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#1 Re : Parutions revues, fanzines, e-zines » Le Novelliste » 04-05-2018 19:20:14

Bonjour,

L'alerte google a fait son boulot comme d'habitude pour me signaler l'apparition de mon nom en public. Je réagis rarement, mais la présentation du Novelliste m'a paru curieuse si l'on songe aux quelques années où j'ai soutenu ce site, une désinvolture étonnante pour les débuts d'une revue de l'imaginaire.

Tout d'abord, Le Novelliste n'est pas passé inaperçu, à part ici, peut-être de s'être renseigné uniquement dans les pages people de Gilles Dumay. Quant aux postillons des outragés, je n'aurais pas qualifié de cette manière les messages d'auteurs, certes, mais aussi de lecteurs de tout horizon. Ce fandom, dont Christian parle, a réagi plutôt rigolard, il a l'habitude et ne s'en formalise plus en postillonnant. Par contre, bien d'autres hors microcosme sont tombés des nues en découvrant ce délire, et qu'un inconnu se défoule sur la revue qui leur plaît les a effectivement mis en colère.
Mais soit, chacun est libre d'interpréter à sa sauce, la preuve en est avec Gilles Dumay qui la prépare aigre et grossière.
Cependant, pour que chacun se forge sa propre opinion, j'invite les curieux et les amateurs de littérature et d'illustrations à visiter Flatland, sa revue, son anthologie et ses projets sur son site : https://novelliste.redux.online/ ou plus directement sur son catalogue : https://novelliste.redux.online/catalogue/
Vous constaterez que pour une revue imperceptible, elle réunit un bel ensemble d'auteurs, de traducteurs et d'artistes. Les noms connus qui y contribuent devraient encourager à découvrir ceux qui le sont moins. Vous avez parcouru ci-dessus le sommaire du #1, voici celui du #2 :
https://loursdanseur.redux.online/au-so … ovelliste/

« Quelques beaux rendez-vous au programme :
- la longue novella de Lyon Sprague de Camp (plutôt un court roman), Les rouages du destin, délicieuse friandise pulp aux arômes d’uchronie et d’univers parallèle ;
- les huit images splendides du port-folio de Fred T. Jane, Soupçons d’avenir, en complément de ses illustrations pour la deuxième livraison de Hartmann l’anarchiste, qui entre dans le vif du sujet ;
- une curiosité drolatique sous forme de pastiche holmesien signé Carolyn Wells, et une autre plus sombre et atypique due à la plume de Mary Elizabeth Braddon ;
- côté francophone, un grand nom de la littérature belge, Camille Lemonnier, nous prouve À vau-la-rue que ce n’est pas d’aujourd’hui que l’on fait aux artistes et aux auteurs la vie dure ;
- l’hommage à Alain Dartevelle, récemment décédé, avec sa nouvelle Visite au mort illustre écrite à la mort de Jean Ray ainsi qu’un article biobibliographique de Dominique Warfa : Alain Dartevelle et le langage des simulacres;
- côté articles, deux monuments littéraires (Arthur Conan Doyle et Robert Louis Stevenson) se penchent sur leurs débuts, tandis que Christine Luce vante les mérites de La fiction à deux sous et d’un ‘pulp magazine’ allemand début vingtième snobé par l’intelligentsia officielle ;
-  l’invité de cette livraison est Pierre-Paul Durastanti qui nous dit tout de sa collection PULPS au Bélial’ ;
- ajoutez à tout cela six nouvelles d’auteurs bien vivants (Christian Vilà, Alex Nikolavitch, Élodie Serrano, Ketty Steward, Jacques Barbéri, André-François Ruaud), de tonalités et d’inspirations très diverses, une splendide couverture de Hannes Bok et quelques illustrations non moins remarquables en pages intérieures, et vous aurez fait (à peu près) le tour de ce qui vous attend fin mai, début juin (oui, le Novelliste est en retard, mais c’est pour la bonne cause). »

Oui, vous avez bien noté le gag : après Jean-Daniel Brèque, Pierre-Paul Durastanti accorde autant de confiance au Novelliste, vous en penserez ce que vous voulez ou ce que vous pourrez.
Pour ma part, je suis fière de participer à cette nouvelle revue, comme je le suis pour chaque initiative en faveur de la littérature que je soutiens depuis des dizaines d'années à présent ; pendant une époque, je n'ai pas ménagé mon enthousiasme ici, d'ailleurs. Est-ce utile de le rappeler ?

#2 Re : Discussions libres » !!! BONNE ANNEE 2006 .... 2018, 2019... et 2022 !!! » 24-01-2014 21:59:49

De passage rapide, mais je suis heureuse de vous souhaiter une excellente année 2014 !

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#3 Re : Imaginaire moderne (de 1945 à nos jours) » ... et Simak ?! » 15-06-2013 16:47:26

Ce n'est pas grave, Gloubik, que tu n'aimes pas tout, j'aime Simak pour deux smile

#4 Re : Thèmes et sujets imaginaires » [thème] Vampires » 15-06-2013 16:45:53

Moins on en dit sur nos livres, plus on a de chance d'en trouver d'autres dont personne n'a rien dit mais dont on pourrait en dire beaucoup... Heu, je suis sûre que quelqu'un au moins va me comprendre ! smile

#6 Re : Imaginaire jeunesse » (Auteur et illustrateur) Juan FERRANDIZ » 15-06-2013 16:39:44

Ismaël II a écrit :

.
Les illustrations sont de l’auteur. Les scans ci-dessus se passent de commentaires.

Si-si, je commente ! C'est très mignon, j'aime beaucoup (en général tout au moins) les productions enfantines des éditions Artima. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Juan Ferrandiz a été publié plusieurs fois chez Artima dans les années 1970-1980, un artiste espagnol pour la jeunesse sympa.

#7 Re : Autres supports de l'Imaginaire » Hall d'honneur » 15-06-2013 16:35:09

Kurt Vonnegut s'entraînait toujours avant le petit-déjeuner.

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#8 Re : Programmes de parution » Le Passager Clandestin - Dyschroniques » 15-06-2013 16:28:44

Les éditions Le Passager Clandestin ont initié et réussi un "kisskissbankbank" afin de publier une novella,  "La vague montante", de Marion Zimmer Bradley, dans la collection Dyschroniques. A paraître.

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Un vaisseau parti coloniser le Centaure revient sur Terre après plusieurs centaines d'années ; l'équipage s'attend à trouver là une civilisation technologique extrêmement avancée, mais il découvre un monde où le concept de nations n'existe apparemment plus et où la science semble avoir disparu, au profit d'une économie primitive fondée sur la commune et l'agriculture.

« Si vous pouviez nous dire comment nous mettre en rapport avec le gouvernement ?

– Eh bien, dit le vieil homme d’un ton égal, il y a trois gouverneurs dans notre village, mais ils ne sont là que pour régler les heures de cours des écoles et celles du couvre-feu. Je ne voudrais pas les déranger pour une chose aussi ridicule. Je ne pense pas qu’ils auraient grand-chose à dire sur votre… ah oui, vaisseau spatial. »

#9 Re : Programmes de parution » Le Carnoplaste » 15-06-2013 16:08:56

Le Carnoplaste, mon dieu le Carnoplaste !!! Il va bien et quand il ne trash pas à plein tube, il édite des fascicules horriblement recommandables :

Bela Bartok contre la Veuve Noire du Führer et Les 4 élixirs du docteur Zhu, deux nouvelles histoires de fascicules, non deux nouveaux fascicules d'histoires extraordinaires chez le Carnoplaste.
Et deux de plus sur l'arbre-à-histoires :
"BELA BARTÓK CONTRE LA VEUVE NOIRE DU FÜHRER"  ISBN 978-2-35790-025-7
"LES 4 ÉLIXIRS DU DOCTEUR ZHU"  ISBN 978-2-35790-024-0

Et la belle couverture de Bela Bartok est de notre ami Jeamtag !

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#10 Re : Musée des Revues & Fanzines » Fiction » 15-06-2013 16:00:50

A noter également pour les amateurs de lecture en ligne : le volet n° 2 de Fiction Web est disponible à cette adresse :

http://www.moutons-electriques.fr/flash … on-16.html

Deux articles de fond, de la musique et des images.

#11 Re : Musée des Revues & Fanzines » Fiction » 15-06-2013 15:46:51

Fiction n° 17 est en bouclage, le sommaire s'annonce :

Fiction tome 17, la livraison du soixantième anniversaire, à sortir en septembre. Avec au sommaire, sur 360 pages : 3 articles, 3 chroniques, 3 novellas et 7 nouvelles.

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Sommaire complet :

Ellen Kushner, Un jeune homme de mauvaise vie
John McDaid, Les hommes au parapluie
Dominique Warfa, L’exception culturelle (étude)
Sonia Quémener, Puissance de l’amour
Nicolas Lozzi, Chroniques impressionnistes / 7
Paul Park, Les fantômes de la danse des orages
Eugene Mirabelli, Le livre de la Voie Lactée
Nelly Kuntzmann, L’autre voyage…
Alex Nikolavitch, De quoi parle la science-fiction ? (étude)
Vivian Amalric, Chroniques itinérantes / 2
Carolyn Ives Gilman, Ancrage
Jean-Marc Lainé, Le mystère Shaver (étude)
Jacques Bergier, Ici, on désintègre !
Alex Irvine, La colline aux mystères
Ted Komatska, La couleur la moins utilisée par la nature
M. Rickert, Le chef-d’œuvre du peintre de cadavres

#13 Re : Discussions libres » Bienvenue aux Nouveaux » 31-05-2013 00:13:25

Hello Fantaslove, et bon amusement ! smile

Lord Darcy a écrit :

Bien que notre Sorcière de l'Espace vaille, à elle seule, toutes les armées de Nitocris! wink

Tu m'as obligée à aller voir sur le réseau qui était cette mystérieuse femme... et c'est une mystérieuse femme égyptienne.

« Il y eut une femme Nitocris qui régna ; elle était plus courageuse que tous les hommes de son temps, et c'était la plus belle de toutes les femmes ; elle avait le physique d'une blonde aux joues roses » Manéthon

Pour blonde aux joues roses, c'est une légende. Sinon, ça me va. big_smile big_smile

#14 Re : Imaginaire ancien » (Auteur) Eugène MALDANT » 31-05-2013 00:05:57

Tnadlam, ça fait plus anticipation, mais Eugène, c'est décevant.

#16 Re : Imaginaire moderne (de 1945 à nos jours) » B.R.Bruss » 31-05-2013 00:00:34

Merci pour les deux premiers... Et je ne serai pas surprise de recevoir les autres, donc. smile

#18 Re : Autres supports de l'Imaginaire » Les Coffrets de collection » 21-05-2013 13:25:13

Snark Hunter nous offre une belle galerie des coffrets des Neuf Princes d'Ambre, Zelazny. Éditions Denoël, Présence du Futur, n° 461 à 470.

Le Coffret 1 : Le Cycle d'Ambre 1 Corwin

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Le Coffret 2 : Le Cycle d'Ambre : Merlin

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Toutes les couvertures, illustrées comme les coffrets par la talentueuse Florence Magnin.

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Snark Hunter, si tu as des précisions à ajouter à ce superbe panorama, à ton clavier ! smile

#19 Re : Imaginaire moderne (de 1945 à nos jours) » B.R.Bruss » 21-05-2013 00:27:14

Gérard Klein m'a transmis deux clichés qui devraient intéresser bien des amateurs et curieux des œuvres de Bruss, peintre.

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Les deux tableaux sont sur les murs, au moins un en tout cas, de Gérard Klein, que je remercie.
Les photos ont été prises par Jackie Paternoster.

Voilà qui ajoute encore une précision plus rare au cursus de B. R. Bruss dans l'affaire B/B/B.

#20 Re : Parutions revues, fanzines, e-zines » Le Visage Vert » 11-05-2013 18:12:19

Nous avons un peu raté le 20 et le 21, alors j'annonce en avance :

Le Visage Vert n° 22, bientôt...
Mais voici que s'annonce le Visage vert n°22... Au sommaire, des loups-garous, des fascicules allemands, une parodie holmésienne, une belle trouvaille de Norbert Gaulard, Rodolphe Toepffer et quelques autres douceurs. Vertes.

#21 Re : Imaginaire moderne (de 1945 à nos jours) » (B. D.) ARCHIE, LE MERVEILLEUX ROBOT » 04-05-2013 00:52:27

Magnifique rétrospective, les yeux me picotent, non-non, pas à cause des scans, c'est l'émotion smile

#22 Re : Autres littératures populaires » [Revue] L'Intrépide Offenstadt / Société Parisien d'Edition » 18-04-2013 13:37:43

Hans Allew le pirate

Une histoire de pirate moderne avec de vrais morceaux de merveilleux scientifique!

L'Intrépide, 34 chapitres du n° 471, 31 août 1919, au n° 504, 18 avril 1920, il y a 93 ans aujourd'hui.

Voilà une histoire qui a failli m'échapper. Il faut dire que la mise en page est reléguée à une page mouvante, les tout petits dessins, un peu tristes au noir sur le papier jauni, n'étaient pas attirants. Le sujet non plus ne me disait rien, un récit de pirate moderne, pas encore tout à fait assez vieillot pour flatter l’œil.  Heureusement, un paragraphe, lors d'une lecture transversale, a fini par me réveiller. Et pour tout dire, Hans Allew est un pirate dont les exactions criminelles ne sont pas si mauvaises à lire. Pour être honnête, je n'ai le récit qu'à partir du chapitre III au moment où l'action se précipite après un résumé qui me chuchote que je n'ai pas perdu beaucoup en grimpant en marche.

L'action démarre à Brest, quand le Démocratie, un fier vaisseau de la Marine Française, est baptisé et lancé à flot. Le lendemain, Le Goalec, son armateur se repose dans son château tandis que son épouse et sa fille passent quelques jours de croisière sur leur petit yacht, L'Armor. Le constructeur breton reçoit un invité, le comte de Reversé, dont l'attitude est inexplicablement nerveuse. Avec l'accord courtois de son hôte, le comte envoie un message télégraphique qui semble d'une importance vitale. Le lendemain, après une attente fébrile, il reçoit enfin la réponse et, à la stupeur du châtelain, semble se transformer sous ses yeux en un personnage inquiétant, menaçant. Effectivement, il s'agit d'une félonie, le comte annonce au malheureux que non seulement le Démocratie a été piraté mais ce sont de ses ponts que L'Armor a été abordé et les deux êtres les plus chers de l'armateur kidnappés. Le forban qui a perpétué ces crimes n'est autre que Le Pirate Noir, Hans Allew. La demande de rançon ne tardera pas à arriver, plusieurs millions. Un chapitre d'une intensité dramatique croissante très bien menée.

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Ici, j'ai un grand passage à vide, sans numéro et je retrouve les héros, l'armateur et son jeune compagnon, Gael d'une part; d'autre part les dames et le fidèle matelot Boulot, les deux personnages complémentaires sont de fiers garçons de la Bretagne : ténacité, courage et fidélité, bien sûr. Un dernier personnage fait son apparition, il s'agit d'un dilettante anglais, personnification de l'aventurier flegmatique teinté de génie, riche bien sûr, et propriétaire d'un caprice de multimilliardaire, un sous-marin merveilleux, Le Spleen. Après quelques épisodes en mer, Sir John Johnson Corwet rencontre à terre Le Goalec éprouvé, qui nous permet un aperçu de ce profil britannique, amélioré par sa pratique particulière de la langue française  :

Quelques Jours après le retour de Mme Le Goalec, sir John se fit annoncer chez l'armateur : Gentlemen, dit-il après s'être incliné à son angle favori (45 degrés), je viens vous,confus et fort vexé... Le femme de vô a rejoint sans que j'aie appris le chose... Je voguais au diable, sur mon cher « Spleen »... Si je avais su plus tôt, j'aurais prévenu vô de l'arrivée d'elle et vô auriez pu aller à son rencontre sur le plage où elle aborda et lui éviter la nuit qu'elle a passée dehors sous le pluie et le vent, à même les froides pierres granitiques du perron... j'ai rongé les poings de moâ... j'ai tire sur les cheveux de moâ, en signe de rage et de désolation. Je viens demander le pardon de vô pour le négligence de moâ et dire à vous que maintenant je cours sauver le jeune fille qui est restée à « Allew-House »... Et, ce disant, sir John Johnson Corwel baronnet, s'inclina (45 degrés) et, flegmatiquement, s'éloigna...

Au chapitre XVI, il semble avoir déjà joué un certain nombre de tours pendables à l'honnête et sérieux criminel, Hans Allew. Entre autres, lui subtiliser Gael et Boulot laissés pour mort par leur bourreau, puis les faire réapparaître en spectres devant les yeux exorbités d'horreur du pirate. Mais le Pirate Noir a conservé ses captives, et c'est uniquement contre une rançon énorme qu'il a rendu l'épouse en la livrant comme un sac sur un côte déserte. Sir Corwet, déterminé à donner la leçon à ce cuistre, repart conquérir l'île d'Allew qu'il harcèle depuis plusieurs semaines. Il réussit à franchir la barrière de mines grâce à un stratagème astucieux réalisé en scaphandre depuis le fond des mers, un épisode qui ne manque pas de rappeler Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne, comme celui de la récupération de Gael et Boulot, abandonnés dans leur esquif au milieu de l'océan et sauvés miraculeusement par le sous-marin surgissant comme un léviathan des flots. Hélas, sir John sous-estime les défenses du pirate et, alors qu'il se faufilait dans les quartiers de la captive, il est électrocuté et capturé. Plus grave, son équipage désorienté omet de mettre le sous-marin à l'abri, Hans Allew découvre la machine qui le tourmentait, échouée comme une baleine impuissante sur le sable. Il s'en empare évidemment avec de grands rires moqueurs et insultants. L'influence vernienne s'accentue, utilisée en variante, quand Allew prend possession du bâtiment : "Un grand silence régnait à bord. Le pirate se sentait troublé et mal à l'aise. Un vague effroi l'envahissait, seul, dans ce mystérieux engin." Il inspecte cependant les lieux et comprennant que les "les innombrables appareils : roues immenses, bielles luisantes, énormes pistons, balanciers régulateurs, manivelles, leviers" lui étaient étrangers, il s'en remet à son ingénieur, Gussner (allemand évidemment) qui lui annonce que les appareils sont "ultra-récents et d'un modèle tout autre que ceux en usage". C'est le paragraphe qui m'a attiré l’œil!

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Le second de sir Corvet remet curieusement les plans du sous-marin sans discuter, une feinte on s'en doutera, et supervisé par Allew, plusieurs épisodes sont consacrés à la navigation sur et sous les eaux à bord du Spleen. On découvre surtout la vitesse proprement décoiffante du Spleen : 80 nœuds en vitesse de croisière, et bien plus en "quatrième vitesse" même si rien n'est précisé, l'auteur a probablement hésité à s'engager plus loin cette voie! Le pirate, tout à sa joie de maîtriser enfin le sous-marin, a la déconvenue rageuse de découvrir l'évasion de l'anglais pendant les derniers essais. Malgré les recherches massives, sir Corwet n'est pas retrouvé. Pendant ce temps, un paquebot chargé d'or et de passagers est annoncé dans les eaux territoriales du Pirate Noir. Ce dernier ne résiste pas à l'attrait de nouvelles ripailles et à bord du Spleen, il part mener l'abordage ne laissant que quelques hommes à la garde des prisonniers restants. Enfin, pas tout à fait tous ses captifs, ignoble, il embarque les ex-revenants, Gael et Boulot, leur promettant une nouvelle mort en poupe et en grande pompe lors du prochain abordage, dont ils pourront ressusciter à loisir puisqu'ils sont plaisamment immortels...
Voilà l'instant fatal arrivé, c'est la rencontre d'un paquebot chargé de deux milles insouciants et fortunés passagers avec un vil forban sans honneur. Sur le pont, les canons sont engagés, le pavillon noir flotte sinistrement, l’œil du prédateur brille de joie contenue et ordonne la mise à feu lorsque, inexplicablement, au lieu de voguer sus à sa proie, le Spleen fait demi-tour et repart à toute vitesse vers le port d'attache! Le vent de la course à rebours secoue violemment les hommes sur le pont, c'est en rampant misérablement que le pirate et son équipage réintègrent à temps les soutes, terrorisés par cette événement incompréhensible.

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Les chapitres XXVIII et XXIX sont deux très belles pages que je présente in extenso en images. Ils expliquent comment après s'être enfui, l'anglais met en œuvre les ressources astucieuses de son esprit et les capacités prodigieuses de son sous-marin pour vaincre à lui-seul toute une armée de bandits. Pour résumer brièvement, le Spleen, véritable engin futuriste, est doté d'une double commande. La seconde, secrète, court-circuite la première et permet à un seul pilote de manœuvrer l'ensemble des machines! Encore mieux, le sous-marin est entièrement sous écoute depuis ce poste dérobé. En se restaurant d'un en-cas arrosé de Bordeaux et de thé, l'élégant anglais emprunte cette fois sa désinvolture à Arsène Lupin. Il s'octroie une cigarette fine et un somme réparateur avant de mettre en déroute les vilains quelques secondes avant l'abordage du paquebot.  Il abandonnera les bandits seulement après les avoir dûment effrayés, près d'un îlot désert où ils attendront la justice en tremblant. Seul à bord, "Sir John Johnson Corwet, baronnet, roi des mers" a gagné.

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(les pages sont coupées en deux, elles étaient illisibles en conservant l'intégrité de l'affichage)

Les chapitres suivant détaillent les différentes phases de l'action, avec quelques retours en arrière sur l'action, un style qu'affectionne l'auteur, puis c'est la libération des otages, y compris Gael et Boulot retrouvés dans les soutes du Spleen. Les pirates sont livrés à la justice, la fillette rendue à ses parents et les biens volés à leurs propriétaires.

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Un récit maritime inspiré par des caractères et des situations littéraires archétypales de l'époque, Jules Verne, Maurice Leblanc, la forte prédominance de héros bretons. Rien de bien original mais un mélange relevé, non dénué d'humour et servi par de belles descriptions, presque romantiques, des étonnantes mécaniques.

Deux écueils dans la reconnaissance de cette œuvre, elle est anonyme. Il est très peu probable qu'elle soit de la plume de José Moselli, qui emploie plusieurs pseudonymes pour voiler ses nombreuses productions, pas plus que celle de Pierre Adam pour les mêmes raisons. En fait aucun des auteurs maison habituels ne semblent pouvoir correspondre au style du texte, Jo Valle, Gaston Choquet, etc. Vais-je rester sur un échec par abandon... Non, pas tout à fait, le roman est édité en deux volumes dans la Collection d'Aventures sous le nom de Madel. Voilà qui n'avance pas bien loin. Madel a été rapproché de l'auteur Franck Madel, pseudonyme de Madeleine Prabonneaud, romancière active au XIXe siècle jusqu'en 1911. Ce qui semble un peu improbable en 1920, de plus l'auteur susdite n'abordait pas du tout ce style de littérature, ayant commis essentiellement des petits romans sages. D'après Jean-Luc Buard, Madel, bien qu'anagramme de Ledam, n'a rien à voir avec ce dernier pseudonyme attribué officiellement à José Moselli. Dans l'état de mes simples connaissances bornée par les ressources du réseau, je me remets aux autres spécialistes pour percer cette identité peu employée.
L'illustrateur n'est pas crédité non plus et les quelques cases signées sont quasiment illisibles. Pourtant, le dessin est joli et animé, rien de suspect ni de laborieux dont on aurait dû se cacher, au contraire. J'ai réussi à déchiffrer Henry St... : Steiner, Stemas?... Des échantillons presque lisibles sont joints, si quelqu'un lit mieux, merci de m'en faire part. La publication en Collection d'Aventures n'apporte pas non plus d'éclaircissement, les illustrations seraient signées Jobbé-Duval dont le style est parfaitement reconnaissable, rien à voir avec l'artiste de la revue.

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Parution en Collection d'Aventures (Editions de la Collection d'aventures)
n° 492 Hans Allew, pirate
n° 493 La Chambre sous-marine

***
PS Pour les grands maîtres secrets du Fandom, Le Rocambole 34/35 donne auteur et illustrateur pour inconnus. Le titre est peut-être référencé dans le Versins, mais je ne l'ai (toujours) pas (inutile de ricaner). Par contre, ne traitant pas de grotte, il n'est pas dans les Terres Creuses. Il est totalement absent du Rayon SF et de tous les autres nombreux petits bouquins consacrés à la bibliographie de la SF. Ce n'est pas un polar, donc il n'est pas dans un des deux tomes du Dictionnaire des littératures policières, cette dernière information inutile donnée gratuitement pour signaler qu'il trône dans mes rayons smile

#23 Re : Autres littératures populaires » [Revue] L'Intrépide Offenstadt / Société Parisien d'Edition » 17-04-2013 21:35:43

7 Mars 1920 n° 498. En Péril par P.A., illustré par Louis Maitrejean.
Une histoire de fou paru dans la rubrique Les Grandes Aventures. Elle commence par la remarque d'un commandant de vaisseaux : "C'est quand un homme est en danger qu'on voit qu'il a vraiment de l'imagination" Et il en fallut au jeune officier qu'il était, en permission avec un matelot sur une île, pour les sauver de la noyade lors d'une chasse à la tortue. La chasse n'a rien de glorieux puisque les deux fanfarons la rattrapèrent sans effort et la firent passer de vie à trépas d'une seule balle. Après leur forfait, ils se heurtèrent à la difficulté de retourner cet animal géant, d'une belle taille par-dessus le marché. Les efforts consentis durèrent et lorsque, les mains graisseuses et saignantes, ils arrivèrent enfin à leur but, la mer entourait la langue de dune qu'ils occupaient, leur barque était à la dérive et la noyade à l'horizon... Après quelques minutes de stupéfaction, le futur commandant ne trouva rien de mieux que d'évider la bête avec son compagnon, transformant le butin de chasse en radeau de fortune!  Ces histoires me font toujours rire, je suis un public simple.

Textes sous images : Hans Allew le pirate - Le Dragon d'émeraude J. Mahan/Janko
Humour : Thomen, Tybalt
Nouvelles : En Péril P.A./Maitrejean - Les évadés José Moselli/?- La Bouée ?/Fred Bennett (anglais)
Romans : L'Usine infernale Pierre Adam/Maitrejean - Mystère de la mer de corail Moselli/Gary

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14 Mars 1920 n° 499. Les Diamants De Bill Wakkers par Jacques Mahan (José Moselli), illustration de H. Muller.
Une ignoble histoire de chercheurs de diamants dans le Bush! Un lion emporte le plus jeune lors d'une halte. Les deux autres se lancent à leur poursuite parce que comme raconte l'un d'eux :
" - Le Rascal! Et il a le sac de diamants avec lui! grommela Sam Dodson, tremblant de rage. 
Il parlait de Bill Walkersn vous comprenez, pas du lion."
Entre charnier sanglant et humour féroce, un récit abominable...

Textes sous images : Hans Allew le pirate - Le Dragon d'émeraude J. Mahan/Janko
Humour : E. Nicolson, Tybalt
Nouvelles :  Les Diamants De Bill Wakkers Jacques Mahan/H. Muller - - Quand Machinville guerroyait contre les Thugs! ?/?
Romans : L'Usine infernale Pierre Adam/Maitrejean - Mystère de la mer de corail Moselli/Gary

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#24 Re : Autres littératures populaires » [Revue] L'Intrépide Offenstadt / Société Parisien d'Edition » 17-04-2013 20:46:04

22 Fév. 1920 n° 496. Dans Le Wagon Postal par ??? et illustrateur illisible (H. Muller finalement, sous réserve d'avoir bien distingué avec une loupe). La nouvelle est peut-être signée mais il me manque le coin primordial. (Vérification effectuée sur le Rocambole 34/35, sans résultat).
Textes sous images :  Hans Allew le pirate ?/? - Le Dragon d'émeraude J. Mahan/Janko
Humour : Harry Gonel, Tybalt - Le malin cantonnier E. Nicolson
Nouvelles : Dans Le Wagon Postal (sign. coupée)/H. Muller -  Les pirates du Nord ?/? - Les deux frères ?/P.H.
Romans : L'Usine infernale Pierre Adam/Maitrejean - Mystère de la mer de corail Moselli/Gary 

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29 Fév. 1920 n° 497. Dans les monts Hindou-Kouch par Pierre Salmon, illustration de André Galland.
Textes sous images :  Hans Allew le pirate ?/? - Le Dragon d'émeraude J. Mahan/Janko
Humour : Harry Gonel, Tybalt - Le malin cantonnier E. Nicolson
Nouvelles : Dans les monts Hindou-Kouch Pierre Salmon/Galland - Le Snycora Paul Darcy/? - Simon, le bon tireur ?/? (anglais)
Romans : L'Usine infernale Pierre Adam/Maitrejean - Mystère de la mer de corail Moselli/Gary 


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#26 Re : Autres supports de l'Imaginaire » Et si ça avait marché?! Catalogue des inventions ignorées. » 17-04-2013 20:30:54

Yeti du Harz a écrit :

... que je compte bien sortir un de ces jours (2014 je pense).

Tu veux dire une de ces années alors smile

#28 Re : Autres supports de l'Imaginaire » Et si ça avait marché?! Catalogue des inventions ignorées. » 17-04-2013 10:22:51

Un Yéti ascensionnel dans les cieux corses, ma foi, voilà qui risque fort d'alimenter les légendes cryptozoologiques pendant quelques siècles! big_smile

#29 Re : Imaginaire jeunesse » [Collection] Science et Aventure (Magnard) » 15-04-2013 23:28:40

- La Conquête d'Almériade, par Pierre Devaux et H.-G. Viot. Illustrations de Christian Fontugne, 1954
qui est la suite de Chronastro.

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Avec une postface longue et détaillée de Pierre Devaux à l'intention des nouveaux jeunes amateurs de romans scientifiques qui finit comme ça :

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Science-Vérité! Eh bien, nous l'avons échappé belle!

#30 Re : Autres supports de l'Imaginaire » Vinyls et science-fiction » 15-04-2013 23:10:41

Ismaël II a écrit :

.
“CHARLIE ET LA CHOCOLATERIE” (Willy Wonka and the chocolate factory), film de Mel STUART, datant de 1971. 33 tours US sur Paramount PAS 6012. Film avec Gene WILDER, Jack ALBERTSON, Peter OSTRUM, etc. Musique et chansons de Leslie BRICUSSE et Anthony NEWLEY, musique arrangée et conduite par Walter SCHARF. Une version plus ancienne que celle de Tim BURTON. Les deux films sont tirés du roman de Roald DAHL.

Pour une fois, je préfère la version allumée avec Gene Wilder, les chansons des Oompa Loompas, c'était des tubes chez les papooses Jones. Et les grands-parents couchés depuis des années, une image inoubliable.

#32 Re : Autres supports de l'Imaginaire » Hall d'honneur » 15-04-2013 22:41:20

Splendides!

Pour Sprague de Camp, je suggère "L'archéologue distingué égaré Sprague du Camp"
Pour Brown " Les irréfutables raccourcis de Fredric Brown"

Merci!

#34 Re : Imaginaire ancien » [Auteur] Edward Bellamy » 13-04-2013 20:35:28

En 1913, Jean Lorris et Paul Grados écrivent Petit-Pierre sera socialiste. Sur le modèle des différents romans initiatiques et voyageurs comme Le Tour de France par deux enfants. Mais cette fois, c'est L’Internationale que les enfants découvrent.

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Parmi parmi les "lectures", des extraits choisis de Jean Jaurès souvent, il y a un véritable morceau d'anticipation utopiste! Je me demande comment je l'ai ignoré jusqu'à aujourd'hui. Tout un chapitre de "Cent ans après ou l'an 2000, par Edward Bellamy. (il s'agit de l"épisode qui fait découvrir au héros le fonctionnement du commerce.)
Il est signalé qu'un volume est en vente à la librairie du Parti socialiste (37. rue Sainte-Croix de la Bretonnerie, Paris) et à la librairie de l'Humanité. — 65 centimes franco."
La Vulgarisation Sociale, les distributions socialistes, était en partenariat avec des éditions classiques dont elle proposait les publications en version économique et facilité de paiement (Quillet, Larousse), je me demande quelle édition de ce roman a été réédité et disponible en 1913?

#35 Re : Autres supports de l'Imaginaire » Hall d'honneur » 13-04-2013 20:24:31

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Le territoire étranger de la main gauche d'Ursula K. Le Guin.

#38 Autres supports de l'Imaginaire » Hall d'honneur » 13-04-2013 20:19:02

Cirroco Jones
Réponses : 9

J'avais mis un portrait délicieux de Theodore Sturgeon, admiré sur le réseau. Il m'a inspiré et depuis, je cherche parfois un beau portrait qui me paraît comme un profil de l'oeuvre. Bon, chacun ses petites manies smile
Alors, toujours pour le plaisir, je redémarre!



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Theodore Sturgeon, le songeur du cristal.

#39 Re : Autres supports de l'Imaginaire » Et si ça avait marché?! Catalogue des inventions ignorées. » 13-04-2013 20:10:21

Ce n'est pas tout à fait à propos d'inventions, mais d'inventeurs smile

Que faisaient les astronomes ? Ces hommes tendus vers les cieux et les sciences quand ils ne couchaient pas sur le papier leurs recherches ou n'imaginaient pas une ou deux fins du monde ? Eh bien, ils fêtaient le Soleil, la nuit du solstice d'été ! Bien sûr, leur célébration n'avait rien de celles pastorales des Parsis ou de la liesse des Zunis, non bien sûr. Nos savants organisaient, sous la houlette scientifique de M. Camille Flammarion et la bienveillance de M. Eiffel, une sun-party sur la Tour où ils sacrifiaient au bon goût et à la gastronomie. Chacun offrait de menus cadeaux spectaculaires et quelques discours. Puis la docte assemblée veillait une nuit blanche jusqu'au retour de l'Astre qu'il convenait de saluer d'une ovation. Ah les petits paiens !

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Pour ceux qui n'auront pas le courage de lire l'article original ci-dessous, le menu 1905 suffira à leur donner des ailes :
Ta­pioca Flamme d'Orion,
Filets de soles Andromède,
Ris de veau Anneaux de Sa­turne,
Chaufroid de volaille à la Vénus,
Filet de bœuf Aldébaran,
Salade du Solstice,
Petits pois Voie lactée,
Glaces polaires de Mars.

Je gage qu'on y aurait servi un Château de l’Étoile s'il avait déjà existé ! smile
(et il paraît qu'en fait, il existait déjà, d'après un connaisseur émérite)

L'Article complet, pour les amateurs :

Le Soleil a toujours ses adorateurs. Ce sont, par exemple, au Nouveau-Mexique, les Zunis, qui fêtent le retour de l'été par des chants et des danses; ce sont aussi, dans l'Inde, les tri­bus pastorales des Parsis. Vers l'époque du solstice, ils arrivent par caravanes vers le lieu de rendez-vous, suivis de leurs troupeaux, passent la nuit du solstice autour d'autels fort primitifs sur lesquels flambe le feu du sacrifice; puis, quand le premier rayon solaire jaillit de l'horizon, les hymnes d'allégresse se font entendre et les salamalecs commencent.
Et la fête du Soleil se célèbre aussi... à Paris. C'est le 21 juin, date du jour le plus long et de la nuit la plus courte (ndlr : sic). La cérémo­nie se célèbre à la tour Eiffel, telle qu'elle, a été organisée depuis quatre ans, sur l'initia­tive de M. Flammarion.
II est 7 heures du soir. Voici les premiers arrivants,parmi lesquels on distingue les physiono­mies les plus connues du monde scientifique. Les ascenseurs montent ces invités privilé­giés dans la salle du restaurant, où ils com­mencent par fêter le Soleil en faisant hon­neur à ses produits les plus succulents.
Le menu de ces banquets est toujours empreint d'un caractère... astronomique, et, pour n'en citer qu'un, nous rappellerons qu'en 1905, le dîner s'est ouvert par un ta­pioca Flamme d'Orion, suivi de filets de soles Andromède, auxquels ont succédé des ris de veau Anneaux de Sa­turne. Puis ont paru un chaufroid de volaille à la Vénus, le filet de bœuf Aldébaran, la salade du Solstice, les petits pois Voie lactée, les Glaces polaires de Mars, etc., en sorte qu'à la lecture de cette carte il semblait que le banquet fût donné au milieu des constellations.
A 9 heures, on se presse dans la petite salle du théâtre. Il y a là tous les maîtres de la science : Lippmann, qui a su fixer les rayons solaires dans la photographie des couleurs ; Poincaré ; Flammarion ; Cailletet, qui transforme à volonté l'air que nous res­pirons en un liquide transparent, limpide comme l'eau d'une source pure; Painlevé; Deslandres, qui vient de succéder à Janssen comme directeur de l'Observatoire de Meudon.
En 1904, ce fut M. Flammarion qui fit un magnifique discours. Une autre année, M. d'Arsonval intéressa vivement ses compa­gnons en leur présentant un verre d'air li­quide. En 1905, M. Marotte expliqua l'emploi de la carte postale phonographique. Suppo­sons qu'un jeune homme exilé par les obli­gations de son métier, soit en Australie, soit en Amérique ou au Japon, écrive à sa jeune fiancée, qui l'attend en Europe, pour lui de­mander un souvenir, un gage d'amour. Lui enverra-t-elle une mèche de sa chevelure soyeuse, des myosotis ou une pensée? Non; elle fera mieux encore. Grâce à la carte pos­tale phonographique de M. Marotte, elle en­verra sa voix. Cette carte postale transporte la parole au lieu de l'écriture. Vous parlez sur elle et vous la mettez à la poste. Votre correspondant, en la recevant, l'écoute et reconnaît votre voix.
Minuit! Les ascenseurs hissent nos astronomes au sommet de la tour et les voilà prisonniers jusqu'au matin dans l'immense forteresse de fer, car les ascenseurs ne seront remis en marche qu'au matin.
Le Soleil ne s'est pas encore fait annoncer, et, même au 21 juin, la température est peu élevée, pendant la nuit, à 300 mètres au-dessus de Paris. Aussi, chacun s'emmitoufle. Les uns se drapent majestueusement dans des couvertures de voyage ; les dames se dé­cident, bien à regret, à enfouir leurs élé­gantes toilettes estivales sous des châles épais.
Cependant les plus braves profitent de leur situation unique pour faire des observations scienti­fiques : les jumelles sont braquées vers le ciel. On cause, on dis­cute les phénomènes célestes. Un buffet, offert par M. Eiffel, permet aux contempla­teurs du lever de l'astre du jour de se restaurer.
L'aurore succède au crépuscule après une courte nuit de six heures et demie, en réalité de trois heures seulement, si on la cal­cule au point de vue spécial des astronomes. Déjà les lumières artificielles de la ville endor­mie pâlissent. Le ciel s'éclaire jusqu'au zénith, tandis que les dernières étoiles se reflètent dans la Seine.
Tous les yeux sont tournés vers l'orient quand tout à coup un même cri s'échappe de toutes les poitrines : Le voilà! Ce n'est qu'une petite ligne d'un rouge vif qui grandit rapidement, s'arrondit, et enfin le disque en­tier apparaît. Alors, ce sont des acclamations frénétiques. Cependant l'astre s'élève au-dessus de l'horizon et devient de plus en plus brillant ; bientôt, son éclat est tel qu'on ne peut le regarder sans être ébloui. La fête du Soleil est finie. Mais une autre fête commence : c'est celle de la vie qui s'éveille dans l'immense cité; c'est le vaste murmure de l'activité humaine qui monte comme un hymne.

Article non signé, Lectures pour Tous Juin 1908.

#40 Re : Autres supports de l'Imaginaire » Et si ça avait marché?! Catalogue des inventions ignorées. » 13-04-2013 20:06:39

Le Lenticulaire de Louis Capazza, scientifique corse et inventeur de génie, n'a jamais vu le jour après un beau départ dans les usines Clément-Bayard, repoussé sine die pour raison économique, deux millions de francs... Et pourtant, avec ce "Planeur Bayard-Clément", quel bel engin aurait plané dans les airs comme une lentille d'eau solitaire sur un étang! - et on ne rit pas, il est possible qu'une lentille d'eau soit isolée, improbable mais possible. Le brave capitaine Danrit l'a rêvé plus vindicatif, armé et féroce, dans La Guerre Noire.
Un bel article dans Lectures pour Tous de septembre 1908 nous montre les avancées des travaux et une esquisse de l'engin ainsi qu'un magnifique portrait trois-quart de Capazza en savant fou, pionnier et belle figure de l'aéronautique qui traversa la Méditerranée en ballon, seul et sans publicité en 1886.

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Le projet a toujours suscité des ébauches, et en ce troisième millénaire, les ébauches sont devenues plus matérielles, on compte plusieurs projets de lenticulaires propulsés par énergie durable, pour l'instant rien n'a encore abouti, mais les chercheurs s'obstinent : le Pégase, le Titan, l'Alcyon, l'Albatros, l'Alpha, l'Alizé, l'Iris Challenger, le Skylifter et dernièrement mis à l'étude, le Louis Capazza, enfin! smile

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#43 Re : Autres littératures populaires » [Revue] L'Intrépide Offenstadt / Société Parisien d'Edition » 13-04-2013 19:04:44

N° 494, 8 Fév. 1920. Prisonniers des Ytahuys par Paul Darcy, l'illustration signée J. A. pourrait être Jacques Abeillé, d'après d'autres signatures examinées par Guy Costes . Mais nous sommes tous deux bien d'accord pour émettre cette hypothèse avec réserve, n'est-ce pas?!
L'illustration semble fantastique avec cet engin fumant en arrière plan. Il s'agit cependant d'un simple brasero dégageant la chaleur nécessaire à éveiller un terrible serpent, le plus venimeux d'Amérique du Sud, le gayami. Un géologue, ayant par mégarde profané un lieu sacré des indiens Ytahuys, lui est sacrifié pour laver l'injure. Heureusement, le jeune parisien se souvient d'un air d'opérette à la mode entendu dans la capitale. La sifflant doucement tout en balançant au même rythme son corps ligoté, il parvient à fasciner son bourreau pendant qu'il effrange la corde. Je vous laisse deviner la fin tout à fait surprenante comme toujours... Non, tout ne finit pas par une chanson!
Textes sous images : Hans Allew le pirate - Le Dragon d'émeraude J. Mahan/Janko
Humour : Barbassou E. Nicolson
Nouvelles : Prisonniers des Ytahuys  Paul Darcy/J.A. (ou J.R.) - Les associés Moselli/? - La Tombe d'or Guy-Péron/?
Romans : L'Usine infernale Pierre Adam/Maitrejean-   Mystère de la mer de corail Moselli/Gary


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N° 495, 15 Fév. 1920. Les Buveurs De "Brague" par P. A. (Pierre Aguay alias Moselli ou Pierre Adam? quoique le style soit nettement en faveur de Moselli), illustration non signée.
Là encore malgré un titre étonnant, la "Brague" se révèle être une boisson à teneur maximale en alcool dont les effets renversants vont causer un quiproquo social entre deux ingénieurs en prospection et trois braves bergers mongols.
Textes sous images : Hans Allew le pirate - Le Dragon d'émeraude J. Mahan/Janko
Humour : Barbassou E. Nicolson, Thomen
Nouvelles : Les Buveurs De "Brague" P.A./? - - Les associés Moselli/?  - La passe de Hellgate Jacques Mahan/ A.? verse?
Romans : L'Usine infernale Pierre Adam/Maitrejean-   Mystère de la mer de corail Moselli/Gary  -

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#44 Re : Autres littératures populaires » [Revue] L'Intrépide Offenstadt / Société Parisien d'Edition » 13-04-2013 19:02:14

L'Intrépide n° 493, je parlais précédemment des "strips" sans bulle, en particulier par E. Nicolson. Cette histoire de Barbassou, excursionniste en Afrique, manque un peu de zeste malgré les zézaiements de son héros. Ce n'est pas très utile de lire le texte, les images suffisent smile

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Toujours dans le n° 493, une nouvelle non signée plaira particulièrement aux amateurs de cruauté chinoise, une vogue qui n'a jamais vraiment perdu son public, aisément séduit par les charmes asiates.

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"L'Idole aux yeux verts" n'est qu'une péripétie dans la vie d'un jeune patriote français séparé des siens. Seul contre une horde, malgré sa détermination et son revolver, il se retrouve aux mains d'une confrérie mystérieuse et cruelle. Pendant que dehors, les combats font rages avec les occidentaux, sept étranges "pénitents verts" et leurs sbires prennent le temps de concocter une petite cérémonie particulière dans leur temple, au cœur des "entrailles de la terre", afin de s'exercer dans les règles de l'art du supplice sur le brave jeune homme. L'engin diabolique, quoiqu'il s'agisse d'un bouddha, impressionnera les plus endurcis d'entre vous :

[Les chinois] vinrent le déposer sur la table de marbre, aux pieds du dieu. Puis, au moyen de cordes de soie, ils fixèrent solidement les chevilles et les bras du jeune homme en passant les cordes dans les anneaux d'or aux quatre coins de l'autel.
Quand ils eurent terminé cette besogne, le président de cette triste assemblée frappa dans ses mains. Aussitôt, la brillante lumière inondant la salle souterraine s'éteignit, ne laissant plus que les deux sinistres rayons échappés des prunelles de l'idole pour éclairer la scène. Telles des ombres les sept silhouettes vertes s'évanouirent une à une derrière le monstrueux Bouddha et Jacques de Ronsay resta seul.
Seul avec ses pensées, seul avec son angoisse ! Il était brave cependant et l'avait prouvé. Mais, qu'est la mort en plein air, dans l'exaltation de la bataille, à côté de la lente agonie qui sans doute lui était réservée dans cet antre obscur?
Les Chinois ont l'imagination fertile en fait de supplices, il le savait, aucun
peuple jamais ne les égala en cruauté sur ce point. Et l'incertitude même du sort qui lui était réservé n'en était-elle pas déjà un?
Il serra les dents. Du moins, ses bourreaux ne tireraient pas de lui la moindre plainte, le moindre cri d'agonie.
Il fixa sur le mur d'en face les deux rayons qui venaient de l'idole et s'étonna soudain : ils lui semblaient s'être abaissés vers le plancher depuis tout à l'heure.
11 tourna alors ses regards du côté de l'idole et une exclamation stupéfaite faillit lui échapper.
La tête du dieu s'inclinait lentement vers lui et il pouvait calculer l'instant où les deux rayons verts convergeraient sur sa poitrine. Et le rictus féroce semblait se rire de son impuissance et s'en réjouir.
Complètement fasciné maintenant, Jacques ne quittait plus des yeux la statue.
Peu à peu, le corps de cette dernière s'enfonçait dans le sol et la tête se rapprochait du jeune homme qui tressaillit.
Cette fois, il devinait et voyait le genre de supplice qui lui était destiné.
La bouche ouverte du dieu, toujours emplie d'une lueur rougeoyante, était munie d'une double rangle de dents acérées et chacune de ces dents était une pointe de fer rougie au feu ! D'ici quelques minutes, mue par un mécanisme implacable, cette formidable mâchoire happerait le corps du jeune homme, se refermerait sur lui et le broierait petit à petit.
Déjà l'infernal rictus n'était plus qu'à vingt centimètres de lui; dans cinq minutes, au plus tard, l'horrible tourment commencerait.
Jacques de Ronsay ferma les yeux.

#45 Re : Autres littératures populaires » [Revue] L'Intrépide Offenstadt / Société Parisien d'Edition » 13-04-2013 18:58:32

18 Jan. 1920 n° 491. Au-Dessus De L'abime par Jacques Mahan (Moselli donc), illustré par Louis Maitrejean (celui des petits Galopin).
Une scène typique de la vie d'aventurier, heureusement un peu plus éloigné que son compagnon le porteur fidèle.

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1er Fév. 1920 n° 493. Sur La Route D'Okhotzk par Pierre Agay (Toujours Moselli), illustré par P. Roig.
Dans les pays des grands froids, les Ophiophobes seront soulagés de se faire dévorer par des meutes de loups en attendant l'attelage des secours.

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#46 Re : Discussions libres » Sondage Lecture et Nouvelles Technologies » 03-04-2013 01:06:15

Christian a écrit :
Cirroco Jones a écrit :

Tu ne crois pas que c'est largement se moquer du monde, Christian? Sur BDFI, on est plus rigoureux et on n'est pas payé.

Bof, je ne vois pas l'intérêt de discuter encore là-dessus, on va finir par se facher smile

Dans ce cas, je ne vois pas pourquoi tu remets deux sous dans la musique juste après puisqu'il ne s'agit pas de discuter mais de se fâcher?
Perplexe.

#47 Re : Autres littératures populaires » [Revue] L'Intrépide Offenstadt / Société Parisien d'Edition » 02-04-2013 23:14:36

11 Jan. 1920 n° 490. Le Pensionnaire Du Professeur Ellins par Paul Salmon, illustrateur inconnu.

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4 Jan. 1920 n° 489. La Vengeance Du Kid Burley par Pierre Aguay, illustrateur inconnu.

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#48 Re : Autres littératures populaires » [Revue] L'Intrépide Offenstadt / Société Parisien d'Edition » 02-04-2013 23:09:50

Avant d'entamer les années 1920, petit retour sur un article de la fin de l'année 1919.
Outre des romans, des nouvelles et des récits à images sur le texte (parfois aussi long qu'un roman), L'Intrépide fournit aussi à ses lecteurs des articles culturels dont je n'irais pas jusqu'à jurer qu'ils sont intégralement respectueux de la vérité. Comme souvent à l'époque, la rédaction offre des informations venues de lointains pays, extraordinaires, effrayantes ou simplement surprenantes. L'article ci-dessous, extrait du n° 488, est de l'une de ces dernières. Il est signé J. M., probablement José Moselli encore, qui signe bien des articles et nouvelles sous un autre pseudonyme, Jacques Mahan.

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Traité sur le mode humoristique, il est question d'un certain George White, américain doté d'esprit d'entreprise, une qualité inhérente au tempérament des citoyens de la bannière étoilée, comme chacun le sait en 1919. Cet habitant de Minneaopolis doit sa récente fortune à un procédé astucieux de son invention, réalisé uniquement après s'être approprié le marché, quand il remarqua l'état repoussant des sols des magasins, parcelés de petits monticules peu ragoutants.

"Cette matière, c'est la chewing gum, la gomme à chiquer, dont usent abondamment les Américains, une sorte de gomme élastique mélangée de sucre et d'aromates. Les Américains la mâchent et la remâchent jusqu'à ce qu'elle ait perdu toute saveur et alors la rejettent sans s'inquiéter où."

On le voit, J. M. s'amuse d'une part à vanter l'initiative un peu cocasse et d'autre part à se moquer des habitudes alimentaires et hygiéniques, plaisanterie qu'apprécieront en gloussant les jeunes garçons qui doivent trouver parfois que ces Américains en font un peu trop. J. M. ne sait pas, l'innocent, que vingt-cinq ans plus tard, cette gomme à chiquer va envahir plus sûrement que la botte allemande notre belle patrie et qu'elle conquerra la population au point qu'il doit y avoir peu de dissidence aujourd'hui.
M. George White, indifférent aux sarcasmes frenchies, invente une raclette et un produit solvant secret, fait fortune, engage des employés, et les pouces sous les bretelles, il déclare avec une verve un peu méridionale aux reporters venus l'interviewer :

"Vous ne vous figurez pas ce qu'on use comme gomme à Minneapolis! Si toute la gomme jetée sur les planchers y restait, l'on ne pourrait plus circuler au bout de quelques jours! Avant deux semaines, ce serait le blocus du magasin, employés et clients resteraient collés aux linoléums!"

L'auteur de l'article ne doit pas être étranger à ce discours...

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Dans le coin droit, un dessin humoristique colonialiste, bon enfant. Dans L'Intrépide, on atteint rarement les sommets haineux qui culminent régulièrement dans les revues catholiques. Les blagues et fantaisies sont rarement fines, toujours empreintes d'une au mieux légère xénophobie. Ce dessin et sa légende sont d'E. Nicolson, l'un des piliers de la revue à qui il fournit également des strips sans bulle, bien que parfois, il en apparaisse une ou deux, curieusement. Il aura quelques héros interchangeables, comme Barbassou.

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#49 Re : Autres littératures populaires » [Revue] L'Intrépide Offenstadt / Société Parisien d'Edition » 02-04-2013 23:06:59

21 Déc. 1919 n° 487. Les Cygnes noirs par Pierre Agay, illustration signée J. A. dont je n'ai pas réussi à élucider le mystère.

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Textes sous image à suivre :  Le Dragon d'émeraude J. Mahan / Janko - Hans Allew le pirate / ? .
Humour par E Nicolson (Barbassou)
Nouvelles :  Les Cygnes noirs Pierre Agay/J. A.? - Un ami dévoué ? (Polar anglais ?)
Romans à suivre : L'Usine infernale Pierre Adam / Louis Maitrejean - Mystère de la mer de corail, José Moselli / René Gary.



28 Déc. 1919 n° 488. Au-Dessus Du Précipice par J. De Nauseroy. Cette fois, l'illustration n'est pas signée du tout pourtant, il me semble bien que ce doit être ce même J.A. mystérieux du numéro précédent. Une belle action, de belles couleurs (bien que mes exemplaires soient un peu gris de poussière). Dans cette histoire, un grand classique animalier, l'aigle géant capable d'enlever des jeunes enfants et à tire-d'aile les déposer dans son aire où attend la nichée affamée...

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Textes sous image à suivre :  Le Dragon d'émeraude J. Mahan / Janko - Hans Allew le pirate / ? .
Humour par E Nicolson - Thomen
Nouvelles : Au-Dessus Du Précipice, J. de Nauzeroy / ? - Cobarde, Pierre Adam / ? - Un ami dévoué ? (Polar anglais ?)
Romans à suivre : L'Usine infernale Pierre Adam / Louis Maitrejean - Mystère de la mer de corail, José Moselli / René Gary.

#50 Re : Discussions libres » Sondage Lecture et Nouvelles Technologies » 02-04-2013 22:58:11

Lettre que personne n'a jamais reçue :

Chers amis citoyens et auteurs,

Nous avions pour loi de protéger le droit d'auteur durant soixante-dix bien trop longues années après votre mort afin de satisfaire l'ayant-droit et en son absence, les éditeurs qui vous avaient sous contrat.
Nous avons créé une nouvelle loi, Hadopi, destinée à réprimer sévèrement toute tentative d'enfreindre cette première loi ainsi qu'assurer votre propriété intellectuelle.
Nous avons aujourd'hui le plaisir de vous annoncer, qu'ignorant ces foutaises, nous mettrons à disposition tous les indisponibles parus avant le 1er janvier 2001, mais attention, en rédigeant un contrat qu'il est inutile que vous signiez. Nous ponctionnons les fonds nécessaires sur le budget attribué initialement à la numérisation du domaine public, promise pour le grand jour du partage culturel sine die. Cela ne vous coûtera rien de plus, et ça peut vous rapporter quelque chose.
Bien entendu, si vous désirez ne pas souscrire à cet engagement, vous avez six mois pour résilier votre contrat en déclarant sur l'honneur que l'objet culturel vous appartient déjà, n'oubliez pas de signer cette fois, et d'apporter la preuve de votre identité.

Signé : Nous (Mais qui, "nous" ? - Nous ! - ah...)

Note : le bon samaritain non auteur lui-même peut, s'il le désire, chasser les innombrables erreurs que nous avons laissées courir dans le parc de notre base de données. Nous vérifierons quand nous aurons le temps s'il s'agit bien d'une espèce protégée et, dans l'affirmative, la rendrons alors à son éco-système.


Tu ne crois pas que c'est largement se moquer du monde, Christian? Sur BDFI, on est plus rigoureux et on n'est pas payé.

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