la tête et les mains de Hassan se promènent dans la ville.
L'aventure se clôt par le retour du Hadj Hassan dans ses foyers où il se jure de ne plus jamais toucher à l'invisibilité. (De la machine volante il n'est plus question un seul instant).
Un petit roman, dont la date nous est fournie par la B. N., très contemporain de la première sortie française du roman de Wells. (Ollendorff 1901 et édition originale anglaise en 1897, pour le texte de Wells) Isma
Une nouvelle petite livraison de vinyls plus une adjonction parcimonieuse d'airs écoutables sur les vinyls déjà présentés.
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« ATOMAS, LA FOURMI ATOMIQUE » (Atom Ant in : Muscle Magic), série américaine des productions Hanna Barbera, elle voit le jour en 1965 et dure le temps de deux saisons : 26 épisodes de 20 minutes, jusqu'en 1967. La voix française de Atomas était assurée par Jacques ZOUVI. Disque 33 tours comportant de la musique, de la narration et quatre chansons. Disque un peu plus rare que les autres Hanna Barbera. Ce vinyle est un montage mais n'est pas tiré d'une aventure diffusée à la télévision (comme pratiquement tous les disques de ces productions)
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« LA PETITE BOUTIQUE DES HORREURS » (The little shop of horrors), film de la bonne période de Roger CORMAN, réalisé en 1960 (avec pas beaucoup de sous). La distribution principale étant assurée par Jonathan HAZE, Jackie JOSEPH, Mel WELLES et Dick MILLER, Jack NICHOLSON est crédité d'un petit rôle de figuration. Musique de Fred KATZ (Ronald STEIN a également composé de la musique pour ce film mais n'est pas crédité au générique). Disque américain 33tours Rhino RNSP 304.
Extraits - "Main Title" et "Fooooood!" :
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« J'IRAIS COMME UN CHEVAL FOU », second film réalisé par Fernando ARRABAL, après « VIVA LA MUERTE », et datant de 1973, avec Emmanuelle RIVA, George SHANNON, Hachemi MARZOUK, Marco PERRIN, etc. Film tellement personnel qu'il en est parfaitement hermétique. Rare disque 33 tours Festival FLD 626 contenant : « FUGLEREDEN – petite contine (sic) Danoise », de la musique folklorique Pygmée et Tibétaine, du HAENDEL, du BACH, « ERIKA – Soldatenlied und march », musique authentique du IIIème Reich, et « FREEDOM », une chanson Grecquei.
Extrait - "Freedom" :
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« THE HOBBIT », dessin animé américain pour la télévision, réalisé en 1977 par Jules BASS et Arthur RANKIN, avec les voix de Orson BEAN, John HUSTON, Otto PREMINGER, Richard BOONE, etc. Musique de Maury LAWS. Réalisé un an avant le dessin animé de Ralph BAKSHI, ce film est une adaptation de « BILBOT LE HOBBIT » de J. R. R. TOLKIEN.
Extrait - "The Flight of Dragons" :
« THE SCENE IS CHANGED » de James RAY, (pseudonyme de Eric Honeywood PARTRIDGE (1894 – 1979). Edition Originale, London, John Heritage, 1932.
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Grande-Bretagne, 14 ans après la fin de la première guerre mondiale (donc dans un univers parallèle), un journal relate une épidémie inconnue et mortelle commençant par de vulgaires maux de tête mais suivie, à très brève échéance par le décès des personnes atteintes, sans possible rémission. Ce sont les hommes qui, en grande majorité sont touchés. Trois jours passent et les île britanniques recensent plus de trois millions de morts. Quinze jours plus tard il ne reste plus qu'environ un milliers d'hommes en Angleterre alors que les femmes n'ont perdu « que » les trois quarts de leur effectifs. Sur toute la Terre c'est le même phénomène qui domine et les races de couleurs sont exterminées, femmes comprises, sans qu'il y ait la moindre explication rationnelle de l'épidémie.
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Le livre raconte la survie de 300 hommes d'Oxford pour tenter de ramener la vie à un certain degré de civilisation. De 1932 à 1953 les luttes pour le pouvoir sont incessantes et il faut continuellement palabrer avec les femmes qui ont composé leurs propres associations. Il faut également lutter contre des pillards, des hommes retournés à l'état de quasi barbarie. La disparité écrasante hommes-femmes, en faveur des femmes, n'empêche pas les hommes d'êtres les principaux protagonistes de l'histoire malgré les tentatives de musellement des hommes, par celles-ci. En fait c'est la politique qui continue de dominer ce reste d'humanité, qu'il faut dire bien organisée toutefois. Associations, trahisons et tout le toutim sont le lot de ce roman où l'auteur, commet une petite faute en faisant venir de France, par des renégats, trois mille Noirs pour donner un coup de mains pour écraser le maigre pouvoir en place (alors que l'auteur signale en début de romans que les gens de couleurs sont pratiquement tous disparus). Les Noirs seront impitoyablement massacrés à la mitrailleuse dès qu'ils auront foulé le sol anglais. Le lecteur n'aura pas de nouvelles du reste du monde pendant le roman, l'action s'y déroulant essentiellement en Angleterre. Finalement et avec beaucoup de temps une vie presque banale reprendra ses droits et les carences de l'organisation sociale dû au manque d'hommes s'harmonisera avec la bonne volonté de tous. Mais de nombreux combats aussi physiques que politiques émailleront ce « retour à la normale »
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Ce livre a été traduit en français par K. Marais (qui ne doit pas être breton) en 1934 par les éditions de La Nouvelle Revue Critique, dans la collection « Tour d'Horizons », sous le titre de : « CHANGEMENT DE DECOR », le format en est in-12° et il comprend 258 pages. Ce livre n'est pas très courant mais pas très passionnant non plus (la couverture non illustrée va suivre durant le week-end)
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Eric Honewood PARTRIDGE a écrit de nombreux livres dont une bonne quarantaine sur la langue anglaise, il était spécialiste du « Slang », sorte d'argot londonien, et d'étymologie. Il a écrit également d'autres romans sous le pseudonyme de Corrie DENISON (mais à première vue rien dans nos domaines). Il a aussi édité et écrit des livres sur le tennis. Bref un auteur bien complet. Isma

(je laisse le soin aux dirigeants de ce merveilleux site de virer mon doublon. Merci)
Des américains fous de rock et de surf, mais aussi amateurs de fantastique et d'horreur rééditèrent dans les années 90 une compilation, des meilleurs morceaux du genre. Vu que la matière était dense ils pressèrent 3 disques 33 tours.
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The SURF CREATURE volume 1 :
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Face 1:
BISCAYNES, The - Church Key
CLASHMAN, The - Boondocker
DOVAL, Jim & The GAUXCHO´s - Pink Elephants
FORTUNE, Johnny - Midnight Surf
FROGMEN, The - Seahorse Flats
GIGOLO´s, The - Night Creature
HAFNER, Bob - Surf Creature
JESTERS, The - A-Rab
LOOSERS, The - Balboa Party.
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Face 2:
MYERS, Dave & The SURFTONE - Laguna Limbo Luau
PASTEL SIX, The - Bandido
ROTATIONS, The - Heavies
SPACEMEN, The - Blast Off
SPLIT ENDS, The - Endless Sea
STORMS, The - Tarantula
TORNADOES, The - Bustin´ Surfboards
VAUGHTt, Bob & The RENEGAIDS - San Onofre
VELAIRES, The – Brazil
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The SURF CREATURE Volume 2:
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Face 1 :
1. ZORBA & THE GREEKS: Shockwave
2. THE SILVERTONES: Bathsheba
3. THE VELVETONES: Static
4. THE VELVETONES: Doheny Run
5. MANUEL & THE RENEGADES: Woody Wagon
6. CENTURIES: Outer Limits
7. AKI ALEONG & THE NOBLES: Body Surf
8. THE PENETRATIONS: Fakin' Out
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Face B:
1. THE TRAUNTS: Sunset Surf
2. THE INRRPEDES: Golash
3. DANNY STEEL: Chinese Twist
4. THE STARFIRES: Space Needle
5. DAVE MEYERS & THE SURF TONES: Gear
6. VULCAINES: Cozimotto
7. NEVEGANS: Russian Roulette
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The SURF CREATURE Volume 3 :
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Face 1 :
THE STARFIRES: Hand Full Of Blood
THE MAJESTICS: Big Noise From Makaha
CRAIG CAHILL & THE OFFBEATS: Surfin' Elephant
CRAIG CAHILL & THE OFFBEATS: Pipe City
THE VARITONES: Repto
AKI AELONG: Earthquake
THE MYSTERIONS: Jerico Rock
THE NEWPORT NOMADS: Harlem Bells
Face 2:
THE TRADEMARKS: Baha Ree Bah
THE HUSTLERS: Barefoot Venture
MICKEY AVERSA: Blast Off
ATTILLA & THE HUNS: The Lonely Huns
FIVE MORE: Avalanche
THE FUGITIVES: Goldenrod
THE FENDER FOUR: Everybody Up
THE BONNAVILLES: The Bonnavilles Stomp
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A première vue toutes ces merveilles sont disponibles en 33 tours et en CD's sur le net.
Extraits - The Spacemen : "Blast Off" :
The Gigolo's : "Night Creature" :
Centuries : "Outer Limits" :
SAINT BARBE-BLEUE de Georges DELAQUYS
Roman in « Le Petite Illustration » n° 789 et 790 (Roman 374 et 375), 12 et 19 septembre 1936. 2 fascicules in-8° de 32 pages chacun. 4 illustrations de Léon FAURET.
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Le baron Petrof est une sorte d'oncle Picsou, mais en plus sérieux et plus réaliste. Magnat de toutes sortes d'industrie, sa fortune est aussi colossale que son manque d'humanité. Les femmes ne l'intéressent que lorsqu'elles sont tarifées et il ne prend du plaisir qu'à dompter les choses et les gens et il est surnommé Barbe-Bleue.
Un jour, dans le rue, il croise une petite marchande ce violette et avec toute sa suite l'invite au restaurent ou, par amusement, la couvre de bijou, l'habille de neuf et de façon luxueuse, Roseline, la jeune fille est fortement impressionné, mais tient tête à Pétrof. Le baron est surpris et s'imagine que cette naïveté cache une froide détermination et des calculs savamment orchestrés, qu'il se dit mettre à jour rapidement, alors que, faits incroyables et réels, Roseline est amoureuse sincèrement du vieux magnat.
Deux ans s'écoulent et Pétrof n'a toujours pas pu se rendre compte que Roseline l'aimait vraiment. Pourtant, il s'acharne à déjouer ce vil complot contre lui, mais la jeune fille déjoue les pièges tendus d'autant plus facilement qu'elle n'a pas à forcer sa sincérité. Lorsqu'un jour elle lui avoue ouvertement son amour, Pétrof devient complètement fou, car il ne peut pas comprendre, alors une idée lui vient à l'esprit et il lui demande si elle est capable de mourir d'amour pour lui, Roseline est intelligente et après avoir réfléchi, lui réponds oui ! Alors pour la tester le baron lui demande de boire une coupe empoisonné et donc létale. Roseline réfléchie à nouveau et la bois d'un seul coup sous les yeux du baron complètement paralysé par son geste qu'il n'attendais absolument pas. Pétrof reste abasourdi, quelqu'un l'aimait, lui, pour lui et pas pour sa fortune, en une nuit un changement s'opère en lui dominé par un sentiment de culpabilité sans nom. Le matin tous ses cheveux ont blanchis. Fin de la première partie, le roman à la Georges Ohnet va devenir un roman de science-fiction.
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Du jour au lendemain la vie et la mentalité du baron changent du tout au tout et il décide de consacrer son immense fortune au bien de l'humanité. Après avoir demandé des idées à son entourage et ses idées étant peu réalistes : suicide, retraite au couvent, méditations, etc, du même acabit, il prend rendez-vous avec des inventeurs qui ont des idées innovantes dans des domaines scientifiques.
Le premier un chimiste, à comprimé les aliments sous forme de pilules, et bien que Pétrof estime que les humains ne soient pas encore destinés à mettre des pilules à leur ordinaire il subventionne le chimiste afin que celui-ci créée un phalanstère au Maroc pour tester le résultat de ses recherches par des volontaires.
Le second, partant du principe que tout phénomène physique laisse une trace vibratoire dans l'espace, espère recréé des sons du passé, voir des personnages et des événements.
Un autre, en avance sur son temps, prévoit la captation de l'énergie solaire, pour la transformer en énergie (livre écrit en 1936).
Un physicien manquant de financement a trouvé le moyen de rendre les hommes invisibles, seul petit problème, il n'a pas de solution pour rendre invisible le matériel et la matière non organique.
Un psychiatre a inventé un Psychomètre, appareil détectant à coup sûr toutes sortes de mensonges.
Un autre vient de découvrir un rayon de la mort particulièrement efficace. Là, Pétrof achète le brevet et l'enferme dans un coffre-fort, au moins personne ne s'en servira.
Le professeur Bernard vient lui proposer d'ouvrir le dossier « interplanétaire » et à moyen terme lui propose un voyage dans la lune en 50 heures et vers Mars en 4 mois. Le baron est intéressé et finance le devis de l'aventure. L'aspect technique et scientifique de l'affaire n'est pas ridicule et le savant rejette absolument l'idée de tirer dans l'espace un vaisseau spatial à l'aide d'un canon. Les travaux commencent.
Pendant ce temps Petrof ne reste pas inactif, il finance des instituts charitables, n'hésite pas à pratiquer des « rafles philanthropiques », ramassant les miséreux contre leur gré, fréquente les salons des dames patronnesses, bref il devient quelqu'un de socialement et moralement présentable.
L'ingénieur Bernard n'est pas inactif lui non plus car en deux mois il apporte le devis au baron pour la première tentative de voyage interplanétaire tentée par un homme, le coût tombe : 2 milliards. Soit ! Le baron marche et un bureau d'étude avec les meilleurs ingénieurs mondiaux est monté.
Le vaisseau est construit sur un terrain de Seine et Marne. Un pilote est « briefé » pendant de longues semaines. Puis vient l'instant du départ. Au dernier moment Pétrof qui avait tout combiné depuis le début prend la place du pilote et décolle avec le vaisseau spatial :
« Les six minutes passées, on vit une lueur énorme éclairer tout un pan du ciel du côté du couchant. Et il y avait à la même minute, dans tous les observatoires d'où l'on pouvait suivre le phénomène, cinquante astronomes qui guettaient, l'œil vissé à la lentille de leur télescope, pour voir passer dans le champ de leur lunette ce bolide métallique audacieux emportant dans l'éternité un homme qui avait, pour une petite fille morte, voulu réaliser quelque chose de grand ».
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Georges DELAQUYS refera parler de lui dans le domaine de la science –fiction en 1963 aux éditions du Scorpion et sous le pseudonyme de ARIEL, avec le roman : « NOS ANCÊTRES DU XXème SIECLE, ESSAI HISTORIQUE REDIGE EN L'AN 2000 DE L'ERE STATIQUE (4950 après Jésus-Christ). Isma

Oui, ce 33 tours a été commercialisé, ou du moins distribué en France par Polydor. Il était même programmé pour un futur post, mais attention, amateur du film de Kubrick à part le Zarathustra de Strauss, aucune musique ne figure dans le film, ce volume 2 est une sorte d'arnaque douce, c'est un 33 tours "à la manière de", qui s'écoute d'une manière judicieuse avec l'esprit du film. L'on pourrait à la rigueur pondre un volume 3 ou 4. Quant à la rareté, il est souvent en vente sur un site d'enchères connu à des prix très compétitifs. Merci tout de même, Cirroco à ton correspondant timide.
Une petite sériede cartes allemande des années 1900 pour Echte Wagner, une marque de beurre et de margarine. Plus proche du conte pour enfants que de la science fiction, mais amusante.
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L'arbre à saucisse, le gigot volant, à noter le couteau et la fourchette déjà prêts, la nature fait vraiment bien les choses.
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L'arbre à fringues, presque du cousu main
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La fontaine de Jouvence
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La pompe au gros rouge qui tache, à moins qu'il ne s'agisse, ici, de jus de framboise
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Mieux que Hansel et Gretel et leur maison de pain d'épices, voici les roches de gâteaux, super, surtout quand des cons préconisent de ne plus manger du tout pour vivre mieux.
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Des cartes postales plus classiques

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Ne sachant pas ou placer cette couverture conjecturale de « Ridendo », la revue des médecins, je la place ici. A noter une nouvelle de Léopold MASSIERA : « LE PERIL JAUNE », malheureusement qui ne parle que d'une jaunisse. Isma
Une enveloppe premier jour anglaise consacrée à Herbert George WELLS
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Un jeu des 7 familles trouvant ses sources d'inspiration dans les romans de Jules VERNE (le jour où je serais en forme je scannerai le jeu complet)
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Un jeu de 52 cartes également consacré à Jules VERNE (Le jour ou je serais en forme je scannerai les figures)

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Un paquet d'affiches modernes.
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Deux cartes de visite de la librairie De la Terre à la Lune, sise, anciennement Rue Brancion à Paris, ne téléphonez pas car la librairie a du fermer il y a quelques temps déjà. Isma
Une petite livraison sans musique de film (pour la Femme en Vert, il s'agit du film mais surtout des dialogues), mais avec un ovni pour commencer et surtout pour finir. Je viens de ramasser en 33 tours un Fantôme de l'Opéra pour le moins original, du Jodorowski et de l'Arrabal, de quoi faire un futur post spécial barjot.
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« MORE DEATH AND HORROR », sound effects n° 21, de Mike HARDING et Peter HARWWOD. 33 tours Canadien datant de 1978. 13 airs sur chaque face dont: "VAMPIRE FEEDING", "DEATH BY HARA KIRI", "SEA MONSTER", "SUICIDE BY GAS (détonnant)", et autres joyeusetés
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« CHRISTMAS ON THE MOON », par Tim DINKINS, qui chante pour ce « Noël sur la Lune », 12 airs folk-country dont « SANTA'S ROCKET ». Disque américains 33 tours stéréo datant de 1969.
Extrait - "Christmas on The Moon":
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« BAKER STREET, a musical adventure of Sherlock Holmes », comédie musicale jouée à Broadway en 1965, date de pressage de ce disque 33 tours. Spectacle réalisé par Jérôme COPPERSMITH, sur des chansons et des musiques de Grudeff MARIAN et Jessel RAYMOND, avec dans les principaux rôles lors des premières représentations : Fritz WEAVER, Peter SALLIS, Martin GABEL, Inga SWENSON, etc. Histoire vaguement inspirée de la nouvelle : « UN SCANDALE EN BOHÊME »
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« LA FEMME EN VERT » (The woman in greene), une aventure de Sherlock Holmes, filmée en 1945 par Roy William NELL avec Basil RATHBONE, Nigel BRUCE, Hillary BROOKE, Henry DANIELL, etc. La musique de Paul DESSAU n'était pas créditée au générique. Ce 33 tours américain datant des années 80 reprend intégralement la bande sonore du film avec les dialogues.
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« NORAD TRACKS SANTA », Santa new reports & Holiday Music. Un jour un petit môme américain en voulant téléphoner au Père Noël se trompe de numéro et téléphone au numéro secret de la défense aérienne des Etats-Unis. Depuis ce jour il est de tradition que le NORAD, la nuit de Noël, suive sur ses radars la route du Père Noël (Santa Claus). Ce 33 tours américain datant de 1964 contient des spots (bidons) du Norad et des chants de Noël.
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« LE MEILLEUR DES MONDES » (Brave New World), écrit en 1932 par Aldous HUXLEY, ce 33 tours américain est lu par son auteur sur la chaîne de radio CBS entre janvier et février 1956. Bernard HERRMANN, alors au faîte de sa gloire en assume l'illustration musicale. Ce disque date des années 60 et a été réédité plusieurs fois en CD's.
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« STEREO DYNAMIC – TO SCARE HELL OUT OF YOUR NEIGH-BORS », Cette stéréo dynamique pour que l'enfer effraie vos voisin, est un 33 tours américains des années 60 fait pour tester votre chaîne HI FI et se compose d'extraits hétéroclites de tous niveaux : un air sur Adolf Hitler (ça commence bien !), un morceau consacré à la Déesse de Feu, des morceaux pour les surfers, du jazz et des effets sonores style pétomane ne s'enregistrant pas à la bonne vitesse. Bref un must, presque du punk avant l'heure.
Une « brochette » de « soundtrack » et un Père Noël spatial.
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« ALADDIN » (Superfantagenio) Film réalisé en 1986 par Bruno CORBUCCI avec Bud SPENCER, Luca VENANTINI, Janet AGREN, etc. Musique de Fabio FRIZZI sur un 33 tours italien Cinévox MDF 33 176. Aladdin et non pas Aladin. Le mythe des 1001 nuits transposé à l'époque moderne avec dans le rôle du génie Bud SPENCER, à noter le courage du tapis volant.
Extrait - "Il genio appare" :
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« LES FRISSONS DE L'ANGOISSE » (Profondo Rosso), film de Dario ARGENTO de 1977 avec David HEMMINGS, Daria NICOLODI, Gabriele LAVIA, Macha MERIL. Musique du groupe GOBLIN sur disque italien 33 tours Cinevox CIA 5004.
Extrait - "Titoli" :
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« CHAIR POUR FRANKENSTEIN » (Flesh for Frankenstein), une production d'Andy WARHOL, réalisée par Paul MORRISSEY et Antonio MARGHERITI EN 1973. Avec Monique Van VOOREN, Udo KIER, Joe DALLESSANDRO, Nicoletta ELMI. Musique de Claudio GIZZI sur 33 tours américain Varèse Sarabande STV 81157. Film en relief .
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"SPLASH" (Splash), film de Ron HOWARD en 1984, nous contant les aventures burlesques d 'une sirène. Avec Tom HANKS (débutant), Darryl HANNAH, Eugène LEVY, John CANDY. Musique de Lee HOLDRIDGE sur 33 tours US original sous la marque de Cherry Lane 00 301.
Extraits - "Rita Coolidge + Love came for me" :
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"L'ÎLE SANGLANTE" (The Island). Film de Michaël RITCHIE en 1980 avec Michaël CAINE, David WARNER, Angela PUNCH MacGREGOR, etc. Scénario de Peter BENCHLEY. Musique de Ennio MORRICONE sur disque 33 tours. Triangle des Bermudes et survivances des pirates du XVIII éme siècle.
Extraits - "Main Theme" et "Island Magic":
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"LE TROU NOIR" (The Black Hole). Productions Disney en 1979, film réalisé par Gary NELSON. Avec Maximilien SCHELL, Anthony PERKINS, Yvette MIMIEUX, Robert FORBSTER, Ernest BORGNINE, etc. Musique de John BARRY sur 33 tours de nombreux pays. Existe en CD
Extrait - "Main Title" :
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« SANTA CLAUS SPACE AGE », Chanson composée par Ross CHRISTMAN, chantée par Patty Marie JAY, accompagné par l'orchestre de Hal BRADLEY. 45 tours américain de la fin des années 50 se composant de deux faces (c'est assez fréquent pour les disques) « SANTA CLAUS SPACE AGE » et « WHEN CHRISTMAS BELLS ARE RINGING », un père Noël cosmonaute qui arrive un peu après les fêtes, mais qui arrive tout de même.
Extrait - "Santa Claus Space Age" :
Une jolie publicité avec une jolie naïade, personnellement avec le poisson je préfère un petit vin blanc du pays nantais (chacun ses goûts)
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L'affiche des Utopiales 2009, de James GURNEY, le créateur de « DINOTOPIA » est largement supérieure à l'affiche 2010 de Druillet (Là aussi, des goûts et des couleurs)
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Aux Utopiales cette année c'était au tour de la librairie de l'Atalante d'avoir le prix, un motif de découvrir quelques signets réalisés dans le passé. Isma


En 1956, l'ami Jacques VAN HERP, sous le pseudonyme de Michel JANSEN, alors licencié en sciences mathématiques, écrivit : « VERS LES ESPACES INFINIS », nous racontant l'histoire des hommes et de l'espace, ouvrage qui en dernière partie fait la part belle à la prospective. Ce livre est le volume 2 de la collection « Les Chevaliers de l'Aventure », et a été édité par les éditions du Soleil Levant, à Namur, en Belgique. Cet ouvrage est illustré de quelques croquis et schémas mais également de 25 photographies et de 18 dessins, reproduits ci-dessous et partiellement.
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Après la page de faux-titre la mention : Du même auteur attire notre attention, car si « RAIDERS DE L'ESPACE », aux éditions Spes était déjà paru, la mention : En préparation nous signale que « PANORAMA DE LA SCIENCE FICTION » (Essai), avec Jean-Jacques BRIDENNE, ouvrage qui ne verra le jour que 15 ans plus tard. Si « MER DES PLUIES » a été édité un ouvrage du nom de « LA GUERRE DE PLUTON » a du rester dans les fonds de tiroir poussiéreux de la conjecture oubliée. Isma
Super, Cirroco, le Beau Danube Bleu ! Pendant qu'on y est, saviez-vous que, à la base la bande sonore originale du film de Kubrick, 2001, avait été, en partie composée par Alex NORTH (qui lui avait déjà composé une somptueuse musique pour son Spartacus) et la bande originale actuelle n'était qu'une bande d'essai, mais Kubrick étant tellement satisfait de la bande d'essai qu'il la conserva. Longtemps la musique de North fut perdue, mais Jerry GOLDSMITH la réorchestra en cd, et plus récemment la bande originale de Alex NORTH fut redécouverte et éditée en un nouveau CD. Pour les amateurs ces deux cd's ne sont pas rares et la valse composée pour la station spatiale tient bien la route également, le problème étant que l'on est habitué au Beau Danube Bleu de Strauss.
Quand je regarde dans mes rayonnages les futurs disques à passer dans ce topic, je me rends compte qu'il ne me reste pratiquement que des documents concernant le cinéma. J'attends depuis quelques temps des disques plus généraux (mais concernant la S. F. tout de même), qui n'arrivent pas.
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« ONE STEP BEYOND ». Série télévisée américaine de 80 épisodes, réalisés par John NEWLAND et datant de 1959-1961. Série sans héros récurent, mais un narrateur pour chaque épisode, John NEWLAND lui-même, Robert DOUGALS (3 épisodes), Will J. WHITE (3 épisodes), etc. Musique de Harry LUBIN sur 33 tours Decca DL 78 970.
Extrait - "Fear":
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« LE CAMION DE LA MORT » (Battletruck), film inconnu de Harley COKELISS et datant de 1982. Avec Michaël BECK, Annie Mac ENROE, James WAINWRIGHT. Musique de Kevin PEEK. Dans un futur apocalyptique les survivant se battent pour la possession du pétrole restant. Le Camion de la Mort y fait sa loi, mais un descendant de Zorro veille au grain. Disque 33 tours
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« LA REVANCHE DES HUMANOÏDES », film TV faisant suite au feuilleton : « IL ETAIT UNE FOIS L'ESPACE », réalisé en 1983 par Albert BARILLE, avec les voix de Annie BALESTRA, Roger CAREL, Claude CHANTAL, etc. Musique de Michel LEGRAND sur un disque 45 tours.
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« LE CHOIX DES SEIGNEURS » (I paladini). Film italien réalisé en 1983 par Giacomo BATTIATO, avec Tanya ROBERTS, Barbara de ROSSI, Ran MOSS, Rick EDWARDS, etc. Musique de David A. HUGUES sur disque 33 tours.
Extrait - "First Theme" :
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« ALICE AU PAYS DES MERVEILLES » (Alice Adventure's in Wonderland). Film anglais de William STERLING en 1972 avec Fiona FULLERTON, Michaël JAYSTON, Hywell BENNETT, Michaël CRAWFORD, etc. Musique de John BARRY sur 33 tours U. S. Warner Bros BS 2671. Une version cinématographique de l'œuvre de Lewis CARROL, parmi tant d'autres.
Extrait - "Alice":
Bulletin numéro 9: Eugène FOURIER: sa nouvelle "L'INSCRIPTION", provient de l'Almanach Vermot de 1907 et non de 1912, donc ce texte a été édité en 1906 car les almanachs sont édités Un peu avant leur année "officielle". Pour Fred C. SMALE, pas de problème c'est bien un auteur anglo-saxon et non le pseudo d'un journaliste français, le fait était tellement courant pour ce genre de texte, que c'est difficile de faire la part des choses, mais grâce au Net, le doute n'est plus possible. Isma
Salut Teddy, pour le support papier je ne sais pas, mais en support vidéo tu tape dans Daily motion Parisfx 2009, et tu aura droit à une petit vidéo ou vers la fin tu retrouveras la Tour Eiffel. Isma
PROSPECTIVE ou UTOPIE ?
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« LA CONQUETE DE L'ESPACE » Perspectives sur la plus sensationnelle aventure promise à l'humanité.
Texte de Willy LEY et Illustrations de Chesley BONESTELL.
(Texte et illustrations établis d'après les dernières découvertes scientifique . Traduction de Henri DAUSSY
Editions Robert Laffont, 1952. Cartonnage éditeur percaline in-8 carré de 84 pages sous jaquette illustrée.
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Une petite série de vinyls plutôt axée sur les feuilleton et les séries S. F. (4 sur 6), des extra-terrestres, des détectives du paranormal, un péril jaune et un feu central terrestre, pas mal, pour une télévision française qui a toujours manqué d'originalité.
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« BROK ET CHNOK ». Ces joyeux extra-terrestres verdâtres furent les héros de 90 épisodes d'une série enfantine diffusée dans le cadre de l'émission « LES VISITEURS DU MERCREDI », en 1975 sur TF1 (alors non privatisé). Réalisé par Christophe IZARD et interprété par Denis DUGAS et Yves BRUNIER. Sur ce 45 tours ce sont ces deux personnages qui interprètent les deux chansons sur une musique de Robert POULY.
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« MARTIAN SAINTS ! » de Mary Lou LORD, née en 1965, guitariste et chanteuse folk. Petit E. P. 45 tours datant de 1997 et comportant 5 titres : « MARTIAN SAINTS ! », SALEM'76 », « I FIGURED YOU OUT », « SUNSPOT STOPWATCH » et « CIDERELLA BACKSTREET ». Pourquoi, comme dans le 45 tours précédents, les Martiens doivent-ils être verts, alors qu'ils proviennent de la planète Rouge.
Extrait - "Martian Saints!" :
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« AUX FRONTIERES DU POSSIBLE » Série télévisée de l'O. R. T. F. réalisée en deux séries de 6 et 7 épisodes entre 1971 et 1974, par Victor VICAS et Claude BOISSOL. Certains épisodes sur des scénarios de Jacques BERGIER. Avec Pierre VANECK, Elga ANDERSEN, Jean-François REMI, etc. LE BIPS (Bureau International de Prévention Scientifique) enquête sur des phénomènes paranormaux. Quelques titres d'épisodes : « LE DOSSIER DES MUTATIONS », « MENACE SUR LE SIXIEME CONTINENT », « LES HOMMES VOLANTS », « L'EFFACEUR DE MEMOIRE ». Disque 45 tours. Musique de Jack AREL.
Extrait - "Générique" :
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« LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS », adaptation de Jules VERNE et réalisation de Pierre AYMARD et Gérard BARBIER, datant du début des années 70. Avec les voix de Maurice TEYNAC, Maurice BAQUET, Roger CAREL, Nicole FAVART, etc. Illustration de pochette de Bob ARMSTRONG et musique de Avenir de MONFRED. Disque 33 tours sur la marque Festival.
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« TANG », série télévisée de 1971, réalisé par André MICHEL sur un scénario de Jacques ARMAND d'après le roman de Jacques FAURIE. Avec Xavier GELIN, Annie KERANI, Valery INKIJINOFF, Catherine SAMIE, etc. Musique de Vladimir COSMA sur un 45 tours Barclay 61 743 L. Un redoutable vieux Chinois, sorte de Fu Manchu sur le retour, essaie par tous les moyens d'accaparer le secret de l'arme absolue.
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« LES MONDES ENGLOUTIS » est une série télévisée d'animation française en 52 épisodes de 26 minutes, créée par Nina WOLMARK qui en a écrit la plupart des scénarios. Christian GRENIER, Joëlle WINTREBERT et Michel JEURY ont également participé à l'écriture des scénarios. Les personnages ont été dessinés et créés par Patrick CLAYES. Diffusé en 1985 sur Antenne 2 dans l'émission Récré A2, la série a été rediffusée sur TF1 en 1991. La musique de Vladimir Cosma se trouve sur un 33 tours : Carrere 66 278, les illustrations présentées ici représente le 45 tours avec la chanson du groupe les Mini Stars et le 33 tours complet.
Extrait - "Chanson du générique" :
TRILBY, pseudonyme de Thérèse de MARNYHAC, devenue Madame Louis DELHAYE (1875 – 1962). A écrit de nombreux romans pour enfants et des romans que l'ineffable Abbé Bethléem qualifie de « Mondains », donc Trilby n'était pas en odeur de sainteté totale vue par les bons pères.
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Je ne peux pas résister à vous reproduire le début du texte d'un de ces romans datant de 1940 et illustré par Manon IESSEL : « Dans la salle à manger du château de Rosalys le majordome achève de préparer la table autour de laquelle les trois jeunes grandes-duchesses, filles du grand-duc André régnant sur le duché de Brahdhellys vont venir goûter avec leur amies pour fêter les treize ans de Béatrice, l'héritière du duché ». Bon, un grand duché fictif ce n'est guère palpitant conjecturalement parlant, mais le plus intéressant est le titre même de l'ouvrage d'où, peut-être je vois une provocation de l'auteur : « Coco de France »
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Dans le numéro 27 du jeudi 5 juillet 1906 de l'hebdomadaire : « L'ECOLIER ILLUSTRE », TRILBY fit la synthèse des réponses d'un concours qui demandait aux lecteurs comment ils voyaient le monde futur. Accrochez-vous ! C'est dans son jus. En plus les lecteurs et lectrices prenaient Trilby pour un monsieur.
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« Que sera notre monde dans trois mille ans ? Ma foi, monsieur Trilby, je n'en sais rien ! Ni moi non plus, mes enfants. Alors, allons-y gaîment de nos "peut-être" et de nos "si". Aussi bien, quand le moment sera venu de les vérifier, il y aura belle lurette, comme dit une de mes jeunes lectrices, qua Madame Gertrude et moi n'auront plus mal aux dents. Premier point d'interrogation, qui a bien son importance, dans trois mille ans, le monde existera encore ? - Non ! Déclare un Jérémie de la Haute-Saône, car, d'après une prophétie de je ne sais plus quel prophète, Jésus viendra dans le milieu des temps, or, comme il y a à peu près quatre mille ans d'Adam à Jésus... "Calcule si tu peux, et conclue si tu l'oses !". Moins apocalyptique, sinon plus rassurant, un autre de mes amis admet volontiers qu'une comète vagabonde heurte en courant notre pauvre planète, et la réduise en miettes, ou que la Terre soit tellement refroidie que tous les habitants seraient morts... Mais je m'arrête, car cela devient trop triste, ces perspectives-là !... Ma foi oui, cela devient trop triste. Espérons que notre pauvre vieux globe n'en est pas encore là, et supposons - comme le concèdent les conservateurs - que dans trois mille ans, notre planète, si elle existe - aïe ! - Sera encore soumise aux lois actuelles de la gravitation et de la rotation - allons, tant mieux ! - et que tout sera à la même place qu'autrefois. - Ainsi soit-il !
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Et notre humanité? Qu'est-elle devenue, dans tout ce mic-mac ? - Mon Dieu, elle va couci-couça, l'humanité, comme ces omelettes qu'on ne fait pas sans casser des œufs. Certains on vu la casse, ce sont les pessimistes ; d'autres, le plus grand nombre, n'ont d'yeux que pour l'omelette. Au fond, il ne s'agit que de s'entendre! Considérez, en effet, qu'un bond de trois mille ans dans l'avenir est plus facile à dire qu'à faire. La plupart de mes petits prophètes se sont déjà crus à l'an 5000, alors qu'en réalité, ils n'avancent que de deux ou trois pauvres siècles sur l'heure contemporaine. Attribuer leurs projets et leurs rêves à la même période des temps, c'est commettre un anachronisme aussi grave que de faire mourir Artaxerxès Longue-Main dans un accident de chemin de fer!
Remettons les choses au point, et, vos copies en main, voyons un peu ce que sera la société humaine à une époque relativement rapprochée... Quelque chose comme le XXXème siècle après Jésus-Christ.
Il est probable que l'homme de ce temps-là n'aura pas beaucoup changé ni physiquement ni moralement. Il aura toujours la même tête pour penser, les mêmes organes pour agir. Une mignonne lectrice le représente bien une paire de jolies ailes adroitement attachées derrière le dos. J'en doute un peu, étant donné l'extraordinaire développement des moyens de transport.
Quant à sa couleur, j'hésite à me prononcer. La petite fille qui nous a déjà menacés des pires calamités annonce bien l'entrée en scène de peuples nouveaux et tout neufs qui viendront chasser les anciens, mais elle ne dit pas qu'ils seront bleus verts ou arc-en-ciel. - Peut-être, comme l'assure un jeune statisticien, les nègres et les peaux-rouges auront-ils disparu, laissant les Européens et les Japonais se partager la surface du globe. - Il se peut encore que les Chinois, ces vilains hommes à peau jaune, ayant secoué la torpeur qui les engourdit, se lèvent en masse et viennent anéantir les enfants de la vieille Europe... assez bêtes pour les instruire de leurs découvertes. Heureusement, celle qui nous prédit ces vilaines choses nous prévient que si elle les dit, c'est tout simplement pour gagner le prix. Donnons-lui vite ce qu'elle demande, ne serait-ce que pour conserver au futures Parisiennes ce teint de lisse et de roses que Pékin nous envie !
Ayant ainsi écarté le péril jaune, je puis rassurer mes treize patriotes, de Reillaune sur le sort de notre belle patrie. Oui, mes enfants : la France, soit grâce à un retour imprévu aux traditions monarchiques, soit par le libre jeu des institutions républicaines la France est arrivée à l'apogée de sa grandeur - les autres nations ayant reconnu ce qu'elle avait fait pour le bien de tout le monde, et l'entassement de ses sacrifices qui allaient montant en pyramide jusqu'au ciel. Ces heureux habitants, délivrés des petits soucis matériels, se sont tournés vers les arts libéraux, et chacun dans son genre est un artiste.
Vous apprendrez donc, sans gros étonnement, qu'elle a repris sans guerre, notre chère Alsace-Lorraine, et s'est même augmentée de l'Autriche - probablement un cadeau amical du dernier des Habsbourg, en échange de son portrait en pied.
Les autres nations on mis plus de temps à sortir de l'obscurantisme. En voici une où les enfants même passent leurs journées à se battre. En voici une autre dont les habitants ne songent qu'à boire et à manger : et comme ce régime a détraqué leur santé, ils sont gouvernés par des médecins... ce qui est tout dire.
Heureusement, la France est dans, ces nations rétrogrades se sont peu a peu constituées en république et finalement groupées en une vaste confédération communiste, les Etats-Unis Universels, dont notre patrie est, bien entendu, l'Etat le plus prospère et le plus aimé.
Désormais, plus de frontières, puisque tous les peuples seront frères, plus de soldats, puisqu'on ne se battra plus. C'est l'ouvrier zingueur qui racontait ça, l'autre jour, à son camarade, observe un pacifiste un tantinet sceptique, et mon frère, si fier sous son beau casque de dragon les a appelés imbéciles. Il avait raison, mais en l'an trois mille, il aura tort.
D'abord, parce que toutes les querelles de races, s'il en reste, seront tranchées par un Tribunal Arbitral : tout arrive, même des Congrès de la Paix qui ne déchaînent pas la guerre.
Ensuite - et j'ai plus confiance dans cet argument-là ! - Parce que la guerre même aura tué la guerre. Quand on aura inventé des machines infernales qui en cinq minutes, et même moins, pourront détruire un pays entier, par exemple l'Allemagne et tout autour des fragments de la Russie, de l'Autriche, etc. Quand des canons perfectionnés iront perforer jusqu'au sein des nuages les rares hommes-oiseaux qui auraient échappé à la bouillabaisse... Il faudra bien, n'est ce pas, se résoudre à remiser tout ce matériel diabolique dans les musées d'artillerie rétrospective, et voilà la Terre en paix pour le restant de ses jours !
Oui ! Mais la lutte entre prolétaires et capitalistes, la guerre de classes, la guerre civile, chère à l'ouvrier zingueur, sera-t-elle abolie... comme l'autre ? Car je vous avoue, mal pour mal, je préfère la bataille à l'émeute, et les grévistes français aux uhlans prussiens. "Bien sûr qu'elle sera abolie, monsieur Trilby !", répondirent en coeur mes gentils humanitaires. Car la fortune, cette cause de division et de jalousie, aura disparu encore plus complètement que du temps des spartiates. Tous les hommes seront aussi riches l'un que l'autre, ou plutôt, ils ne le seront ni l'un ni l'autre. Ce sera un vrai pays d'amour et de paix éternelle, si ses habitants ne le sont eux-mêmes. En ce bien heureux état communiste, tout le monde sera content de son sort, et l'on ne verra plus, comme aujourd'hui, de pauvres qui mendient aux places publiques ainsi que des voleurs.
J'en accepte l'augure, mes biens chers enfants, encore que vos intentions soit plus nettes que vos programmes. N'empêche que cette transformation de la société ne se fera pas du jour au lendemain... Si elle se fait jamais : Ce qu'il y a de certain, raisonne un philosophe, c'est que toujours il y aura des paresseux et des travailleurs, des maîtres pour commander et des serviteurs pour obéir parce que la nature le veut ainsi. Une des mes correspondantes, pourtant bien optimiste, ne calcule-t-elle pas trois mille ans de lutte entre les classes avant qu'elles puissent atteindre à l'idéal qu'on poursuit depuis que le monde est monde.
Et comme, jusqu'à cette heure bénie, il se trouvera par-ci par-là quelques détraqués pour trouver la mariée trop belle, gare à la bombe... La bombe comme sauront en fabriquer les nihilistes en l'an de grâce trois mille ! Nos arrière-petits-neveux ont de belles émotions sur la planche.
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Au risque de nous faire tamponner par un train-bolide ou écrabouiller dans un engrenage perfectionné, faisons un petit tour, si vous le voulez bien, dans cette immense usine qui est devenue le globe terrestre.
Car je n'ai plus à vous apprendre, mes chers lecteurs, que la Machine est la reine de l'an 3000. C'est encore à elle, et à elle seule, que l'homme futur demande la satisfaction de ses besoins, l'embellissement de son domaine, le plaisir, la santé, et jusqu'à l'instruction.
La distance n'existe plus, grâce aux moyens de transport ultra rapides qu'il a su inventer ou mettre au point. Un piéton qui se sert de ses jambes pour marcher éveille cette pitié mêlée de curiosité que cause aux passants d'aujourd'hui les culs-de-jatte sur leur planche à roulettes. Il n'y a guère que les flâneurs à se prélasser dans l'automobile vieille patache démodée, faisant à peine du 500 à l'heure.
A quoi bon! Tout le monde n'a-t-il pas dans le dos un petit moteur, qui, sur une pression, met en mouvement deux ailes élévatoires? Et ses souliers moteurs à patins rebondissants, ne remplacent ils pas avantageusement les Bottes de Sept Lieues du bon Perrault ? Et plus à craindre, comme jadis, qu'une enjambée trop vigoureuse ne vous envoie piquer une tête en plein Océan Pacifique, car on a inventer une matière qui, collée aux semelles, permet de se tenir sur l'eau.
Avez-vous à faire dans la grande banlieue, à Pékin, par exemple, ou à San Francisco? Le tramway aérien vient cueillir votre famille et vos bagages sur votre toit; quelques secondes plus tard vous vous trouvez installé confortablement dans le chemin de fer sous-marin qui relie Paris à New York - ou encore dans l'Antipode-Express, ce métropolitain audacieux qui pique droit au plus court, par le centre de la terre, sans plus s'inquiéter du feu central.
Peut-être, encore, voulez vous embrasser, en courant, une tante éloignée qui soigne ses 228 ans à Atlantide, la citée de corail rose et de nacre, fondée - c'est le cas de le dire - au fond même de l'Océan? - Vite, entrez dans le Tube à air comprimé qui assure le transit, et all right! Vous voilà expédié à destination, tel une carte pneumatique, à la vitesse d'un boulet de canon.
Vous riez? Allons donc! Ignorez-vous qu'à cette époque de progrès, on vit sous l'eau aussi commodément qu'à la surface, grâce à un ingénieux perfectionnement du scaphandre? Et ce n'est pas un spectacle banal que ces immenses sanatoriums sous-marin, ou les enragés de la méthode Kneipp font des cures d'eau salée à haute pression, tandis que des sous-marins de toutes dimensions et de toutes formes - les fiacres de l'endroit - passent à côté d'eux en sifflant.
Quant aux hommes-oiseaux ils sont encore plus nombreux que les hommes-poissons. Ici encore, nous retrouvons les deux systèmes rivaux : transports publics, sous forme de chemins de fer aériens pour familles encombrées et voyages circulaires et dirigeables particuliers, de toutes formes, de toutes marques, ballons, hélicoptères ou aéroplanes... tout cela filant à un nombre de kilomètres si considérable qu'il n'y a pas assez de zéro à l'imprimerie pour les exprimer en chiffres décimaux.
Il parait même qu'on va couramment passer ses vacances dans la Lune. Mieux encore : savourer cette "nouvelle de la dernière heure", chuchoter à mon oreille par une jeune sirène bien renseignée : Un savant, qui, dans sa maison volante, s'est approché de la planète Mars à une trentaine de millions de kilomètres, certifie qu'à l'aide d'une lunette puissante il a vu des villes et des monuments...
Le brave savant n'a oublié qu'une chose : c'est que les ballons, comme les voitures et les vaisseaux, ne peuvent se soutenir et avancer sans point d'appui, je veux dire sans atmosphère. Or, comme la couche gazeuse appelée de ce nom cesse à quelques myriamètres de la surface solide, il est encore plus impossible d'aller de la Terre à la Lune... Sans air, que de traverser la Sahara en transatlantique... sans eau !
Consolez-vous, futurs aéronautes ! La colonisation des planètes n'a pas dit son dernier mot : nous n'en sommes encore, ainsi que j'avais l'honneur de vous en avertir, qu'au trentième siècle, époque de tâtonnements.
Pour l'instant, contentons-nous d'arrêter quelques minutes le tournoiement fantastique de notre hélice, et, par l'entrebâillement des nuages, jetons un regard sur le globe terrestre. Que voyons-nous ?
Une sorte de grand damier, mi-vert, mi-jaune, avec des points éblouissants qui sont les villes. Est-ce la Normandie ? L'ex-Pôle-Sud, ou le ci-devant Sahara ? Impossible de préciser. Voici longtemps que les terriens ont domestiqué les courants chauds et froids de l'Océan, qu'ils savent utiliser pour le chauffage en grand l'énergie calorique du Feu Central, que par une simple commotion électrique, ils disposent à leur gré de la pluie et du beau temps. Aussi ont-ils corrigé l'inégalité des saisons, des altitudes et des climats. - Pressons le bouton de la descente : le paysage se précise. Les cases vertes du damier sont des parcs féeriques : ici des futaies majestueuses, où s'ébattent en liberté, pour l'instruction des foules, tous les spécimens d'animaux antéhistoriques, tels que chevaux, éléphants, tigres, chiens, perroquets. Là, des parterres de fleurs rares, dont le parfum monte jusqu'à notre nacelle. Plus loin, des herbages, où paissent et picorent les animaux dont on a conservé la race : la vache, pour son excellent lait, la poule, pour ses excellents oeufs. - De loin en loin, des vergers en plein rapport, si bien chargés de fruits que les petits enfants gourmands sont constamment à rôder sous leurs arbres, cherchant à attraper les plus grosses cerises ou les plus succulentes pêches.
Les cases jaunes représentent des champs de blé. Sous le soleil, les belles moissons jaunissent ; tout à coup apparaissent à l'horizon une grande quantité de machines : faucheuses, batteuses, lieuses entrent dans le champs. Rien ne les traînent : seule, une petite tige de fer émerge de leurs nombreux mécanismes. La moisson disparaît et est remplacée par les sacs de blés qui s'alignent et les montagnes de paille.
Quelle est l'âme de cet organisme ? - Braquer votre télescope sur ce joli chalet enfoui sous les fleurs : voyez-vous cet homme assis devant une plaque couverte de boutons électriques qu'il presse de temps en temps ? C'est l'unique directeur et ouvrier de l'usine, il envoie des ondes hertziennes dans toutes les directions... et, docilement, la moisson se transforme en brioche dorée et en galette des rois !
Et c'est ainsi partout : les machines remplacent la force humaine. Au lieu de l'enfantine mine aux mineurs, de l'horrible charnier souterrain de Courrières, voici la mine sans mineurs, où seul pénètre l'extracteur automatique, insensible aux coups de grisou. Au surplus, la mine même est en voie de disparition. Sans attendre sottement que le dernier filon du Yunnan ait livré sa dernière tonne d'anthracite, nos arrière-neveux ont emprunté la force motrice à la houille blanche des cataractes, aux inépuisables réservoirs d'énergie du feu central et du soleil. Il paraît même qu'ils ont réalisé l'utopie du mouvement perpétuel : dommage qu'on ne dise pas comment !
Grâce à cette simplification prodigieuse de la main-d'oeuvre, l'ouvrier le plus "exploité" ne travaille qu'une heure vingt par an. Une heure vingt ! M. Jules Guesde, lui-même, l'heureux élu de Roubaix, n'en a pas tant promis à ses électeurs !
Et les enfants ? Demandent mes écoliers : combien d'heures par an travaillent-ils ? Vont-ils même en classe, comme à notre époque barbare ?
Non, mille fois non ! Le collège est aboli, comme la caserne, par la simple logique du progrès. A quoi serviraient les machines à apprendre ? Et puis, on a étendu les bienfaits du suffrage universel à tous les êtres réputés raisonnables, par conséquent aux fillettes et aux garçons. Vous devinez le résultat : les institutrices, toujours en minorité, obéissent et font les pensums, les élèves commandent, avec une écrasante majorité : Les écolières se pavanent sur des fauteuils de velours, n'écoutant que d'une oreille les conseils de leur maîtresse...
De là à supprimer les classes, il n'y avait qu'un tout petit pas à faire, et on l'a fait. Quelque chose encore qui me plairait dans ce temps-là, c'est qu'il ne serait plus nécessaire de se lever de bonne heure pour aller à l'école, puisqu'on aura qu'à appuyer sur un bouton électrique pour écouter, de son lit, les leçons du professeur ; et quand on en aura assez, on fermera l'appareil. Quelle commodité !
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Ainsi, personne n'ayant rien à faire que presser des boutons électriques, sauf les professeurs - il y a toujours des victimes du progrès ! - les Terriens de l'an 3000 n'auront plus qu'à se la couler douce, en occupant comme ils pourront leur désoeuvrement.
Ils se gobergeront dans de confortables battisses à l'américaine, véritables Tours Eiffel d'au moins 25 étages, munies de tous les perfectionnements imaginables : distributeurs automatiques suppléant aux facteurs ; - extincteurs d'incendies remplaçant les pompiers - éclairage et chauffage au radium, téléphones, théâthrophones et autres appareils en phone permettant de suivre de son fauteuil les pièces à sensations, les cours savants, les harangues d'Académie et la conversation des hommes illustres ; - champagne et "petits vents du nord" à tous les étages, et ascenseurs... jusque dans les cheminées !
Pénétrons dans un de ces intérieurs "dernier-bateau" : un jeune ménage, justement, est bien popote. Songez qu'ils n'occupent, mari et femme, que deux étages de l'immeuble ! - On attend, paraît-il, un ami de Chicago pour déjeuner... M. Electric Dérengetoi : ils ont des noms à faire peur, maintenant !
Madame est à sa toilette, se lave à s'en dire. Oh ! Ces femmes ! Toujours les mêmes ! Voici, montre en main, plus de huit minutes quarante-cinq secondes quatre cinquièmes que la nôtre hésite entre un costume tailleur de verre filé et une robe faite de nuages rosées, constellés de vraies étoiles et d'ailes de papillons. - Huit minutes quarante-trois ! Soixante quatorze fois le temps qu'il lui faudrait, avec sa toilette électrique, pour se brosser, peigner, laver, frictionner, habiller, bichonner et rebibichonner !
Monsieur, lui, est un homme ponctuel. A deux heures tapant, réveil : par un tuyau placé au-dessus de son lit, son petit-déjeuner a glissé dans sa bouche, tandis que le même déclenchement électrique lui donnait une douche et l'habillait. Et madame qui s'éternise devant son miroir ! Et l'invité qui n'en finit pas, dans son sous-marin : sept minutes trois secondes pour venir de Chicago au boulevard des Italiens, quelle brouette !
Enfin, le voilà ! Voilà, Madame, dans un vaporeux « négligé » en rayons de lune nimbés d'aurore : entre deux costumes, elle a choisit le troisième ! Déjeuner copieux, concentré dans une pilule. Digestion en Italie ; goûter à Pékin ; cette fois, on respire des vapeurs de confitures contenues dans une fiole. Shake-hands, retour en cinq sec, auto déshabillage en un cinquième de seconde, quelques minutes de journal-phonographe, allo, allo, un bouton, deux boutons, trois boutons, bonsoir, dodo... Reposons-nous : nous l'avons bien mérité !!!
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Voilà, mes chers enfants, comment vivront les descendants de nos « trimardeurs », en l'an... je peux bien dire, n'est ce pas, en l'an 3000 de notre ère ; car vous jugez, comme moi, que cette existence à la fois si remplie et si vide, cette éternelle promenade en ballon dirigeable, cette apothéose du mouvement pour ne rien faire, ne répond que bien imparfaitement aux aspirations de notre âme et aux besoins de notre vraie nature. Je vous l'ai montré en optimiste, par le bon côté : mais la médaille a un revers, et quel revers !
Commençons par les moindres « tuiles » qui tomberont sur la tête passant, sous forme de ballons tamponnés et d'aéronefs télescopées. Si les oisifs de ce temps-là – qu'un de mes lecteurs appelle le règne des agités – flânent déjà à mille lieux à l'heure, qu'inventera-t-on, s'écrie-t-il pour le moment où il faudra se dépêcher ? Ce sera sûrement un casse-cou quelconque, quelque chose qui nous donnerait le vertige maintenant, mais qui, à cette époque, sera une chose tout à fait ordinaire. Avis aux gens paisibles, comme cette petite fille qui prévoie que si on continue ainsi, l'on ne pourra plus se hasarder à sortir de chez soi sans avoir fait son testament et ses adieux à sa famille.
Tirons la conséquence, avec nos pessimistes : elle n'est pas gaie ! Cette vie toute artificielle – pilules et électricités – amènera la déchéance physique et morale... ce sera l'enfer sur la terre : nous n'en sommes encore qu'au purgatoire ! Comparez les hommes primitifs aux formes d'athlètes, à la santé de fer, avec nos intellectuels rabougris et nos savants ratatinés : et bien, leurs descendants, malgré une hygiène rigoureuse, seront encore plus faibles et mal constitués, parce que l'espèce humaine suivra forcément la décadence de notre planète qui, en se refroidissant, aura une influence néfaste sur la nature entière.
En vain, les Roux et les Pasteurs à venir s'ingénieront-ils à terrasser l'alcoolisme, à détruire tous les microbes de la diphtérie et de la tuberculose : De nouvelles maladies contagieuses seront découvertes par les médecins. – Décidément, les médecins n'ont pas une bonne presse.
Si bien que le sol étant épuisé, la race dégénérée et le globe refroidi, il faudra un cataclysme pour ramener la planète en son état naturel. – Et je vois d'ici les poètes reprendre, en l'aggravant, l'anathème d'un Enfant du Siècle : ... Tout est bien ratissé sur vos chemins de fer ;
Tout est grand, tout est beau... mais on meurt dans votre air
Non, mes enfants ! La pensée ne meurt pas « c'est de là qu'il faut nous relever, non de l'espace et de la durée que nous ne saurions remplir. » - Vous avez assisté aux dernières convulsions du vieux Monde : regardez à l'Orient, où palpite déjà l'aube du monde!
Ce corps humain, qui vous semblait rachitique est presque moribond, examinez-le de plus près, vous constaterez qu'il diffère sensiblement de celui d'un chimpanzé, ou, c'est à peu près la même chose, du bipède humain de la Troisième République. La tête est proportionnellement plus grosse, résultat de l'affinement intellectuel observe un de mes plus sagaces correspondants. – C'est, en effet, une loi invariable de la nature que les organes se développent en proportion de ce qu'ils s'exercent, et que ceux qui ne fonctionnent jamais s'atrophient.
Or, les organes inférieurs se sont tellement « atrophiés » en trente siècles consécutifs, que l'Homme de l'an 5000 en est à peu près réduit à la matière cérébrale et à ses annexes immédiates. – Plus de système digestif, puisqu'on ne se nourrit plus que de vapeurs alimentaires, plus de jambes, puisqu'on ne marche pas. Au lieu de cette matière grossière qu'on nommait les yeux et les oreilles, une vue électrique et des cornets magnéto-acoustiques, permettant à chaque mère de suivre des yeux son fils absent et de lui parler comme s'il était à la maison.
A quoi bon, désormais, les remèdes contre la maladie, ou les pilules contre le vice ? Le vice même disparaît avec ses causes : plus de paresse, puisqu'il n'y a plus de membres à reposer ; plus de mensonges, puisque les cerveaux sont devenus translucides comme le plus pur cristal.
Car ils sont devenus, le spiritisme, la seconde vue, la transmission de la volonté, l'extériorisation de la sensibilité ont été tirés au clair par un institut, spécialement établi pour étudier et connaître le monde des Esprits. En 3000 ans on aura eu le temps de s'instruire ; on causera avec les Esprits, et il s en auront des choses à dire !
Des ailes ! Des ailes ! Des ailes ! Dans ce monde où la chair pesanteur nous enchaîne plus à la poussière plus à la poussière terrestre, l'Esprit pur a pris son essor. Qu'importe, à l'Homme spiritualisé de l'an 5000, cet imperceptible écueil, perdu dans le scintillement des astres, qu'on nomme la terre ? Sans bouger, de ce port d'attache il envoie sa vue, son ouïe, son toucher, son odorat, exploré l'infini du firmament ; dans la même seconde, il contemple les cratères éteints de la Lune, respire les fleurs étranges d'Uranus, et court de soleil en soleil sur la poussière d'or de la Voie Lactée.
A-t-il trouvé le remède à la mort ? – Peut-être : mais la Mort est si peu de chose pour lui ! Les âmes, encore captives, des vivants, ne sont-elles pas en communion, toujours plus intimes, avec celles des chers défunts que la mort a affranchies de leurs dernières chaînes? O ma mère depuis longtemps disparue, si nous avions vécu dans un temps comme celui-là, tu vivrais encore, tu embrasserais tes enfants, et nous n'aurions pas connu les regrets d'une aussi dure séparation !
Et peut-être qu'alors Dieu, trouvant sa Créature assez parfaite, laissera tomber de ses puissantes mains cette grande boule ronde où nous vivons, avec un peu de joie, mais aussi avec tant de misères ! Et ce sera la Fin des Temps, ou plutôt le commencement de l'éternité !
Nous n'en sommes pas encore là, mes chers enfants ! Remettons-nous donc à notre tâche, si ingrate soit-elle, forts de notre nature, et confiants dans notre destinée. Soyons les hommes de notre temps, sans mépriser le passé, sans non plus prendre le Rêve de demain pour la Réalité d'aujourd'hui ; et disons-nous bien que le moindre effort désintéressé, la plus petite parcelle de bien-être ou de savoir que nous offrons à nos semblables, sont un pas de plus vers l'Affranchissement et vers la Lumière ! »
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TRILBY
Je vous avais prévenu. Bon ! Honnêtement, je n'ai jamais lu intégralement de livre de cet auteur, mais il m'étonnerait qu'il y ait des grosses surprises conjecturales dans l'œuvre de Trilby. Elle a écrit beaucoup dans « l'ECOLIER ILLUSTRE », mais à première vue ne s'était « lâchée » qu'une seule fois. Isma
Spécial gros poil dans la main ou flemme saisonnière, c'est selon !
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« L'ILE MYSTERIEUSE » Coproduction télévisuelle franco-espagnole de 6 épisodes réalisés par Juan-Antonio BARDEM et Henri COLPI en 1973, cette adaptation d'après le roman de Jules VERNE est très fidèle au texte original. Avec Omar SHARIF, Philippe NICAUD, Jess HAHN, Ambroise BIA, Gérard TICHY, Gabriele TINTI, etc. Musique de Gianni FERRIO sur un 33 tours français RCA 461 013. Existe en 33 tours italien et en CD.
Extrait - "Générique" :
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« SPACE STORIES SOUNDS », Quatre adaptations de deux des plus grands auteurs du genre : Herbert George WELLS : « LES PREMIERS HOMMES DANS LA LUNE «, LA GUERRE DES MONDES » et « LA MACHINE A EXPLORER LE TEMPS », et Jules VERNE : « VOYAGE AU CENTRE DE LA TERRE ». Textes provenant des Classiques Illustrés (qui existent également en français sous forme de B. D. de qualités médiocres). Bill STERN raconte les histoires avec une musique aérodynamique de Bill SIMON. Un beau 33 tours américains des années 60 de la marque Lion et en pleine stéréo. Un disque peu fréquent en bon état, les petits américains des sixties ont du user ces galettes sur leurs teppaz de l'époque.
Extrait - "The Time Machine" :
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« CAT'S EYE » (Cat's Eye), film américain à sketchs, réalisé en 1985 par Lewis TEAGUE, avec Drew BARRYMORE, James WOODS, Alan KING, etc. Musique de Alan SILVESTRI sur 33 Tours US Varèse Sarabande STV 81 241. Amis grands fumeurs si vous désirez vraiment et sincèrement arrêter de cloper je vous conseille vivement de regarder le premier sketch de ce film. Isma (ancien fumeur)
Extraits - "Cat Chase - Générique" et "Cat Trap" :
"Le Kaiser était-il le Kaiser?" de Fred C. SMALE est bien une nouvelle, et même une excellente nouvelle qui pose une intéressante question: Guillaume II a-t-il été remplacé par un usurpateur à un moment donné? Il est évident que Guillaume II était bien Guillaume II, mais avec cette nouvelle un petit doute "littéraire" subsiste. Ce texte n'est pas une uchronie mais à la rigueur de l'histoire parallèle. Cette nouvelle est d'un excellent suspense dont même la fin laisse planer le doute. Quant à savoir la véritable identité de l'auteur? A mon avis c'est un journaliste de "Dimanche Illustré" qui a signé sous pseudonyme, à moins que ce texte n'ai été traduit de l'Allemand. Isma
Prospectons la prospective futuriste avec quelques jolies couvertures de la revue "SCIENCE ET VIE", plus, en cadeau, un numéro de "MECANIQUE POPULAIRE". Quand je pense à tous les projets fous pour l'An 2000, et qui nous semblaient réalisables, imaginés au XXème siècle, et ce qui l'en reste aujourd'hui: à part la Lune on n'a mis le pied nulle part; la station spatiale est pour longtemps une grande boîte de conserve; L'hibernation n'a pas progressé d'un pouce depuis les années 50. Ils ne nous restent que ces images du passé pour imaginer un futur toujours plus lointain. Il n'y a pas à dire le futur c'est toujours mieux! Isma


En ce début de nouvelle année commençons doucement avec quelques disques peu fréquent à trouver : Deux 45 tours, un japonais et un portugais, et deux 33 tours dont un italien.
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« LE ROBOT ZEQUINHA SUR LA PLANETE DES COULEURS » (O Robô Zequinha no planeta das côres) par Luiz Paulo PORTO. E O Grupo de Ensaio. C'est fabriqué à Lisbonne et si vous êtes lusophone vous comprendrez parfaitement l'histoire suivante (la première face devrait suivre en enregistrement dans la décennie suivante). L'histoire est narrée par Luiz Paulo PORTO et Miguel COELHO. Tout ceci sur un 45 tours de la marque Parlophone E 016-80298 M.
Extrait - "O Robô Zequinha" :
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« EXPLORERS » Excellent film de Joe DANTE en 1985 malheureusement gâché par un doublage français exécrable, surtout les scènes de délire dans le vaisseau spatial alien. Avec Ethan HAWKE, River PHOENIX, Jason PRESSON et l'indéboulonnable Dick MILLER. Musique du maître Jerry GOLDSMITH sur 33 tours de nombreux pays. Existe en CD.
Extrait - "The Construction" :
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« PROVIDENCE » Le dernier grand film de Alain RESNAIS réalisé en 1977 avec Dirk BOGARDE, John GIELGUD, Ellen BURSTYN, David WARNER, etc. Pour la musique Resnais s'est offert le dernier dinosaure Hollywoodien : Miklos ROZSA et le résultat est somptueux. Le disque présenté ici est le 45 Tours japonais, mais la musique existe également sur un 33 tours français et sur autres supports.
Extrait - "Valse crépusculaire" :
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« LE DEMON AUX TRIPES » (Chi Sei ?) (Beyond the Door), film de Ovidio G. ASSONITIS en 1974, avec Juliet MILLS, Gabriela LAVIA, Richard JOHNSON, Elisabeth TURNER, etc. Musique de Franco MICALIZZI sur 33 tours italien Cam Sag 9062. Encore un pacte foireux avec le Diable.
Extrait - "Dimitry's Theme" :
Bonjour Charles! Oui j'ai du trébucher, où surtout je me souviens avoir à ce moment une pile de Léon Daudet sur ma table et je n'ai pas fait attention et numéroté les pages d'un autre bouquin de Léon. Après vérification, c'est toi qui a raison. Pour les Morticoles je me souvient ne pas avoir été au bout de ma lecture tellement cette lecture m'ennuyait. Isma
LA PLANETE DE LA PLUIE, nouvelle de Bernard AMYOT.
Extraite du numéro 7 d'octobre 1955 de la revue « CAMERA »
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Un rideau de pluie s'interposait entre eux et le monde inconnu et inquiétant que depuis une quarantaine d'heure, le visage collé aux hublots de la fusée XB29, ils essayaient de deviner.
Le colonel Clarkbook sentit une nausée le submerger. Il ferma les yeux, dans le vague espoir qu'il rêvait et qu'il allait, en les rouvrant, s'éveiller de se cauchemar. Mais il ne rêvait pas : quand il souleva ses paupières, le décor spectral noyé dans la brume s'étendait toujours devant lui.
-Ce n'est pas possible, marmonna-t-il, il faut faire quelque chose…
Faire quelque chose. Mais quoi. Trente fusées interplanétaires avaient quitté, huit jours auparavant, la base lunaire de Fort Spring, sous le commandement du général Mac Avoy. Les experts et les savants qui pendant des années avaient médité l'expédition, dans les silences des bureaux de l'Hexagone, le siège du grand Etat-Major, avaient tout prévu : direction Mars et installation d'une base militaire ; liaison constante avec la Terre par radio… Enfin de quoi occuper les quinze cents hommes de l'expédition. Ils avaient tout prévu, sauf que les fusées se perdraient en route.
Clarkbook étouffa un juron :
« Les imbéciles »
Mac Avoy et les autres avaient disparu dans l'espace. Lui, se retrouvait seul, avec ses cinquante hommes, dans un coin impossible de la planète Mars, sans espoir d'en repartir jamais. La fusée était hors d'usage ; la radio ne fonctionnait plus ; ils avaient un mois de vivre. Après… Après, ce serait la mort sans phrases. ET cette pluie qui ne cessait pas ! Dire que les gens de l'Hexagone prétendaient que Mars, après tout, c'était presque pareil à la terre ! Il est vrai qu'ils avaient besoin de volontaires !
« Au fond, songea Clarkbook, rien ne me prouve que nous nous trouvons sur Mars. Peut-être avons-nous atterri sur un astéroïde voisin ? Qui sait ? »
Le lieutenant Bland pénétra dans l'étroite cabine qui servait de poste de commandement au colonel. Il était trempé comme un vieux linge oublié dans une lessiveuse.
- La patrouille est rentrée, annonça-t-il brièvement. Rien à signaler. A une heure de marche, vers le Sud, nous avons seulement découvert une sorte de forêt… Infect… des arbres, ou plutôt des sortes de laitues géantes, avec des feuilles molles et visqueuses qui collent à la peau. Rétrospectivement, il frissonna.
-Vous n'avez pas relevé de traces de pas ? s'enquit vivement Clarkbook.
- Rien. A mon avis, nous avons été victimes d'hallucinations. Il n'y a personne sur cette damnée planète.
-Pas de nouvelles de la patrouille numéro deux ?
-Pas encore. Ils ne vont pas tarder à rentrer. Vos ordres colonel ?
-Reposez-vous. Vous en avez besoin.
Le colonel soupira et ajouta :
-Si seulement nous trouvions un endroit un peu ferme, nous pourrions essayer de planter nos tentes, peut-être même de faire un peu de feu. A force de rester dans ce cigare en aluminium, nous allons tous devenir fous…
Le lieutenant Bland haussa les épaules avec lassitude.
-De toute façon, il faudra en finir par là… Quant à trouver un sol un peu ferme dans la région autant y chercher un milk-bar. C'est partout comme une vulgaire éponge.
L'officier se retira. Le colonel chercha désespérément à s'employer. Machinalement, il feuilleta pour la énième fois son journal de bord et en relut quelques passages :
« Atterrissons… Il pleut. Sommes dans une sorte de désert liquide… Avons entrevu, durant l'espace de jour glauque qui correspond à la nuit terrestre sur cette planète, de ombres qui rôdaient autour de la fusée…. Il pleut…. J'envoie des patrouilles… Il pleut… Les hommes ont mauvais moral »
Les mêmes mots toujours. Il ne se passait rien. Ils étaient seuls et la pluie tombait.
La pâle lueur qui éclairait ce paysage de désolation s'estompa. Tout devint gris alentour. C'était l'étrange nuit de ce monde. Le colonel consulta son bracelet-montre. La patrouille numéro deux aurait du rentrer depuis longtemps. Il sortit de sa cabine. Dans les différents compartiments de la fusée régnait un silence total. Les hommes enroulés dans leurs couvertures essayaient de trouver le sommeil. Quelques-uns se levèrent en l'apercevant. L'un d'eux s'enhardit à demander :
-Alors, mon colonel, quand vont-ils rentrer les copains ? Je suis volontaire pour aller les chercher !
-Tout le monde s'agita. Ce n'était pas normal. Pourquoi les gars de la patrouille n° 2 ne rentraient pas ?
Soudain le caporal Bronx, qui veillait à un hublot s'écria d'une voix étranglée :
-Alerte ! « Ils » sont là ! « Ils » rodent autour de nous !
On se précipita aux hublots. Quarante paires d'yeux scrutèrent l'obscurité glauque.
Là, sur la gauche, disait Bronx. Ca bouge n'est-ce pas ?
Les avis étaient partagés. Les uns étaient d'accord avec le caporal. Les autres prétendaient qu'il avait des visions.
-Je vais arroser ce coin avec ma mitraillette, hurla Bronx qui perdait son sang-froid. Je suis sûr qu'ils ont fait un mauvais coup. C'est pour cela que les copains ne rentrent pas !
Le lieutenant Bland dut s'interposer. Clarkbook rappela qu'il avait formellement interdit de tirer, à moins d'être attaqué.
-N'oubliez pas les ordres, garçons, précisa-t-il. Faites des prisonniers, c'est plus précieux. Il s'agit de savoir à qui nous avons affaire.
Bert, un sergent, se prit la tête à deux mains, en gémissant :
-« Ils » nous tueront tous, j'en ai presque vu un, « ils » sont horribles.
Tout le monde regarda. Mais « ils » avaient disparu- A quoi ça ressemble, Bert ?
Le sergent, un grand rouquin qui tremblait de tous ses membres bégaya :
-C'est petit, m'a-t-il semblé. Petit et luisant. Je ne peux pas en dire plus. « Ils » se déplacent trop vite.
Et, comme les autres hochaient la tête avec commisération, il hurla :
-Je vous assure. Je ne suis pas fou. Je ne saurais pas dire comment « ils » sont mais je les ai vus.
Le colonel fit signe à Bland de le suivre et regagna sa cabine.
6Ca va mal, dit-il. Dès demain, nos allons envoyer des patrouilles dans toutes les directions. Je ne suis pas inquiet sur le sort de la patrouille numéro deux, mais il faut occuper les hommes. Ils commencent à perdre le contrôle de leurs nerfs.
Quelques heures plus tard, sept petites patrouilles comptant cinq hommes chacune quittaient la fusée laissée à la garde d'un petit groupe. Le colonel dirigeait une des formations. IL choisit la direction de l'Ouest. Le sol était d'un gris vert sombre et on y enfonçait jusqu'aux genoux à chaque pas. Pourtant les hommes en marchant, ne laissaient derrière eux aucune empreinte : la terre était étonnamment spongieuse.
La pluie tombait toujours, régulière, inlassable. Le colonel et ses compagnons avaient parcouru une dizaine de milles, quand, à leur grande surprise, le sol parut s'affermir sous leurs pas. Leurs pieds cessèrent de s'enfoncer profondément. Ils marchaient sur une sorte de tapis de caoutchouc mousse qui aurait eu la faculté d'absorber indéfiniment les tonnes et les tonnes d'eau qui tombaient du ciel. Brusquement, un des soldats poussa un cri : à quelques pas devant eux se trouvait une mitraillette. Fébrilement ils cherchèrent alentour et découvrirent un piquet de tente et une pipe. La pipe appartenait –les soldats en étaient sûr- au caporal Templin qui faisait partie de la patrouille disparue. Non loin de là, le sol était jonché de douilles vides.
Clarkbook essuya son visage ruisselant de pluie.
-Templin et ses compagnons ont été attaqués, dit-il avec excitation. Ils avaient dû installer leur camp ici. Ils se sont défendus… Enfin, maintenant nous savons à quoi nous en tenir, ajouta-t-il.
La pensée d'avoir à entreprendre une opération militaire le revigorait. Déjà, il bâtissait dans son esprit un plan de campagne. L'ennemi n'était pas loin. Bientôt il trouverait certainement le contact.
Pour Clarkbook, la victoire ne faisait aucun doute. Il lui restait quarante hommes, supérieurement armés et entraînés. Ils arracheraient aux gens qui peuplaient l'astéroïde le secret de la vie sur la planète de la pluie… Ensuite, ils pourraient attendre aussi longtemps que cela serait nécessaire que l'Hexagone les ait retrouvés, un jour il rentreraient dans leur pays…
-En route, inutile de s'attarder, s'écria-t-il. Rejoignons la fusée, les autres patrouilles doivent déjà être rentrées.
Ils prirent le chemin du retour.
L'obscurité glauque commençait à tomber quand ils arrivèrent à portée de voix de la fusée. L'appareil semblait désert et silencieux. Ils appelèrent. Personne ne se montra. Inquiets, ils se mirent à courir. La fusée était déserte. Rien apparemment n'avait été touché. Mais les hommes de garde avaient disparu. Nulle trace de pas n'indiquaient dans quelles directions ils s'étaient éloignés, ou si on les avait attaqués. Le sol spongieux ne se laissait pas déchiffrer.
Le colonel et les quatre soldats qui l'accompagnaient s'entre-regardèrent, les mots étaient inutiles. Clarkbook donna l'ordre de verrouiller soigneusement la porte et de monter la garde de façon à ouvrir à la première patrouille qui rentrerait.
La nuit passa, puis une journée, puis une autre nuit. La pluie tombait toujours. Le lieutenant Bland et les autres avaient définitivement disparu.
Le troisième jour, tandis que leurs camarades reposaient, deux des soldats s'enfuirent. Ils étaient décidés à tenter leur chance. Ils ne savaient pas laquelle. Ils étaient devenus fous. Le cinquième jour les deux autres hommes de Clarkbook disparurent à leur tour. Malgré les ordres, puis les supplications du colonel, ils n'avaient pu résister à la tentation d'aller voir dans les environs s'ils ne retrouvaient pas quelques-uns de leurs camarades. Le colonel resta seul. Il fit l'inventaire des vivres qui lui restaient. Le ravitaillement prévu pour cinquante hommes pendant un mois pouvait lui permettre de tenir seul pendant quatre ans. Quatre ans de vie, à condition qu' « ils » le laissent en paix. Mais, déjà, « ils » rodaient, dès que la vague clarté qui éclairait le désert liquide et gris s'estompait, tout autour de la fusée. Il « les » entendaient frôler la longue carcasse d'aluminium et gratter le métal avec ce qui devait leur servir de mains. Il s'installa près d'un hublot et scruta la pénombre dans l'espoir insensé de « les » voir enfin. A ce moment, une larme coula sur son visage rude. Il venait de comprendre que le sursit de quatre ans qu'il s'accordait était illusoire. Il ne pourrait pas attendre. Un jour, peut-être demain, il quitterait son abri, comme les autres. Alors, il s'en irait en s'enfonçant dans le sol spongieux vers « eux » qui, tapis dans le brouillard, l'attendaient.
Presque sans combat la planète de la pluie avait vaincu la fusée des hommes les mieux préparés à la guerre. Clarkbook avouait l'amère défaite. Inutile d'attendre plus longtemps… A son tour il s'avança dans la grisaille. C'était fini.
Mais tandis qu'il marchait lentement d'étranges idées se mirent à tourner dans sa tête. D'où venait-elles ces idées bizarres ? Il ne les reconnaissait pas. Jamais sur la Terre, elles ne l'avaient effleuré. Même sur cette planète inquiétante il avait pensé avant tout à son but : exécuter quand même les ordres, installer sur Mars une base militaire, réduire par la force toute chose ou tout être se trouvant sur sa route.
Mais maintenant, dépouillé de toute puissance, marchant dans la nuit grise, il écoutait en lui cette voix nouvelle.
Il pensait – quelle étrange chose !- à une autre fusée qui viendrait un jour avec d'autres hommes. Des hommes sans mitraillette au poing pour qui l'angoissante planète saurait se faire accueillante. Bernard AMYOT
Le premier livre que Gaston de PAWLOWSKI a écrit se nomme: "LES DEGRINGOLEURS DE PANTES (sic), Grand Roman Parisien" et a été signé du pseudonyme de Guy PATIN D'EMERY. Il porte en mention: Publié sous la direction artistique de G. de Pawlowski. Le livre a été illustré par F. LAUNAY et a été édité par les Editions Littéraires et Artistiques du Pélican Blanc en 1904. La préface est signé G. P.
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Au second plat de couverture il est signalé quelques ouvrages du même auteur: "LES MYSTERES DU FREIN MOD. B", 2 volumes (épuisés), "LA TRANSMISSION SUBLIME" et "LE FER A CHEVAL MAGIQUE", autant dire que ces livres ne sont jamais parus.
Les Dégringoleurs de Pantes est un livre inrésumable, c'est une sorte de délire à la CAMI sans queue ni tête, une sorte de cadavre exquis non surréaliste, l'auteur écrivant à peu près ce qui lui passait par la tête dans l'instant. Le style de PAWLOWSKI est déjà présent mais pas encore maîtrisé et sans réelles idées directrices. Si c'était un autre auteur moins connu qui avait écrit cet opuscule je dirais que ce n'est pas très bon. Cet ouvrage ne doit pas être très fréquent à trouver. Isma
Pour le n° 37 l'orthographe est telle que dans la revue, il n'y a aucun prénom et aucun titre original de signalé, la revue parle de " l'auteur Russe Okhotinkov", mais je pense qu'il s'agit en réalité de l'auteur dont tu parle, la rédaction de l'époque ne devant pas être un un petit détail près.
Le texte de PAQUI est tellement extrapolé que je peux affirmer qu'il s'agit d'une nouvelle.
Je reproduirait intégralement la nouvelle de AMYOT du dernier numéro dans les jours qui viennent à la suite de ce post. Merci à toi pour avoir recadré les illustrations, certaine fois je bâcle un peu le boulot. Isma
34 – CAMERA 34 – CAMERA
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Nous allons tranquillement « éplucher » la revue « 34 », qui n'a ce nom que parce qu'elle comporte 32 pages plus la couverture. Cette revue a été feuilletée intégralement. Editée au début par Vaillant et au format poche le premier numéro sort le 15 avril 1949. Assez vite la numérotation passe à 64 pages et ce bimensuel devient mensuel à partir du numéro 102 de juillet 1953.
Cette revue change de nom à son numéro 78 et devient « CAMERA 34 » et encore plus simplement « CAMERA » tout court à son numéro 111 d'avril 1954. Après le n° 122 le format devient in-8° et le nombre des pages redescend à 32. Toujours après ce numéro 122 une nouvelle numérotation commence et dure au moins 7 mois.
A ces tout débuts « 34 » produit surtout des bandes dessinées sportives, puis des nouvelles d'aventures, de la science-fiction et des séries policières qui étoffent le contenu tout en continuant d'éditer des B. D. dans de nombreux domaines. Le sommaire en est agréable surtout si vous recherchez des documents sur les milieux du cyclisme. Les « documentaires » divers sont vraiment « passe-partout » et sont de ceux que l'on retrouve partout dans la presse populaire de l'époque. Les nouvelles dans l'ensemble, affichent une qualité médiocre. Le point fort de la revue reste les bandes dessinées, surtout celles du jeune FOREST alors débutant. Les débuts de la revue sont plutôt restreints pour la conjecture :

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n° 22 : 1er mars 1959 : Une B.D. de 18 pages timidement signée de Albert UDERZO : SUPERATOMIC « Z », il est précisé : « Une passionnante aventure dans le monde des laboratoires », le mot passionnante est un peu superlatif, mais il faut salué ici les débuts du père d'Astérix.
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n° 29 : 15 juin 1950 : Une B.D. « UNE ETRANGE HISTOIRE », qui ne s'avérera être qu'un rêve et anonyme
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n° 31 : 15 juillet 1950 : Une nouvelle fantastique « LA GROTTE DU CAUSSE MEJEAN », signée J. PERRIOD. Nouvelle totalement fantastique jusqu'au moment où notre héros se réveille. Illustrations
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n° 34 : 1er septembre 1950 : Un article anonyme de prospective et la couverture en couleurs tous les deux consacrés à : « L'HELICOPTERE PORTATIF EST NE ». Projet qui, au demeurant, n'a jamais été porté à réalisation à part dans l'imagination de son concepteur.
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n° 35 : 15 septembre 1950 : « NAVIRES SOUTERRAINS ! (20 000 Lieues sous les terres ». Projet d'engin souterrain se déplaçant aussi facilement que sous les eaux. Le véhicule est représenté par deux dessins et ressemble à un suppositoire.
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n° 37 : 15 octobre 1950 : Un article signé GALIANA et s'intitulant : « LES MONDES INHOSPITALIERS, perspective des voyages interplanétaires ». Gentil mais un peu à côté de la plaque
« LA FOUDRE EFFRAYEE, à la limite du possible ». Un texte qui n'est pas présenté comme une nouvelle mais comme un faux reportage scientifique alors qu'il s'agit bel et bien d'une nouvelle de science-fiction traduite de l'écrivain Russe OKHOTINKOV. Des savants arrivent presque à maîtriser la foudre et à mon avis seuls des spécialistes pourraient faire la part de la science et la part de la fiction dans cette nouvelle.
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n° 38 : 1er novembre 1950 : « LA BÊTE ROUGE », textes et dessins de Pierre CHIVOT. Petite bande dessinée Préhistorique de 16 pages nous narrant les aventures de Tonga, Nouka, Jaik et Zara et de quelques bêtes anachroniques pour l'époque.
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n° 39 : « VERS LA MACHINE ELECTRIQUE DE DEMAIN », un article de prospective comprenant une illustration. « USINES A FANTÔMES », article illustré sur les effets spéciaux du cinéma de l'époque.
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n° 41 : Un (très, très) court article sur jack LONDON ayant pour titre « DE CROC-BLANC AU TALON DE FER ». Et un article « scientifique » sur la chute de météores : « DES PLANÊTES GROSSES COMME DES VILLES… TOMBENT DU CIEL ».
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n° 42 : Un article de prospective qui ne vaut que par son illustration représentant un sous-marin hélicoptère : »LES VEDETTES-HELICOPTERES ».
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n° 45 :20 février 1951 : Une adaptation du « SCARABEE D'OR » de Edgar POE en une bande dessinée Noir et blanc de dix pages de bon aloi. L'esprit du grand auteur américain y est scrupuleusement respecté.
Un article de S. WALTER : « LE CINEMA EN RELIEF EXISTE-T-IL ? UN petit papier de 3 pages sur « LES CITES ENSEVELIES », mais comme se sont des cités réelles, la conjecture est nulle
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n° 47 : 20 mars 1951 : UN des points forts de cette revue, une B. D. de 20 pages : « TROIS HOMMES DANS LA LUNE », où un lecteur s'endort sur un ouvrage, à priori d'anticipation et rêve. B. D. relativement bien dessinée avec un petit scénario qui tient bien la route. Les « Luniens » sont particulièrement originaux.
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n° 48 : 5 avril 1951 : Un article anonyme de trois pages sur les comètes et autres météores.
Un dessin humoristique préhistorique sans le moindre soupçon d'intérêt.
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n° 50 : 5 mai 1951 : Un article : « GARE A LA PLANÊTE », où les auteurs nous signalent que la Terre vient d'éviter une collision avec une planète inconnue du système solaire.
« TERRES PERDUES », 2 pages sur des villes imaginaires enfouies et sur des continents perdus.
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n° 51 : 20 mai 1951 : Jean OLLIVIER signe un petit documentaire pédagogique : « DE MOWGLI, le petit d'homme, aux LOUPS-GAROUS de la légende ». Ceci avec une petite illustration.
« L'ENIGME DU METEORE SIBERIEN », où l'auteur anonyme se demande après plusieurs possibilités si le 30 juin 1908 un vaisseau intersidéral ne se serait pas écrasé dans la steppe de Sibérie.
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n° 53 : 20 juin 1951 : « LUNES ARTIFICIELLES » de Michel PAQUI, où l'auteur verrait bien un début d'habitation permanente de l'homme sur la Lune.
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n° 54 : 5 juillet 1951 : Un article de GEO-MOUSSERON, illustré par CEZARD, sur « LES BATEAUX-FANTÔMES », n'apportant pas grand-chose de nouveau sur le sujet.
Un texte de Michel PAQUI : « LES HOMMES DE LA PLANETE MARS », où l'auteur n'y connaissant rien (personne à l'époque d'ailleurs) réussit à pondre trois pages qui, vues de 2010, sont très optimistes. 3 illustrations
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n° 57 : 20 août 1951 : Un article de cryptozoologie de R. THIERRY : « MONSTRES INCOGNITOS, nous savons qu'ils existent mais….. »
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n° 61 : 20 octobre 1951 : Une bande dessinée de 13 pages de FOREST : « LE COULOIR DES TENEBRES », qui voit la première aventure d'un nouvel héros préhistorique : RAO. A noter une jolie petite femme préhistorique ancêtre de la future Barbarella et un nouvel anachronisme zoologique
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n° 64 : 5 décembre 1951 : Encore FOREST, et encore Rao, personne ne s'en plaindra, dans une nouvelle aventure préhistorique au titre poétique : « LA LUNE DE GLACE ». Aucune bête anachronique dans cette petite histoire mais un bateau à voile assez surprenant pour l'époque.
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n° 66 : 5 janvier 1952 : La première partie d'un article de Michel PAQUI : « LE MONDE – AN 2000 ? », texte de trois pages avec des illustrations
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n° 67 : 20 février 1952 (avec une erreur de date, ça c'est de l'anticipation » : Suite de l'enquête sur « LE MONDE –AN 2000 ? »
3ème aventure de Rao, toujours sous la plume de FOREST : « LA SEPTIEME CITE », signalons que ces aventures ne sont plus tellement préhistoriques mais sont quand même teintées de fantastique.
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n° 69 : 20 février 1952 : Un article « bouleversant » de Michel PAQUI : « L'HOMME DES NEIGES », Yéti ? Yétipas ? Amateurs de crytozoologie vous ne serez pas bouleversés.
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n° 74 : 5 mais 1952 : Toujours M. PAQUI avec un article de prospective S. F. : « L'ELECTRON SERA ROI EN L'AN 2000 ». Article illustré.
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n° 75 : 20 mai 1952 : Un petit papier de trois pages de Jean LELOUP : « MONSTRES ET MYSTERES – LE CINEMA QUI FAIT PEUR », petit article sympathique sur le cinéma d'horreur de l'époque, avec trois illustrations
Un dessin humoristique avec un fantôme pour thème.
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n° 76 : 5 juin 1952 : Une bande dessinée de FOREST : « L'AVENTURE EST SOUS LA PORTE », aventure, qui peut-être considérée comme une aventure fantastique. Le style baroque de l'auteur commence à s'affirmer
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n° 78 : 5 juillet 1952 : Une nouvelle de pure science-fiction de Michel PAQUI : « PARACHUTE SUR MARS ». Avec une grande illustration.
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n° 81 : 20 août 1952 : Encore Michel PAQUI, qui nous signe en cinq pages illustrées : « NUCLEOPOLIS, VILLE DE DEMAIN ».
Et encore une B. D. de FOREST : « LA BÊTE DU MOULIN-MORT », histoire de S. F. sans problème et très intéressante malgré le fait que certains dessins soient bâclés.
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n° 86 : 5novembre 1952 : Un dessin humoristique avec un fantôme pour thème
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n° 88 : 5 décembre 1952 : Un article de R. THIERRY sur « LES PÊCHES ETRANGES ». Le monstre du Loch-Ness est évoqué et même dessiné.
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n° 99 : 20 mai 1953 : C. de NEUBOURG : « DES NAVIRES FANTÔMES VOGUENT DEPUIS 40 ANS ». Article n'apportant rien de nouveau. Illustrations.
« L'AVENIR EST-IL A L'HYDRAVION ? », article anonyme d'extrapolation qui vaut surtout pour les trois illustrations d'hydravions futurs.
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n° 102 : 5 juillet 1953 : « POURQUOI LES GROSSES ESPECES DISPARAISSENT ? » de Michel PAQUI. Illustré de quelques bêbêtes préhistoriques
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n° 104 : 5 septembre 1953 : Michel PAQUI nous raconte en 5 pages illustrées : « après la victoire sur l'Everest L'HIMALAYA CACHE TOUJOURS LE SECRET DE L'HOMME DES NEIGES ». Encore un Yéti.
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n°107 : Décembre 1953 : Une super bande dessinée de FOREST se déroulant en 2237 : « L'INVASION », une invasion de bulles en 16 pages.
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n° 110 : Mars 1954 : Une bande dessinée de science-fiction de 13 pages : « UN HOMME QUITTA LA TERRE », aucune originalité pour cette B. D. anonyme, c'est dur d'atterrie après la B. D. de FOREST.
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n°113 : Juin 1954. Un film tchécoslovaque est présenté : « VOYA GE DANS L'AGE ANTIQUE ». Je n'ai jamais entendu parler de ce film et en tout cas, pas de problème, c'est au moins du fantastique vu les deux monstres préhistoriques présentés en photo.
Un très intéressant article de R. THIERRY illustré par FOREST : « VOICI PARIS IL Y A DOUZE MILLE ANNEES ».
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n°118 : Novembre 1954. Un article de Bob BERGUT sur le cinéma fantastique : « DES MONSTRES (DE CINEMA) QUI NE FONT PLUS PEUR ». Illustré de deux photographies
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n° 119 : Décembre 1954 : Anonyme : « ET VOILA LE CIGARE VOLANT ! », illustré d'un beau vaisseau spatial et de son plan en coupe. L'article est anonyme
Un petit article de Bob BERGUT sur « Lex BARKER : TARZAN DE CINEMA ».
Et un article de prospective très intéressant car assez réaliste : « LES MARTIENS PEUVENT-ILS EXISTER ? »
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n° 120 : Janvier 1955 : Un article offrant peu d'intérêt mais à signaler tout de même signé François THEBAUT : « LE FOOT DE L'AVENIR se jouera-t-il pieds nus sur une pelouse caoutchouc ? ». Après mûres réflexions en 2010, la réponse est non ! Le foot se jouera avec des chaussures de marques et sur des matelas de pognon.
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n° 122 : Un article sur les futures maison électroniques et un autres sur quelques inventions bizarres.
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n° 3 : Juin 1955 : « ICI LA LUNE ! LA TELEVISION VOUS RETRANSMET », un article de prospective de l'inusable Michel PAQUI. Illustrations
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n° 5 : Août 1955 : « LE VELO AERIEN EST-IL POUR DEMAIN ? » du même stakhanoviste de la prospective.
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n° 6 : Septembre 1955 : « LE TRAIN ATOMIQUE », (non blindé), prospective. Illustrations.
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n° 7 : Octobre 1955 : Pour finir en beauté une super couverture de S. F. (voir plus haut)
Un compte-rendu photographique du film : « LA CONQUÊTE DE L'ESPACE »
Une nouvelle signée Bernard AMYOT, de pure science-fiction : « LA PLANÊTE DES PLUIES », que vous trouverez ici même, en début d'année 2011.
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Voila, CAMERA, une revue qui hésitait entre digest sportif et la B. D. petit format. Le numéro 7 de Octobre 1955 est le dernier paru, sauf erreur de ma part. Sa disparition est probablement due à sa non-spécialisation précise et à l'apparition massive sur le marché des B. D. petits formats. En fait pour l'amateur de S. F. seuls une petite douzaine de numéros sont intéressants. Mais les amateurs de nouvelles policières, d'aventures, de récits sportifs, y trouveront leur compte, ainsi que les fans des B. D. y redécouvriront Pierre DUPUIS, Gérald FORTON, CEZARD, et Louis FORTON, et bien d'autres choses encore. Isma
Pour finir l'année vinylesque en beauté, voici une nouvelle fournée de galettes à sillons. Le Père-Noël ne m'ayant apporté cette année que du buvable et du mangeable, je viens de me faire quelques auto-cadeaux en vinyls que je vous présenterai quand je les recevrais, c'est-à-dire début janvier
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« THE BRAINS OF THE COSMOS » par le groupe MAN or ASTROMAN ? groupe de rock indépendant amécicain qui eu son heure de gloire de 1992 à 2001, le groupe s'est reformé en 2006. Ce 45 tours date de 1994. Pratiquement toutes les couvertures d'album du groupe sont de S. F. et parallèlement aux CD's le groupe à édité des 45 tours et des 33 tours. Si les CD's sont partout les vinyls sont plus difficiles à trouver. Ce E. P. contient : Electrostatic Brain Field, Mach One, XL-3, Cow Bow Playing Dead.
Extrait - "Cowboy Playing Dead" :
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"DELUXE MEN IN SPACE", toujours par le groupe MAN Or ASTROMAN?, ce 45 tours E. P. fold-out contient 6 titres : Maximum Radiation Level, U-Uranus, March of the Androïds, Super Rocket Rumble, Configuration 9 et Rhombics. Ce vinyl en pressage américain est sorti en 1996.
Extrait - "Super Rocket Rumble" :
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« MUTANT » (Forbidden World), fantastique nanard américain réalisé par Allan HOLZMAN en 1984 avec Jesse VINT, Dawn DUNLAP, June CHADWICK. Musique de l'inconnue Susan JUSTIN sur un 33tours qui n'a pas l'air très « officiel » : WEB ST 107. La pochette jette un max.
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« BRIGADOON », comédie musicale fantastique de Vincente MINELLI en 1954, avec le gratin de la danse de l'époque : Gene KELLY, Cyd CHARISSE, Van JOHNSON, etc. Musique de Frederic LOEWE. Cette musique existe sur de nombreux supports. Ici est présenté le double 45 tours fold-out d époque sur MGM Records X 263. Un village écossais renaît tous les 100 ans et fait la fête pendant toute une nuit. Je ne suis pas particulièrement fan des comédies musicales hollywoodiennes mais j'ai toujours fait une exception pour celle-là.
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« APOLLO A – Cosmos 70 », un disque cadeau. Grundig vous offre un voyage à Cap Kennedy. « Ecoutez attentivement ce document il comporte plusieurs erreurs à vous de les découvrir ». Il s'agit sur ce 45 tours du premier pas de l'homme sur la lune et vous sera présenté ici en intégralité (il ne doit pas durer trop longtemps) lorsque je l'aurais nettoyé. De plus ne l'ayant pas encore écouté je ne sais pas si c'est de l'anticipation ou s'il s'agit de vol de Neil Armstrong.
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« TERMINUS », film de Pierre-William GLENN en 1987, avec Jean-Philippe SMET, Karen ALLEN, Jürgen PROCHNOW, Gabriel DAMON. Musique de David CUNNINGHAM sur 33 tours Carrere CA 682. Un Paris-Dakar pour les loosers. Que fiche donc la fiancée de Indiana Jones avec cet acteur dont je ne me souviens plus le nom de scène ?
Extrait - "Love Theme" :
PROSPECTIVE ET SCIENCE-FICTION
La science-fiction a sa prospective comme le cinéma a ses documentaires. La pleine période de la prospective spatiale a eu lieu entre 1945 et 1970. Si beaucoup d'ouvrages d'astronomie et d'astronautique parlent en un ou quelques chapitres d'un devenir spatial éventuel, pratiquement aucun n'y sont entièrement consacrés.
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« VOYAGE VERS LES MONDES LOINTAINS » de K. GUILZINE, traduit du Russe par Igor BAÏKOV, éditions en Langues étrangères, Moscou, 1958. Cartonnage éditeur in-8° de 256 pages sous jaquette illustrée. Illustrations in et hors-texte à première vue anonyme
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L'ouvrage est dédié à la mémoire de Constantin TSIOLKOVKI, le père de la fusée moderne, et se compose de six parties distinctes : « DE LA FANTAISIE A LA SCIENCE », « LE MOTEUR MERVEILLEUX », A L'ASSAUT DE L'ESPACE COSMIQUE », « LA DOMESTICATION DE L'ESPACE COSMIQUE », « L'HOMME ET L'ESPACE COSMIQUE » et « UN COUP D'ŒIL SUR L'AVENIR ».
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Cet ouvrage est agrémenté de nombreux croquis et schémas parfaitement compréhensibles expliquant les bases de l'astronomie et de la mécanique céleste, des mouvements des planètes du système solaire. L'ouvrage raconte également l'historique des fusées, des plus rudimentaires aux plus élaborées (pour 1958). Voila pour la partie scientifique, pour la partie prospective c'est beaucoup moins sérieux, surtout lorsque l'auteur nous parle de la végétation sur Mars et des projets à moyens termes de colonisation de l'espace et du système solaire.
Reste les magnifiques illustrations hors-texte présentées ici. Isma
Jean-Charles HARVEY : Journaliste et auteur Québécois (1891 – 1967). Deux romans et un recueil de nouvelles : « MARCEL FAURE » en 1922 et « LES DEMI CIVILISES », aux éditions du Totem, en 1934, ne sont pas conjecturaux, par contre son recueil de nouvelle l'est et pas qu'un peu. Il a obtenu le prix David en 1928, prix qui récompense une œuvre littéraire ou scientifique en relation avec le Canada.
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« L'HOMME QUI VA…. Contes et nouvelles » de Jean-Charles HARVEY
Québec, imprimerie « Le Soleil », 1929. Broché in-12° de 216 pages.
Couverture et illustrations de Simone ROUTIER
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L'HOMME QUI VA….
Agé de 60 ans, Tristan Bonhomme meurt. Simple d'esprit sans aucune imagination, naïf et vagabond éternel il a passé sa vie à la poursuite de Louison, la seule personne de son humanité qui l'a troublé. Toute son existence il l'a recherché aveuglément, tout au long du Saint-Laurent, dans la région des Grands Lacs et pour finalement finir usé au pieds des Montagnes Rocheuses. Petite fable symboliste.
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TU VIVRAS TROIS CENTS ANS
L'auteur, au début de cette nouvelle se demande comment la science, si puissante, ne parvienne pas à forcer les bornes de la nature et a prolonger la vie au-delà d'un siècle.
Au soir du premier janvier 1950, Lazare Pernelle, docteur et savant décide de déroger à cette mauvaise habitude de la nature.
« Médecin déjà célèbre à trente-cinq ans, professeur à l'Université Eastman, chef de clinique à l'hôpital Mégapolis, inventeur du premier sérum antituberculeux vraiment efficace, guérisseur du cancer, il était riche, considéré et aimé dans toute l'Amérique ».
Seulement voilà, le 23 janvier 1950 le docteur tombe gravement malade et le diagnostic de ses pairs est sans équivoque, il ne lui reste que quelques heures à vivre. Entrant dans un délire annonçant sa fin il voit la Mort en personne qui vient le chercher. Retrouvant brièvement un dernier sursaut d'énergie il lui dit en colère que si elle vient le chercher maintenant c'est qu'elle a peur de lui puisqu'il est sur le point de trouver un moyen de prolonger la vie humaine. La faucheuse est susceptible et lui assure qu'elle ne le craint pas, pour preuve elle lui laisse la vie en lui précisant que si il prend les filtres qu'elle lui donne il pourra vivre trois cents ans.
Alors commence pour lui une vie de plaisirs et de voyage, allant de pays en pays et de femmes en femmes. Puis un jour c'est la découverte d'une compagne merveilleuse et ils s'aiment pendant de longues années. Grâce aux filtres de la Camarde les années n'altèrent pas son physique mais sa bien-aimée commence à accuser du temps qui passe.
Ses peines se diluant dans le temps il se consacre aux arts, peinture, sculpture, musique, il y excelle. Ensuite il se met à l'écriture et plusieurs chef-d'œuvres sortis de son imagination féconde, il créé même une nouvelle école littéraire le « Pernellisme ». Il paraît toujours 35 ans alors qu'il a largement dépassé le siècle d'existence.
Sa compagne est morte à 80 ans et sa fille ressemble à une vieille femme. Il se décide alors durant des années à chercher la formule de l'immortalité, mais les lois de la nature lui dictent d'y renoncer une humanité immortelle courrait à sa perte, l'humanité étant faite pour se reproduire et non pour stagner indéfiniment.
Lorsqu'il ne lui reste plus que 120 années à vivre il peut constater l'évolution accomplie par les peuples, la pensée ayant radicalement changée et la nouvelle civilisation est parvenue à remplacer son ancienne étroitesse d'esprit par une pensée philosophique plus développée. Il rencontre à nouveau une femme, une superbe rousse, mais là aussi, même problème et il ne tiens pas à voir sa nouvelle compagne partir avant lui. Alors il décide de partager en deux les dernières fioles d'élixir de la Mort, de cette manière il mouront tous les deux ensemble dans 60 ans.
Le 1er février 2200, le docteur Pernelle donne un bal magnifique. La Mort vient les chercher, mais n'emporte que le docteur car sa compagne n'a commencé l'élixir qu'à vingt ans, donc elle doit vivre encore, son heure n'ayant pas sonnée.
Le bon docteur part calmement et tranquillement avec la faucheuse qui répète les mots de Blaise Pascal : « -Les hommes n'ayant pu guérir la mort, ils se sont avisés, pour se rendre heureux, de n'y point penser ! »
La Camarde est une fine philosophe lettrée.
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YSABEAU
Ysabeau est belle et on la soupçonne quelque peu immortelle, elle est seule sur son île, elle descend de toute une lignée d'Ysabeau qui perdent les hommes les poussant au sacrifice suprême pour leur amour.
Sur la plage un oiseau-avion se pose et Gaspard l'aviateur en descend. Il tombe vite amoureux fou de cette déesse et est bien décidé à l'emmener hors de ce lieu paradisiaque mais désert.
Ysabeau, à bord de l'aéronef qui décolle, lorsque Gaspard lui demande qui elle est vraiment, lui répond qu'elle est la gloire et l'avion chute dans l'océan, tuant la pauvre Gaspard.
Ysabeau est belle et on la soupçonne quelque peu immortelle, elle est seule sur son île…..
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AU PAYS DU RAT SACRE
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« La mystérieuse disparition de Paul Durant, capitaine d'aviation, avait longtemps défrayé la chronique de 1950.
-Je me rendrai probablement jusqu'à Mars, avait dit l'homme-oiseau en démarrant pour sa dernière envolée. Ce soir, je ferai mon plein d'essence dans une station lunaire, puis je continuerai sans escale jusqu'à l'autre planète.
Il avait quitté Québec par un matin ensoleillé. La chanson endiablée de son trimoteur couvrait la voix d'un pinson, qui, d'un arbre voisin, saluait l'aurore. »
La machine monte droit dans le ciel mais sa famille restée au sol croit plus qu'il a rendez-vous à Paris avec une petite amie qu'avec la planète Mars.
Le temps s'écoule et l'on n'a plus aucune nouvelles de Paul. Après quelques temps il est même considéré comme perdu en vol. Des recherches entreprises restent vaines, puis il est oublié.
Le 2 janvier 1951, Paul Durant et sa machine, de retour chez les Martiens, s'écrasent sur le terrain de André Mormon, l'engin est hors-service mais Durant est indemne. Il raconte son histoire : il a filé vers Mars à la vitesse de l'éclair et est arrivé dans une des capitales Mingrotolim, qui en langage local signifie : Rat-Sacré. Les hommes de Mars mesurent huit pieds et les femmes sept. « Les Martiennes ne m'ont donné que des désillusions, attendu que les girafes ne sont pas faites pour les macaques ». Sur Mars le rat-gris est un animal sacré et le seul problème vraiment intéressant pour eux en est l'apparition d'un rat-blanc, provoquant la suspicion chez les « découvreurs » du dit rat. Le rat-blanc devient vite « hérétique » aux yeux des Martiens. André Mormon conclue la nouvelle par : « Dans le monde il y a des rats blancs et des rats gris ».
Une nouvelle pour le moins originale dans son non-intérêt de surface.
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LE REVENANT
Louis HEMON auteur du roman canadien « MARIA CHAPDELAINE », roman paru posthume, dialogue avec son héroïne sur les temps anciens et le Québec qui se modernisme. Un texte nostalgique sur « avant ». Louis HEMON né en 1880 est mort en 1913 écrabouillé par un train.
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SOUS LES FLECHES D'EROS
Le narrateur chassant dans les Laurentides tire sur un gibier non identifié, « Raté » - dit le gibier en question, en fait il s'agit du Dieu Eros, sous la forme d'un enfant aux boucles cuivrées et avec un petit carquois aux flèches d'or. Eros fait faire alors un petit tour du monde des relations amoureuses les plus diverses au chasseur, à chaque flèche d'or de son carquois une situation différente. Une fois le petit périple achevé le Dieu lui signifie qu'il peut s'en aller.
« Mais comme je m'éloignais, il me sembla que toutes les flèches du Dieu blond m'entraient dans le corps. Je poussai un grand cri et m'éveillai au pied de l'arbre sous lequel je m'étais endormi la veille ».
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RADIODIFFUSION SANGLANTE
Georges Loranger et Germaine Le Pailleur se fiancent à Québec au printemps de 1940. Ils s'aiment et vont se marier en septembre mais doivent se séparer temporairement et ne plus se voir que 2 à 3 fois par mois, car Georges doit s'absenter en Calgary et Vancouver, de l'autre côté du Canada.
Mais pendant son absence Germaine rencontre John Drummond, un jeune américain qui lui sauve la vie lors de l'emballement de son cheval et lorsqu'elle revoit son fiancée pour la première fois, celui-ci se doute que quelque chose ne vas plus, surtout que quand à son retour il reçoit une lettre de rupture de Germaine.
Aussitôt il saisit un appareil de Radio-phototéléphonie ou l'on peut voir son correspondant, et réciproquement et après un dernier message d'amour à sa bien-aimée, il se suicide sous ses yeux.
« Cette année là, déjà, on pouvait à trois mille milles de distance, voir souffrir et mourir. Le progrès n'avait pas diminué d'une goutte la mer infinie des douleurs morales ».
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L'HOMME ROUGE
Le sacristain Magloire, à la fin de la messe de Minuit, remarque un étrange bonhomme, tout vêtu de rouge et ployant sous de gros paquets colorés. Il s'en va, peureux, le signaler au curé. Celui-ci trouve l'étrange apparition prosternée devant la crèche, sous un tas de jouets. Le gros homme rouge sanglote.
En fait c'est le Père-Noël qui implore Dieu de le ramener au Paradis, car il en à marre de se taper tout le boulot la nuit de Noël. Il raconte toute son histoire au curé, depuis le début de l'ère chrétienne jusqu'à ce jour. Mais grâce à l'intervention de la Vierge Marie en personne, qui réussit à le convaincre de poursuivre sa tâche, il décide, résigné, à poursuivre sa mission pour les Noël suivants.
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L'ETOILE
Kathlee Murphy, une jolie fille et jeune actrice, délaisse son fiancé médecin et décide de ne s'attacher à aucun homme, car elle préfère la gloire. En 3 ans au théâtre et à Hollywood elle devient une grande star reconnue, avec un jeu impeccable et une voix charmante « car le cinéma parlant était fort en vogue » (livre sortit en 1929 et en fait le cinéma parlant n'était qu'à ses premiers balbutiements, donc très légère anticipation). Elle aime d'amour un artiste William Barry, qui l'abandonne, puis revient, plusieurs fois.
Un beau jour elle perd le principal outil de son succès : sa voix. Sa carrière est donc finie. Elle rentre chez elle où son ancien fiancé la soigne amoureusement et elle retrouve, au bout de quelques temps, sa voix d'antan. Elle est tellement heureuse qu'elle lui propose de l'épouser, mais celui-ci refuse sachant très bien qu'elle préfèrera toujours la gloire à son amour.
Elle retourne à Hollywood ou l'on vient d'inventer le radio-ciné-parlant, en couleurs, que tout le monde peut regarder chez soi (bref la télévision). Son ancien fiancé peut la regarder dans les bras d'un autre, de son domicile : « Il se laissa tomber dans son fauteuil, et, sans autre témoin que sa douleur, pleura comme un enfant ».
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HELENE AU XXVème SIECLE
« Gabriel Antonoah, célèbre historien esquimau, mort en Alberta, en l'An 2650, a laissé, parmi ses manuscrits inédits, une œuvre inachevée, sous le titre : « La femme à travers les âges ». Espérons qu'on publiera, un jour, ce livre palpitant, dans lequel le sourire d'Aphrodite surnage incessamment dans une mer de sang »
Puis le narrateur nous cite un extrait du livre concernant Hélène de Troie et un autre sur celui de la reine d'Egypte : Cléopâtre. Le dernier chapitre de son livre nous conte le drame le plus poignant de l'époque moderne :
Au 24ème siècle de l'ère chrétienne la République du monde est établie et les progrès techniques et scientifiques vont de pair : navires rapides et engins volants performants, et l'on peut communiquer avec le reste du monde avec un engin pas plus gros qu'une montre. Depuis le 22ème siècle tout le monde parle deux langues, sa langue nationale et une langue universelle : le Cosmos. Suit la description d'un monde harmonieux et vivant en paix.
Jacques Pavie vient d'être élu Président de la Fédération Républicaine du Monde au détriment de Diwan Gengli, le chef de l'Inde. Tous deux désirent la même femme Hélène de Tarse, qui préfère Pavie et décide de l'épouser. Diwan Gengli digère difficilement ces deux affronts successifs et, mal conseillé, déclenche un conflit international faisant 5 millions de morts, il tue Pavie et enlève Hélène. Les américains et les Européens lancent de féroces représailles et Gengli perd la bataille et finit décapité par Hélène.
Après Homère et Giraudoux, Harvey perpétue le mythe de la Guerre de Troie en le modernisant quelque peu.
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LA DERNIERE NUIT
100 000 ans après la nouvelle précédente le soleil n'émet plus que de faibles rayons et l'astre trop vieux n'arrive plus à réchauffer la Terre et l'on peut le regarder à l'œil nu sans s'éblouir. La neige et la glace s'étendent à presque toute la surface de la planète. Les derniers humains ont le teint pâle et la végétation qui subsiste est rabougrie.
Le temps passant le climat empire et les humains survivants ne vivent plus que dans de sombres cavernes et sont devenus plus où moins cannibales. Dans la nuit polaire une secousse sismique d'une intensité inégalée fait céder toute une partie de la croûte terrestre et les rares humains périssent écrasés dans leurs cavernes. Quand un vieux soleil violet se lève sur la Terre désolée il ne reste plus que trois humains vivant, deux hommes et une femme. La dernière humaine choisit un des deux hommes pour compagnon, l'autre par dépit le tue et prend sa place. Le dernier couple sur Terre meurt gelé la même nuit. Un peu plus tard un astre incandescent percute la Terre qui finit dans un gigantesque brasier.
Plus tard, très certainement un nouvel Adam et une nouvelle Eve, recommenceront le cycle de la vie.
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Les nouvelles formant ce recueil son conjecturalement d'inégales valeurs mais littérairement de grandes qualités. La nouvelle de déroulant sur Mars met en valeur la complexité des choses simples, ou comment se compliquer la vie lorsqu'il n'y a pas lieu. La nouvelle où le scientifique défie la mort est un bon exemple que l'on peut réaliser un bon texte à la fois de science-fiction et de fantastique. Ysabeau et Hélène prouvent l'immuabilité du destin. Quand au Père-Noël en personne il est obligé pratiquement contre son gré à assumer sa fonction, ce n'est pas le mythe de Sisyphe de Camus, mais l'on n'en est pas loin. Quant à la dernière nouvelle elle n'est pas d'un optimisme à toute épreuve. Le Canada est toujours présent dans les premiers textes ce qui ajoute au recueil une petite touche « exotique » pour un Européen et le narrateur par son style dépouillé rajoute un ton « réaliste » à des récits de pure fiction. Je pense également que suivant les lecteurs des interprétations différentes des textes peuvent être données. Quand je vois toutes les rééditions sans intérêt je me demande bien pourquoi un tel bouquin n'est pas dans les étagères des libraires. Isma
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